NT. LE FE nn mette ait la For LS À Ge — : | —— © S \ — nr Moscier & Vol. 6. G. & F. J. BUOTE, PROPRIETAIRES. Tignish, Ile du Prince Edouard, Jeudi le 6 Avril 1899 TEE IE = G. BuoTE, EDITEUR. F. J. BUOTE, GERANT No 31 CARTES D'AFFAIRES Dr. Murphy PHYSICIAN AND SURGEON First Prize Graduate New York University CONS TR L A. W. MCKINLAY, DENTISTE. Dents extraites et remplies de la manière la plus habile et à aes conditions raisonables, sans faire éprouver aucune douleur aux patients. Bureau au dessus du maga- sin de J. Rattray. Rux Marx ALBERTON French House 191 & 193 Lower Water Street, (Near F'ant Wharf.) HALIFAX, N.S. The best one Dollar House in the City Goop Bar Room MARCELIN POIRIER, PROP. When leaving the I. C KR. Depot take the Electric car to Sackvil'e St. The house is situated 3 minutes walk from Sackville St. J. 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Malheureusement ies posi- tions françaises qu'elle était chargée de balayer avaient été dégarnies d'avance, comme si l'ennemi avait prévu notre atta- que et connu notre plan. Trois vaisseaux embossés dans le Saint Laurent devaient ‘aire conver. yer leurs feux avec ceux de cette battezio ; mais, par suite du mouvement de l'armée françai- se, toute cette formidable artil-| lerie s'est trouvée inutile. 'é- | tait un contre temps fâcheux… Le géréral Wolf a alors donué l’ordre à l'infanterie de se porter en avant ; nos treupes, supé: risures en nombre, ont fait ane turieuse attaque qui a réussi. Au | moment où j'ai quitté le champ de bataille, les Français recu: laient, nous abondonuant une redoute où nos gens s'eta- blissaient. Ce soir, selon sa pro- messe, le général Wolf plantera, le drapeau d'Angleterre sur les! murs de Québec. | Jean d’Arramonde devint. pâle ; cette terrible nouvelles de. la défaite probable de l'armée | française l'avait atterré. 11 resta un instant le regard fixe et ha- gard devant les tisons qui ache- valent de se consumer dans ; àtre. On entendait encore les loin taines détonations du canon. Ce bruit sourd et persistant dura près de deux grandes heures. D Arramonde reprit un peu courage. = Puisque les batteries aa- glaises continuent leur fru, se dit-il, c'est que l'armée de M. de Lévis fait bonne contenance et ne lâche pas pied Ce bruit lointain vient toujours avec la même intensité ; les ca- nous angais n'ont donc pas ga- gué «lu terrain... | Mais ces conjectures ne suf- fisaiert pas à calmer l'angoisse qui déchirait le cœur du gen tilhomme béarnais. Il en était presque à maudire la pensée qu'il avait eue de venir daus le camp ennemi au lieu de combattre et de moarir au milieu des soldats qui défen- daient Québec, lorsque tout à coup la porte s'ouvrit et Pierre Dargonne entra. Tandis que Jean d'’Arra- monde restait au poste qu'il s'était assigné, le brave forgeron avait gagné une hauteur voisine située prés de la rivière et d'où l'on pouvait facilement suivre les mouvements des deux ar- mées. Et le voyant arriver haletant et couvert de sueur. d’Arra monde somprit que le combat venait sans donte de se termi- ner. stars aber "HP imposait une dence. extrême pru- 11 dut faire un effort sur lui-!| même pour he pas courir au- assis sur son escabeau, regar- dant toujonrs avec une :ndiffé rence apparente les dernières bra'ses da foyer. Pierre Dargonne, de son côté, ne se pressait pas de venir dire au jeune oflicier le résultat de la bataille. 1] ôtait son manteew, le sus pendait à un clou et tourna't dans la pièce. feignant de ran- ger les meubles. À un inoment, l'officier bles- sé, qui était assis pâle et détait daus l'unique fauteuil de la maison,. demanda de quoi 6 crire. — Nicolas, s'écria auseitôt je forgeron en s'adressant à son pretendu neveu, viens m'aider à prendre cette table ! D'Arramonde quitta la place qu'il occupait près du feu entre jes deux grands vaicts anglais et s'approcha de Pierre Dargonne. Ce dernier lui dit précipitam- ment à voix base ; — Battus, battus à plate cou- ture ! — Qui ceia ? Les Auglais, parbleu ! — Jean d'Arramonde eut un tel mouvement de joie qu'il f:1:- lit Jaisser tomber la lourde table de chêne dent il tenait un des bou.s. Lorsqu'ils enrent placé cette table devant l'officier anglais, Pisrr: Dargonne s’adressa de nouveau au genti homme béar- nas. — Viens ça, mon neveu, dit-il, tu me donneras un coup de main pour changer une barrique dass le cellier. Et dès qu'ils farent enfermés dans ie cellier : —Ah! monsieur, s'écria le brave forgeron avec élan, quel dommage que vous n'avez pas va ça |... Tout d'abord les canons des Anglais ont fait un tel ta- page que j'ai bien cru que la pauvre petite armée de M. de Montcalm allait être réduite en poussière... mais lorsque Île nuage de fumée s'est dissipé et que les cannonniers anglais ont voulu juger l'effet de leurs coups, ils se sont aperçus que le camp était évacué et que leurs boulets avaient été rouler au milieu des tentes vides et des tranchées abandonnées. Alors ils ont voulu attaymer les nôtres avec leur infanterie. De grandes masses noires s’engagèrent dans le ravin et profitèrent de la ma rée basse pour passer. Les Fran çais ne disaient rien. Pourtant, tont à coup, an momeut où les Anglais se déployaient et com- mencçaient le feu, des volés de ‘(Suite à la 8eme Page) “its - L F ET ir arte su ; | 8.6.8. | . Makes " The Bost Rich Remedy for Red Spring Weather Weakness. Biood. The Blood is the very essence of life. As it courses through the systemit carries with it, if pure and rich, nutrition to every cell in the body. If impure, it spreads disease, If thin and watery, it fails to nourish, hence we have weakness, debil- ity and decay. It is the wonderful power B.B.B. has in purifying impure blood, making thin, watery blood rich and red, that is at the bottom of its marvellous success in curing disease, Those who are pale, thin, weak, troubled with blotches, pimples or erup- tions of any kind should take B.B.B. It makes the pale cheek rosy, the skin clear and smooth, and infuses new energy into weak, worn, run down, shattered constitutions. Skin “TI beg to state I have used Clear. 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