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[avait passé indiffereut devant ce regard inquisiteur, et Malicorne ! y a mr à 1 [suite] L'homme, si vaillant, si intei- l'était dit maitre Jean,et je te lirent qu'il soit, a parfois des jours de nostalgie et de dévou ragement qui le font horrible. ment souffrir. Les causes le plus fréquentes de cet état d’affaisse- ment de l'esprit, de vette dou leur morale, sont la solitude et l'isoiement. Le visillard qui n'attend plus rien de la vie s habitme fasile- ment à gette solitude, à cette iso- lement : il renferme le préseat dans le passé et vit da souve- nire. Mais à trente ans, le passé |rendrai la vie ai difficile qu'il faudra bien que tu déguer pisses. 11 miten œuvre mille petits moyens qui devaient, dans ses prévisions, irriter un hommes comme le docteur Hervrey et lui faire prendre en haine la rési- dence qu'il s'était ehoisie. Par son influence, tons les fournisseurs de (ChâAtcan-Ber- nard entamérent une petite guerre coutre le nouveau venu. Le boulanger envoyait du vers l'inconnu, l'esprit a beseia d'aiment ro | bastes, ei les pensées am tieu | ses acsiégent le cerveau. ë C'est 8e qui arriva à Jacques L'isolement qui se faisait au-| tour de lui l'épouvraïntait un peu, et sa pensée, qu'il erayait é- teinte, se réveilla tout à coup avec d'inexprimables exigences ; la gloire quil avait répudi'e, l'éclat d’un nom que son mérite peuvait rendre illustre, Ini ap parurent aveo tous les éblouis sements, toutes les satisfactions qu'ils apportent avec enx. Ce por. dant Jacques Hervey n'était point Lomme à se laisser enva- hir par d'inuatiles regrets ; 1l se dit que ï'isolement ne durerait pas toujours, que la g'eire était difficile à conqgatrir et plus d'f ficile encore à eonserver, que l'éclat d'un nom illustre ne va- lait point une existence mo- deste, utile ct bien remplie. 11 eut revours à cette suprême pa nacée quignérit feutes appor tait dans ions les aetes de sa vie 1l fit venir de Paris ses livres. ses nombrenses collections et s’occupa de lenr faire dans sa maison une piaos digne de $ses compagnons aimés qui remplis- sent si bien la solitude d'un sa- vant. Tout cela lui prit une: quinzaine de jours, pendant les quels il ne sortit de chez lui que le matin, à l'aurore, pour faire de longues promenades sur les bords de l'Yonne ou pour aller à Vermantou rendre visite à ses amis Fromentin. . Cette réelusion volontaire in triguait fortement les Mali. corne. Le fils semblable à ces coge de basse cour qui sont sans ri- vaux, chantait des poses de din. don coaquérant., Le père se taisait et se deman- dair, à part lui, par quel moyen il pourrait entrer dans cette ex- istence qui semblait vouloir se refuser à la pubiicité ; il avait reneontré plusieur, fois Jacques Hervey herborisant, le matin, sur ies bords de la rivière, et son regard avait essayé de l’es- pèce de magnétisation dent il se savait doué ;: mais le médecin pais brûlé en n'en envoyait pas du tont ; le bouvher faisait sem blant d'oublier les commander de la domestique du decuteus H:rvey, et quand celle-ei se pré- fsentaït por pmporter la pièce me ue Lè£ ‘ lconvenue, elle avait t.prise par la servante dn maire, celle de l'adj”int, celle du curé ou par madame Malicorne On se confondaït en exeuses, et trois jours après les mêmrs scènes se renenvelait. La pau? servanie, ine brave fille de verraanton, en pleurait de dépit et inven- tait toutes sortes de combinai- sons pour cacher Ja vérité à son maitre et lui trouver à diner- Jacqnes Hervy s'aperçut, mal. gré ies sapercheries de l'honnête paysanne, de l’estracisme qui pe- sait eur lui. — Ne vons taites pas de sonei, ma benne Suzanne, lui dit ii, on veut nous prendre par la fa mine, mais On n'y réussira pas Je vais me rendre à Vermanton et prier M. Fromentin de m'’en- yoyer ses fournisseurs deux fois par semaine ; nous mangerons le pain un peu dur, mais vela m'est indifférent. On sous relnse des légames dont tous ies jardins regorgent, nous en ferons pous- ser dans le nôtre. qui est très graud ; cherchez un jardiner. Je prierai anssi mou ami Fromrn tin de m'envoyer des poules et des lapins, et dans quelques mois nons aurons une basse cour respectable et des œufs frais tous les matins. Quand M. Fromentin apprit du docteur ce qui Ini arrivait, il dit : —C'est uns guerre ridicule et stupide ; nons allons y mettre ordre ; mais elle serenouvellera sous une autre forme, ne vous en préoscupez pas plus que de celle-ci. Le jonr eù les Malicorne se déveileront, j'interviendrai. € Suzanue, la servante, s'enquit d'au jardinier ; on lui en dési gna nu. Elle alla ehez ini et le pria de renir mettre en état le jardin du doeteur Hervey. — J'irai demain matin, dit le jardinier. Mais le lendemais il ne vint point. Elie alla chez un autre. Celui ci prétexta, pour refuser, que tout son temps était emplo- | | 1 avalt reconnu en lui un de ces lattenrs sérieux qu'il n'est pas battre. — Ok ! j'aurai raison de toi ! | — Vous êtes tons des | yé,et qu'il lui-était impossible de donner nme henre par jour à M Harvey: bri- gands ! dit Suzapne ; je saurai [suite à la Sme page] Tignish, Ile du Prince Edouard, Jeudi le 28 Septembre 1899 UNE HAINE DE VILLAGE { | amer 7 G. Buork, Enrrrur. F. J. BUOTK, GRANT 3 - .Nol . & H. — Remember these letters. They stand for the leading brand o} GINGER ALE, CREAM SODA, LEMONADE, ORANGE PHOS$- PHATE and CHAMPAGNE C1DER, the best temperanee drinks on the market. Remember also, that by writing us you can have an order filled for an assortment at short notice, and that goods are sold f. 0. b. Trure or Halifax. Buyers on the western and eastern shores of the provinee should eorrespond with us at once. We havre a fast selling line of goods, which it wili pay them to hazdle. MANUFACTURERS, BIGELOW & HO00D xs Branch Office—41 Bedford Row, Halifax, N.S. TIENISH DRE STORE NEW DRUGS NEW GOODN We receive every week a fresh supply of the purest drugs that can be obtained in Canada. Lu Ware hradquarters for good goods. Come in and asoertsin this fact. All aisiares of etes skillfnlly treated at moderate eharges. A fine assortment of Spectacles. Pres run + + Prescriptions caretu!ly compounded at sil hours. À clerk sleeps in the D:ng Store. 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