4 = | 4 7 = VAR ns t la For, Fe F7 ; ns, * 4 var ic? ss ESS 9 Morl,ls F5 PS, 5 4 u ne. ne. must} LA CIE. DE PUB. DE — pq L'IMPARTIAL, PROPRIE TAIRE. | Fondé en 1893 par Giibert Bnote et son fils, | F. J. BUOTE, RÉDACTEUR. Mme. F. J. BUOTE, Assistante. | VOL. 4. NO. 51 & ! RERIRS DRERSRIRIRIRIRI RIRE RIRES RIRES Thierry entra dans la loge du concierge. et mangea avec délices le souper qui lui était servi, sans oublier de porter de temps en temps la main sur sa jambe et de se plain- dre de ces douleurs. Quand il eut soupé, le portier le conduisit, à travers un long corridor, daus une vaste chambre voûtée en brique et dans laquelle il y avait un Jit très propre. ., ‘“*Vollà ton lit, lui dit le portier ; tu u’as pas besoin de lumière, le clair de lune t: servira de lambe. PBotne nuit, dors hien.’’ Là-dessus il se'retira, emportant la lumière, et ferma la porte sur Jui. XII Dieu protège les bons. Dès que Thierry fut seul, il dé- tacha de son pied les chiffons qui le couvraiest, mit dans sa poche les fausses clefs et les crochets qui al- laïient lui servir, et, s'étant jeté tout habillé sur sou lit, ilse tint tranquille jusqu'à ce qu'il crût tout le monde plougé dans le sotmmeil. Aussitôt qu'il vit régner le silence le plus complet ïilse leva, ouvrit doucement la porte de sa chambre et s'avança dans l’obscur corridor. Lorsque le portier j'éclairait pour lsmener coucher, Tierry avait eu soin de bien examiner les localités, et avait remarqué la porte du jar- din avec ses barres de fer et sa vieille serrüre rouillée dont Josse lui avait parlé. Il chercha à la retrouver eu suivant d'une main la longue muraille, tandis que de l'au- tfe main il tenait ses instruments tout prêts. Après avoir suivi le corridor ave : la plus grande précaution, il parvint à la porte, dont il retira les verrous sans bruit ; il réussit égale- ment à ouvrir la serrure, et s’arrê- ta un moment sur le seuil de la porte ouverte. Un vent d'automne vif et piquant sou fflait à travers les branches des arbres à moitié dé- pouillés de leur verdure, et sifflait dans les feuilles dont le sol était couvert. La lune avait disparu depuis louzte mps, et quelques rare étoiles éparses sur le firiement brillaient enco:e Ça.et là à travers les nuages. Thierry voulut d'a- bord attendre à cette place l’arrivée des autres brigands ; mais il ressen- tit un tel froid aux pieds, aussi bien à l'entrée du jardin que sur és dalles-de marbre du corridor, qu'il lui fut impossible d'y tenir plus longtemps. Ji laissa donc la porte du jardin entr'ouverte, et rendra dans sa chambre, ayant la £caution de ne pas la fermer, afin d'entendre le signal de l’arrivée de ses camarades, un faible coup de $2 sifflet, Thierry se jeta sur sou lit. VS ja tête eppuyée sur le bras et tâ- chant de ne pas s'endormir. ont à coup il crut entendre un ouragau se déchaînet ; les fenêtres tremblèrent et la porte de sa cham- bre s'ouvrit toute grande. Thier- ry eut peur ; cependant il se rassu- ra, C'est le vent, se dit-il, qui, en sifflaut dans les cheminées du chà- teau, a produit ce bruit, quia fait trembleret ouvert ln porte cnire- MECHANT | (RPRRSRSSRAIR PE Par PE — '_E- % BON FRIDOLIN AE LE RÉ | bâillée. Mais nn moment après il Frs dans le corridor des pas lointains, et qui devinrent de plus en plus distincts et rapprochés. | Voilà une marche tout à fait sin. Igulière, dit-il en s’essuyant le front ; ce ne sout point des pas | d'hemmes : que diantre cela peut- il être ? Bientôt les mêmes pas se figure noire portant des cornes. Cette figure s’avawça vers lui et se plaça devant son lit; Thierry fut saisi d'une frayeur mortelle, et se cacha dans la couvert:re. Oh ! sa puissauce sur les méchants. L'être fantastique que le jeune malfaiteur preuait pour le démon n’était autre chose que le chevreuil. Le coup de vent qui venait de se faire entendre ayant ouvert la porte THIERRY < quel estce drôle-là qui apporte le firent entendre dans la chambre, | Thierry aperçut vers la fenêtre une se dit-il, c'est le demon qui exerce | braconniers de se faire passer pour & G mentables de Tuierry avaient ré- veillé tout le monde et répandu l'a larme dans le château. ‘‘Parlez, Maurice, dit le comte en :’adressant au vieux chasseur ; apprenez-moi ce qui s'est passé, et STANTON'S PAIN RELIEF! Remède INTERNE et EXTERNE por le & soulagement et la guérison 0 immediate des Rhumatismes, Crampes, Coliques, & Maux de Gorge, Diarrhée, Névral- Ë gie, Mal de Dents, Entorses, Con- Æ tusions, Etc., Etc. 4 C’est un “ Remède de famille”, Interne et Externe, soigneusement adapté à l’usage géné. ral, et qui devrait se trouver dans toutes les maisons, et dans la malle de chaque voyageur. N'oubliez pas que le soin immédiat de n’im. Ë porte quelle douleur, vous épargnera un trou- É ble sérieux, de l'inquiétude et de la dépense, BK Dans les cas où il vous serait difficile de vous À procurer un médecin, le ‘‘’STANTON®’ le ES remplacera, sa Il calme et soulage immédiatement, LA En vente partout. Prix 25c. la bouteille. 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Thierry resta presque muet d frayeur à l'aspect de cette figure ésouvantable. de ces yeux ardents, ! de ces cornes menaçantes : une sueur froide ruisselait de son front, il s’entortilla tout à fait dans Couverture. Le prétendu démon lui appliqua d’abori quelques coups de cornes, q1i malgré la pro- tection de la couverture lui firent beaucoup de mal ; non content de cela, la figure noîre sauta ‘sur 1: lit ' } “ CA: la et se mnt à enfoncer ces corues dans la couverture, comme sieile avait voulu l'enlever. Alors Thierry, ne pouvant plus y teuir, fit un ef- fort, j-ta la couverture, sauta à bas de son litet s'élança dans le corridor ;-le chevreuil le poursui- vit, le renversa par terre et l'acca- bla encore de coups avec ses pieds et avec ses cornes. Thierry se dé- gagea plusieurs fois ; mais à peixe s’était-il relevé pour s'eufuir, qu'il était de nouvean renversé. Le chevreuil le chassa ainsi de coin en coin jusque sur le vestibule au pied du grand escalier, où il l’atteignit de nouveau, le reuversa par terre et marcha sur lui pour l'empêcher de se relever et d'aller plus loin. Thieiry, hors de lui-même, et ne sachant plus que deveuir, se mit à crier de toutes ses forces : ‘‘Il me tuent, il me saisit, il veut m'’enle- ver ; au secours ! au secours !”? Ces cris et ce bruit éveillèrent les gens du château. Le premier qui parut au haut de l'escalier, avec une lumière, fut le vieux Maurice, Thierry, désespéré, s’élança renu- contre, se jeta à ses pieds, embras- sa ses genoux et s'écria : ‘‘O mon- sieur ! protégez-moi, sauvez-moi ; je vais tout avouer.” Le chasseur s'écria d’une voix terrible : ‘‘Parle ! avoue ! ”’ Mais avant que Thierry eût pu reprendre haleine, les domestiques accouru- rent de tous côtés. Bientôt après parurent aussi le comte, son épou- se et les deux enfants, Les cris la. re : SPA * 2 Pr hpetes ar RER SRE ETC Er Toronto, ON, set et me mn ati emmener mc estropié et mendiant, afin d'être. reçu pendant la nuit au château, et | de leur ouvrir la porte du jardin, 4 chose à laquelle il n'avait consenti | F que forcé par leurs menaces ; mais! Ë qu'au lien des braconniers, le dia-| ble était venu le maltraiter à saut) ss et avait voulu Î _— Hany Women GuÉer } . Le bon Fridolin, qui se trouvait | à côté de M. de Mukenstein, et | Untold SONY From qui tenant une chandelle à li : main, regarda de plus près le misé-)} Kidney Trouble. rable Thierry, et s’écria : ‘‘Eh !| je te reconnais ;c'est toi qui autre- ! Very often they think it is from so- fois dans la forêt as tué d'un coup called “female disease.” There is less de fusil une pauvre ehevrette sous female trouble than they think. Women les yeux de son petit. Oui, oui, PE Re, CRC, RS à nervousness, irritability, and a dragging- e est toi! n'est-ce pas, tu ne €i0- jown feeling in the loins. So do men, yals pas alors que le jeune che- and they do not have ‘female trouble.”? vreuil vengerait un jour sa mère, Why, then, blame all your trouble to qu'ilte livrerait à la justice et female disease ? With healthy kidneys, s 4£ x : few women will ever have ‘‘ female dis- peut-être à | échafaud ? Mais Dieu orders.” The kidneys are so closely con- l’a voulu aiusi : Dieu est un juge nected with all the internal organs, that patient, mais juste et sévère.’ | when the kidneys go wrong, everything Thierry considérait Fridohn' goes wrong. Much distress would be avee des yeux étonnés, et ne com- | #ed if women would only ms prennit pas ce qu’il voulait dire: |: DUT er PILLS Alors le vieux Maurice lui apprit! PSS Lambeth; Ont. tiils que :e petit chevreuil, dont il avait! of her cure in the following words :—"“*1I autrefois immolé la mère avec tant | suffered for about two years with kidney de barbarie dans la forêt de Hasel-| trouble. 1 ached all over, especially in bach, avait été élevé au ellâteau, _ cui ” ss Le” REC était devenu ua magnifique animal | Lo be 4 ee sbility: end téich- et que c'était là le diable dont il a-| dust deposit in urine, were some of my vait reçu des eoups de eornes. symptoms. I took Doan's Kidney Pills. “Existe-t-il sur la terre un être! The pain in my back graduelly left me, plus sot, plus imbécile que moi 1 ” RTS ag PR DRE EEE . * \ recommend Doan's Kidney Pills to all maiu sur le frout. Je me croyais le | fferers from kidney trouble.” plus rusé des garçons de mon âge! Price 60 cents per box, or 3 for $1.25. et voilà que je prends nn chevreuil pour le diable. Un animal privé de 1aison a pu me tromper assez grossièrement pour me forcer à dé- | + voiler un complot qui était si bieu combiné ! Oh ! c’est pitoyable ; il y a de quoi s’arracher les cheveux de honte et de dépit. "” Les domestiques rirent aux éclats de la singulière méprise du jeune vaurieu ; inais le comte y trouva le sujet d’une boune leçon, et dit d’un air grave : ‘’La frayeur de ce jeu- ne malfaiteur provient, il est vrai, | # d'une erreur; mais uue grande | #7"? vérité est cachée sous cette erreur, c'est sa conscience qui Jui fait voir le diable sous la figure de cet inno- cent animal. Un garçon honnête et vertueux u’aurait jawiais pensé que le démon voulût l'emporter en enfer.” Mine de Finkenstein ordonna en- suite aux domestiques d'aller ‘er- surement à une pes et douce, fuites usage du 1 Javon ! 1Baby's Own! à li n'y en a pas de meilleur, z, ALBERT VOILET CO4P CO, All dealers, or DoAN KIDNKY PILL Co. ! 1IGNISH, ILE du PRINCE EDOUARD, JEUOI LE 4 MAI, 1905. DRY GOOb& sis JS. 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