eme — tx ER eee me: SE ss Le : L'IMPARTIAL, JEUDI, LE 11 JUIN, 1903 à proche aussi, ma fille ! Amélie regarda sa mère sans sa- voir ce qu'on lui voulait. | ‘Mes enfants, reprit la marquise, ie « ; dont là voix s’affaiblissait graduel- u reste on a- . Fu cnICrIneT, comme qu lemeit, Dieu s'est chargé l'1i-même vait fait, depuis la veille, pour Ma- d'aplanir des dificultés qui sem- levieux. Quand le vicomte revint, "biak. nt hsunnonthies, Moi 8 le lendemais matin, il trouva — vante, un obstacle devait toujours au'i dans la même position, les bras subsister entre vous...Merci, A- pendiits, les yeux fixes et grand |drien, de votre délicate réserve : ouverts. limerci, ma bonne et noble fille, de! Mornas le toucha légèrement ; iton généreux dévouement... mais Po tressailit. ; [les difficultés n'existe plus, l’obs- : Laroyète, dit le vicomte de sa | tacle est renversé ; rien ne s'oppose voix la plus caressante, me promet- iéansiniais à ce qui était sams doute tez-vous de supporter en homme lle 6 . ; dans les volontés de la Providen- rous es : PRE NRC UUNS QUI Ou ce !...Mes enfants, ajouta-t-elle Le Cri du Sang (suite de la 1re page) mes À | M RER d'un ton imposant, je souhaite — ! | est-cœæquel , . 5 é déà situe) ch Etre q qu'après moi vous soyez mariés } ...... daus le plus court délai possible ; ne le promettez-vous ?’? Les larmes d’Adrien redoublè- rent, ce fut toute sa réponse. Mais Amélie murmura dans un trans- port de douleur : ‘‘Ma mère, ma pauvre mère, vous savez bien que je ne puis être heureuse sans vous ! —Tu seras heureuse, ma fille, parce que je te conjure d'avoir du courage...Mais réponds moi vite ; qui sait si Dieu me laissera le temps de recuriilir ta promesse !”? —Non, Adrien ; vous ne m'avez pas compris. L'épreuve dont je vous parle est d’une autre nature. En deux mots, la pauvre femme se meurt et elle veut vous voir avant de mourir.... —Moi ? —Vous-même : je suis chargé de vous conduire près d’elle ; mais prenez-vous l’engagement.... —D'avoir du courage ? répliqua | Adrien d’une voix brisée, à quoi bon ? Je serais le seul à en avoir up Cru Qi catte épouvemable Meïle de Norviile prononça quel- RSR se MACON Je | ques mots inintelligibles et se Ca- Her D 594 te | cha le visage dans ses mains. temps os pr | La marquise reprit après uvre / , pause : H glissa son bras sous celui du. ‘“‘J suffit, mes enfants, j'ai vote! vicomte et ils prirent le chemin de Déc | signé Ms l'appartement des dames. Thé-| ud poids...Mon vous avez concience d'un gra rèse, qui sans doute avait été pré- |. . ren à .. ifrère, monsieur venue de leur visite, les introduisit ! S = elle en s aaréssant à aussitôt. La chambre présentait un le curé, ajouta-t- Monteil et au | prêtre qui assistaient en silence à aspect | Le. : k . [cette scène extraordinaire, vous religieux. Les rideaux, à demi-!. L é : d : Rp L têtes témomms Ge cet engagerient : baissés, n'y laissaient pénétrer. à : ne js vous charge de veiller à ce que qu'un jour affaibli. La malade, ion dernier vœu s’accot E des VOIS resprelores 4 Dépôt Général H Arthur Décar y, Pne” Can des rune iontrea Étloutes bonnes Phgsrr Prix du Flacon 20 enveloppée d'un peignoir blanc, | avait la tête tellement exhaussée : je : Cimeront. + » : . j à 11reR à mha Fysy1l 346 CUre ET 1e CRer Ge Fami par des oreillers, qu'elle était, M Lo R ; , .. | Mmece Norvilis Ctait épuisé comme assise dans son lit. Une cette explication : ure moi- pa \ à i + Lct pêleur livide couvrait son visage ; :., froide couvrit son visage et ses traits étaient déjà décomposés ! elle resta immobile. Une cuilie- e por à Le Lu par les approches le la mort. Al: 4 potion cordiale, que le doc- r fit glisser entre ses lèvres, lui Mornas comprit cet de ses paroles, de mauière à n'être entendu d'elle, il est impossible d’être meil- leure mère, meilleure amie, meil- que malheureu:e Arm‘lie s Cchazrii ’Ique ja vue de cette imuison, ci mère était morte, 11 ut [manquer d'éveiller à shaqu nute, \f. Monteil avait DIS la r°- solution de païtir pour kor:ipeli avec sa nièce, 11m [la cérémonie funèbre, Aussi, lors- que les pensionnaires de j'hôtci re- vinrent du convoi, trouvèrent-iis dans la cour une chaise attelée, ie postill1 en selle. Alors, M. Monteil, qui avait conduit le deuil, s'arrêta pour con- ? ur ae poste : cier ceux qui avaient riontré de de l’intérêt à la défunte. la main à invités, la p.upart des Gocteur et lui expliqua avec effusion sa re- ! } HinicoonArA li1aisSsaiice. ! . Ù Le docteur ému es- avec la larimes 6 habit nnie de son habit noir. ‘‘Ah ! monsieur, dit-il, si les leure chrétienne ! — Ainsi donc, vous me. promet- basse, Amélie, aussi abattue et: . ’ - [le vicomte de Mornas, qui se tenait de la jeune fille tembaient en dé- | à } œil éteint u’avait plus de iarmes. | ’ £ 2 même pas s'apercevoir de sa pré- ton si bas qu'il fallait presque de- Outre le docteur et Thérèse, —-Madame, répliqua le vicomte, se trouvaient en ce moment dans comme tous les gens de finance, tez que jamais ni mon ma son chevet, placée ur une chaise. rendit le sentiment. aussi pâle qu’elle, semblait à peine! Ajors ses yeux s'attachèrent sur moins près de sa fin. Les cheveux |: à l'écart, et sembièrent l’inviter à sordre autour deson front, sans | s'approcher. » . Î / qu’elle songeât à les rattacher ; son appel muet et se pencha pour écou- ter ce qu’elle avait à lui dire. Quand Adrien entra, elle ne parut!) cp 1: d , P ‘Eh bien, demanda-t-elle d’un sence ; sa tête, penchée sur sa poi- RARE êtes- i j trine, ne se redressa pas. vous content ? dont les soins étaient constamment nécessaires, deux autres personnes la chambre. M. Monteil, homme grave et même un peu gourmé, était adossé à la cheminée et parais- fille fils ni : be ‘ : “ sn douloureusement affecté GE Jamais, madame, je vous le l'état de sa sœur. Le curé du vil-| jure.” i 1 À +é 1 + : . . pm . pm lage, qui, à la suite des CÉTÉMORS Un sourire de satisfaction ef t lèvres de la mourante. » | . nn à | y à s - | + religieuses, avait quiné ses Orne- | Gaura Îles ments sacerdotaux, était revenu | : 1 | k Li | - achever auprès de la malade _°& que chose à dire encore, mais la mission de paix et de consolation | . ’ avOIr quei- Elle semblait pourtant 11 LÉ | force Jui manqua, elle ne put par st : e recueilli, | à _. Tout ce mond Feu, ler ; ses yeux seuls conservaient silet rcha "à pas | ne 1 ie ir. cieux, ne marchait qu'à pas [leur vivacité et leur intelligence. furtifs, ne parlait qu'à voix basse. | Adrien éprouva un saisissemcnt inexprimable ; la tête lui tourna et} it tiré de sa poche un paquet de Mornas fut obligé de le soutenir. lettres qu'il jui montra furtivement Mais au même instant la malade \ s'agita sur sa couche et l’appela doucement. Laroyère s’avança en chaucelant ; elle lui tendit sa main blanche et potelée, dont les souf- frances n’avaient pu encore altérer Mornas devina sa pensée : en Jinclinanr SOIN + Mrs a + s'inciinant comme pour saluer, il et qu’il dissimula aussitô* dans sa de Ja | cheminée, où brillait un grand feu. Il attendit les yeux de ce côté et jeta le pa- jinain. Pi Ses 2% … nrenni U1s li se rapprocna que Ja malade tournât . quet au milieu des flammes, sans les délicieux contours. : que personne cette | sea cût remarqué ‘Mon ami, dit-elle d’un ton af- hi! fectueux, j'ai voulu vous voir à cette heure solennelle où je dois expier mes torts passés et me ré- concilier avec la terre. Je vous ai fait bien du mal : j'étais une fem- me vaine et frivole ; poussée par un sentiment égoiste, j'avais osé... mais pourquoi rappeler mes erreurs et mes fautes, Adrien, ce qu'il im- porte maintenant, c'est de savoir si furent prodigués. vous me les pardonnez ? | : F —Oh ! madame, pouvez-vous ré- clamer moû pardon quand moi- même... —Ne vous accusez pas, interrom- pit la marquise ; seule j'ai été cou-| pable...Mais hâtons-nous, je vous | cu supplie, cat més instants sont comptés. Approchez, Adrien ; ap- action, daris le trouble général. La marquise fit un imperceptible le re- signe de tête, comme pour mercier. Puis son regard se voila de nouveau bondonna pour toujours. et la connaissance l’a- Mme de Norville vécut pourtant encore jusqu’à la fin de la journée ; Adrien ne la quitta plus et parta- gea avec Amélie les soins qui lui Quand elle s’é- sn 11e ui: Iteiguit, sans convulsions et | secousses, son fils et sa fille étaient à genoux devant son lit. CONCLUSION. Les obsèques de 12 marquise de Norville lieu grande pompe, le lendemain, à l’église de Balaruc. Afin d’épargner à la eurent en _— + re ts /rir !..tmais elles ne le pouvaient pas, et cette pensée fera mon sup- plice chaque jour de ma vie !” (ä suivre) SIA LIT CROATIE. PEN. PRO Tee EDIT LEUR Nerve Food and Blood Enricher. They buiid ap and renew ail the worn out end wastcé tissues of tho body, and restore perfect lisaith end vigor to the entire systom. 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