IL'IMPARTIAL, JEUDI LE 14 FEV 1901. a L'IMPARTIAL FonNpE EN 1898 Le seul Journal français de l'ile du Prince Edouard. HEBDOMADAIRE, 8 PAGES. ABONNEMENT : cn DER Ross 0D Trois MOIS .......................30 Les abonnements sont paya- bles d'avance. Annonces 10 ce nts la ligne, 1ère insertion, 2 cents la ligne les in- gertions subséquentes. Toutes communications doi- vent être adressées à L'IMPARTIAL TIGNISH. I. P. E. L'IMPARTIAL Tianism,, Feb. 14 1901 Les Malles. L'expérience des derniers huit jours doit suffire pour faire com- prendre aux autorités qu’ils n’agis- sent pas dans les meilleurs intérêts du public en persistant dans leur refus de placer un steamer sur la route entre Summerside et la Terre- Ferme pendant l'hiver. Depuis plus d’une semaine, le Stanley et le Minto sont pris dans les glaces en- tre Pictou et Georgetown, et pen- dant tout ce temps nous sommes privés de nouvelles étrangères. Tan- dis qu'il est impossible aux stea- mers de sortir de leur prison de glace entre Georgetown et Pictou, le détroit entre Summerside et la Grand'terre est presque libre de glace et ceux qui ont étudié la si- tuation déclarent qu’il ne s’est pas passé un jour sans que le Stanley eut pu faire le trajet entre Summer- side et le Cap Tourmentin. L'APPEL DE DIEU. Mgr Fallize, vicaire apostoli que de Norvège, raconte cette touchante anecdote : Nous faisons la procession de la Féte-Dieu aveo toutes les pompes que les généreuses da: mes des œuvres apostoliques aons mettent en état de déplo yer. À Christiania surtout, cet: te procession est un événement pour toute la ville. Or, en 1897, M. le curé de Saint--Olaf, à Christiania, reçut le lendemain de la procession, d'un jeune étudiant protestant de l'Umiversité, fils d'un juge, la lettre suivante : “Hier, me trouvaut sur le passage du Saint Sacrement, Correspondances Dear Sir, Is it not near time for the authorities te provide suitable quar- ters for a Post oflice at Tignish? Surely the business, now that ‘‘every- thing is booming” warrants more con- nience for the Public. The narrow hallway, where our boxesare placed— access to which can only be gained when it suits the P. M.—is a disgraee to the community, besides it is un- safe to enter the narrow space at cer- tain times of the day. Yours etc. PROTEST. Ep. NoTEe.—With reference to the above we have asked the post-master why the hallway was locked during certain hours. He answered that he dared not leavethe building withont having all doors secured. Having no safe in which he could place his cash and other valuables, he is obliged to lock the doors leading to the boxes, otherwise, as past experience proves, entrance woul& be gained by the up- per part of the wall saparating the box room from the office.” All this can be obviated if proper ae- commodations were furnishe1 by the postai department. We agree with our correspondent : it is high time better accommodations should be given us for a post oflice. La Mineralogie, M. le Rédacteur Dans une lettre précédente je faisais la remarque que je devais demander des spécimens de minèraux au département de l’a- griculture à Ottawa. M. Arse- nault semblait me croire bien en arrière des temps parceque Je ne savais pas Où me procurer des minéraux. Eh bien, on ne peut biâmer personne d'igaorer ce qui n’est pas. La lettre sui vante que je viens de recevoir fera voir que M. Arsenanit est si plein de sa chimère miuéra- logique qu'il peut même tiom- per les gens sans ie vouloir. Geological Survey of Canada, Ottaws, Jan : 28th, 1901 Bear Sir, Your letter of Jau : 17t1h, ad- dressed tothe Department of Agriculture has been forwarded to this Department for reply. es the Department ot Agriou.ture does not concern itself with mi- neral specimens. This Department from time to time makes up a limited num ber of small colleetions of Cana dian minerals suitable for cdu- cational purposes, which are given under certain condilions to educational institutions of the higher grades in which the teaching of Natural Science, and particularly mineralogy forms a regular part of the cur. rieulam. The distribution of these collections is confined as far as possible to such institu tions, and is never made per. soually to teachers or professors. Would you be so kind as to inform me in regard to the il m'est arrivé d'être surpris à un tel point que J'ai oublié de me découvrir. Alors un des catholiques qui 1accompaguaient le Saint Sacrement, saisit mon chapeau et le jeta à mes pieds. Ce n’est pas pour me plaindre de son zèle un peu violent que je vous écris ces lignes, mais uniquement pour m'exouser et pour vous dire que, de ma part, il n'y a pas eu de mauvaise vo: lonté. Je comprends très bien que eet homme, blé dans ses plus nobles sentiments, ait agi, grade ofthe schoo! taught by you, in sucha w:yithat I can refer toit inthe Report ofthe Superintendent of Edneation for the province of Prince Ed. ward Island. Yours truly, GEORGE M. Dawson Director. AnDREw Dorron EsQ | Abram's Village, PF EL Je tiens à publier cette lettre pour en venir à ce quiest vrai (faire des leçons de choses et comme il l'a fait, et je regrette! M. Arsenault est un excellent infiniment d'avoir pu donaer du homme et ne voudrait guère scandale. Veuillez me le par- tromper les instituteurs ; maïs i] donner ; bien pius, veuillez me |se laisse dire des belles choses : Lie 7) | . “ é permettre d aller vous voir. Let croit à tout ce que l’on di: I fuite à | ; l fit, en effet, une visite à M. sur son étude ns le curé et, l’année suivante, en. Ce n’est pas que je veuille 1898, 11 Sgurait dans ia PTO08S- gonfondre à jamais M. Arsenaut sion de |a Fête Dieu comme clere, : ini se arcomédts Me en soutane et surplis portant A “te ë ma crosse, devant Île dais. [ENes, Ds FIEF S: l'automne deraier, il est entre |tnde de cette science n'est pas au collège urbain de la Propa- de grande importance dans les ganude à Rome pour se préparer |êceles primaires. Nons pou- au sacerdoee et à la vovation |vons parler des minéraux d’une apostolique dans sa patrie, manière ineidentelle, mais en A Ed à pt pet ER dans mn méme ms + : SE timente bien te l'étudier à fond serait du temps perdu pour la plupart de nous. Voilà mou opinion. Je suis cependant prêt à m'en démettre quand M. Arsenault nous pro- posera des arguments plus forts et surtout plus dans le domaine de la possibilité. L A. DorroN. Abram’s Village, Ce 9 fevrier 90me Anniversaire. Mardi le 5 février, les enfants et les nombreux amis de Dame veuve Fidèle Jude Arsenault se réunis- saient encore une fois autour de cet vénérable nonagénaire pour 80- lenniser le gome anniversaire de sa naissance, Un souper somptueux avait été préparé pour cette occasion mémo- rable, et vers les 9 heures du soir une soixantaine de personnes s’as- sirent à la table. L'adresse suivante, au nom des enfants fut présentée à la véné- rable vieille et lue par M. Joseph} S. Gallant, B. A., prinoipai de l'é- cole grammaire de Tignish. BIEN CHERE ET VENEREE MERE. Encore une fois le Bon Dieu nous permet d'assister a votre anniversaire —le 90me de votre naissance. Le bonheur que nous éprouvons en cette oëcasion ne saurait être exprimé ; nous y voyons la réalisation des pa- roles de l’Ecriture ou il dit: ‘‘Houo- rez votre père et votre mère afin que | vous viviez longtemps.” L'age pa- triarcal ou vous êtes arrivée donne é-| vidence au respect que vous avez eu | pour vos parents dans votre jeune] . ’ . . | age—traits caractéristiques que vous | fants. Nous reconnaissons vos solli- citudes pour nous, nous savons les en. | | nuis et les tribulations que nous a-| vobs pu vous causer, mais toujours et | en tout temps, vous vous êtes montrée | la femme forte, la mère chrétienne. Les | nombreux amis venus de tous cotés! et qui se joignent a nous en cette mé- | morable occasion rendent un glorieux | témoignage de l'estime que tous ont | de votre vénérable personne qui por- | tez près d'un siècle. Malgré cet age | avancé qui pèse sur vous, très chère! mère, nous faisons des vœux au Très- | Haut qu'il vous accorde encore bien | | des années au milieu de vos enfants. | Vos ENFANTS. | La plus franche gaiété régna pen- | dant toute la réunion au milieu de instrumentale, et après une soirée qui s‘écoula trop vite les convives se retirèrent, souhaitant à Madame Arsenault bien des années encore. ENCORE UN ECREG Unc dépêche de Londres en date du 8 février annonce que, au cours d’une attaque à Mod- dersfontein, les Anglais ont eu ueuf hommes tués et 31 taits prisouniers. La même dépêche dit qu'à une attaqne qui a eu leu le 20 janvier, les Boers ont eapturé 200 Anglais. LE PASSE-TEMPS est une superbe revue musicale, lit- téraire et sociale avec texte et musique qui paraît tous les quinze jours. Inté- ressante et utile pour professeurs et élèves. 8 pages de texte et 16 pages de musique choisie : musique de piano, d'orgue, de violon, de manéeline, duos, ete, ete. Une magnifique prim st donnée aux abonnés d'un an. En vente partout, c le numéro. Abonne- ment, $1.50 par année. S’adresser au bureau de L’'ImPARTIAL, Tignish ou a J. E. Belair, éditeur, 58 St-Ga briel, Montréal. 97 #1 (s j NI D a Fi ÊTES VOUS SOURD ?? Tous les cas de SURDITE ou d’OREULE DURE se guérissent maintenant par notre nouvelle inven- uon. Les sourds-muets de naissance seuls sont incurables. Les bourdonnements d'oreille cessent immé- diatement. Décrivez votre cas. Examen et conseil gratis. Vous pouvez vous guérir chez vous à un coût relativement bas. Dr. Daiton’s Aural Institute, 6,2 Salle Ave. CHICAGO, ILL, 22 PR ENPESES Te. ; à A1or acceptable fdeas. L KSËP State if patentes. ; 4 NH THE PATENT RECORD, Baltimore, Md. é { avez toujours conservés envers vos en- | la danse et de la musique vocale et | TOUJOURS FRANCAIS. ne eme mes Lorsque le gouvernement français retira ses troupes et ses) employés du Canada, après la cession du pays à l'Angleterre, en 1760, il ne resta pour peuplier la Nouvelle-France qu'une po- pulation de 60,000 habitants. Cette population, occupée jus- que-là par ses luttes incessantes contre Les indiens et les Anglais, n'était guère prête à se gouver- ner elle même et, de plus, nous devons le dire, son éducation tait peu développée. Ce dé- fout était dû au manque d'éta- blissements ciassiques ; ellé n'a sait que quelques éco'es diri- gées par des religieuses ou des religieux, qui faisaient bien tout ce qu’ils pouvaient pour élever le niveau de l'éducation, mais quin’avaieut pu y parvenir vu le peu de ressources à leur dis- position. Les Anglais, en prenant pos- session du paÿs, virent tout de suite qu'ils s'adressaient à un peuple peu instrait, et pensèrent en couséquenoe qu ils pourraient le gouverneur à ieur gaise : tant un peuple illettré est faible près d'un autre qui l'est. Mais leurs prévisions furent heureu- cement déçues. Le souvenir de la France, res té dans le cœur de ces Français abandonnés dans les neiges du nord par le roi Louis XV, et son acolyte Voltaire leur fait faire des prodiges. Aussi, au lie due courber latête devant les vain- queurs, ils se mirent au contraire à les combattre hardiment, non plus psr les armes—la chase é. tant devenue impossibie—mais age les moyens fournis par la constitution donnée au Cauada par l'Angleterre. À chaque attaque des Anglais, l2s Français opposaient une ré- sistance telle qu'eile obligeait leurs offenseurs à céder. Par. tout on les voit, ces Français qui furent nos pères, suivre leurs ennemis dans jes Joûtes oratoi- res, dans les parlements, dans tous les lieux enfin, pour défen- dre leurs libeités, leurs droits. Ce fut une lutte continuelle, sans relâche, sans répit. Lorsqu'ils disSpararent d'ici- bas, laissant intact à leurs en- fants le dépôt sacré confié à leur garde par Ja France : la langue française, la foi catholique et les institutions primitives du pays, leurs enfauts, dis-je, n’eu- rent aucun reproche à leur faire, car ils avaient fatt leur devoir. Quant à eux, il ne leur res- tait qu’à poursuivre la route glorieusement tracée par lenrs pères. Etils le firent. ‘1ls tra- vaillèrent donc à assurer la li- berté de discussion, l’indépeu- dance de la presse ; à répandre partout l'éducation en fondant de zombreux collèges qui font maintenant l’ornement du Ca- nada Jamais ils ne cédèrent an pas à leurs adverseires, ja- mais ils ne firent une seule con- cession. Une fois même, pendant les| jours sombres de la rébellion, ils osèrent, ces braves, lever les armes contre la puissante An- gl:terre. 11ls allèrent au devant de l'ennemi qui était bien armé et discipliné, avec des faulx et des haches, d'antiques fusils à canons de bois. Dans cette Intte inégale, ils sor tirent encore vainqueurs, et les Angiais furent forcés de se ren- dre à leurs justes demaudes-: Oh! nobles ancêtres, lorsque nous vous voyons combattre si fièrement ponr mous acquérir les dioits dont nous jouissons maintenant, nous ne pouvons cesser de vous admirer. Votre dévouement est si magnanime, si héroïque, si grand, qu’il nous fait verser des larmes de recon- pierre, des à F ce fes Paz Recorp $1.00 pei an”: > FD free. mnt am ro ae cmt M ttmnnaseneé etats maman 2.20 r È 2 ee LHC ° naissance. Vos travaux ne seront pes perdus, nous eu ertretenons j'espoir, par vos fils d'aujourd’- hvui. Sans agression contre les autres pationalités vivant au- près d'eux, mais aussi sans fai- blesse, ils suivront la trace de le airs aieux, sans dévier un fus- tant de la route. Si les oou- leurs de la France ne flotitent plus à la brise du Saint-Lau- rent, du moins le souvenir de la mère-patrie demeurera $ou- jours ineffaçable dans le cœur des Canadiens, car ils ne seronê jamais Anglais, mais toujours Français G. A. Dumont. MARCHANDISSE D'HIVER —X —- Voici le Temps arrivé d'acheter vos Marchan- dises d'hiver: Nous Avons déjà reçu et recevons chaque jour des Marchandises pour sa- tisfaire tous les goûts. Nous Vendons toujours au plus bas prix et garantissons nos Eflets. Nous Avons Aussi Nous avons aussi un bon as- sortim:n:deHairaais et d:cair à Harnais. Nous tenons une Boutiqueà Réparrage où M. Michel Poirier est prêt à faire votre ouvrage sans vous faire attendre. Venez Nous Voir. Vousserez satisfaits. J. F.Chaisson & Cie Tignish. 4 oct 1900. MeLEAN'S VEGETABLE WORM SXRUP :is th: same safe, plesant and eff: tual reme- dy for children as when intro- duced years ago. The first Worm Syrap was MeLean's, beware of imitations gt the original and Genuine McLean's Vegettable Worm Syrup. SOAP! SOAP pm X — Don't you want good Soap for you money ? Jf you do ask for ROYAL O4K AND JUBILEE They are the Best J. D. Lapthorn & Co. MANUFACTURERS Charlottetown, ED: LE KENTRIOKS LINIMENT never disappoints—Beware of cheap imitations at cheap prices. LUE TANT Our fee returned if we fail. Any one sendi sketch and description of any invention will ptly receive our opinion free concerning patentability of same. ‘ How to Obtain a Patent'' sent upon request. Patents secured through us advertised for sale at our expense, Patents taken out through us receive notice, without charge, in l'HE PATENT RECORD, an illustrated and widely circulated journal, consulted by Manufacture rs and Investors, Send for sample copy FREE. Address, VICTOR 4. EVANS & CO. (Patent Attorneys,) ù Evans Building, WASHINGTON, D. C. Enwoyezun timbre pour votre “Gudke des In- vänteurs.” Nons obtenons lus de patentes pouf les inventeurs que tus les auéres ingé- nieutg ensemble, et nous f: isons une spicisdité des aÿplieations, que les tres sgents n'ont isssi À obtenir. Pas ‘0 patezte, pas de paye. MARTÈN & MARION, EXRERTS. Ga. 185 rub Sc. Jacques, Montréal Fel. 2388. VMent: 2: 04 Tourkol