27 à pe” 18 ANNÉE L'IMPARTIAL, TIGNISH, I. P. E., MARDI 18 AVRIL 1911 | NOUVELLE SERIE = — 000000222099 000060222290: Dans J'acte d’incorporation de Nouvelles Locales, Provinciales et Q 5" "are Company Generales. Provinciale, la semaine dernière, Ç grégation Notre-Dame, comme cela se fit jour l'Ile 1u Prince-Edouard. | DLL Cette situation, ce ne sont pas les Soeurs de la Charité qui en sont | NX responsables. Nous nous plaisons | à louer leur zèle et à dire qu’elles | Ua craint la revolte Lisbonne, 10.—On croit que les monarchistes qui complotent à Vi- gv et à Tuy peuvent prendre avan- de saison il convient de faire usage de toni- que pour remonter le system et en- @ nous voyons le nom de M, J. J. Arsenault. Ily a queiques semai- È à H + } » # El À k à è £4 3 7 A, important de Tokio, japan, a été, tenu un fort ste de bonfiance, a- Espagne, © À Bombay, Iudes Anglaises, deux cents personnes sont brûlées À mort, dans l'incendie d'un édif. ce où elles s'étaient réunies pour une fête. Le gouverrement mexicain vient de voter $4,000,000 pour ‘‘écraser la rébellian'’. Eu dépit de la guerre civile dont il souffre, le Mexique constate vne augmentation persistante de son commerce international. Les sept premiers mois de la présente année fiscale accusent une augmentauion de $20,586.195 dans les importa- tions, er de $21:1,130.507, dans les exportations, comparées à celles de la même période, l'an passé. Les insurgés de l’Albanie, dans leurs opérations autour de Scutari, ont triomphé, paraît-il, sur toute la. ligne, des troupes turques, qui au | raient rendu leurs armes. Les in-| surgés investissent de nouveau Kastrati Tuzi, d'où les Turcs les avaient repoussés tout récemment. On mande de Littleton, Ala., que vingt-trois cadavres ont été re- tirés de la mine Banner, où une explosion s'était produite, hier ma- tin. Le sauvetage continue. On estime que 118 hommes se trou- vaient dans la mine, en sus de ceux qu'on en a déjà arrachés. I1 devient évident que la présente session spéciale du Congrès des E- tats-Unis sera fort mouvementée. Les deux partis sont divisés à foud et prennent position aux antipodes l’un de l’autre en matière de tarif. Une dépêche spéciale de Hong Kong signale un grave soulè vement qui se serait produit à Canton. Le général commandant des troupes de garnison aurait été assassiné et de nouvelles forces dirigées en toute hâte vers cette ville. On maude de Constantinople qu’à la suite d'un combat violent, les Arabes rebeiles ont été vaincus par les troupes ottomanes, aux en- virous de Sanna, dans l'Yemen. Les insurgés ont laissé cent morts sur leterrain. Leurs fortifications ont été rasées. Dix nouveaux cas de picote, sa- medi, ont porté à 37 le nombre des internés de ce chef à l'hôpital des contagieux, à Ottawa. Où a expédié, de Toronto, $28- 000 de secours aux affamés de Chi- ne. John Mathew, le chef de police concussionuaire d'Aruprior, Ont., a été arrêté, sous l'accusation d'a- voir détourné $11,246 de l'argent de la ville. Le quartier Vo-hiwaai, le plus hier, rasé par le feu. On estime à 5,000 le nombre des maisous dé- truites ou endommagées. Le nouveau cabinet G iolitti a ob- près la discussion le son program me, à la Chambre d'Italie. Libé- raux, sociélistes et radicaux ont fait bloc pour le soutenir. La fabrique de chaussures Little, à Lowell, Mass., ferme ses portes et met tout sou personnel en qua- rautaine, à la suite d'une grève dans l’un de ses départements. Mille personnes sont réduits au chômage. Le gouvernement Canalejas, en triompheà 120 Voix contre 23, d'une motion socialiste de Pablo Iglesias pour la réhabili- tation de l'enarchiste Ferrer, Un petit détachement de 30 re- belles mexicaius, commandés par un général William, déserteur de l'armée américaine, s'est attaqué à 500 fédérés. Il a été décimé, et à peine vingt insurgés ont ils é:hap pé au massacre. Le général Wil- liam a été blessé à la tête, d'un éclat d'obus. Embusqué à 6kilomètres d'A: lixco, un détachement de 90 fédé- rés mexicains a été surpris, cerné parles rebelles, et détruit jusqu'au dernier homme, si l'on en croit les 0900000992559 en cette affaire, seraient minimes. A Canillas de Acetuno, petite ville de la province de Malaga, Es- pagne, une émeute se produit, à propos de la saisie de bestiaux dont le propriétaire refusait de payer les droits d'octroi. La populace se re- belle contre l'autorité royale, atta- que les casernes militaires et pro clame la république i. . Ou rapporte qu’une secousse de tremblement de terre, d’une durée | de 24 secondes, a passé sur la pro- vince de Sinaloa, côte ouest du Mexique, faisant s’effrondrer plu- sieurs édifices, à Mazatlan, et en endommageant quelques uns, à A- gua Calientas. Un amendement à l'entente dou- avière canado-américaine est pro- posé, au Congrès de Washington. Le Président est prié de solliciter du Canada la réouverture des né- gociatious ‘’en vue d'égaliser les bénéfices de la réciprocité entre les sections agricoles et industrielles du pays.”’ ! On maude de Washington que la convention douanière avec le Cana- da ne devra nullement affecter la clause de la nation favorisé, dans les traités de commerce existants entre les Etats-Unis et d'autres na- tions. Le Conseil de la Ligue du Sacré- Coeur, de la paroisse de St Stanis- las, de Montréal, circonscrsption é- lectorale de Maisonnoeuve, vote u- nanimement une motion de censure, au nom de ses 600 Ligueur, con- tre le député Verville, de cette cir conscription, pour ses insultes au clergé. Les Etats-Unis adressent au Mex ique un ultimatum Ini enjoignant de dénoncer, sous un délai de six jours, un traité secret que ce der- nierpays aurait, conclu avec le Ja- pon, pour favoriser l'empire nip- pon. On assure que le Mexique se soumettra. Le Conseil de ville de Hulla a- dopté un Règlement prescrivant la fermeture, le dimanche, de tout é- tablissement de commerce, y com- pris restau rants (sauf aux henres des repas) salles de billards et de ‘““blouses'’ (pools), ‘‘saloons””, magasins de tabac, etc. D'après l'interprétation que l’on donne à certaines déclarations ré: centes de #r Frederick Borden, mi- nistre fédérai de la milice, nous autions, à brève échéance. les élec- tions générales pour le Parlement. Des informations d'Ottawa an: noncent que la discussion de la Ré- ciprocité, déjà renvoyée après la! vacance de Pâques, ne serait plus, urgée, par le gouvernement Lau- | rier, avant la prochaiae session, et peut être même avant un appel au | peuple. Lopez, à la tête d'une bande d'insurgés, a arrêté un convoi de voyageurs, à Fronteras, Mexique. Les voyageurs n'ont pas été moles- tés. Le chef rebelle menace de suspendre le trafic, sur la ligne Na- cozari, st le mandat émis contre lui pour vol d'une mule n'est pas an- nulé. On mande de Calgary, Alta, que 18 milles de pavages permanents se- ront construits, cette année, dans | critiques viotentes, par un des par] poux et deux enfants. enfants qui le regretteront long nes nous dounious les noms des per- sonnes de la compaguie d’après ce que nous disait le promoteur de 1a cieet celui de M. Arsenault nous 2- vait pas été donné. Si le nom nous avait été douné il aurait été pu- biié comme les autres mais il ne l’a- vait pas été par conséquent nous ignorions le fait. Succès à la nouvelle compagnie. M. Mathieson, chef de l’opposi- tage du mécontentement manifesté dans le no:d du Portngal à cause de la tyrannie antireligieuse exer- ont rempli lent devoir aussi bien que les Soeurs américaines ou ca- Mais pour l’enseigne- nadiennes. cée par le gouvernement pour inci- la république sectaire. Le goûvernement provisoire a envoyé un croiseur pleinement é: quipé avec une quantité de fusils dans le but de faire une descente à Porto. Tous les régiments du nord sont teaus sur le qui vive. La tion à la législaiure provinciale ainsi. que les députés de son côté, criti- quent le gouvernement Haszard, surtout dans l'administration du système d’éducation. Malgré ces tisans à M. Mathieson a suggéré un remède, pour remédier au triste état qui existe, selon eux. Les critiques sout bonnes, né- cessaires même, mais que la criti- que soit faite avec justice et non pour le plaisir de critiquer, comme le fait Mathieson et ses députés. Suggerez un plan pour améliorer le système d'éducation de cette province et le peuple ira avec vous, M. Mathie:on. Pour ie mois de mars 1911 iiy a eu un membre initié dans l’associa- tion l’A. C. B. M. dans cette pro- vince. C'est la succursale de Mis- couche qui a obtenu le nouveau membre. Voici les noms des grands dépu- tés pour cette province, nommés récemment par le grand président de l’association : Jos. McCarey, Charlottetown, du P. E.—Queen's. Rév. M. Ganthier, D. D., Palmer Road, I. du P. E.—Prince. Rév. M. McMiilan, D. D., Cardi- gan, I. du P. E.—kKiug's. W. Hogan, Hope River, I. du P. E.- Queen's. I. NECROLOGIES Est décédée à Rogersville, N. B. à la maison de son père, M. Paul B. Poirier, le 3 avril, Marie-Blan che, épouse de M. G:orge Bernard à l’âge de 24 ans. La défunte a eu une longue maladie, soufferte avec résignation à la volonté Divine et munie de tous les serours de notre mère la sainte église. Ses funérailles ont eu lieu au milieu d’un grand concours de pa- rents et d'amis. Les porteurs é- taient : MM. Jean G. Richard, Marcel Hébert, Joseph A. Arse- nault, Mulcolm Finigan, Damase Chiasson et Arcène Chiasson. Elle laisse pour la pleurer uu é- Elle appartenait à la société de la Bonne Mort et du Rosaire Perpé tuel. M. Paul B. Poirier, père de la dé- funte, autrefois de Tignish, désire remercier, par la voix de notre journal, tous ceux qui lui ont été si sympathiques daus le temps de l’affliction chez lui. AE A EE CRE: Le 13 mars :a mort venait ravir à sa famille Jcseph P. Gallant de St. Chrysostome, Egmont Bay, a- près une courte maladie. Le défunt était hautement esti- mé de tous ceux qui le connais- saient Illaisse une épouse et sept temps. M. Gallant était le fils de M. Pacifique Gallant et frère du dor- teur Gallantde Meteghan, N. E,, Il était un membre exemplaire de l'A. C. B. M. la jeune cité de l’ouest. expédie aux îles Hawaï deux nou- velles compagnies d'artillerie. La force de cette arme y doit être aug- mentée jusou'à un effectif de huit compagnies. Voilà de quoi rendre le Japon songeur. Un fonctionnaire du Bureau des Affaires étrangères, Ronet, un journaliste anglo égyptien, Manon, et son Secrétaire, sont arrêtés, à Paris, sous l'accusation de haute trahison, pour vivlation de docu- ments confidentiels appartenant à l'Etat français. Un architecte de New-Vork é- met l'avis que ce sont des fils élec triques défectueux, entrant en fu- sion, qui ont été cause de l’incen- die qui a détruit le Capitole d’Alba- ny. dépê:hes. Les pertes des insurgés, Le gouvernement des Etats Unis ! Que scn âme repose en paix. CREER CREER ER ERENREEES Il était âgé de 53 aus. Mgr Bruchesi chez les Ruthenes Montréal, 10.—1Jne cérémonie imposante et unique en son genre avait lieu hier soir, à l'église S. Vincent de Paul, alors que Mgr l'Archevêque présida à la clôture d'une mission prêchée à la colonie ruthèue de cette ville par le À. P. Vincent R. Delianis, missionnaire des Ruthènes à Toronto. Un milier de ruthènes assistait à la réunion et l’'Archevêque dans sou allocution qui fut transmise aux fidèles par le missionnaire, in- sista pour que les Ruthènes prient dans leur laugue maternelle. ‘garde municipale ont réprimé la frontière espagnole est gardée avec soin. Un certain nombre d'hommes ment du français à des Français, | ter les habitants à lu révolte contre | 5n préférera toujours des person: nes d'origine française. | ‘‘Une ancienne élève’ (‘‘Action |? Sociale’’, 6 mars 1911) nous dit : ‘Pour moi, personneliement, je puis dire que ma maîtresse de mu- sique qui était acadienne, ne me |: C'est ldonc que les autres ne parlaient || Or, qui ne sait qu’un | parlait qu’en français.’ qu'anglais. employés à l’Arsenal de Lisbonne ont refusé de reprendre l'ouvrage parce qu'ils ne vou'aient pas des nouvelles ordonnances du ministre de la Marine. Les marins et la révolte. Un corps de mutins prit alors une chaloupe à vapeur et se rendit à bord de la canonnière ‘‘San Ra- fact'’ pour demander la protection du commandant qui lui-a été refu- sée. Le groupe fut obligée de s’en retournée à terre. Le gouyer- nement à fait plusieurs arresta- tivns. TERRIBLE DESASTRE MINER Scranton, Pe., 8.—Un des plus désastreux accidents qui aient visi- sé cette partie minière du pays est survenu hier au petit village de Throop situé à très peu de distance de cette ville et vù cinquante à soixante homme ant perdu la vie. Au nombre de ceux que l’on sait avoir péri, sont Joseph Kvans, Isaac Daive et Walter Knight. Ce terrible accident est dû à une exploision d'oxigène. Des équipes de sauvetage se sont portés au se- cours des panvres victimes qui mal — hzureusement avaient cessé de vi- vre. A minuit une vingtaine de corps avaient été retirés de l1 mine et ex- posées dans une morgue temporai- re. Une foule d'environ cirq milles personnes se pressent aux abords de la mine où la consteruation rè- gue en maîtresse. On croit quetous les cadavres seront] retirés et on n'entre- tient jaucun espoir de sauver quelques victimes vivantes. ee NOUVEAUX RENSEIGNEMENTS J'ai reçu éplusieurs communica- tions auxquelles je tâsherai de ré- pondre bientôt. Le ‘‘Catholic Record’, mars 1911, aborde la question du fran- çais dans l’archidiocèse de Halifax. Je cite. ‘Les Soeurs de la Charité vin- rent de New-York en 1848 ou 1849 et devinrent une congrégation (or- der) indépendante, environ dix ans plus tard. Au temps de leur arri- vée, il n’y avait pratiquement au- cune jeune fille acadienne dans la ville de Halifax, et les Soeurs n’é- tendirent point leurs opérations bors de la ville pendant plusieurs (combien ?) années.”” “L'Académie Saint-Vincent —à quatre milles de Halifax—fut ou- verte en 1874, lorsque le Docteur Connoily était archevêque, et qu’- elle qu’ait été la situation (the case) dans les écoies d’exterues (day schools) daus la ville de Hali- fax jusqu'à cette époque, le fran- çais a été enseigné sans interrnp- tion à St-Vincent, la maisonmère de la congrégation (order) ; depuis sa fondation, ‘‘le parler français’” (the speaking of the Fiench) au lieu d’être interdit est encouragé.”’ D'abord, il est clair, d’après cet- tel état de chose zmenera nécessai- rement, à la longne, la déchéance du français ? Aux autres élèves qui n’apprenaiert pas la musique, qui leur parlait français ? J'ai connu une institution où l'on enseignait le français (quel- ques bribes, parceque c'est bien porté) à des enfants de langue an- glaise ; les résultats étaient pitoya- bles, d'origine canadienne, qui rougis- saient même de leur origine, tant l’ambianbe était hostile au français. Les guides du peuple irlandais ré- chauffent le sentiment national de leurs compatriotes et l’enthousias- me du jour de la Saint-Patrice le montre assez ; À cela, nous ne voy- ons aucun inconvénient. Nous croyons, de notre côté, que nos eu- fants ‘doivent conserver, avez la langue française, la mentalité fran- çaise, de sorte qne parents et en- fants parlant la même langue puis- sent vénérer les mêmes traditions, admirer les mêmes ancêtres, ré chauffer leur coeur aux mêmes souvenirs. Et maintenant, si l’on tronve que le mot ‘‘prohiber’”” soit trop fort, nous voulons bien le retirer, et nous contenter de dire, en em- brassant nne période de cinquante ans et en comprenant tout le terri- toire de la Nouvelle-Ecosse, que le français fut méconnu, ou si l’on trouve l’expression tros forte, trop négligé. Je me plais à reconnaître que cer- tains efforts furent tentés en faveur des Acadiens, mais il s’agit surtout de signaler un fait général, savoir : Les Acadiens, les Canadiens et les Franco Américains ont eu à se plaindre des traitements subis dans les dernières décades. Pacifique. Fine Waltham ani Regina Watches in various sizes and prices. Every or money refunded. cially designed rings with raised initials or embiems made to order in silver or gold. Old gold taken in exchsnge for new goods. E. W. Taylor JEWELER & OPTICIAN + Charlottetown te citation, que des soeurs améri- caiues ne furent pas appelées dans l'instruction en français des jeunes acadiennes. En pratique, les Aca-| diens étaient ignorés. De 1848 à 1874, il s’est écoulé | vingt-six ans. Pendant ce laps de | temps, il ne ressort pas clairement, | qu'il ait été pourvu au francais. | Les Acadiens, poussés par le désir! légitime de faire instruire leurs en- fauts, étaient comtraints d'envoyer leurs Als et leurs filles à des écoles, anglaises. Pendant vingt-six ans, | il semble qu'il aurait été possible de faire venir des Soeurs canadien nes, par exemple, celles de la Con- | le but de pourvoir spécialement de | RER CUT PLUG Tobacco NC SE À - P. C. MURPHY, M.D., Médecin—Chirugien TIGNISH, ILE DU P. E. réchir le sang inanimé. Le Vindes Carmes est un tonique reconstituant qui a fait ses preuves. Ilest prescrit aux personnes faibles, aux convales- cents, aux malades dont il importe de soutenir et de relever les forces. L'EFFET EST RAPIDE ET J'y ai rencontré des enfants | | k À ove guaranteed to give satisfaction établissement mais lorsque le di- Large variety of|le foyer paternel, se dirigeant vers Rings in stock, spe- |} :glise de son village, pour assister : |1es fantaisies des dernières modes. | Il remarque aussi ces jeunes ou- |vriers de manufactures et petites, | | de notre province !....et ici | 'faiten à | réflexions. CERTAIN. À. Toussaint & Cie, Depositaire Generaux Quebec, P, Q. Restons chez Nous ! (De l’Union des Cantons de l'Est.) Nous lisons dans l’Eclaireur de Beauceville, l’article suivant : Pourquoi les jeunes canadiens français de cette province émigrent- ils en si grand nombre ?.... La réponse que je veux donner sera un peu longue, mais je crois surement qu'elle sera coute l’exac- titude et la véracité qu'on peut en attendre. D'abord, je commencerai par classer ici la jeunesse de cette pro vince en quatre catégories. 1,. Le jeune fils du cultivateur qui devrait s'emparer du solet le cultiver. 2. Le jenne homme qui, ayant reçu une éducation supérieure, doit entier dans le monde intellectuel. l’aspect grossier, pour se livrer à un [travail qui ne peut se retarder au lendemain. Et si le soir, il est un peu tard quand il peut reprendre sa liberté, il maugrée alors contre son sort et conclut qus le jeune onvrier de son village est de beaucoup plus heureux que lui, parce qu'il lui semble jouir de beaucoup plus de li- berté et de bien être, et dans son erreur, il persiste à se représenter celui a remargée au sortir de l’é- glisc, beaucouv plus heureux que lui !....et déjà lui-même il projet- te de quitter la ferme, qui sans qu'il s'en rende compte, lui a donné et lui donnerait beaucoup plus de bov- heur et d’aisance qu'il n’en goûte- ra jamais ailleurs, Finalement, il finit par déclarer ses intentions à ses parents, et malgré les conseils de ces derniers il part, il -quitte dé- finitement la famille pour aller cher- cher ailleurs le confort et le luxe de 3- Celui qui se voue à l’industrie et 4. enfin celui quise livre au! commerce. Réunissant ces quatre grandes catégories, nousles divise- rons en deux grandes classes. Le jeune homme pauvre et le; jeune homtue qui, sans être riche, possè- de au moins un point d'apui pécu- uiaire. Procedant par ordre, nous irons chez le cultivateur de nos campa- gnes étudier la question qui fait l’ojet de cet article. Nous remarquons que depuis quelques années surtout, un grand nombre de jeunes fils de cuitiva teurs aptes à se livrer entièrement à la culture du sol, quittent notre province pour aller chercher ail- leurs une situation, un bien aise qui n'existe et trop souvent que dans leur imagination. Comment et pourquoi, ces jeunes gens aban- douuent ils leurs foyers ?.… Eiudions ce jeune compatriote daus sa vie domestique ! D'abord, dès le jeune âge, il est formé au labeur agricole, qui sou- vent peut paraître assez pénible. Cependant, la journée de travail terminée, il rentre le soir au foyer fatigué parfois, mais heureux et plein d'espoir en l'avenir !.... ainsi en accomplissent son travail, quelque pénible qu’il soit ce jeune homme est heureux et satisfait et [rêve déjà un prochain et prospère manche est venu, voyez le quitter | aux offices divins ! Vous remarquerez comment il a {voulu se parer. Son attelage, qui | pouvant 1ivaliser avec les plus ri- |ches de nos villes, a peut-être été acquis au prix des plus grands sa. |Grifices. peut-être même a-t il fallu lemprunter ? et pourquoi ?....pour |éclipser ses voisins et s’attirer des Pas lilse rend religieusement [ee offices. Sur la rue, en passant, ;il remarque les jeunes gens de sou village, de conditions plus humbles que la sienne. Il remarque qu'il sont mis avec grecherche et toutes il se lui-même de malheureuses Il se représente ce jeu- ne ouvrier qui, peut être autrefois, fréquentsit la même école, aujour- d’hui paraît vivre dans le bien aise et l’aisance, Il lui semble de plus que ce jeune ouvrier n’a de souci que de se rendre à certaines heures à l’usine, et le rest: du temps, les jongues soirées, les samediet le di mauche il n’a qu’à se laisser vivre et s'amuser. En un mot, il lui pa- raîit ingniment heureux, celui-là, | comparé à lui-même, qui revenu au {fcyer, après les offices, se verra o- | blige de se revertir de vêtements a . de rêves, 2t c'est ainsi que par | une fausse illusion et les appetits de luxe qui prévalent aujourd’hui gé- néralement dans nos campagnes, nous voyons s'éloigner un grand nombre de nos jennes qui étaient appelés à s'attacher de la manière la plus étroite au sol de notre chèie province et à en faire jaillir encore plus beau et plus vivace l- prestige de notre nationalité. J. A. Dauteze. LA BATAILLE DE CARILLON Causant récemment avec un bon Acadien, je fus frappé d’une sug- gestion, pourtant bien simple que je trouvai fort pratique. Il venait de lire la :elation si décisive et é- crasante de M. Thomas Chapais, et, en me la remettant, il me dit, de son air tranquille : ‘Pourquoi ne pas traduire ce travail en an- glais, et lui donner de la publicité dans la presse anglaise ? Le grand nombre de ceux qui ne par- lent qu'anglais devrait connaître cet incident ; si l’on se contente uniquement du français, beaucoup ne sauront jamais rien de cette po- iémique.’” Il avait raison. La légende est par terre ; elle ne se relèvera ri demain, ni jamais ; c'est un bon point, mais cela ne suffit pas: Il faut que les enthousiastes de Caril- lon—manière O’Farrel—réfléchis- sent sur la mésaventure ; ce sera peut être le commencement de la sagesse et le moyen aussi d’empê- cher le retour de pareilles inven- tions. De plus, si la publication se fait en anglais, peut-être les au- teurs de la mystification sortiront- ils du silence majestueux dans le- quel ils paraissent se draper, et tevteront-ils une explication. Nous subissons une crise, d’ou peut dépendre notre avenir ; notre devoir est tout tracé, relever toutes les attaques. Cette crise, l’une des plus sérieuses par lesquelles uous soyons peut être passés, est d'autant plus redoutable que la so- lution ne dépend pas entièrement äe nous. Cependant, si la crise dure long: temps, le succès final couronnera nos efforts, Il semble que nous nous réveillons de notre sommeil, que d'un bout du Dominion à l’au- |tre, les énergies se préparent à s'u- nir parce que l'on nous pousse dans nos derniers retranchements. Depuis un certain nombre d'’an- nées, nous avons assisté au recul de notre influence, et des postes qui nous revenaient sont tombés en d’autres mains, Il nous faut re- conquérir ce que nous avons perdu et garder ce que nous avons. PACIFIQUE.