“ser s * < a D L à À ny e Su, “et GRR rs de es re 7 : ET Te 4 A “m'ont sine 2 à ÿ qu'elle fit en se brisant donna l'é-|vous tuez, n'est-ce pas ? Comme Sfreil à l'animal. 5 ne — Es L 4 % FT 4 RE Son. : SA eme see Gp . pe RE ren ra me Sms, x LA CIE. DE PUB. DE L'IMPAR mn VOL: 2 NO. 03 mm rt FEUILLETON DE L'IMPARTIAL. LA Le Fre-x PO Sn Er Our © f Fref 3° MS è LT rh ] w] TI set, ss lot) rs el. (suite) | Uu soir, après une journée fati- gante et laborieuse, les deux chas- seurs s'aventurèrent dans la prai- rie peur essayer d'y découvrir un cerf et de le tuer ; mais oette fois ils &e trouvèrent pas trace d2 gi- bier. Ils revenaient done, quel- que peu ‘découragés, et se diri- geaient vers l'extrémité de la fo- têt, cherchant touiours aventure. A cet endroit, la ‘rivière des Pruniers sortait de l'abri ombreux de la forêt et courait rapide et dégagée dans la prairie, où ses sinueux contours, bordés de peu- pliers et de cyprès, s'étendaient à perte de vue. Le crépuscule s'étendait déjà sur la plaine quand ils arrivèrent à la lisière qu’ils comptaient sui- 1e pour retourner chez eux. Tout en cheminant, Daniel ra- contait à Walter ses aventures de chasse d'autrefois. Celui-ci prêtait l'oreille aux ré aits palpitants du mègre, ce qui ce l’empêchait pas d'examiner avee prudence les buissons et de fouiller des yeux les taillis de la lisière du bois, assez clairsemés eu cet emdroit. Tout à coupil arrêta son che- val, et indiqua à Daniel, d'un geste muet mais expressifs, un point noir qui se trouvait au pied | d'un chêne. $ “C'est un ours ! s'éeria le nè: | gre. Il ne nous a pas vus ; vite, ) imettez-le en jour, l’occasion est favorable. En un clio d'œil Wal-! ter était descendu de cheval, et il s’approchait rapidement de l'ani- mai, en passant d’un arbre à un autre et en se baissant chaque fois. L'ours tournait le dos au chas-| seur, et continuait tranquillement à dévorer des glands. Déjà Walter ne se trouvait plus! qu'à une centaine de mètres de | ‘monsieur Bruin’’, lorsqu'il foula, une branche sèche, et que le bruit | ! L'ours se retourna aussitôt et se dressa surses pattes de der-| rière. | Mais Walter s'était brusqne-: ment jeté à plat ventre, et, visant | 2 1 ‘ »1 à a + Î l'animal, il fit feu. Le pauvre. rcon avait manqué son COUP. L'ours s'enfuit alors, sans qu- oœ D une seconde décharge püt lattein- dre ui l'arrêter dans sa course. re Sans perdre de temps, le nègi lança son cheval dans j'épaisseur de la forêt, et passa devant l'ours pour lui couper la rétraite. Le cheval démonté de Walter, | les étriers ballants, se heurtant | l'un à l’autre, suivait son camara- de. Walter essaya de l'arrêter | dans sa course ; mais il ne put y! pirvenir, et bientôt il perdit de! vue cavalier, ours et chevaux dns | l'ombre de la forêt. ee Les signaux de Daniel lui indi- | quaient cependant de loin la direc- | tion de la poursuite ; Ce qui n em- échait pas qu'il fût vivement COn- sur l'ours mort, et le nègre attacha rarié de ce que le nègre allait tuer Walter se mit. animal sans lui. alors à recharger son fusil. : Î Ï stentit des cris! Soudain le bois rete tit ee sauvages de Daniel ; ces cris étaient ; ; j ne ppmennene : iniel de contourner sa ‘ \1l est iniel était descendu de | : : : J'avais grand’peur que vous vous y nn aurais ‘ours gris et de ITAL, PROPRIÉTAIRE. TIGNISH, ILE du 000000 PANT HERE NOIRE 00000000 CHAPITRE VIII EL FCMRMAUMIS poussés si près de lui, qu’il leva les yeux et vit bientôt, à travers les arbres, l'ours furieux revenir vers lui en droite ligne. Aurait-il le teinps de charger sa carabine, de viser, de tirer avant que la bête excitée se fût jetée sur lui ? Cette pensée traversa le cerveau de Walter, qui n’hésita pas À en- foneer sa première balle dans le canon de son fusik. L'ours était arrivé à cinquante pas de lui. La seconde balle fut coulée dans le second canon, et Walter, jetant de côté sa baguette, ajusta avec sang-froid l'animal fu- rieux. Il était temps. L'animal était à peine éloigné de vingt pas. Il al- lait se précipiter sur Waëkter en poussant wa horrible grognement, quand :k fut atteint par une balle. RNRIIAUERUEXA Roulant à terre, puis se relevant | encore sur ses pattes de derrière, la bête se traîïna vers son ennemi en grinçant des dents. Celui-ci l’attendait de pied fer- me ; il mit traquillement son fusil | en joue, &t le visa à Ja tête. Le monstrueux animal mort aux pieds du jeune chasseur | roula en poussant un épouvantable gro- gnement. Daniel accourait au galep : il put arriver à temps pour voir l'ours culbuté et achevé. Comme il savait le danger qu'avait couru son jeune ami, il peussa un cri de joie dès qu'il fut convaincu que Walter était sain et sauf. Le bon serviteur n'avait pas pu revenir plus tôt ; il lui avait été impossible de suivre l’ours de plus près, car l’animal s'était réfugié dans un massif de rochers inacces- sibles ; force aurait donc été à Da- retraite, puisqu'il ue pouvait aller droit à lui. ‘‘Je vous Walter ; c'est le premier ours que félicite, Monsieur gros et gras ! Il pèse au moins huit cents livres.”’ Et, tout eu disant ces mots, Da- cheval et avait pris familièrement la main de Walter. ‘Savez-vous que vous avez très tiré habilement ? continua-t-il. prissiez trop tard : dans ce cas je répondu des consé- , pas quences. Vous fussiez-vous même hissé sur un arbre, la brute vous y : car les ours noirs Les 2t bientôt suivi grimpent comme des chats. pelage clair, au contraire, ne savent pas se hisser en l'air. Mais hâtons-nous de ren- trer : il faudra revenir ici chercher l'animal avant la nuit ; sans cela les loups s'én empareraient et le dé-. voreraient en ne laissant que les ee En disant ces mots, Daniel Ôté sa veste, et Walter en fit au- Ils jetèrent avait tant. ces vêtements le mouchoir blanc de Walter à une branche d'arbre audessus de la tête de l'animal, afin de reconnai- tre la place. Les deux cavaliers, après avoir ss s nr re eme ee sert nt sels 9% eh mirent hong nique SET RSEIE SAS PS & galopé à travers la prairie, arrivè- rent à la ferme à la tombée de la nuit. La nouvelle de la mort de mat- tre Bruin causa une grande joi: aux Taylor ; car le fermier avait appris de M. Warwick de quelle utilité un ours était pour un mé- nage à pareille saison de l’année. Pour transporter leur prise, les chasseurs sortirent le chariot dans lequel mistriss Taylor avait fait le voyage et y attelèrent deux che- vaux. Daniel plusieurs | alluma torches, et, pour en fabriquer d’au- tres, emporta de plus une provi- sion de cheval le char, qui était conduit | par Walter. | Le trajet par le bord de Ia ri- copeaux ; 1] précédait à vière eut lieu encombre : de sans temps en temps seulement quel- ques défoncements, causés par les pluies, qni faisaient de ces trous de vrais lits à torrents, ou bien en- corc un arbre tombé en travers du chemin, arrêtaient à peine quel- ques instants les chasseurs dans leur marche. Mais une fois parvenus dans la forêt, on ne recontrait plus d’'ob- stacles. À plusieurs reprises, seu- | lement, quelques troncs d'arbres, | presque à ras terre, occasionnaient de brusques secousses, Daniel n'était pas pour rien l'en- fant conuaissait les | du désert : il obstacles, et savait toujours par quel moyen il pouvait les surmon- ter. ment : ‘J'aperçois le mouchoir blanc ! Pourvu que les loups aient respec- té notre butin !” Walter et Daniel eurent d’abord | grand’peine à faire approcher leur | Bientôt il s'écria joyeuse- chevaux d’un animal qu'ils erai- particulièrement ; ïls y réussirent pourtant. gnaient L'ours était eucore dans l'état où on l'avait Les chassez1rs irent alors des mesures pour le j laissé. charger sur le chariot. Fa chose tait diMcile pendant, à l’aide de cordes et de sis V parvinrént ce eviers, et Fon reprit Je chemin du blockhouse. Cette travers la nuit noire avait quelqu? chose de Ju- Daniel, eu éclaireur, précédait silencieuse- marche à gubre et de fantastique. ment le cortège. moins silencieux, se tenait sur la! Walter, non | défensive, le fusil à la main. Les torches vacillantes éclairaient fai- | }- blement les obiets les plus ra J ps prochés, et leur fumée résineuse | formai: nuage autour | du chariot où l'ours tait étendu | Enfin les chasseurs a perçurent | distinctement les palissades, dont comte un les crêtes se dessinaient sur le ciel comte les dents d’une scie. M. Taylor vint avec un flam- beau à leur rencontre, et ie char, passant par la porte du retranche- ment, fit son entrée triomphale dans l’intérieur de la ferme, salué par les cris de joie des enfants et les félicitations de Mistriss Taylor. L'énorme bête, une fois déchar- zée dans la cour, fut curieusement -Xaminée par tout le monde, et PRINCE EDOUARD, LE d CR L' r ro ASE = _ | de ES à = CLRIMICHIC sJÉrÉLE É RÉAL ÉNI III 0 en F. J. BUOTE, GÉRANT 10 ANNEE. SHARPLES TUBULAR. Dairy Cream Separator, The closest skimming and easiest turning Separator in existence, Hand, _Belt Power and Steam Turbine. 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DR AAA VAR : 54 ns a Compiete Catalogue, applicatiou. d’interminables compliments. ‘Pourquoi n'avez-vous pas dépé- | cé l'animal sur place ? demanda M. ! Taylor, qui ne se lassait pas d'ad-| mirer les énorines proportions de la | bête. | —— Parce que nous aurions perdu | la meilleure graisse, répondit Da-| niel les entrailles de l'ours fond entre les doigts quand elle est encore tiède, et comme elle fcuïnit une huile fie, il cût Cté bien dommage : celle qui se trouve dans 7 Fr es de la perdre. Laissons la bête se)milieu de refroidir jusqu'à demain matin,’’ ajouta t-ilen prenant la bride de r Testimonials and a valuabie treatise on P. M. SHARPLES, West Chester, Pa., U. S. A. berté, je m'assurerai demain matin Nous ne pouvons pas tolérer de pareilles vi- sites,” ajouta le nègre d’un railleur. de ce qui s’est passé. ton Au même moment on entendit les beuglements du bétail, plus répétés et plus furieux que jamais. Promipt comme la pensée, Daniel avait sauté sur sa carabine : il ap- pela Pluton, courut à la porte, et, l’ouvrant précipitamment, sortit au l'obscurité, suivi par Walter. Arrivé devant le parc aux vaches, son coursier, qu'il se hâta d’atta- cher pour la nuit aux palissades en|battre en tumulte : compagnie des autres chevaux. Toute la famiile se réunit aussi- tôt pour le souper. ‘Je vous dirai, Daniel, que quel- que chose a dû se passer au milieu du troupeau, fit M. Taylor ; car, peu de temps avant que vous fus- siez rentrés, j'ai entendu ces bonnes bêtes mugir et s'agiter d’une ma- on entendit ces bonnes bêtes se dé- mais il était | impossible de rien distinguer, eu é- contentèrent- ils de décharger leurs carabines en l'air et de lancer le chien en l'exci- tant par des cris aigus. Pluton s’élança en aboyant dans l'obscurité ; mais, les vaches s’étant calmées, il revint presque aussitôt, Walter et Daniel se nière inusitée ; ces animaux cou- raient comme des furieux d’un cû- té de la clôture à l’autre. — 1 est possible qu'ils aient vu une panthère ou un jaguar ; ces et tout rentra dans l’ordre et le si- | lence. “Business Dairyiug” free on gard à l'obscurité de la nuit. Aussi ‘“Burrer Cur'’ | r à 170 »S +7 € à RE , » . « | vant de conduire les vaches en li- traces d’un grand jaguar, qui avait | rÔdé autour des clôtures sans oser se jeter sur le bétail, qui se tenait sur ses gardes, | En suivant la piste du carnassier, | Daniel put se convaincre qu’il était | venu de la crique des Pruniers. |. Pour trouver la caverne du fauve. il aurait fallu un chien dressé à cette chasse, et les chasseurs n’en avaient pas. Aussi Daniel prit-il la détermination de se contenter |de guetter le jaguar s’il revenait encore au fortin. : Daniel alla ensuite dépouiller l'ours de sa superbe fourrure, qu'il fit sécher en l’exposant au soleil sur des bâtons. Cela fait, il dépe- | Ça l’animal- , Les Taylor, qui assistaient à c: travail de boucherie, paraissaien | étonnés de la quantité de graiss » | Qui couvrait l'animal : cette -ma- |tière onctueuse offrait une couch : de six pouces au moins, garnissant | également l’intérieur du Corps. | Mistriss Taylor put placer un- ample provision de graisse de pre - |mière qualité dans son magasion d:: | . PR . | La nuit s'écouia tranquille et | réserve. caime après cet incident. Après le déjeuner, Walter et Da - | Au point du jour, Daniel se ren-!niel, qui depuis longtemps avaient carnassiers nous donneront un jour | dit près des vaches, et rechercha la | combiné un piège pour prendre se ou l'autre du fil à retordre. Soyez | cause du fracas inex pliqué de la Walter, l'habile vainqueur, reçut 1 FE ; é : sans crainte, monsieur Taylor ; HE Il finit par découvrir les! (suite à l1 2me page) dindons, se rendirent derrière 13