FT Fe = Ma . L À + } em FONDE EN 1893 DANS L'INTERET DES ACADIENS DE L'ILE ST-JEAN NEBDOMADAIRE . À me Me er er s y dé PAL dr Mosclcr A —4 UN AN 5100 SIX MOIS 50€ F. 3. BUOTE, DIRECTEUR, TIGNISR ABONNEMENT : Vol. 2. No 49. Tignish, Ile du Prince Edouard, Ma le 13 Oct 1914 22ieme Annee. Organe, dans la langue francaise, du P ZT — Parti Liberal des Provinces Maritimes. GENERAUX CATHOLIQUES ET FRANSAIS LE GENERAL PAL Le général Gérald Pau, quicom- wande nos troupes en Haute-Alsa ce, est également une de nes plus belles figures militaire, et son passé est, pour nous, un sûr garant de ses prochains exploits. Il veuait de sortir de Saint-Cyr ls soixantième, et d'être affecté comme sous-lieutenant, au 78e régi ment d'infanterie, quaud éclatèrent les hostilités de 1870. Durant cette terrible guerre Gé- rald Pau se conduisit en brave. Mais il avait laissé an pays uvre soeur, qu’il chérissait, Marie Ed luée, et qui se motriit d'inquié tude, manquant de nouvelles de ce frère non moins tendrement aimé. Après des juuinées d'angoisse elle apprit, par un soldat de son régiment, que Gérald avait été blessé et fait prisonnier aux envi rous de Reichshotfen. Eu effet, à Froeschviller, au fort du combat, des éciats de wmitraille l'avaient at teint à la cuisse et au bras : on a- vait même: dû lui amputer le poi- guet. Marie Edmée partit à sa recher- che. Elle le trouva. EKlle sollicita Bismark de lui enlever cette proies On mettait comme condition que le blessé ne repreudrait pas les armes: Je biéssé n'avait plus qu'un bras; * * il refusa de 1 faire une. pareille. pro de cléricaliswe,.comtme.disent -les FPnféésé. On s'estima satisfait par la blessure et Gérald fut emmené par sa soeur. Elle le soigna. Il approcha de Püis, avant même que fut fermée sa plaie, il annonça qu’il repartirait, le suriendemaiu, pour rejoiudre vartit, et, c'est avec la main gauche qu'il tira l'épée. La maiu gauche servit aussi glo- rieusement que la droite. Pendant qu’elle frappait à tour de bras, cette main gauche, Îles uouvelles du mutilé mauquaient de nouveau dans sa famille. La soeur partit à la recherch: du frète. Au bout d'un long et douloureux pèle- rivage, elle retrouva Gérald, l'officier était parvenu à la guérison. cette, fois, sain et sauf : traverser en compagnie de ques braves, les ligues prussienes, même aux quel- pour ne pas se rendre, Suisses, nos amis. Marie Edmée s'était conduite en digne aîuée d'un tel frère. En soignant les blessés dans les hôpi- taux, elle avait contracté le germe d'une maladie qui la terrassa, £u On conduisit tandis mois de mai 1871. son cercueil à l'église, les Prussiens évacuaient Nancy. Gérald Pau continua : alors sa brillante carrière. Chef de batail'on eu 1881, il était: colonel en 1893, brigadier quatre ans après et divisionnaire en 1903. un chêne, gre que Robuste comme n'atteignent pas les années, ie frort haut et, volontiers, la tête au vent, tout à la fois bon enfant et énergi- que, gai et sérieux, simple, sans souci de la tyrannie de la mode, ce peudant imposant, quand le veulent ses hautes fonctions, tels sont les traits saillants de clui qui aurait pu être aussi gén éralissime, ma's qui sera, lu éaumoins partout où cu emploiera son exyvérience et son aC- tivité, uu de uos plus glorieux chefs. De plus, ce qui ne nuit pas du tout à son prestige militaireet qui west pas de nature, non plus, à nuire à sa popularité chez nous, c'est que le général Pau est un ca- cholique fervent, ‘un de ceux qui font la communion fquotidienne et dont le coeur est à Dieu autant u‘à la France. ” Le général Pau est un de ces ca- tholiques convaincus qui n'ont pas craint de briser leur épée plutôt que son régiment. 1, \droiture, de patriotisme, de dévou- [de la mettre en service des creche- teurs de couvents et les enfonceurs | de portes d'églises. Aujourd'hui cette épée est au service de la France et l’on sait avec queile énergie, quelle vigueur et quel génie le général catholique conduit ses soldats à la victoire. Le general de Castelnau La famille de Castelnau est uve | vieilie famille catholique et le géné. | rat est un des plus vaillants défen seurs de la religion. Comme le gé- inérai Pau c'est un pratiquant fer- ventets'il y a un Français dans | toute l’armée qui donue l'exemple du patriotisme désintéressé, c'est le général de Castelnau. Comme on le sait, le général est àla guerre avec six de ses fils. Deux déjà ont été tués et le père continne la lutte avec le patriotisme ardent qu2 lui ivspirent ses senti- Le comte Albert de Mun Albert de Mun, membre de l'Aca- démie Française, le brillant polémis- té du parti catholique, écrivain dis- tingué, parlementaiie redouté, mort aujourd'hui à l’âge de 73 ans Mun est né en 1811 à Lemigny. | fut é 1871sune part prépondérante à a fondation de cercles d'ouvriers ca tholiques et il fit à ce sujet, de re tenti-:santes conférences politiques et religieuses. 1876 ; puya la politique de Broglie, fut de- uouveau réélu en 1877, invalidé en ren receuil de ses discours et de se 1878 et il échoua en 1879. ‘f est mrot ce matin à Paris LE BRILLANT ECRIVAIN ET POLEMISTES CATHOLIQUE ETAT AGE DE 13 ANS Faris; 6, (Spéciale).—Le comte |da alors sa revue l’Associ& tholique. : Lt S « et, depuis, son mandat lai est |nouvelé dans Je Morbihat, Le comte Adrien-Albert-Marie de | té de Norlaix (Finistère). ! iève de Saint Cyr. Il prit, en; minentes qualites oratoires. I! fut élu député de Pontivy en il fut invalidé puis réélu, ap de l'Eglise. ; l'Académie Française. 11 fon- conférences. on Cae- En 1881, it retourna À la Chambre comme député dé Pontivy été re: . Dans ses dernières années, il était dépu- Le comte de Mun était doné d'é. Ii a prononcé de nombrenx discours, soit sur la politique, soit sur le système du socialisme chrétien et le retour à l'ancien régime dés corpo rations, soit surtont pour la: défense Il a été élu, en 1897, mémbre de Ila publié ments religieux. Piusieurs journaux et plusieurs personnages importants de la Fran- ce dout les idées anti reli :ieuses sont counues ont déjà fléchi le ge- nou et demandé au Dieu des ar- mées des bénédictions et de l’assis- tasce dans la grande bataile, afin qu'elle sorte de ce conflis pius chrétienne et plus religieuse. L'ex | emple de force et de génie donné par les gén£raux les plus entachés libres penseurs. la confiance que le genéral Joffre a mise en eux plutôt que dans les généraux du bloc et | des fiches, sont des preuves que si la religion n’est pas le levier pour faire fortune et arriver au pouvoir, elle est une garantie certaine ce ement et souvent de génie. Dernièrement les dépêches an- nonçaient la citation à l’ordre du jour de l'armée du lieutenant de Castelnau. Ce jeune officier ser: | vait dans l'armée commande | son père, La façon héroïque dont celui-ci 1eçut la fatale nouvelle doit être relatée. Le général de Castelnan dictait des ordres, quand un officier se pré senta devant lui. —Qu'y at il ? demanda le géné- ral en se retournant. —Mon général, répondit l'officier | d'une voix qui tremble, votre fils Xavier vient d’être tué d’une balle! au front en donnant l'assaut à l’en- qui a été repoussé. Le général reste silencieux une s'adressant à son | que nemi, seconde. Puis, état-major: | — Messieurs, continuons. | Et il reprend la dictée de ses or- dres pour le combat. Mme de Castelnau vit, depuis le commencement de la mobilisation, dans le Midi. Ceux de ses qui ne sesacrifient pas en ce moment | à côté de leur père, sont de meurés | auprès d'elle. | Lorsque survint au château la | nouvelle de la mort de Xavier de! Casteluau, yersonne n'osait en a. vertir la pauvre mère. Mlle de Cas telnau chargèrent le curé de ce soin. Le lendemain matin, à la DR re messe, Mme de Casteinau, selon | | son habitude, s'approcha de la Sain- | te table. Le prêtre n'a pas osé en-| core lui faire pait de la terrible | | nouvelle, se trouvaut brus- | quemernt devant elle, il est si vive- enfants | mais en : ment ému que <a main qui présente | l'hostie tremble comme une feuile| Mme de Castelnau, qui s'étonne, relève la tête, aperçoit le visage bouleversé du prêtre et comprend. | Alors, à mivoix, eussi pâle qne| l‘hostie qu’on lui offre, aussi stoi- que devant l’autel que son mari, jà-bas, sur le champ de bataille, alt | dans | dans le vent. | | Î | Î | } demande simplement, souffle: ‘‘Lequel ?”’ e LA GUERRE SERA LONGUE (Du Bien Public) La terrible guerre se contiuue longue, angoissante, inter: mivable. Ceux qui espéraient un dénouement prompt conflit, se désespèrent; solution par le seul sort des armes pourrait bien être indéf re qui continue à envoyer des renforts aux a en même temps le recrutement d'une--arniée- de” | * million d'hommes. Toutefois, cette armée ne serait prête que dans dix huit mois; et l’ Angleterre estime qu’il sera alors temps de la jeter sur le «champ de bataille du continent- Ceci suppose que la bataïiie aura duré, avec des chances diverses jusqu'a ce temps là; à ce compte nous ferions sagement de ne pas nous créer de trompeuse illusions, et d'en prendre bravement notre parti. Quoiqu'il en soit, l'armée des alliés continne héroïiquement, non seulement à coutenir le flot menaçant des hordes alle- mandes, mais à le refouler de plus en plus au nord de la France, La bataille se poursuit maintenant presqu'à ja fron- tière des belges. Les tentons trouvent là encore, comme ils ont trouvé partout en terre ennemie, les formidsbles retran- chements préparés par les leurs longtemps à l’avance, et dont ils ne sont delogés qu’à la pointe de la bsïounetts. De la part des allemands c est depuis plus d’un mois, uue retraite qu'ils effectuent avec un acharnerent sauvage; Ça n'est pas encore vne déroute. C'est si peu une déroute que les autorités militaires de France et d’Avugleteire, ne rappor- tent qu'eu termes très brefs, les faits d'arme brillanis de leurs armées; de leurs armées qui accomplissent tous les jours, et à chaque heure du jour, une tâche surhumaiue qui n’a jamais été égalée sur les champs de batailles, Et pour- tant, ni la France ni l’ Angleterre n’ose prédire le jour où les allemands seront iéfinitivemeut reyoussés hors de France. Cette heure viendra toutetois; il n’est pas possible même qu’elle doive taider beaucoup. Hors de France, l'ennemi continuera la lutte en Belgique, et nous prévoyons assez ce que certe suprême résistance devra être. La formidable sai- gnée opérée sur la plus valeureuse jeunesse de France, de Belgique et d'Angleterre, n'est pas prête de finir; quand l’impénétratle üestin laissera enfin tomber le rideau sur cette scènes d’horreurs, nul ne peut dire encore combien aura été grande l'épreuve des admirables contrées de Belgique et de France. e son côté, l’armée allemande aura été abominablement désimé tous les jours sont autant de désastres pour elle. Si formidable soit-elle, l’ Allemagne devra pourtant subir à son l'invasion de son propre pays; et maigré la lutte de déses- poir qu’elle réserve à l’envahisseur, quaui ses forteresse ré- putées hnprenables auront démantelées, et que les troupes alliés iront jusqu'au coeur de Berlin dicter à l'arrogaut vain- cu les conaitions de paix, l'Allemagne éprouvera aloïs du- rement ce qu'il en coûte de troubler, par simple bravade, la paix du monde, et de bafouer la justice et la civilisation. Ce fantastique rendez-vous que, dès le début de Ha guerre se‘ donnaient à Berlin, et les troupes alliés et les hordes de Rusie, aura pour conséjuence la fin du cauchemar alle- maud et de son militarisme. — O— D'ici 1à, de lamentables catastrophe restent toujours possi- ‘ Lle. Le bombardement de Londres que se propose d’accom- plir le comte Zeppelin avec la flotte aérienne Allemande n'aura pas, espèrons le, le résultat qu'en attend le farouche Guillaume. —Q— Comme suite au récent départ de notre premier contin- gent canadien, le Gouvernement laisse de plus en plus s’ac- créditer ia rumeur d'une élection générale à l'automne. Pour savoir, dit-on, si le peupleest favorable ou non à notre contribution aux guerres de l'Empire. Au fait, il est presque temps de s’en inquiéter. Joseph Barnard. ils commencent à aémettre qu’une . si Even Parmises longs côteaux, 4 Ses cités, pleines d’art et Une race énergique, obstinée et pensive, | Au langage un peu lent, à l'effort toujours prompt, Aime d'amour sa terre exquise et la cultive Avec cet âÂpre orgueil qui A MEDITER seule larme de ses yeux,‘ La dévotion à Marie est uu torjous ce zèle. FEMMES DE FRANCE L'ALSACIENNE Devant la maison chère aux poutres apparentes, Corsage blanc, jupon rouge, bleu tablier, Une fille d'Alsace apporte à tous, vibrantes, Les preuves qu’en Alsace on ne peut oublier. Sur ses cheveux 1‘or fin et sur son front d'ivoire, Comme un superbe oiseau palpitant d’infiui, Eit posé le grand noeud dont les ailes de moire Tremblent au vent léger que la cloche a béni. Qu'elle fasse pousser des fleurs, des fleurs sans nombre, Qu'elle ait, pour leur fraîcheur, des soins toujours Ilen faut aujourd'hui pour nos tombes, dans l'ombre, Peut êrie en faudra t il demain pour nos drapeaux. Et la fille d’Aïlsace, en gardienne sans crainte, Défend le cher passé dont son coeur a besoin Par eile, le foyer. c’est la barrière sainte Qui dit à l'étranger: ‘‘Tu n’iras pas plus loin.’ Par elle, à ce foyer, nous voyons saus fin luire, Soustrait au souffle impur, envienx et cruel, Ce feu qui vient de France et que la France admire, Car rien de plus sacré n’a brillé sous le ciel. LA LORRAINE La Moselle, parfois, en Lorraine, au passage, Reflète un si charmant et si pur paysage Que, pour le croire vrai, l’on doit lever les yeux. Et la Lorraine abonde en semblables merveilles: Ses prés, ses bois ses monts sont pleins d'un air en fleur; . Son sol, plein de trésors, ses vergers, plein d’abeilles; Cette race de fer a pour joyaux ses femmes. .… Frêles dans le plaisir, fermes-daus le-tonrments Jilles viennent à vous, dreites de corps et d'âme. Et leur regard d'amour est net comme un serment. Plus d’une en son salon, plus d’ure en son village, Élégante héritière assise au fond d’un parc, Paysanne en sabots au chemin de halage, Semble ta propre nièce, 6 sainte Jeanne d’Arc. ‘Dans les balances où sont pesées les iniquités de la terre, qui nous dira le contre poids de la prière du juste et tout ce qu'emporte de crimes me seule goutte de sou saug, une —0— Louveaux: dans son cours gracieux, de haute valeur. maintient jeune un front. EMILE HINZELIN principe de sainteté; ayons L'Allemagne prise à SON pe On annonce que le col lonel du Paty de Clam vient d'être et eusement blessé. Au sujet de ce vaillant officier, dont on a déjà beaucoup parlé en France, voici quelques détails inédits et pleine de saveur que nous apporte une lettre privée de la province française, justement reçue.—" Vous souvient- il que Milleraud, notre ministre de la guerre actuel, —et pour la 2e fois,— donna un jour sa démission parce qu’on lui reprochait d' avoir rendu à Du Paty de Clam son grade de colonel, sans pouvoir ne donner les taisons. Or ; aujour- d’hui, on sait la vérité là-dessus. du front de bataille à Paris, séri- | Les dreyfusards avaient fait dégra der Du Paty de Clam parce que ce- lui-ci leur était opposé. De Clam, qui savait et parlait tiès bien l'alle- mand, passa en Allemagne et ficit par se mêler à l'Etat-Major alle- mand. Alors, il apprit des choses. qui mirent la France sur ses gardes Il apprit, entr’autres, que les Teu- tons avaient décidé d'attaquer par la Belgique....{Æn sous main, la Belgique prévenue, se prépara à faire face à l'invasion de son terri- toire ; la France aussi.... Révéler ces débats avant la guer- re, c'était livrer Du Paty de Clam aux pires représailles d’ennemis sans scrupules, {soutenus par la franc maçonnerie ; aussi, Mille. rand préféra t il démissionner.’” | Onvoit, par ces renseignements be notre correspondant, comment avaient raison ceux qui soutenaient que ‘‘la France était avertie”’, et jusqu’à quel point sont dans le vrai cenx qui affirment que ‘Dieu a voulu éprouver la France, mais Je auver !”” LA CHUUE DENAMUR ELLE FUT SURTOUT L'OEU- VRE DES ESPIONS Londres; 5.—La chute de Namur, dit le correspondant du ‘‘Times‘ en Belgique, fut en grande partie l'oeuvre des espious allemands, ‘’Une des défenses principales de Namur était la Meuse, télégraphie = — d'un type plus ancieu, furent dans ‘impossibilité de répondre. Les forts de Maizoret, de Marchovelette, d’Audoy et de Cognelee furent tous détruits et brulés et tous les hommes de leurs garnisons périrent.’’ EE Il rejuse de se baître contre les Belges Anvers, septembre (via News York par malle).--Un collaborae tsur du journal socialiste d'Anvers “De Volksgaret’’, qui est dans l’ar- mée belge, écrit ce qui suit : ‘Jeudi dernier, nous fimes pri- sonniers treize ulhaus que je fus chargé, avec un groupe de compa guons, de conduirefhors du champ de bataille. D'abord nous ne parlâmes pas à nos prisonniers qui ue semblaient pas nou plus très loquaces. (Cependant, comme je parlait l'allemand, je fut chargé de commander les prisonniers, et che min faisant l’un d'eux commença à m'assiéger de questions dans le but de savoir où était notre armée, ce qui allait arriver aux Allemands et si les Belges étaient bien furieux contre les Allemands. A vant de lui répondre je lui de- maudai qui il étaitet ce qu’ii faisait et ainsi j’appris qu'il était officier de l’une des plus grandes union ouvrières confrères dans le mouve ment ouvrier. Je me fis connaître et il me ra couta ce qui suit : “Notre parti, dit il, participait à une sérieuse agitation contre la guerre quand-futdeuné.l'ordre de la mobilisation. Des assemblées sans nombre, des démonstrations orageuses eurent lieu d’un coin à l’autre du pays et notre presse pu- bliait chaque jour ,de violents arti cles contre la: guerre. Kn dernier ressort, Vorwaerts fit appel à l'Em pereur en faveur de la paix, mais ce fut en vain, la clique des me neurs voulait la guerre. Je suis couvaincu que c’est le Kaiser et ses satellites qui sont Êles premiers coupables de cette guerie européenne, Il nous a fallu ensuite nous pré parer à marcher en toute hâte à la frontière. Notre armée fut ac cueillie partout avec enthousiasme ; dans les villes ‘on n‘eutendait que les cris :‘'A Paris, A St Péters bourg’. Nous ne savions pas où nous allions. Notre régiment fut divisé en deux à Cologne, puis uous nous rendîmes a Aix-la Cha- pelle où nous passâmes deux jours. » | J'avais le pressantiment que nous marchions contre la France. Nous avons appris alors que la mort de Jaurès avait causé une révolution à Paris. ce correspondatt. Les Allemands, aidés par leurs espions, parviarent à ouvrir les écluses, abaissant ainsi considérablement le eaux, qui sont généralement très profoudes, Grâce à cela fs putent traverser la rivière, ‘Quand le ccmmandant de la pls-, ce de Namnr vitqu , saus renforts, toute résistance était impossible, il essaya de rassembler aux points de défense principaux les forces disper sées dans les forts avancés, mais les espions avaient coupé les lignes sou terraines du système téléphonique. Ii se trouva par suite dans l’impossi bilité de faire parvenir ses ordres à ses propies troupes aussi bien que de demander des rensorts. ‘‘Le résultat fut que chaque r4 giment fut obligé de combattre pour son propre compte, en s'achappant niveau des! Je fus horrifié en voyant que vous marchions vers la Belgique. Lorsque je constatai que c'était bien notre direction, je résolus de ne pas me battre, Non pas que j'avais peur, je ue suis pas uu lÂche. Si j'avais été efvoyé en bout contre les soldats salariés du Tzar. Mais nous devenions les en- et les meurtriers d'une population brave et industrieuse, En Belgique qui est le siège du socialisme inter vational, le pays où Marx en En- gels, chassés de partout, ont trouvé un réfuge, dans ce pays des pion- niers de la grève générale, non jamais, Et j'ai tenu parole, cama- rade. Je suis votre prisonnier de guerre. Ils peuvent faire de moi ce qu'ils voudront j'en suis satis de Namur, et que tous subirent des pertes considérables. Sila garnison était restée à Namur, 12 heures de plus, ni un howme ni un canon n’au aient pu rejoindre les alliés. En fait des 25,000 hommes qui compo- saient la garnison, 12,000 seulement réussirent à s'échapper. ‘Les Allemands commencèrent l’attaque de Namur ave des obusiers de 42 centimètres qui furent mis en position derrière un épais rideau de cavalerie, Les canons des forts: fait.”’ Nous nens séparâmes en échan geant une poiguée de mains, et il me dit qu’il souhaitait la fu pro chaine de la guerre ain de repren dre son travail d'organisation ouvrière. W. P. McBride, M. D Bureau: Pharmacie Gallant Résidence: J. Albert Brennan Cossultations nuit et jours Russie, je me serais battu jusqu'au vahisseurs traitres d’un pays ami : LL. ame mm mi L2R CE rod RS on a Sn ges 2 LE où € Pi si RS