SE re DE PMR à unes cree L'Encyclique La décisien papale sur la ques-/ tion des écoles du Manitoba est enfin arrivée. Le chef infaillible de l'Eglise, dans ce grand docn- ment apostolique de vérité, de justice et de paix, trace la ligne de conduite que tons les catho: liques doivent suivre. Tout en reconnaissant qu'il a été fait quelque chose eur amender la loi et dimivuer les griefs légi- times des catholiques du Mani: toba, Sa Sainteté Léon XIII dé. clare que le règlement Laurier est défectueux, imparfait, insuf- fisant. L'attitude prise par l’é- piscopat sur cette question à l'approbation pleine et entière du Souverain-Fontife, comme l'indique le passage suivant de l'encyclique : “Aussi, lorsque Ja nouvelle loi vint frapper l'éducation ca- tholique dans la province du Manitoba, était-1l de votre de- voir, Vénérables Frères, de pro- tester ouvertement contre l'in- justice et contre ie comp qui lui était porté : et la manière dont Yous avez rempli ce devoir a été une preuve éclatante de votre Commune vigilance, et d’un zèle vraiment digue d'évêques. Et, bien que sur ce point chacun de vous trouve une approbation suffisante dans le témoignage da sa conscience, sachez néan- moins que Nous y ajoutons No- tre apprebation. Car elles sont sacrées, ces choses que vous 2- vez cherché et que vous cher- chez encore à protéger et a dé- fendre.” Que ces paroles du chef su- prême de l'Eglise sont couso- lantes pour nos évêques et tous les catholiques qui ont écouté la voix de leurs évêques ! Conti- nuons cette obéissance, et tra- vaillons fermement à la reven- diction de nos droits, sous la ai- rection de nos évêques et nous marcherons dans la voie droite. Nos lecteurs trouveront l'en- cyclique qui parait aujourd'hui dans nos colennes. messe, fit un beau discours en! L'Assemblee des instituteurs L'assemblée des instituteurs des paroisses de Tignish et Pal- mer Road qui a été tenue same- di derxier à la salle Ste. Marie, a été très intéressante, comme le sont toujours ces réunions. M. le Prof. J. Gallant, principal de l'école grammaire y lut sur l'é- locution un papier qui fut fort apprécié, et il saggéra des mo- yens pratiques en ce sens qui méritent l'attention des i”stitu- teurs. Le Rev Père Chaïisson quai a tant à cœur l'avancement de l'éducation française parmi nous, féreraient avoir de grands froids et qui montre toujours un a- mour patermel pour ia jeunesse- | principalement pour les enfants! acadiens-fit vue helle allocutiou, sur le grand deveir de l'institu-| teur et donna de sages conseils comme il sait toujours le faire. Le Rer lPèrs Burke. toujours, prêt à seconder tout mouvement qui se ranporte à l'avancement intellectuel et moral de la jeu-| anglais ; passa en revue le bien que peuvent faire de telles réu- nions dans üue paroisse et en- couragea les instituteurs à pour- suivre avec ardeur et déligence la grande missiou qui leur est confiée. Le Rev Père Turbide! Î Î qui, toujours, fait preuve d'un zèle infatigable à perfectionner. notre jeunesse, fit de très éle- quentes remarques qui lui atti-l L'IMPARTIAI, JEUDI LE 20 JANVIER, 1898. me tutrice, de préparer d'avance ce qu'il doit enseigner à ses élèves, et montra qu'il est difficile pour ne pas dire impossible, de com- muniquer aux autres ce que l’on ne cemprend pas bien soi- même. L'Editeur de l'IMPARTIAL fit ensuite un compliment bien mérité aux gens du district de l’école grammaire qui se fai- saient remarquer par leur ab- sence en cette occasion. Les mai- tresses des départements pri- maires de cette école, dit-il, n’ont pas même daigner assister. Et les syndics, où sont-ils ? Des réunious comme calles-ci, aux- quelles les messieurs du clergé se font un henneur et un devoir d'assister et d'encourager d3 toutes leurs forces, seraient-elles indignes de la présence des com- missaires d'école ? On serait por- té à le croire. Souhaitons que la prochaine assemblée soit repré- sentée d’une manière qui fasse honneur aux paroisses de Tig- uish et de Palmer Road Le capi- taino Fraakx Gallant, qui s'était fait un devoir de venir des extré- mités de la paroisse de Palmer Road, dressa alors la parole sur l'importance qu'il y a pour les instituteurs de se montrer à la hauteur de iour piofession. Les remarques très à propos du ca- pitaine furent reçues très favo- raklement. La sèance se termina par l'adoption à l'unanimité d’ane resolution demandant que des moyens soient pris, par qui de droit, afin d'obtenir ane géo- graphie française dans les écoles élémentaires françaises-projot, espérons-le, que nous aurons la satisfaction de voir se réaliser dans un prochain avexir. College St. Joseph Avec le nouvel an les études reprennent leur cours. La plu- part des élèves sont revenus, joyeux 2t contents du foyer pa- ternel. Cependant quelques uns de ceux-ci qui ne sont pas reve- nus, omt été remplacés par de nouveaux arrivants. Comme les examens sont proches, tous s’y préparent avec sein et avec une grande ardeur. À en juger par les apparences, les examens de cette année ne seront pas infé- rieurs à ceux des années précé- dentes. Le temps est assez beau ici, mais ce qui gâte notre hiver, c'est le manque de neige. C’est à peine s'il y en a quelques pouces sur les rovtes, et cela rend le irainage très-diflicile. Nous n’avons pas à nous plaiu- dre de ia température, car elie est très domce pour la saison. Si cela coniiaue ainsi, l'hiver ne sera pas bien rigoureux. Cepen- dant, beaucoup d'entre nous pré- si cela neus amenait de li neige. Voici une copie de la lettre de condeléances que les membres de l’Académie Saint Jean Bap- tiste du Cellège St Joseph, ont envoyé au Rev. Père Arsenmauit, à l'occasion de la mort de son vénéré et très-regreité pere, l'Hon. Sénateur Arsenault : AU REVEREND PERE ARSE.- NAULT, C.S. C. Révérend Père, — | } Sensibles | au malheur que vient d’éprou- ver votre famille par :a perte de son digne chef, les membres de l'Académie St. Jean Baptiste se | ont un devoir de s'associer à votre douleur ’Îous savons 2p-| précier la perte que le pays, vient de faire, et particulier, par la mort de son second sénateur € fils les pius dévoués. le malheur qui vient de vous frapper. Daignez présenter nos plus sincères condoléances à votre fa- mille, et veuillez, croire à la sincérité de nos sentiments. Les membres de ji Académie St. Jean-Baptiste. Ce 14 janv. 1898. Kildare Notes The wood-hauling season has begun. Owiug to the scarcity of weod, many of our farmers are providing ihemselves with coal stoves, aud looking around for a better deal in coal. 1t seems almost incredibls to think we have to pay four dollars on this island for what costs 80 cents or a dollar a tou in Cape Breton. lt is time there was a little op- position in the coal trade. I be- lieve they can procure it for 82 per ton in the unmentionable North-West. The want of a debating er literary Society is very much felt in our School District. As things staud at present, the Kil- dare youth has a hard future. Having neither reading-reom nor debate to take up his atten- tion whea evening comes, he must either develep into « fiu- ished gossip, exchanging news from house to hense, as the say- ing is, or watch his superfluous energies in thaumping a card- table : the state of the roads not aiways admitting of driving or out-door sports. This 1s not as 1t should be. There ought surely to be enouch brains among the descendants of the good old pioneer stock, the Cahills & Foleys &c., to get up good Da- bating Society or Reading Club. 1f a few live youg menu would join amd take the matter in hand in earnest, a little enthusiasm aud good wiil on the part of the reading community would son put it on a firm basis. Alberiou beats the record West so far in the making of Basket Socials a financial success. We hope to hear of another en the tapis sos5n. We are informed the young men of that village are aheut to organize a Bachelors’ Club. 1f the young Ladies do not all take effense and leave the town, ! would advise them to organize too, somewhat on the plan jast adopted in one of the adjoiniag States. Then if Greek should meet Greek, a little skilful man- oeuvring on the part of the La- dies, {for which their sex is fam- ous) will uo-doubt result in cornering the enemy and bringing them to terms. Well, Mr Editer, what do you think ef the ‘“Watchman” now ? It is improving a little, n’est-ce- pas ? 1 presume by the end of 98, we wiil have in it a full fledged, well developed ad highly-digestible specimen of a newspaper. Meanwhile, success to L'IMPARTIAL et ad multos annos. Rama bler. Tan 16th 1898. Anniversaires Le 15 janvier M. Phil. Buote, inst. et sa dame célébraient le 25me anniversaire de lenr ma- riage en compagnie de leur fa- milie et un bon nombre d'amis qui avaient vouln participer à la fête. Le même seir M. Lau- rent Buote, âgé de 80 etsa dame Acadie en |àgée de 78 aus-père et mere de Philias-se trouvaient à la même t d'un de ses réunion et c-lébraieat aussi. (leur 55me année de vie conje- à di és L | . . . P rèrent des éloges bien mérités | Non seulement Mossieur vo-/gale. Parmi les amis qui s'é- Le Prof. G. Buote parla au long tre Père a été un parfait chré-| taient rendus à la fête, sur les règles à observer daus la tien, mais encore, un citoyen im- marquait M. Charles on re- Richard, lecture et démontra lucidement tègre, honnête, digne de la con-| père de Mme. Philias Buote, et que lorsqu'on lit bien on est SUT | éance et de l'estime publique. sa dame : MM. Abraham Buote, le grand chemin de l'élocution. l'Editeur &e l'IMPARTIAL, 1RVI-, à adresser la parole appuya } té | {ortement sur la nécessité qu il y à pour l'instituteur, et J'iasti Si Dieu | | que le temps de la récompense, était venu. Soyez donc assuié que vous avez toutes LOS 8} mpathies dan : nous l’a enlevé, c'est Sylvain J. Chaisson, Dominique Buote, Augns Mclntyre et Eu- |gène Richard et sa dame, la sœur de Philias. La famille de M. Laurent Buote consiste de 6 enfants vi- vants : Philias; Deminigue, ma- rié à Anne Gaudet ; Marie, ma- riée à Sylvain Poirier de St. Louis ; Pierre, résidant à Yar- mouthville, Me. marié à Marie Poirier ; Clara, mariee à Eugène Richard ; Michel P., vent. Les descendants de M. Lau- rent Buote sont : Philias, 5 en- fants ; Dominique, 5 enfants ; Pierre, 5 enfants. Ainsi, la fa- mille de M. Laurent Buote n’est Pas nombreuse. 11 ne compte que 28 enfants en tout. M. Lau- jrent Buote n’était âgé que de deux ans lo:sque ses parents viurent de Rustico et s’'établi- ront à Tignish. La soirée se passa très agré- ablement à écoutsr M. Cha-les Richard dont la renommée est bien connue comme “conteur” de contes. À une heure avancée, après des souhaits de bonheur et longue vie aux deux couples, la compagaie se dispersa, satis- faite de la soirée. Cercle Agricole L'assemblée annuelle du cer- cle agricole de Bloomfeld a eu lieu le 14 janvier. Le Président a omvert l'assemblée par quel- ques remarques bien aporopri- ées sur les avantages que peu- yent tirer les cultivateurs d’une telle association. Après que les comptes furent soumis a l’as- semblée et approuvés, les mes- sieurs dont les noms suivent fu- rent élus officiers pour l’année courante : MM. Jérémie Blanchard, pres; Henri J. Pineau, vice—do ; An- dré Martin sec.—tres. ; Pierre Gaudet, aud. ; MM. Anicet Ri- chard, Benoit Pitre, Marcel De- voc, et Gélas A. Pitre, direc- teurs. Un papier sur l’industrie laitière fut lu par M. Andrée Martin et plusieurs discours {u- rent prononcés sur le sujet, a- près quoi l'assemblée ajourna pour repr@ndre ce même sujet à la prochaine séance. Audré Martin Secrétaire Les instituteurs en Convention Tel qu'ii avait été annoncé, l'assemblée des instituteurs aca- /diens des paroisses de Tiguish et Palmer Road a eu lieu same- di passé, à la salle Ste. Marie Tignish. La séance fut enverte par un discours sur l'élocu- |tion, prenoncé par M. Joseph | allant, principal de l’école grammaire de Tignish. Après a- voir parlé des Cifférentes quali- tés de l’élocution et sur l’impor- tance de l’enseigner dans nos é- coles, M. Gallant suggéra que dars les écoles où il y a des éco- liers âgés, ce serait une boune pratique d'organiser un club en- tre enx et d’avoir des débats une fois la semaine. M. Gallant fut suivi par le Rev... Chaisson qui l’appuya dans ses vues et parla au long sur l'importance d’rme bonne prononciation et l'attentien dûüe à la ponctuation. Le Rev. À. E. Burke, cuié 'd'Alberton, sur jiaritation, fit jun discours en anglais qui fut fort apprécié. Dans sou dis-ours, il montra l'importance d’ap- prendre le français—cette lan- |gue belle et melodieuse. | Le curé d’Alberton fat suivi de M. le Prof. Gilbert Buote qui | parla au long sur la lecture et la prononciation. Âu cours de ses remarques bien appliquées M. Buote montra la vraie ma nière de lire. | Le Rev. J. S Turbide parla ensuite sur l'importance, de la part des instituteurs, de corri- ger, dans la prononciation, les enfant sen récréation ainsi qu’en classe, et appuya fortement sur le devoir qui incombe aux pa. | | 'rents de s'intéresser à faire étu- dier les enfants à li maison. | _J. O0. ARSENAULT & SON Notwithrtanding the fact that this is an unsusual fine fall you must bear in mind that we will soon have winter weather, and in order to withstand the rigours of the cold season yon must have warm and comfortable clothing. We again claim that for fall and wiuter goods we canut be excelled. Our line of New Ulsters and Over- coats, Winter suits, Fur and cloth caps, Woolen underwear, Ladies jackets, Winter dress goods, Mitts & Scarts, Woolen Blanket, Fur coats & Robes, Boots & Shoes, 15 now complete, also our usual well assorted Stock of Hard- ware, Crockeryware, Groceries etc. Remember our prices are away down on all line of goods, we invite the public to come and inspect our stock, and get our prices before going elswhere. Produce of ali kinds takeu in exchange for goods, for which we pay highest market prices. We also take this opportunity to ad- vice all who are indebted to us to come foward and settle their Mcintvyre en était le curé L'ab. accounts. WELLI J O ARNENAULT & SON NGTON M. F. J. Buote, Editeur de l’1M PARTIAL, parla ensuite sur les mêmes sujets et encouragea les ivstituteurs à se rendre maitres des leçons du lendemain, afin de les mieux enseigner. A la fin! de sen discours M. Buote propo-| sa que des moyens soient pris| poar introduire la géegraphie française dans nos écoles. Cette motion fut secondée et adoptée | unanimement. | M. le capitaine Frank Gallant de Palmer Road prononça en- suite un discours bien raisonné sur l'importance qu'il y a pour les parents d'encourager les é- coles et l'éducation de leurs en- fants. Le discours du capitaine fut très bien goûté et fort appré-| clé. Avant d’ajourner il fut résolu que la prochaine assemblée eut lieu le 5 fevrier prochain à la salle St. Joseph, Palmer Road Cisuit la résolution ayant rapport à l'introduction de la gé- ographie française dans nos é- voles. Proposé par M. F. J. Buote, secondé par M. Philéas Buote. inst., et adoptée à l'unanimité par l'assemblée : Vu que depuis l'inauguratien de nos conventions françaises l'étude de notre langue à fait des progrès marquants dans nos écoles ; et vu que nous devons prefiter de tenus les avantages à notre disposition pour avancer davantage dans l’ère de tibeds: où nous sommes entrés, Résolu : 10 Que c’est l'opinion de cetie assemblée qu'il est de la plas haute importance, que l'usage d'une géographie fran: çaise soient intreduite dans les ecoles élementaires. Résolu, 20—Que copie de l'o- pinion de cetie assemblée soit transmise à l’inspectear des é- coles françaises. William Overbeck Secrétaire | À ! LA TOMBE Est décédé le 8 janvier, à Ste. Thérèse, P. Q., le Rev. Fortu- nat Aubry, à l’âge de 57 ans. Le regretté défunt était bien connu d’uu grand nombre de person- nes de l'ile, ayant été vicaire dans les paroisses de Tignish et Cascumpec pour une coup'e d'années pendant que l'abbé bé Aubry avait toujours gardé un tendre souvenir de Tignish et Cascumpec où 1l s'était fait ua si grand nombre d'amis, et, il y a deux ans, il nous fit une visite, pour revoir mno dernière lois, nous disait-il, ses chers A: cadiens qu'il aimait tant et qui pect et d’obéissance. REP, NOTES LOCALES er. Cr” Ces Deux de nos employés étant retenus à la maison, et la maia- die étant chez nous-mêmes, nous sommes obligés de ne faire pa- raitre notre journal qu'à six pages cette semaine. Si les cho- ses ne s’améliorent pas, nous »e sommes pas certain si l’IMPAR- TIAL Paraitra la semaine pro- chaine. La langue français est con- damnée dans uos parages. On vient de nous annoncer que Je francais est un langage grossier: “The French lancuage is vul- gar.” Ne faut-il pas être savant vour dire cela ? Oai, savant crasse. La vieille cathédrale ds Char- lottetown vient d'être vendue à l’encan. C'est un M. Ignace Des- roches qui l’a achetée pour $#230 La dernière bordée de neige nous a donné d'excellents che- mins d'hiver. Dans presque toutes jies fila- tures du Maine les salaires ont été réduits de 10 à 11 pour cent. On évalue à plus de 20,000 le nombre des onvriers et ouvri- ères qui seront afle:tés par cette reduciion générales des salaires. PERSONNEL RE EM" Mrs McLean, wife of the com- missioner of Public Works of this province and Mrs (condact. or) F. Kelly are visitinz at Tig- nish. L'hon. S. F. Perry est parti mardi pour Ottawa. Your Stomach Distresses You aftereating s. hearty meal, and the result is a chronic case of Indiges. tion, Sour Stomach, Heartburn, Dyspepsia, or a bilious attack. 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