4 Lors de la dispersion des Aca- diens, en 1755, plusieurs familles de Crand’Pré et Beauséjour se je- tèrent dans les bois pour ne pas tomber entre les mains des Anglais, et vécurent aiusi quelques années avec les sauvages. Elles entretenaient qu'en suivant ces derniers à travers les bois, elles se rapprocheraient as- sez du Canada pour venir s’y fixer ; mais les sauvages ne s’éloignant pas beaucoup des côtes, et la vie au milieu d'eux devenant iutolé- rahle parce qu'une des hommes étaient sans cesse occupés à faire la garde autour es tentes pour prévenir les impertinences de ces sauvages pendant que les autres faisaient la chasse pour se procure: des vivres, il fut décidé @e laiss-r les champs sauvages et de tenter la fortune à travers les bois. La troupe se composait d’une dizaine de familles, entre autres, nommées : Béliveau, Gaudet, Poiricr, Berge- ron, Bourque, Bercasse et Lamon- tagne. Il y avait plusieurs fem- mes, des jeunes filles, des jeunes gens et des enfantsen bas âge. [Ie chef de l'expédition était Michel Bergeron, de Nantes, homme hardi à la chasse et un vrai coureut de bois. On n'avait point de provisions pour vive le long la ronte. Malgré cela, on se confia à la divine Providence et l’on s'enfonça dans les bois en se dirigeant du côté du . , l'espérance partie de Canada. C'était vers le printemps de 1763. On marcha tout l'été ; les femmes portaient les enfants sur leurs épaules ct les hommes traînaient les bagages, exploraient les bois, faisaient la chasse et pré” paraient le campement pour la nuit. Quand il se rencontrait une rivière, on bâtissait un radeau sur lequel la petite caravane traversait ; il fallait faire halte souvent, pour attendre le gibier et à cause des difficultés de toute sorte qui se dressaient sur le chemin : aussi ne faisait-on point de longue route à chaque jour. Ou vivait de castors, de peidrix et d'autres animaux que les chasseurs surprenaient dans les attrapes qu’ils tendaient, car on n'avait ni armes, ni munitions, excepté des haches et des couteaux et quelques usten- siles de cuisine. Le soir et le ma- tin, à l'heure où les oiseaux chan- tent l’arrivée du crépuscule ou le réveil de la nature, on faisait la prière, on se recommandait spécia- lement à la sainte Vierge, patronne des voyageurs, puis après avoir pris un peu de repos on continuait la route. Aucun événement fâcheux troub'a cette petite, mais héroïque troupe d’émigrés, qui avait laissé sa terre natale pour conserver sa foi et cheminait ainsi au milieu des bois, entourée de périls de toutes ne ÿ | sortes et sans autres téiuoins de son : sub'isie dévouement que le ciel et | la nature, Sil'on fut continueile- ment pressé par les inquiétudes les plus poignantes, du moins les vi- vres ne manquèrent poiut, grâce à i'habileté et à la prudence de Mi ch.1 Bergeron, ou Michel de Nan tes. comme on l'appelait alors. Cependant, le mois d'octobre était commencé et l’on ne décou- vit point le fleuve ; pendant plu- sieurs jours on marcha découragé, du moins épouvanté par la crainte d'être forcé de passer l'hiver Cans les bois. avaut la Toussaint, où atteiguit Îes habitations i Cacouna, où l'on pas- sa l'hiver. Finaieiment, trois jours arrivé, toute la petite colonie, moins une jeune fille qui avait épousé un ‘‘balon”” de 1 eniroit, s'embarqua à bord des canots préparés pendant l'hiver et remonta le fleuve jusqu'à Saint-| Grégoire, où elle arriva l'automne suivant et se fixa à l'endroit où est | actuellement le village et tout près | d'un petit ruisseau où les castors | abondaient. | Les paroisses de Bécamour et de! Nicolet étaient habitées depuis plu- | sienrs années, mais il n’y avait en-| core aucun habitant à Saint-Gré- goire. La première maison y fut. élevée au pied d’un coteau et à l'endroit où se trouve actuel- lement la maison de M. Joulean. : Ce fut là que la petite colonie hi- | verna des produits de la chasse et | Le printemps | des provisions que Mickel de Nan-; tes avait pu acheter aux Trois-Ri- | vières, où il passa l'hiver, employé à des travaux que le gouvernement | faisait exécuter. Le printemps errivé, il fallut monter jusqu’à Chambly pour y acheter quatre mi- nots de lé, que l’on sema à travers les grands arbres, après avoir un peu débarrassé la terre en se ser- vant de râteaux en guise de herses. | Les années suivantes, plusieurs autres familles acadiennes venues à travers les bois, et parmi lesquelles se trouvaient les Hébert et les Vi- gueau, vinrent s'établir à Saint- Grégoire. La grand’mère de M. Beliveau, de qui nous tenons ces détails, après avoir été séparée de son mari, qui ne suivécut que quel- ques jours à la catastrophe de la dispersion des Acadiens, fut embar- qué à bord d’un bâtiment et jetée, javec quelques Acadiens, sur les cÔ- |tes de la colonie du Sud. ‘ Après y avoir séjourné quelques | temps, elle eut ia bonne fortune de | pouvoir se remibarquer dans un bâ- |{iment qui faisait voile pour Boston :et de là elle suivit un parti d’Aca- | diens qui se dirigeaient. comme les | précédents, vers le Canada, où elie put revoir ses enfants et mourir au milieu d’eux. Roti vivant Une correspondance particulière adressée à Cherbourg France donne les détails suivants sur un horrible accident survenu pendant la traversée de Marseille à Port- Saïd, à bord de ‘‘l’Ernest-Simous,”” paquebot des Messageries Mari- times, qui a quitté Marseille le 13 décembre. Le 15, à 11 heures, le matelot fourrier Louis-Ange-Victor Ber- thot, du port de Lorient, étant lé- gèrement pris de boisson, descen- dit dans la machine, d’où ses ex- travagances le firent rapidement expulser. Il voulut alors descen- dre dans la chaufferie et franchit la porte donnant accès au panneau en- tournant la cheminée avant. À la base de ce panneau se trouve le tu- yautage de vapeur, ce qni entre- tient à cet endroit la deuxième é- chelle, l'homme fut frappé de con- gestion et tomba à cheval sur une tringle de manœuvre de soupape. Quinze heures après, un chauf- feur apercevant deux jambes an milieu du fouillis des tuyaux, et connaissant d’ailleurs les recherches effectuées à bord du bâtiment pour retrouver Berthot, se hissa jus- qu’au cadavre du malh«ureux four- rier, dont les galons seuls accu- saient l'identité. Le corps était à demi momifié et horriblement brûlé Pre au ventre et au visage. Après une demi-heure d'efforts, on réussit à retirer le cadavre, qui fut immergé, à six heuies du soir, au sud de l’île de Candie. Les prière; funèbres furent récitées par deux prêtres et dix sœurs passa- gers. WHY DO WOMEN SUFFER Such pain and endure the torture of nervous headache when a quar- ter buys a bottle of Nerviline which never fails to relieve. just a few drops of Nerviline in sweetened water cures nervous or sick head- ache, relieves heart palpitation and makes you feel better immediately. Nerviline can't be beaten for quickly curing stomach and bowel troubles and should be kept in every home. It's gocd to rub on for external pain and excellent for inward use. Sold in large 25c. bottles. Le pays des Bossus L'Espagne a plus de bossus que n'importe quel autre pays. Dans ceriains villages de la Siera Morena, on en compte une moyenne de 7 » € + nn Abonnez-vous a L'IMPARTIAL L'IMPARTIAL, _JEUDI. LE 4 FEV. 1904, UNE HISTOIRE ACADIENNE À 000 ——— AN . Le missionnaire qui exerce son ministère dans les immenses con- ées du Nord-Ouest, mène la vie a plus pénible, lexistence la pins puisante que l’on puisse concevoir, Ï lui faut une santé de fer pour résister aux épreuves sains nombre du climat et des intemyéries aux- quelles succombenut les homes les plus vigoureux, S'il n'était pas soutenu jar € meonifique esjrit d'abnésation ct de sacrifice qui fait les martyrs, il ne pourait pas affient:r les aces- vhintes fatioues qui lussullent, En hiver @ sut ks grands parcours sur Îles plaines glacée: pour visiter les bandes éparse: auxquelles le missionnaire pre dione les bons emnscils et les cor. swations syhitnélles, non moi: ue les soins } hysiques. L'été, ee sent les longues ch rancites dans les prairies sans fir:, sous un soleil implacable, san: otubre, sans abri Ajouter à cela la qrauvreté de 1: pourriture, Pis-lement, léloien ment des centres intellectuels ei vous vous ferez une idée de ce qu: peut endurer un pauvre mission naire pour le service de la foi, por: le salut des jeunes âmes qui lu: sont confiées. 11 n’est pas étonnant que, dan sc semblables conditions, la sant: ächilitée par les privations et par Jes efforts ne soit promptement épuisée et que le missionnaire af. faibli ne tombe bientôt en proie à toutes les affections corporelles qui minçnt sa constitution, Er que faire duns cet immense désert, loin de toutes communica- tions, loin des villes et des méde- cins, loin de toute civilisation ? C’est alors que le corps se voit sou- mis aux plus rudes tortures qu’il faut endurer d'un visage serein, car le missionnaire est un soldat à son poste; il ne lui est pas plus permis de s'éloigner de la petite chapelle et de la petite école con- fices à sa vigilance qu'il n’est per- uis à la sentinelle d'abandonne: la garde qui lui a été fixée. Longues doivent être les heures de souffrances subies en silence dans l'immense solitude qui dé- prime l'esprit et émousse les cou- rages les mieux trempés. Des douleurs physiques qui peuvent ainsi assaillir les servi- teurs de Dieu placés à l'avant- garde de la civilisation et de la foi, il n’en est certainementas de plus «ffroyables que l’épou vantable mal Je 1oynons qui terrasse les plus ro- bustes, Si vous avez vu dans votre entourage des pauvres vic- ‘imes de cett: affection, se tordre sur Jeur lit de douleurs, invoquer quelquefois la mrat trop lente à venir pour eux, qui sont entourées les soins les plus attentifs, qui ont ‘outes les ressources de l’art médi- cal à leur disposition, vous pouvez a + vous faire une idée de ce que peu- vent tre les angoisses d’un jauvre missionnaire, seul dans sa chétive cabane, au nuülien des solitudes glacées et incapable de recevuir auctu suulagcment, C’est dans des circonstances de ce genre que la connaissance d’un remède salntaire cteflicace, que les bons conseils de spécialistes habiles et au courant Ge ces maladies, ont une valeur inestin:alle, n'est yas pour le mal de ro- -vens de remède plus }etfait, plus couydlet, que les Pilules Moro, Ci omêde est justement composé spé- talonent pour ces sortes de maki- dies et réellement sonverain; Je -oulagement est immédiat et l: auérison est assurée, Réduit sou- in volume presque insignifiant. es Pilules jeuvent atteindre, pa: a poste, les confins du mond: habité et y apporter le salut. Le cas qne veus voulens citer, Li guéri en à lauvelle nous vonleu: ‘aire ion, et une des plu: merotiiit QUE HOUS Aa%oBs CHTrC- istrées câus nes annales, une @ elles dont nous scmmes fiers : juste {itre, Les Pilules Moro ont sauvé k: vie à un divne prétre, à un de ce: ourageux Pères Oblats qui vont vresque sous le cercle polaire por- "er la croix et Ja foi, apprendre PEvargiie aux rudes populations sanvauwes et convertir au catholi- cisme les penplades nomades des régions aretiques, N'avons-nous pes le droit de proclamer que la Compagnie Médi- cale Moro s’est montrée, dans ce cas, une bienfuitrice de l'humanité et a bien mérité de la civilisation, Voici la lettre que nous recevions un jour à notre bureau : 24 HR FR Green Lake Post-Ofñce, vià Mistawakis, Saskatchewan, T. N. O. Chers Docteurs, Je viens &e lire dans ‘ Le Journal ” que vos Pilules pour le mal de rngnons sont ex- cellentes. Ici nous n'avons pas de docteur, ut depuis nn gres mois, j» sens dans les 10, nous une douleur qui m’empêche de faire l'école à ving!-cinq enfants, tous les jours. Aussi, vous m+ fe.iez un bien grand piaisir de n'en envoyer une boîte. Etant bien panvre dans m'a mission et ayant sur les bras une grande construction à faire faire, peut-être pourriez-vous me les envoyer par charité. Je vons remerc‘e beaucoup d’avance, Lt croyez-moi, Votre tout dévoué, JULES FE. TEsTOx, Missionnaire. “E-t-lle assez tonchante cette mis- sive de l’humble missionnaire? Voyez- vous d'ici le tableau, ce pauvre lère Oblat, épuisé par Ja terrikie maladie, oubliant ses douleurs pour ne ;ense. awà ses vingt-cinq petits élèes sau- “ages auxqueis il se dé-ole de ne pon- voir donner le pain journalier de l'in struction. C'est à eux qu'il songe et pas à se: loueurs; c'est pour eux qu'il demanee hnmblement uve modeste l'iluiles Moro, dans l'espoir de revenir : la santé et de pouvoir reprendre 80: travail, tenuiuver cette construction : laquelle il travaille de ses mains ke) dotales et qui devra réunir Jes jeune: âmes confiées à ses soins. La divine Providence qui n’onb!: jamais ceux qui ln prisnt et qui la v°- hèrent, a voulu qu'une de rçs ant once appoitée par un journal qui a traver des rentaives et des milliers de teir ASPICEE DRE ETS PDT boite «di DLL TS es % 4i242 ; te A A og mer Jr PAS . toiree ronratteindre ces lieux extrême! irmläât entre ses mains et qu'il eû l'heureuse idée de nous écrire. Cette deman'e l’a sauvé, La Compagnie Médicale Moro s’est etmpressée de lui envoyer gratuitement six boîtes de lilules Moro, pour les hommes et nn questionnaire, lui de mandant ls détails de son cas et de 88 inaladie, Giâre à cette merveilleuse organisa- tion des consultations gratnites par ecrrespendancee qui permet à nos méde- cins de diagnostiquer d’un cas, quelle que soit la distance qui «tpare le patient des médecins, nous avons êté à même de lui prescrire un traitement efficace qui, avec l’aide des Pilnles Moro, a vromptement réussi à 16tablir ce bon Je ses saintes fonctions, Voici maintenant la lettre qne nous receviens six mois plus tard et que nous voudrions publier à tous les coins du ulole, car nous ne croyons pas avoir -orquis jamais de titre plus dhodions à ‘a reconnaissance de l'humanité, MiF510N DU LAC VERT, Chers Messieurs, Je ne saurais vons dire combien vos Pi- u es Moro m'out fait de hien. J'ai atter dun quelque temps pour vons l'écrire, voulant vous dorner le réuitat, Comme vous le pensez bien, ma vie de missionnaire est prifois bien dure. Ici, les distances sont {iès considérables; il nous faut beaucoup marcher, camper au froid et, par dessus le marché, avoir de bien pauvre nourriture. \insi, on vieillit avant l’âge Mais je ne aurais vons exprimer tou'e ma gratitude nvers Votre comprguie médicale que j'ai consultée. Les piiules que vons m avez vn- voyées m'ont guéri entièremint de cette grande punvreté de sang et de ce mal da ognons atroce qui faisait que je pouvais à peine marcher; elles ont remis mon esto- mae en parfait état, m'ont ramené à la santé et me permettent maintenant de con- ‘inner mon œuvre chez les indiens que j’é- vangeélise, Une chose me fait de la peine, c’est d'être trop pauvre pour vous payer le prix de vos boites de médecine. En retour, veuillez accepter mes meilleurs remerciements ct eroyez-moi, Votre très humble serviteur JULES &. TESTON, Ptre, O.M I, Un pareil certificat, nn témoignage aussi éclatant des services que peuvent rendre lus Pilules Moro à ceux qui souffrent est la plus belle récompense que nous puissions recueillir d’un env que nous étions trop heureux de faire. Le caractère même de la jer-onne qui à écrit ces deux leitres nous inter- dit de faire aueun commontaire sur leur contenu, Cependant, nous nous permettors de demander à tons ceux qui sonffrent, qui voyagent où qui demeurent loin des centres, aux membres du clergé qui *euvent être appelés en mission, aux instituteurs qui résident dans des re- gions lointaines, aux explorateurs, aux défricheurs de bien méditer les ensei- gneiments contenns dans cet exemple. À chaque instant, ils sont ex pasés à toniler, cemme le Père Teston, victime de ce mal implacable qui paralyse les forces, anéantit los mouvements et dont l'issue est fatale si nn traitement convenable n’est pas appliqué à temps. Est-ce trop leur demander qne de leur conseiller de se prémunir contre les atteintes de ce inal ? N'est-ii pas sage de leur part d’avoir toujours sous la main le remède son- verain, ces Piinles Moro, si faciles à emporter, et qui arrêtent la douleur ? Est-ce trop exiger que de recom- mander, aux premières atlaqnes dn mal, de s'adresser à nous, de consulter te Médecins de la Compaznie Médi- “ale Moro ? Les consultations sont gratnites : “haque lettre reçoit sa réponse immnée liate avec des conseil: pratiques et ‘omplets pouvant être snivis imimédia- ment et en tons lieux. l’homme qui néglige cvs précautions, ui met en jen sa vie, faute d’un soin nssi élémentaire, est pre-que un eri- ainel, criminel à l'égard de la société, iminel à legard des siers Hommes qui snffrez, n’attendez pas ue lé mal soit incurable. lrenez les 1 les Moro. Eerivez au Médecins de la Compa “ie Médicale Moro, au No 1724, rue 6-{'a herine, Montréal. Le Froid a New-York | cédant à la remière à quinze iours d'intervalles, a fait de nombreuses La seconde vague de fro'd, suc- [des gens sont sans asile et pour ne L'hiver de cette année est un de| victimes. ceux dont on se rappellera, car le partie des Ftats Unis. uand à la misère, elle est très froid, depuis qu’il a commencé, se | rues car de nombreux corps de fait cruellement sentir non-seule- | métiers sont affectés par ce froid. ment à New-York, mais dans tout; Dans les quartiers de l'Est surtout, l'Etat et aussi dans la plis granle jes pauvres souffrent b aucoup de la rigueur de la te upérature, bien citer qu’un cas nous dirons qu’une femme encore jeune, 30 ans au plus, est tombée épuisée par les privations au coin de la 76e rue et de la 2e avenue. Prèsd’elle, pleu- rant à chaudes larmes et grelottant de froid sous de misérables loques, se tenaient les trois enfants de cette wissimpaire et à le rendre à l’exercice | THE FEBRUARY DE- LINEATOR magazine of uncommon interest and value. Its stories, articles and pictures are excellent, and the re- view of the fashions, including a letter from Mrs. Osborn, thorough and enlightening. In fiction ther= is a mystical tale entitled. The Silver Boat, by Albert Bigelow Paine ; a strong lovestory from the Pacific by Ednah Proctor Clarke, The Wooing of Tia ; and a delight- ful middle-age romance by L. M. Montgomery ; also a chapter of the Evolutiou of a Club Woman, the much discussed serial by Agnes Surbridge. 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On peut se procurer gratuite- ment une livraison spécimen des Recherches Historiques eu s'adres- sant au directeur de la revue, Pier- re-Georges Roy, rue Wolfe, Lévis, Abonnement : $2 par année, DOUBLE STEEL HIGHWAY Grand Trunk improvements completed on double track between Montreal and Niagara Fails. $1,500,000 expended in betterments The second track of the Grand Trunk Railway System between Mont. real and Toronto has been completed and was opened for operations or. No- vember 25th. The double track set. ween Toronto and Niagara Falls has been utilized for sometime, and 46 miles of practically new roadbed that bas been in construction for the last few years between Port Hope and o- ronto, invoiving an outlay of $1,500,- 000,00, has Les completed, snd wbich solves engineering problems entirely new in Canada, rendering the line between Montreal and Nia- gara Falls equal, 1f not superior, to any railroad on the North American Continent, The work of double track. ing the balance of the Main line of the System, between Chicago and Hamil. ton, is going on apace and will be completed within a comparatively short time. There are only a few miles to be completed on the Gien Division, betwcen Port Huron and Chicago, a distance of 835 miles, and the work on the second track between Sarnia and Hamilton is being compile. ted as fast as possible. When ni- shed, the Grand Trunk will have the longest stretch of doubie track under one management onthe continent, and wiil make the System one of the most formicable ju the country for through passenger and freight traffic between the east and the west. Altogeiher. the completion of this mamiumvth undertaking eloses au in- teresting chapter in the history of modern progress of the Grand Trunk, according 10 the views of railroad experts, and is said to presage deve. lopments incident to the preparations of the Company to become a force in trans-continental traffic. The February DELINEATOR is a et l'aîné 9. Une ambulance a transporté an Bellevue Hospital femme dont le plus jeune a 3 ans' cette mère infortunée et ses petits, Le ler hd es 6 6 20 #5 tous a AR DS ns se ahaitigné aies dune GR. LÀ mt ch