ARE __ Ver, Cette douleur paraissait since #7 et Mornas se sentit ému: mais, | mn LA CIE. DE PUB. DE L er à Æ XL Union (Es se V7) A MC » 7 m IMPARTIAL, VOL: 3 NO. SSSR S RS PRRS Es z Ne m'insultez pas, mionsIeur, interrompit Mme. de Norviile en se | redressant dans un dernier :Tort de lignité ; mes rapports avec celui dont vous parlez sont toujours res- tés purs, et je n’attendais qu’une occasion favorable pour sanc - tionner par un mariage... — Vous ! épouser Adrien ! repli- qua Mornas avec ironie ; vous n’y avez pas songé sérieusement, ma- dame. Un pareil acte vous couvrti- rait l’un et l’autre de d’ailleurs il tuerait votre fille, qui, j'en ai acquis la cer- titude, aime encore Adrien en se- cret, et je ne veux pas « fille, la fille de mon meilleur ami, meure ainsi de douleur et de jalou- | sie... Non je ne le souffrirai pas, dusse-je appeler un orage de scan- dale sur votre tête !l'’ Il y eut un nouveau si Mme de Norville était ha comme un oiseau des voit tournoyer au-dessus d2 sa ence ; lotasta ietaiite champs, qui tête un milan aux serres puissantes. | ‘Dois-je croire monsieur, balbu- tia-t-elle en tremblant, que vous a-| buserez du secret dont le hasard vous a rendu dépositaire, dépositair:. pour me déshonorer aux yeux de ma fille ? —Désespérer cette innocente en- fant, déjà si malheureuse ! répli- qua le vicomte; non, madame, je ne suis ni assez lâche, ni assez méchant pour la rendre victime de vos fautes. Mais si longtemps au mariage.d’Adrien et d’ Amélie de Norville, même Adrien saura la vérité, pouvez y compter. —Oh ! vous ne ferez pas cela. monsieur ! reprit la marquise avec une explosion de sanglo ri vous vous opposez plus aujourd’hui me huirait, me mé n'y survivrais pas, car je l’aime... Oh : si vous saviez combien je l'ai me !... C’est là l'excuse et l’ex- 5 plication de ma conduite. Vous m’accusez de ruse et de coquette- rie: vous vous trompez, je vous le jure ; je n'ai rien préparé, rien rédigé ; j'ai cédé seulement à une passion irrésistible dont je me ero yais incapable à mon âge. Je me suis prise pou d’un m'a rappelé celuide ma : Non, je n’ai employé ni détours ni artifices; j'aimais Adrien, j'ai cherché instinctivement à lui pla re, voilà seul tort. Un mo ment, il est vrai, une de prudente d'Amélie m'a fait penser qu’elle pouvait avoir un sentim de préférence pour M. d amour profond, insense, qui mon ’ Le . + ademarcue 1f1 UC 11e tonot RASE yère ; mais depuis long ne lui montre que de ou même de la haine. l'out l'heure seulement les révéla Malevieux ont réveillé un soupçon qui s'était présenté à mon esprit plusieurs fois sans que j'osasse m y arrêter... Jelle est la vérité, monsieur, la vérité tout en ot suis-je donc si coupabie : surmontant bientôt son attenurisse ment, il reprit avec une sorte dureté : | “N'espérez pas me prendre à cette phraséologie senti ridicule ; infailliblement | pour me | vous |h PROPRIETAIRE. G. BUOTE, RÉDACTEUR. TIGNISH, ILE du PRINCE EDOUARD, JEUDI LE 21, MAI 1908. bd 4 e”" ed LA + © Z æ es! bd « … h—4 Ed Fa D 7 + 4 > l LE CRI DU SANG Fr > f > madame ; je connais trop votre art Imettre cette excuse | d’un violent amour... Et n'aimiez- | VOUS pas pauvre Luci- en? Cependant, un jour, à cet âge où les sentiments ont tant de force, vous l'avez froidement à à votre ambition. | Auriez-vous moins de stoicisme à votre Âge mûr? Vous renoncerez à Adrien. madame, comme vous 1 by arfnles manne à ernde ponr ac aussi ce « ie L sacrihe votr rayiité VULIC Y auite, avez renoncé autrefois à Lucien Vital.., ü le faut? — Mais c’est impossible ! s’écria | Mme. de Norville en se tordant les mains de désespoir ; oh ! mon Dieu, que je suis cruellement punie ! on ne me croit plus quand je parle des entraînements de mon cœur... Eh bien, monsieur, si vous êtes inexo- | rable pour moi, ne le soyez pas du moins pour Adrien, à qui ce récit un coup terrible, car il m’ai- Ne secouez pas ’a Il m'aime véritablement, l je vous l’afñrme, je vous le jure !”’ | tte assurance rendit le vicomte | un peu rêveur. Il reprit enfin : ‘‘Est-ce de l'amour ou une fasci- | portera / me aussi, lui. (+Ata LOIS... C 1sagère que subit cet en- fant étourdi ? voilà ce dont je dou- nation n |te encore. Il faut éclaicir ce point, et l'éclaicir sans retard. Il est | temps de couper court à des malen- lus qui pourraient avoir des L'heure des pe- tits ménageinents, des délicatesses 1" 1: d suites funestes. de convention est passée ; abordons franchement, brutalement, s'il est + difficultés de la situ- nécessaire, le ation ; ce n’est pas quand un mal- ieureux vient de tomber à l’eau qu'il faut craindre de le saisir avec rudesse ; il s'agit de le sauver, dût- | idre par les cheveux... lame ; nous saurons 19 O1 nous en tenir. ) CLAIT EVE. Qu'avez vous décidé, monsieur ? la marquise avec humili- — Nous allons obliger ces jeunes ens à s'expliquer nettement; si alors iqu'un doit se sacrifier, iprendrez, madame, que ce re vous...vous seule ! VMousieur, j: suis à votre mer- 1 MOiNs puis-je compter : de mon aveugle soumis- — Si sévère que je vous paraisse, madame, je ne fais jamais le mal Sachez être généreu- devoirs de mère, ren à craindre de remettez-vous, ma- d’un ton moins Il ne ser croire qu’on vous a -4 1-t- VOS yeux... en que vous allez peut- 1plir.’’ ndit quelques minutes, t jesquelles la marquise par- vint à rendre un peu de calme à nsées, de sérénité à son visa- rs 11 lui offrit la main et la ians la pièce voisine avec les forces du respect. ndant, une scène bien diffé- se passait dans la chambre où ; en compagnie . . le [ATARI L et Ge LevIeUXx. CLP. 7» Se e. «= È F2 L Er. "= pro 7 Le: Pr ‘ CC" ; FRERERIRIRENERERIRERIRIRERERIRERSIARS de Mornas, personne d’abord n’a- vait paru songer à relever la con- versation. Mlle. de Norville, tou- jours étendue dans sa bergère, fer- mait les yeux, soit accablement, soit .embarras, et demeurait immo- bile. De l’autre côté de la cham- bre, Adrien la regardait à la déro- bée, tandis que Malevieux, encore sous le coup de l’accès de folie pro- voquée par la marquise, marmotait dans un coin des paroles sans suite, fronçant le sourcil et serrant les poings avec colère. Au dehors, les bruits de la noce s'étaient rappiochés. Les tam- bours et les hautbois jouaient avec une sorte de fureur l'air de la danse des ‘‘treilles,”” si célèbre aux envi- rons de Montpellier. Déjà, les jeunes filles vêtues de blanc, les jeunes garçons en costumes pitto- resques, se disposaient à commen- cer, devant la porte de Poncet, cette jolie danse locale, et agitaient les cerceaux, garnis de fleurs, qui leur servent à former des figures graci- euses. Ces préludes, soi-disant harmonieux, de l’orchestre, avaient pour but d’appeler les ‘‘franci- mans’’ et les ‘‘francimanes’”’ de l'hôtel, afin qu’ils admirassent dans sa gloire la jeunesse dansante de Balaruc. Les regards se tour- naient particulièrement vers les fe- nêtres des dames de Norville, mais les fenêtres restaient fermées ; ni Adrien, ni personne ne songeait à répondre à ces invitations. Enfin, les sons devinrent si aga- çants, que la jeune malade ne put retenir un geste d’impatience. Mais, se calmant aussitôt, elle dit à Adri- en, avec un sourire amer : “TI doit être bien pénible pour M. de Laroyère de rester ainsi en- fermé avec une malade, quand, à deux pas de cette maison, se donne une fête dont il pourrait être le hé- ros... Que rien ne vous retienne ici, monsieur Adrien ; ilest naturel que vous désiriez voir la joie de ces braves gens, dont le bonheur est votre ouvrage ! —Eh ! n'est-il pas le vôtre aus- si, mademoiselle ? demanda Laroy- ère d’une voix émue ; oubliez-vous donc que sans vous, sans votre gé- néreuse initiative, je n’aurais ja- mais eu l’occasion de les récompen- ser ?’’ Amélie soupira tout bas. Adri- en reprit, après un moment d’at- tente : Mlle. de Norville s’agita sur sa couche, mais elle ne se hâta pas de répondre, comme si elle eût craint de trahir un trouble intérieur. En- fin, elle dit d'un tou qu'elle était parvenue à rendre simplement poli : ‘“De l'éloignement ! monsieur de Laroyère, vous n’y pensez pas. Je croyais précisément, dans la circon- stance dont vos parlez, vous avoir prouvé que je ne méritais guère un semblable reproche, quoique je ne doive pas me prévaloir d’un acte de pure humanité. —Qui, oui, c’est l'explication que vous m'avez donnée déjà, ré- pondit Adrien avec un accent de re- proche, et pourtant j'avais osé es- péter Amélie l’interrompit. ‘‘Excusez-moi, reprit elle ; mais, pression délicieuse que j'éprouve er comme vous l’a dit ma mère, je suis bien faible pour soutenir une con- versation suivie. ”” Elle tourna la tête du côté de la muraille, peut-être afin de cacher la rougeur de plaisir que les paroles d’Adrien venaient d'appeler sur son visage. Laroyère ne soupçonna pas l’impression qu’il avait produi- te et fit un geste de découragement. Malevieux avait paru écouter at- tentivement ce court entretien. Par un de ces revitements subits dont nous avons eu déjà plusieursexem- ples, la raison lui revint. Après une minute d’hésitation, il court à sou neveu, et lui dit avec chaleur : ‘‘Parle-lui, Adrien, parle-lui en- core ; ne te laisse pas décourager par son silence ; si elle ne te ré- pond pas, elle t’entendra du moins. Dis-lui qu’elle obéit à un sentiment exagéré, mal compris, en te trai- tant avec cette rigueur. Dis-lui surtout que cet aveu, surpris l’au- tre jour dans les ruines de l’aque- duc, était le résultat d’un accès de vertige ; que, dans ces mêmes rui- nes, à la même place, tu m'avais fait autrefois un aveu bien différent, et que moi, incapable alors d’ap- précier les qualités de cet ange, j’a- vais osé blâmer... Oui, dis-lui tout cela ; répète-lui que ton a- mour est à elle seule, que, sans les artifices d’un détestable manège, rien n’eût pu vous séparer, car vous étiez nés l’un pour l’autre... A- drien, Adrien, persuade-lui ces ré- alités, et, j'en suis sûr, elle ne vou- dra plus mourir !”? Il entraînait son neveu vers le fauteuil de Mlle de Norville. Cel- le-ci, soulevée à moitié, semblait é- couter avec une sorte de complai- sance ; à son insu, peut-être, un léger sourire s’épanouissait sur ses lèvres. Mais, se ravisant aussitôt, elle dit d’un ton de douce répri- mande : ‘“Alious ! allons ! mon bon Ma- levieux, souvenez-vous des recom- mandations de ma mère. Montrez- vous raisonnable, ou nous ne se- rons plus amis, vous savez ?... Vraiment, ajouta-t-elle avec un en- jouement forcé en voyant l’insensé interdit et comme doutant lui-mê- me de son bon sens, votre pauvre oncle, monsieur Adrien, a parfois des boutades bien embarrassantes ! —Et s’il n’avait dit que la vérité, maderoiselle ? s’écria impétueu- sement Adrien ; si mon parent, malgré le dérangement momentaré | de son intelligence, avait vu mieux que soi-même dans ce chaos de mes sentiments et de mes idées ? Amé- lie, voici la première fois, depuis longtemps, que j'ai l’occasion de vous parler librement ; toujours, jusqu'ici, il se trouvait entre nous quel _u’un, un obstacle, une gêne qui nuisait à la franchise d’une explication. Si, depuis un mois, j'avais pu me trouver seul avec vous comme aujourd’hui ; si j'avais pu me rendre compte de cette im- en votre présence, je n’aurais con- servé aucun doute sur le véritable état de mon cœur... Oui, c’est vous, Amélie, c'est v-us seule que j'aime, car je n'ai jamais cessé d'aimer. Une autre femme, belle et séduisante aussi, a bien pu un moment m’éblouir, me fasciner ; mais, dans cette femme qui vous touche de si près, je vous retrouvais encore. C'était vous que j'aimais en elle ; dans ses traits je voyais votre image, et cette image me sou- riait, m'a iressait des paroles affec- tueuses quand vous me montriez un visage sévère.... Voilà toute la vérité, mademoiselle, et si vous — J. H. Myrick & Co Importers aad Dealers in DRY GOODS HARDWARE BOOTS & SHOE* FINE GROCEKIES And Fisung Supplies AT TIGNISH : and A LBERTON We have just opened à full ano complete stock 0: NEW GOODS. We are prepared to supply the wants of the farmer, fisb- erman and mecha- nic We invite in tendine purchaser: to give us a cal}, and they will finc we can meet ali competitors, and save to them the trouble and ex- pense of going tr Summerside or Charlottetown. tenez compte de circonstances qu’il (suite à la 8me page) F, J. BUOTE, GÉRANT 10 ANNEE. | MACKINNON’S ENGLISH OINTMENT 000000 DIPLOMA AT THE PARIS Exmigi- TION 1902 ESTABLISHED OVER A QUARTER OF A CENTURY Has now headquarters in Eu- rope at 62 Farringdon St. London. Mackinnon’s English Ointment is one of the best oïintment ever placed on the market. It has made cures where other remedies failed. CAPT. DANIEL FRASER, Alber- ton, writes : ‘‘This is to certity that after being aimost entirely bald a new crop of vigorous, heal- thy hair has grown on my head through the use of McKinnon’s English Ointment. I can confi- dently recommend this Ointment to all similarly affliéted, and believe hat it will do everything that is claimed for it. Itried many hair vigors and other preparations but none did any good. '’? NID VIGILANT” INCLIN AJUSTABLE {Breveté Can. et E.U.) Empêche les poules de manger les œufs. Simple-— Sûr -- Durabte Pas deressorts—les œufs ne peuvent se casser—le plan incli- bas du nid. ÆEm- ez-le à votre marchand L. P. MORIN & FILS, M Rue St-Antoine, St- Prix 450. cheque. THE COTTON PLANT Many people North oôf Mason and Dixon Line wonder how coton grows and as few have been South we give a description of the eotton plant fur- nished us by one of the Northern set- tlers at the Winter Health Resort, Pinebluff, N. C., the town that has been built up by Northern people, “We concluded to plant a little cro of cotton, and give you a faithful des- cription. The seeds are about the size of a small bean with a very tough dark hull covering the kernel or meat: as the Soutkherners calls it. The hull is covered with a fuzzy coton like snb- stance which is the ends of the cotton fib.e that was left sticking on the hull in the ginning process. Each fibre of hair of cotton sticks in the hull ynst like the hairs enter the human scalp. The hair of good cotton is about an inch in length. The cotton seed is planted in North Carolina from April 20th to May the 10th. The farmer having a period of twenty days to plant. In favorable weathir the cot ton sprouts and is up in a weeks time. The young plant looks as much like young buckwheat as two twin bro- thers, and uviess it is a month old n Northern man would take an oath on it being buckwheat. ‘The blossom is in the shape of a holly-hock. When it first blossoms out early in the day, the flower is white, by evening itis a deed red. The next evening the blos- sem drops off and leaves a tiny green ball about the size of a large garden pea. In a few days it is as large as a small marble and it grows and grows until it becomes the size of a guinen egg, and then it burst open amd in a day or two the fleecy staple hangs from the boll in its snowy whiteness, and a field of eotton in Oct. Nov. und Dec. ressembles a new fallon snow. We Northerners who have come South to live do not plant the cotton for the market as we Can make larger profits on poultry, vegetables and fruits but the income to the native farmers of the county in which the Northern people have located (Moore Connty)} is more than a quarter of a million dollars annually.” We have not advanced the price of our tobacco, Amber smoking tobacco, Bobs, Currency and Faïñ Play chewing tobaccos are the saine size and price to the Consumer as formerly. We have also extended the time for the redemption of Snowshoe tags to January 1st., 1904. THE EMPIRE TOBACCO CO., Limited PAT aR 1 5 mn : ke Lee Era IOBTCAUES PROMPTÉMERT Avez-veasuncidre® Si oui, d' mandez notre “ es Inventeurs,” pour savoir comment s'obtiennent les patentes. informations fournies gratuitement, MARIN & MARI GN, Experts. €, Montréal. Bureaux : Edifice New York 1 d le Atlantic Bui:d , asbington, D. C, PARTNER FIST Ku sal J #3 à Re no © Aer h me. ar ÈS roeme