ne DE AP PP TT UE ee RAIN NN PR RENTREE " — Ra” ar, ER a Ce Page omis Re enr ue shot Ç ; 141 15e FA" ire + # D — PE Mort d’un vieux Moine ET HISTOIRE D'UN BATON Un vieux moine, épuisé par l'age et les travaux, voyait ar- river la fin de son exil sur la terre. Rien ne :e retenait plus en ce monde, dont son coeur était d'ailleurs détaché depuis longtemps ; ses pensées étaient tout pour som Dieu et la patrie céleste. Au reste, nul n'avait de reproehe à lai adresser, il avait teujonrs été un religieux exem- plaire. Un jeur, espendant, l’un des derniers de sa vie, il parut tenir à quelque chose de eette terre. —Mon Pére, ditil au Pére Prieur, j'ai eneore une faveur à solliciter de votre bonté. — Et laquelle, mon ehèr Père dit le Prieur; parlez sans crainte. —Apportez-mol men bâton. —VYotre bâton ? mais pour quoi faire? veus ne pouvez plus vous lever, quel besoin avez-vous d'un bâton, Pèrs Ur- bain ? Je veux l'avoir là, prés de moi dit le vieillard. _— Voilà une singalière idée, peusa le Prieur, netre vieux Père retombe un peu en en- fance ; mais il n'y a aucun mal à le satisfaire apportons-lui son bâton. Quand le vieillard aperçut la ganne, il se seuleva, étendit la main pour la saisir, et deux larmes ruisselèrent sui ses joues amaigries. Les religieux se regardèrent avec étonnement. —Ne vous étonmez point dit le vieux moine, veus ne sa- vez pas ce que me rappelle ce pauvre bâton. Et il continus d’une voix lente: J'étais bien jeune et j'aidais mon père, meunier du village. Un été superbe avait màûri de magnifiques meissens, les pay- sans, joyeux, avaient entassé par centaines les belles et leur- des gerbes. Les battages d'au- tomne avaient rempli des gre- niers de blé, et déjà les sacs af- fluaient nombreax am moulin. Les premières pluies d'automne avaient amené l’eau en quanti- té suffisante, le meulin mar- ehait jour et nuit. Que men père était content ! c'était le travail et l'abondance pour l’année en- tière, et mos sautés étaient si florissantes. Ah ! mes frères, ne vous attaehez pas aux biens de ce raonde, ils partent plus vite qu'ils me viennemt. Les pluies suceédèrent aux pluies ! et quel les pluies ! un vrai deluge ; le torrent gressit, ravageant Ja campagmae roulant des débris de toute sorte. En vain nous cher- chens à détouraer l'eau du moulin ; les flots {furieux enva hissent tout, brisant les roues, sapant les murailler eouvraat la plaine entiere. Nous sommes prisonniers comme dans ane ile. Cependant, le moulin s'ébranle, les murs eèdent, les poutres gé- missent, l'édifice va s'effondrer sur nous. Il faut fuir, mais où fair ? Accrochés à quelques planches, radeau fragile, nous essayons de franchir les flets, eflorts inufiles le courant impé- tueux nous emporte, mous s0om- mes perdus. Le flet nous pousss contre un vieux saule à demi brisé par la tempête, nes mains s'y cramponueni avec l'énergie du désespoir. Nos yeux interre- gent la campagne, peut-être viendrat-en à metre secours. Mais le vieux saule s'incline vers les ondes, encere u» peu, et 1] cédera. — Notre poids est trep lourd, me dit mon père, cet arbre me peut porter qu'une seui per- sonne. Ta es jeune et je suis vieux, il est préférable que tu vives. Pour moi, que Bien ait pitié de mon âme. Adieu. Puis- ses-tu être heureux sur la terre; L'IMPARTIAL, JBUWDI LE 5 AVRIL, 1900. , souviens tei deton père qui t'a beaucoup aimé. Et il lAcha la branehe qui cassait..…...J'éteu- dis les mains peur le retenir, mais il disparnt daus les flots... À ces mots, l’émetion du vieux moine l'obliges de s'arrê- ter un instaut. Puis il reprit : “L'arbre me soutint assez leng- temps pour qu'on pât venir à mei et me délivrer. Je veulus garder un fragment de cet ar- bre, témoin de la mert de mon père et de son affeatien peur moi : e'est le bâton que veiei. 1la été le sompagaen de mes ceurses aposteliques et l'appui de ma vieiliesss. J'ai véeu leug- temps dons çe paisible eleître à l'abri des orages de la vie men daine, et maintenant je vais re jeindre mon père dans une pa- trie meilleure. On voit des sel- dat qui demandent à être ense- velis aveo leur épée, peur moi je vous prie d’enfermer avec mon serps ve bâten dans mon cereueil. 11 nerappelle pas les combats, mais l'amour, et il me semble que le sacrifice de mon père me gardera en ee naufrage de la mert. 11 mourut peu après, regret- té de tous, et suivant sen désir, sen häton de saule, à quiil de- vait la vie, l'aceompagna dans la tombe. Echos “Uue dépéahe annonce que le miaistre français des oelenies, à l'exemple de lord Salisbery, s'est enquis des gouverneurs des eolonies, du nombre d’xom- me composaut leurs garnisons respectives. “Bes cemmunications ont été adreséses aux consuls de Franee peur obtenir d'eux la liste des soldats qui pourraient retourner em France si leurs services étaient nécessaires. “La même dépêekhe dit que l'Angieterre s'’ément des pré- paratits de la France qui a a- neneé que ies prochaines man- eenvres d’autemme, cosnpren: draient un effeetitif de 200,000 hermmes. “On commence à croire quil y aseus roche quelque chese qui pourrait bien sortir après l'exposition.” Veisi quelques shifires em- prantés au ‘‘Cathelie Direetory” pour l’année 1900 parat récem- ment en Angleterre : le nombre des sanctaaires eathoiiques en Angleterre, dans ie Pays de Galles et en Ecosse est aujourd’- hui (1899) de 1186: c'est une augmentation de 36 depuis l'an dernier. Le chiffre des prêtres qui était alors de 3212 s'est éle- vé à 3271 s’est. Dans ce nom- bre, les religieux figurent pour 985 membres, et tout permet d'espérer que l'an preehain le elergé regulier dépassera le mille. Depuis 650 ans, lOrdre de Saint François a donné 247 saints et bienkheureux, 1,509 martyrs, 10 papes et cardinaux, 4,000 archevèques et évêques. L'Ordre de Saint-Béneit «a donné 43 papes, 200 cardinaux, 258 patriaches, 600 areherêques et plus de 40,000 evêques : em outre, 25 empereurs, rois et reines ont abandonné le trêne pour se renfermer dans les cloi- res de cet Ordre célèbre- De l'Ordre de Saint-Domi- uique sont sortis 4 papes : luno- cent V, Beuoit XI, saint Pie V et Benoit XIII, plus de 80 -car- diuaux et 2,600 évêques. PATENTES OBTENUES PROMPTEMENT Envoyez ue timbre pour 10tre “ Guidedes fn- venteurs.” Nous obtenons plus de patentes pou= les inventeurs que tous les autres ingé- nieurs ensemble, et nous faisons une spécialité des appliceticns, que les autres agents n'ont paé réuesi à obtenir. Pas de patente, pas de pags. MARION & MARION, EXPERTS. No, 185 rue St, Jacques, Montreal. Tel. 2886. Moentiannes 6 Les Nez Le nez géographiquement si tué au milieu de la figure, entre et au-dessous des yeux et sa base est de niveau avec ls bont de l'oreille. C'est un organe in- dispensable. Chaeun y fait bien attention parce qu'il est diffeile à plaire. Des milliers d'hommes sent employés pour fabriquer des parfums qui puissent le sa- tisfaire. 1l n'y a pas deux nez qui se ressemblent. Teujours, il existe quelque marque ou modification de forme qui les font différer. Cependant, les naturalistes ont établi quatre grandes classes : le nez remain, le nez grec. le pez aquilin et le mez retroussé. Un nez qui a un ponce de long eet convemable, et dense une grande dignité d'expression à celui qui le porte ; l'en prétend même qu'il iudiqne de bonnes qualités chez son propriétaire. Quelque soit la forme du nez, chaeux est obligé de le porter. Ce n’est pas comme un chapeau, qui,s'ilne va pas bien, peut être ehangé. Victor Girardin peut vous certifier la chose. Le nez est volentaire et veat rester à la place eù il se trouve. Le nez grec est l'idéal, avec des narines bien ceupées, droites, comme par un sculp teur, et indique élégance et in telligence. L'on trouve ce nez ehez Apollon, Vénus, Mercure et autres personnages mythele- giques. Alexandre le Grand é. tait en Greo et portait un nez gree avec un peu de romain. Le nez Remain n'est pas 61 bicn formé au bout et indique que son prepriétaire aime À sa- voir, pas pour lui-même, mais pour s'assurer que gertaine au- torité. Les sentiments de dé- fense et d'attaque sont bien marqués. Tel était le nez de Jules César, et Gésar était un ambitieux. | Un nez large à la romaine in d'que aussi de l'audace et de l'entreprise. Voy.z, par exem- ple, les hommes qui en portaient de pareils: Washington, Napo:. léon et Lincoln. La bataille de Waterlee était une bataille de nez : le nez romain de Napoléon contre celui de Wellington, qui indiquait la persévéranee. Le nez de Napoléon anrait pu sou- tenir le terrible choc de cette faieuse bataille, si le nez syn- thétique de Wellington n'avait pas senti de loin la victoire, et tenu jusqu'à l'arrivée de Blü- cher, qui a fait perdre cette journée. Ainsi veus voyez que le nez à son importance dans ce monde. Neus pourrions nous étendre plus longtemps sur ce sujet. mais chasun sait que le nez est l’appendiee qui dénote les qualités eu les dé- fauts d’un homme ou d'une femme. Chez cette ‘dernière, un petit nez bien propertionné, lé- gèrement retroussé est agréa- ble à voir, et sa propriétaire le sait bien. L'en dit même que Gléopâtre, qui, daus son temps, passait pont une beauté, avait le nez, fin mais retronssé: Enfin pour terminer, le pro- verbe dit que pour réussir dans ane affaire, il faut AVOIR UN NEZ' College St (Affilié a l'Univeraité Laval). COURS CASSIQUES, PAILO50- PHIQUES ET GOMMERGIAUX L'ouverture des classes au (Col-| lège St. Dunstan aura lieu, mardi, le 12 septembre. s'adresser au Supérieur. A. P. MCLELLAN. UNE JEUNE FILLE IN- , D1ENNE A 1856 PRE: TENDANTS a 1! y a quelque temp*, parais- sait dans un journal de New York, ane snnonce disant qu'- une jeane fille indienne, de la tribu des Cherokee, de Wichita, | Kansas, désirait épouser un jeune homme sapable de faire | sen bonheur et d'administrer: ses biens au mieux de ses inté-| rêts ;, valeur des propriétés à gérer : $#10,000. La j>nne indien- veareeu, do New Yerk seul, 1,856 réponses, tant de jeunes gens que de vieux “‘aspirants” à la main et aux biens de la jeune filie. Le plus grand nombre des aspirants étaient des mécani- ciens et des conducteurs de Tramway ou bien des acteurs. 1} y avait aussi une réponse ve: nant d'un financier de Wall street Dans sa lettre, il se po sait en aussi bon administsateur qu'en ardent amoureux. 1l avait eu, disait-il, des chagrins d’a- mour dans sa vie ; il avait é- prouvé de eruelles déeeptions ; mais il espérait trouver le bon- heur auprès de la belle Indien- ne. Du reste, pour frapper le dernier coup au cœur de la belle, 1l ajoutait qu'il était dési- reux de devenir ameureux....…. de n'importe qui. Un jeune mécanicien de tramway a écrit à l'Indienne qu'ii avait une longue expérience dans le ma- niement des affaires, et qu'il brûlait d'aller respirer l'air frais et pur de l Ouest. Puis pour le coup de la fic, il disait qu'il s’é- tait toujours senti un taible pour les jeunes filles indiennes, à cause des persécutions dont ieurs ancêtres avaient été l'ob- jet. Quelques vieilles femmes, mêne, ont écrit à la jeune Che-| rokee afin de lui offrir leurs ser. | vices pour administrer ses biens | et pour lui trouver un. beau merie blauc, c'est-à-dire un bon | mari. Une jeune fille comme la | jeune Indienne, ne pouvait se! risquer dans les hasards de la vie sans être chaperennée par! une dame vénérahie et respec- | table cemme les sol iviteuses en question. New WINTER GOODS he Our new winter geods are arrived. We have the stock for the people. We have no faney prices on our goods, simply Our stock of Groceries cannot be selling at living profit. suvrpassed. BOOTS, SHOES, CAPS. HARDWARE LEATHER, Erc As usual we toke and pay highest price for all kinds of county produce. J. F. Chaisson & Co. Tignish. Dec. 14th 1899. 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