PP EE * petites | NOUVELLE SERIE L'IMPARTIAL, TIGNISH, I. P. E. MARDI 13 JUIN 1or1 18 ANNÉE ENFANTS ALCDOLISES en | C'est un fait certain, indéiable, aussi regrettable que révoltant que nombre d'enfants sont alcoolisés dès le berceau uirectement par des drogues patentées à base d'alcool et plus directement encore, par les ‘“ponces’’”, les gouttes, et “je soi disant lait stimulant de la mère” qui boit elle-même réguliè rement des a!cools sous prétexte de se tonifier... et que s’alcoolise avec des {gins, brandy, du Paruua et autres drogues dénoncées. L'enfant dort, il a pris toria ! C'est le cri triomphant ;de la ré-| clame....Que se passe-t-il ? Au foyer, entre voisines : Le bébé n'est pas beau, !à vrai- ment. Jl crie ! —Mais ma chère, qu'est-ce qu’il a à crier comme ça ? Serait-il ma- lade, le cher ange ? —Oh ! j'ai oublié ‘de lui donner ses gouttes ! C'est l’heure ! Et bien vite, la mère compte : une, deux, trois, quatre. —Bois, mon chéri ! E'—Mais, c'est une de trop, il n’a pas quatre mois. il lui en faut au son Cas- moins “€ —Non, quatre, .maintenant pour le ‘‘cal- mer et encore....il faut renouveler Et bien ! Madame, savez-vous ce que cela signifie ? -N'ya-t-il pas dans votre nas e un de ces ‘‘buveurs’’ type de l’alcoolisé, gaillard: gras, au teint fleuri, au nez coupe- rosé ; soit le type à mine chétive, à voisi soit le gros et . des allumettes lorsque le feu s'est Un enfant du nom de Nellie, â. gée de 3 ans, fille de M. John Stowie, de Winnipeg, a été victime de son imprudence. En compagnie de son petit frère âgé de cinq ans, la petite fille s’amusait à jouer avec communiqué à ses. vêtements. Malgré ses cris, comme elle était assez éloignée de la maison l'enfant | fut quelque temps sans secours ; un cri plus strident fut entendu par la servante et le père de l'enfant, et malgré tous leurs efforts ne pu: rent la sauver avant qu’elle fut brû- lée à mort. L'enfant a été trans- portée à l'hôpital général où elle a expiré après trois heures de souf- frances. mn VIOLENT ORAGE EN FRANCE Un orage des plus violents s’est déchaîné mardi dernier sur Paris et la France. Les dégâts sont considérables à Paris et dans les provinces. À Greroble, une batterie d’artil- lerie qui manoeuvrait a été tué et six hommes blessés. A Evreux, la foudre a mis le feu aux bâtiments du tribunal ont été détruits avec toutes les archives. AEROPLANES ET CUIRASSES Paris, 6.—Les prochaines ma- noeuvres navales d'automne seront des plus intéressantes. Les ‘‘Dreadnoughts'’ français seront attaqués par les nouveaux sous-ma- rins d’offensive quatre aéroplanes l'apparence d’un sujet qni s’amai- grit et dont le teint est =jaunâtre, Pour se ‘‘coiffer’”’, ou, en leur lan gage encore, pour se payer une ‘‘cuite’’, le samedi, l’un ou l'autre de ces habitués de la dite goitée | devra ingurgiter, à peu d’interva!- le, une bonne demi-bouteille de Whiskey ou de gin. Alors titu- bant, après avoir traversé la phase loquace et ‘'turbulante, il viendra s’échouer dans son lit, pour cuver sa boisson. Prenons le grand jeu ne homme qui n’a pas l'habitude : s’il boit deux ou trois verres en peu de temps, il lui arrivera un ‘‘acci- dent'’ et, un ami d'occasion, le ra- mènera discrètement à la maison. L'enfant de dix ans fqui boit un gros coup à la Édérobée, au flacon de son père, aura chance d'être porté inconscient à sa couchette. Le petit Pierrot de trois ans qui grimpe à la sourdine sur une chai- se pour atteindre le plateau où on a laissé des verres à demi remplis de whiskey, s’il en vide un tout-s fait, chantera bien un moment des petites chansons d’une voix étran- ge, mais il ne tardera pas à aller se coucher. Vous donnez une cuillerée de brandy dans de l’eau chaude suciée à un petit d’un an, qui a la colique, Une il s'apaise et ronfle. demi cuillerée au nourrisson de dix-huit | mois et il sourit aux anges, tout petits, ses gouttes, et deux ou suce du vin sucré, etc., «6e ‘? trois fois, sa trempée dans etc., et il dorten geigant, ses petits poings crispés et il s’éveillera une ride au front, une buée blanche à la bouche, l’esto mac détraqué. Qu'est-il arrivé ? Ce;:petit malheureux a ressenti, comme ses aînés, les influences né- de l’alcool, il a dormi du sommeil de Plus il est plus l’action du poison agit fastes 'ivresse | faible, imprime pas- g sion de boire ! et dans ce corps si dans sou organisme, et ?y cette tendance, ce goût, cette frêle, se crée, de jorr ‘en jour une inclination plus accentuée pour le remede favori, le Castoria ou le si- rop calmant ou la petite ‘‘ponce’? Je vous crois, ‘‘l’enfant dort, il a Mais :ïl et s’il ne lui pris son Castoria !', demi-ivre, 1 un de ces accidents qui l’endorme 15 OU 20 ans, nous aurons un jeune | homme déjà vieux dans le vice ab- ect de boire Sorogne -: À 4e) ject de boire, un ivrogne. A qui la faute ? Qui a fait time ? Sa mère. meme nm Le Seul Journal Fran: (ais de lle. leur servant d’éclaireurs. et aux | dort | arrive pas | | une lettre pastorale, une fois pour toujours, plus tard, à | Ces aé- roplanes partiiont de Toulon et vo leront au-dessus de la mer à la re- pense des cuirassés, Le lieutenant Conneau qui sous le nom d’André Beaumont est arri- vé le premier à Rome dans la cour- se aérienne du ‘‘Petit Journol’’, re- tournera à son poste de lieutenant de marine pour prendre part à ces manceuvres. UN AEROPLANE TROUVE EN MER Toulon, 6.- Le préfet maritime -avart été informé qu’un aéroplane etait tombé à la mer, à 50 milles de la Cioiat avait ordonné au contre- torpilleur ‘‘Pertuisane’’ d'aller im- médiatement à sa recherche. Le Pertuisane est rentré à Tou- lon ses recherches ayant été infruc- tueuses. On croit qu'il y a erreur, car aucune disparition d’aviateur n’a été signalée. Dimanche un navire anglais avait envoyé la nouvelle qu'il avait aper- çu un aéroplane flottant à 50 milles dela Ciotat. Le cuirassé italien ‘‘Re-Umberto'' télégraphiait la même information. D'autre part on croit que l’avia- teur tombé à la mer est le lieute- |nant Bague. POUR RIRE Leçon de piano. La jeure élève attaque snr un mouvement beaucoup trop vif l’a- dagio d’une sonate de Beethoven. — Pas si vite, interrompt le pro- fesseur : ce n’est pas une sonate é- | lectrique. Chez le libraire. — Je voudrais un ouvrage conve- nable. Quelque chose &G'un peu historique. ..... — Voulez-vous les Derniers Jours | de Pompéi ? — De quoi est-il! mort ? — D'une éruption, je crois. CDOMINE SALVUM FAC REGHM” | | Winnipeg, 6.—S$Sa G. Mgr Lan- |gevin, archevêque de S. Boniface, vient d'envoyer à ses diocésains dans laquelle il demande que l’antienne ‘‘Domi- ne Salvum fac regem’” soit chantée à tous les offices le jour du couron \uement. cette vic:! Cet acte de loyauté de Sa Gran- GRANDES EXCURSIONS DE BOSTON ET PORTLAND PRIX TRES REDUITS. A Summerside, L P. E. dans les mois de JUILLET, AOÛT ET SEPTEMBRE. Pour plus d’informations adressez-vous a F, J. BUOTE, TIGNISÆH, L P.E. LA PIERRE DE TOUCHE DE NÛTRE SIECLH --Partout dans le monde il règne aujourd’hui le pire des esprits.... celui du mécontentement. Pour se convaincre il n'est pas besoin de regarder aveo des lunettes noires. On dirait que le mécontentement est devenu quelque chose de naturel pour toutes les classes, pour tous les âges. Celui qui demeure dans le sud vient dans le nord et vice versa, se plaignant que les voyages sont fati- guants et ceux quine peuvent se payer ce luxe se plaignent qu'il est injuste de ne pouvoir se réjouir des beautés de la nature à l'étranger. Ecoutons le paysan, le cultiva- teur. Très raremeut est-il content du temps, de la récolte, des pro- duits, etc. Pleut-il quelques jours, on désire le beau temps beau on entend partout : pouvait donc pleuvoir ! A-t-on de la neige et de la grêle, mais on en a déjà troo de cet hi- ver ; pas de neige en décembre ou janvier, mais on n’a pas d'hiver. Est-on serviteur, on voudrait ê- tre maître ; les sipérieurs se plaig- ; s’il fait oh! s'il leur iscombe et de l’insubordina- tion des sujets. En été les jours scut trop longs pour la classe ouvriére et en hiver ils sont trop courts quand il faut al- lumer la lampe à 4 heures. M. le curé prêche-t-il quelques minutes de plus qu’à l’ordinaire :.. ‘(Que ça a duré longtemps !’”’ M. le vicaire dit-il sa messe en moins qu'il est pressé. Un journal sans pour d’autres il n’est pas assez sé- rieux. Corstruit-on des couvents et des églises : On sait où est l'argent ; ne construit-on pas : Mais, il n’y a rien à gagner. serais fait prêtre dit frère Jean, qui travaille la terre, à son révérend deur a été motivé surtout par la part prise par le Roi à l'abolition de la clause injurieuse pour l’Egli- se catholique romaine, dans le ser- frère Pierre qui vient passer quel- ques jours de vacances. Mais assez d'exemples, sans con- nent de la grande responsabilité qui ! |sa vie, et à sa mort, la première et | gouttes de sueurs, combien de sang tés. Lorsque l’enmemi acharné du ; d'autres uoyant dans les ?ichesses | genre humain voyait que le droit }et le luxe, l'Eglise, leur mère, leur | à la patience en | Pé qu'il avait perdu était devenu le | guide, les exhorte à partage de l'homme, et ne sachant [leur montrant Jésus, le pauvre, le ! ta, dans sa jalousie, le mécontente-| eur disant : ment, ec ses adeptes, après vingt|pas meilleur que le Maître ; celui siècles, continuent son oeuvre. Pour plusieurs le mécontente. | ment est un lévier puissant. Voyez! bé donc ces grandes assembhiées ou- è vrières que l’on nomme ‘‘assemblées Chemin de la croix. Pour aller rouges”, estil question d’autres|où ? Au ciel, l'éternel ciel de dé- choses que de bruit, révolte, grève, pe etc? et quand les chefs sont par-! C'est ce qu’enseigne l’Eglise Ca- venus à vous faire partager leur |tholique Romaine. Peut être avez- mécontentement eur cause est pour | vous déjà entendu dire le contraire; les trois quarts gagnée. Par contre, voyez l'Eglise Catho-. lique Romaine qui seule dur se à l’ouvrier, au peuple. Vous sonvenez vous d'avoir jamais en- tendu, du haut de la chair ou au tribunal de la pénitence un con seil de révolte ou de mécontente- | qui m'aime, qu’il prenne sa croix et me snivre.'? Suivre Jésus, par où ? eh bien ! comparez, jugez et choi sissez. Nou seulement l'Eglise nous en- seigne le contentement par ses con- seils. Elle nous le montre par ses oeuvres. Ie plus grand nombre des habi- tants de la terre, lors de l'établisse- ment. ment de l’Eglise dans ce monde é- Au contraire le mot Pax ‘‘Paix'” | taient des esclaves. Chacun pou- est la voix dominante de notre sain-) vait se dire je suis une chose, un te religion. outil servant la puissance de mon La première salutation des An-|maître, je suis dépourvu même du ges à la Nativité et de Jésus aux | droit de me posséder moi-même. hommes dont il devenait le père, é- En Grèce et à Rome une barba- tait : ‘‘În terra Pax nominibus””, | rie inouie, on épuisait leurs forces sur la terre Paix aux hommes. et lorsqu'ils étaient devenus vieux, Et lorsque, après avoir accompli | on les tuait ou on les laissait périr l’oeuvre de la rédemption, il re-}de faim et de misères. tourna vers son Père, son adieu En voulez vous une preuve ? Ces fut : Pax vobis. Paix à Vous. édifices majestueux de l’ancienne Alors ses successeuas, ses prêtres, |! Rome peuvent vous dire à quel ru- peuvent ils annoncer autre chose ? | de travail étaient condamnés les es- A la naissance de l’homme, dans |claves. Ah certes, nous les moments les plus solennels de|nous écrier : Oh ! 1) pouvons combien de la dernière parole du prêtre est |et de larmes sont attachées aux rui Pax, Paix. nes qui restent de ces monuments ? S'il visite un molade, son pre-|La ville d’Attica comptait vingt d’une demie-heure : He ! il parait | | Paix à cette maison; at-il absout'et dans Rome on n’osait dire leur anecdotes et sans vignette est mis|de ses fautes son faible frère son nombre de crainte d’un soulève- de côte car iln’y a rien dedans, | |se est de faire régnet la paix sur |trouver le Christ : Si j'avais su cela d'avance, je me/terre. tredire le mécontentement est au- ment qu’il doit prêter le jour de | Son couronnement, | | jourd” hui un mal général qui traine après lui toute sorte d’impossibili- mier mot est Pax huie Domini. |fois plus esclaves que de citoyens Allez en sur le salut est Vade in pace. ment. paix ; si la fosse se ferme Quel triste sort pour l’ouvrier. cercueil du fidèle il ne la quitte| Tout lui était refusé ; ses droits, pas sans avoir exprimé ce désir : son bonheu:, ses espérances. Il é- Requiescant in Pace. Qu'il repo- | tait descendu plus bas que l'animal. se en paix. La mission de l’Egli-} C'est dans cet état que devait le Son prémier ac |te est un protèt contre le dédai qui Non, ceux qui suivent et aiment | était le partage de la classe ouvriè. l'Eglise, ne sont pas des fous, quoilre. qu’en disent les socialistes Sa naissance est annoncée aux ils ont choisi la meilleure part. bergers pauvres. Lui-même est Quelques uns souffrent-ils de la |veuu dans ce monde, pauvre, Une pauvreté, ont ils des misè:es, des | pauvre femme et un ouvrier et n: douleurs, des contrariétés de tou- rougit point quand il entend crier tes sortes, tandisqu'ils en voient dans la foule ; N'est-ce il pas le mais que faire pour le jui ravir, il inven-| méprisé, l'homme de douleurs en | ‘Le serviteur n'est ; fils du charjentier ? &zs disciples sont des ouvriers, êcheurs et de préférence il passe | dans la Judée avec la classe ouvriè- lre. ! Qui donc osera parler encore de ‘la honte de la classe ouvrière, de- puis que le Christ l'a choisie lui- même ? Quiconque dêdaignera l’ouvrier, dédaignera d'abord le Christ et son ! Eglise. Non seulement la honte du tra- vail a disparu avec la Foi, ila été délivré aussi de l'esclavage. Ecoutons ce que disait Hugo : ‘Donnez au peuple qui travaille, au peuple qui souffre, au peuple, | Pour qui cette terre est si ingrate ; donnez-lui la Foi à un monde meil- leur et le peuple restera tranquile, sera patient. Là où est l'espéran- ce est la patience. N'importe c< que vous ferez, le sort de la grande majorité sera toujours d'être pau- vre, malheureuse souffrante. Pour eux l'ouvrage fort, le travail dur à accomplir. Mettez dans la balance d’un côté tous les plaisirs des riches et de l’autre toutes les misères du pauvre, Vatil égalité? Certes non ! Maintenant inettez du côté des pauvres la certitude d’un ave- uir céleste ; mettez y le désir du bonheur étercel ; mettez y enfin le paradis ; le contentement du pau- vre aura poids égal avec les trésors du riche." Et ceci est l'oeuvre de j’Eglise dont le divin fondateur était le fils d'uu charpeutier, le fils d'un ou- vrier. Victor me LE MILLENAIRE DE LA © NORMANDIE Rouen, 6.—Toute la ville est pa- voisée à l’occasion des fêtes du mil- lénaire de la Normandie ; il y a des kermesses, des illuminations ; la foule dans les rues, était done. Les navires de guerre danois nor- végien et suédois ont reçu de très nombreux uisiteurs. JOHN DILLON BLÈSSE Dubliu, 6.—John Dillon, député nationaliste ponr Mayo Est, a été sérieusement blessé À la tête et au dos dans un accident d'automobile à Dundalk, à 45 milles de Dublin. Quoique les biessures reçues soient graves le médecin espère qu’il se rétablira, mais il aura be. soin de plusieurs semaines de tepos. 2 Et