% | Î | | Logis AE re ne de oo M goss) SOU order TT Fa VMMEAIRS NOTE sarion der 20 ee cs pb DE LEE UE er Sonbnr. tEcaide nn RE D ES ER ER saiE T'IMPARTIAL, JEUDI LE 28 JUIN, 1900. ee LA NAPPE NOURRIS&IERE, La FLUTE ET LE COUTEAU ENCHANTES Il y avait une tois trois frères qui exploitaient en eommun une ferme : et ils allaient cha- que semaine, l’un après l’autre, au marché de la ville voisine, en vendre les produits. L'ainé des trois frères partit un jour pour le marché. 1} por- tait des raisins dans sa hotte. 11 fit reneontre d'une bonne risille qui lai dit : —Où vas-tu, homme, avec ta hotte ? — Je vais au marché. —Et qu'est-ce que tu vas vendre au marehé ? — Des cornes, la vieille, dit l'homme en plaisantant. —Vends donc des eernes, puisque eornes tu veux vendre ! L'ainé des frères continua sa ronte en riant. Mais quand il fat arrivé an marché etqu'ih se disposait à mettre en mentre ses raisins, il ne trouva plus que des cornes dans sa hotte. Vous pensez bien qu'ilne se vanta pas de l'aventure. La semaine suivante, le 8se- eond frère partit pour Je mar- ché avec une hottée de pemmes reinettes. 11 fit rencontre de la de la bonne vieille qui lui dit comme à sOR aîné : —Ouù vas-tu, homme, aves ta hotte ? —Je vais an marehé. —Et qu'est-ce que tu vas vendre au marehé ? — Des crapauds, la vieille, dit l'homme en plaisantant. — Vends done des erapauds, puisque tu veux vendre ! Le secend frère eontinua sa route en rlant de la vieille. Mais quand il fut arrivé au marehé et qu’il se disposait à mettre en montre ses pomines reinettes, &] me trouva que des crapauds dans sa hotte. ilne se vanta pas non plus de l'aventure. La semaine suivante, ce fat le teur du jeune frère d'aller au marché, et il rempli sa hotte de légumes frais. La vieille l’attendait à la mé:- me place où elle avait attendu ses aînés, et elle lui fit les mé- mes questions : —Où vas-tu, homme, avec ta hotte ? —Je vais au marché. —Et qu'est-ce que tu vas vendre, au marehé ? —Des légumes frais. —Des légumes? dit la vieille; est-ce que tu les vends bien cher ? —Je les vends ce qu'ils va- lent. Mais si vous voulez en tà- ter, la mère, vous en aurez pour votre pot, et sans rien payer. — Merci ; les légumes ne me font pas faute et mon jardin en produit en tonte saison. Mais je veux te récompenser de ta poli- tesse envers une vieille femme. Hn disant oela, la vieille tira de sa poche un morceau de toile et le donna au maréhand : “Quand tu auras faim et self, lui dit la vieille, il te sufhra d'é. tendre eette nappe où tn vou- dras, et tout ee que tu seuhaite- ras de vinet de vietuailles y viendra tout de suite, et il y en aura assez pour satisfaire ton appétit.” Le marehand prit la nappe tout ébaubi, et la'vieille mettant emeore la main à sa poeke, en tira une flûte : “Prends aussi cette flûte, dit la vieille ; toutes les bêtes qui l’entendent, si loin qu'elles seient, viennent 6e réu- nir auteur de eelai qui en joue. Avec elle un berger n'a pas be- soin de ehieu.” Le marehand prit Ja flûte, ewcoere plus étonné, et la vieille tira de sa poehe un couteau : “Prends encore ce eonteau, dit- elle : ilte préserveras de toute attaque de bêtes et de gens. Tu n'auras pas besoin de frapper vrir.” Le jeune homme serra les trois présents de la vieille et alla vendre ses légumes. Puis il se dit qu'il serait bien agréa ble de courir le monde sans avoir besoin de rien faire et saus rien craindre ;et, au lieu de retourner à la ferme, ils’'en alla tont droit devant lui. 1! avait {ait l'essai de la nappe et en avait été satisfait ; il voulut aussi faire l'essai de la flûte et du couteau. Dans le pays vivait alors un très riche propriétaire qui se trouvait fort embarrassé. Tonus les soirs, il mauquait une tête au troupeau qu'ilenvoyait dans la montagne ;il avait beau ex- eiter le zèle et l'attention de ses bergers, pour son troupeau, un dragoa, caché, on ne savait où, parvenait à enlever chaque jour un mouton. Le jeune homme pensa qu'il ne trouverait jamais plus belle occasion d’user les talismans de la vieille et il offritses services au propriétaire. Le propriétaire eompte ses moutons, jes fit compter au pasteur et les lui remit, à la grâce de Dieu. Arrivé sur la montagne, le pasteur étondit la nappe nour- rieière, se fit servir un bon dé- jeûner, puis s’étendit sur l'her be peur fair sa digestion, sans s’ocvuper des moutons. Quand le soleil fut sur le point de se coucher, il s'éveilla et joua de la flûte pour réunir le troupeau. Aussitôt les moutons aceouru- rent de tous les coins de la nontagne et se réunirent au- tour de lui. Mais en même temps accou- rut aussi un dragon d’un as- peet effrayant, qui répondait, comme les moutons, à l'appel de ia flète —Voilà le mangeur de mou- tons, se dit le berger ; essayons du couteau, après avoir essayé de la flête. Le berger tira son coutean et ne l'avait pas plus tôt ouvert ‘que le dragon tombait fondroyé. Le lendemain, ce fut la même histoire. Arrivé sur la montagne le berger permit aux moutons de paitre en liberté, se fit ser. vir à déjeuner par la nappe, fit \sa sieste et joua de la flûte avant le coneher du soleil pour réu- nir le troupeau. Comme la veiile les moutons arrivèrent pêle- mêle, et derrière eux un autre dragon, avec trois têtes, gueuies béantes. Le berger ouvrit son couteau et la bête tomba morte. Le maitre attendait et fut bien content de voir qu'il ne lui mauquait pas un mouton. Mais quand le surlendemain, le berger eut joué de la flûte peur réunir son troupeau, il en- tendit comme un coup de ton- nerre en haut de la montagne et vit rouler au-dessus de lui quelque chose d’anssi grand qu’une meule de moulin. C'était an troisième dragon qui mena- çait de l'écraser, Mais la bête s'arrêta et raidit aussitôt que le pasteur ent ouvert son couteau. Cependant, uu mouten man- quait. Le jeune homme porta ses regards de tous côtés et finit par aperoevoir le menton, au- pres d'une caverne, et immo bile comme s’il eût été retenu. 11 y alla, pour savoir ce qu'il en était. Au fond de la grotte était ane belle fille qui lisait. Le pas- teur s’approcha d'eile pour voir le livre. Et pendant qu'il regar dait, La belle fille se leva et dit : “Voilà cent aas que je suis retenue dans cette grotte par la maligaité des dragons. Le temps n'a pas en de prise sur moi, mais j'aime mieux redevenir mortelle et retourner parmi mes semblables. Dieu soit loué . m'aroir délivrée !” Le pastenr et la belle fille! pour faire tomber ceux qui te descendiremt ensemble de la! menaceront, il te suffira de l'ou- montagne ehargés des trésors! des dragons et ramemèrent le, Peu de | troupeau à son maître temps après, ils se marièrent et vécurent heureux. C'est ainsi que se trouva ré [compensé ie respect du jeune ‘homme poar la vieillesse. Et comme c'était un bon cœur dont toutes les entreprises avaient mal tourné par puni- tion de la vieille. À fine assortmen of SILVER GOODA WATCHEN CHAINN AND RINGS Now open for inspection. Rings made up with your owu gold if desired. E. W. TAYLOR Cameron Block CHARLOTTETOWN Hello There, Reuben ! WHAT BEAUTIFUL HORSE HAVE YOU NOW ? = — Reuben : “Don't you kuow him?" Stranger : “Why no, 1 don't.‘ R—"Don't know that stallion ISLANDER, by Parkside ?* 5.—"Well ! That is never 1s LANDER is 1t? Why, he is 50 fat that you can't feel a vib in him and his skin is shining like a siiver dollar. What in the world have you been feeding him withto make such a change in a horse as that in so short a time ?* R—"MCDONALDS CONDI TION POWDERS". S—"And they will put a horse in sueh a shape as thai?” R—"Yes Ihave used them for 6 years and they have never failed yet They are put up by JAMES MceDONALD, V.D.S8, Summerside.” S—[Loeking admiringly at ISLANDER] : “How clean his limbs are—hard and firm as steel.‘ R—“That's what they are.‘ S—‘Look at that head up, will you. See how he hoids his tail —and such a perfect, free action.” R—‘Well, 1 guess.‘ S.—‘"That's what McDenald's Condition Powders do for a horse ?“ R—"%Yes, they are the pew- ders.‘* S— ‘How cost ?” R—‘"Only 80 cents per Ib You can get them at any eoun- try store, or right direct from the manufaoturer's at McDO- NALB'S DRUG STORE SUM- MERSIDE." much do they for acceptable ideas. State if patenteé. ee RECORD, altimore, Md. Subscription price 9‘ *' - PATENT RECORD $1.00 per ann: uples frec, il vint en aide à ses deux frères, | 6 co de ho ha eh da de dd dd de da da dd dd à de cc ch cl fl ha ha h he dd he da ha cc cd dc do he a a hf ao de acc cnaace a c ee aoc ff h h É ch ch ho a he hf cha han dc ce co de a of dc ja he dada ce ce a do de de dede de dé bb bbbé bé | RARRAAS NASA RARR ARS AN SARA A RAR AR A* DRASS RSR TT j - 0 Pont RAS, Ds LÉ à = \ F LÉ «ÿ à FA" NY ah = as" ’ RER + A . Le rhumatisme est une maladie que l'on rencontre souvent chez l’homme avancé en âge, car chez lui, c'est presque naturel. Un homme dépassant soixante-dix ans éprouve des douleurs qui sont pour lui un signe certain que sa vie s'éteint. Mais pour le jeune homme courbé par les douleurs qu'il éprouve dans les reins, rendu infirme par des articulations enflammées, qui ne peut faire son ouvrage à cause de sa faiblesse et des dou- leurs de rhumatisme qu'il endure, c'est un avertissement pour lui que sa santé s’altère, que son sang s'appauvrit, que ses forces le laissent, et que sa constitution s'épuise. Il faut à cet homme de l’aide. Les Pilules du Dr l'loro pour les hommes, en purifant le sang, donnent à la constitution la force nécessaire et guérissent les douleurs et les rnumatismes. Elles donnent l'appétit, favorisent la digestion, régularisent les intestins. Elles ont guéri du rhumatisme des hommes qui ne travaillaient qu'avec grande misère et aussi des hommes qui n'avaient pu travailler depuis des années. Si vous souffrez de rhumatismes, prenez-les avec soin et persévérance et vous verrez vos dou- leurs disparaître et vous reviendrez à la santé. Voici ce que dit M. L. Charpentier, qui travaille au No. 222 rue St-Pau!, Montréal, Can. : ‘1 Je souffrais de rhumaltisme inflammatoire à tous les hivers, depuis bientôt cing ans. Malgré tous les ‘ gemèdes que je prenais, rien ne semblait me faire du bien el à tous les automnes, j'étais obligé de prendre Le lit et ‘ de le garder une partie de l'hiver. : “* L'automne dernier, je commençai à prendre les Pilules du Dr Moro et c'est avec plaisir que je puis dire que ‘! j'ai passé l'hiver sans accident. Les douleurs que j'avais lorsque j'ai commencé à brendre ces pilules sont comf lè- ‘‘ tement disparues et je n'ai pas eu de nouvelles allaques, comme j'avais l'habitude d'en avoir. “t Je recommande beaucoup aux personnes qui souffrent de rhumatisme de prendre Les Pilules du Dr Moro, “ Votre bien dévoué, “L. CHARPENTIER, ‘“* No. 222 rue St-Paul, Montréal. Je répondrai avec plaisir à toutes les lettres qui me seront adressées, et je donnerai des con- seils à tout homme qui m'en demandera, et pour faciliter les hommes malades qui voudraient me consulter, un blanc de questions leur sera envoyé, gratuitement, sur demande. mnt Mes consultations sont absolument gratuites. Je soigne les hommes seulement. Les Pilules du Dr Moro <: vendent soc, [1 boîte ou six boîtes pour $2.50, et si votre marchand ne les tient pas, elles vous seront cxpédices Adressez vos lettres comme suit: Dr À. &. Foro, Boite 782, Montréal, Canada. ; : : sur réception du prix. TN A ET OP PP D PE D DEP PP PPT PEN FETE TE PP PP PE PET P PP PP FE PDP PP E PDP PP PP ITP TPE PE FTP P PV PP EPP PPPEPVPEIFE PTE FETE VEUVE FFE FP PP FEB PP PP PPPEPETTTETTINITIT III III NON PTT EPP TITI EP TD. | of Paris and New York Miliinery, this season, must co: to all who will visit us next S2turday. dies, we propose this season to combine a dispiay 6f CHRISTY's LONBO display of HIGH CLASS FOOTWEAR [or Ladies’, Gents’ and @hildren. : ri re GRAND MILLINER Ÿ OPENING ! SATURUAY. APRIL 2IST This season’s Opening will be More Attractive than Ever The taste displayed by MPS. WRIGHT in the select. l ons of Gems nmmend itself As our Miilinery openings have always been attended by Gtlaiésn as well as La specia CT br 0 … SRE Eu | Ta AUX Rif AE LYS Re, rene dt ss ARS PA a ace BTP an PRE RON à “ei mé id Le RARE: f. LL, LE 0 M ARTE Lab Pr ds de à. L # La À aert-#7 à Cet PET LE. | | |