mnt RIT es $ | DST OUT IDEAL o SUMMER MERCHANDISE Dr: W. B. Corsets. Perrin’s Kid Gloves We are confident that the style, beauty and exclusiveness of our Dry Goods stock will call forth your unstinted praise. a new season. Dress Goods Experience has taught you to expect much of us at times—especially at the beginning of Besides our usual large assortment of Blacks they comprise medium and light weight materials in all de- sirable shades. Tafetta Cloths, Grenadines and Fancy Waistings. Shirt Waists Also every popular material including Serges, Venetians, Coverts, Crêpe de Chenes, Voiles, Splendid lines of different stylish waists in white and colors. Not the ordinary styles that everyone has. All the natty touches which will appeal to your taste are comprised in our Waists and their fit is. un- questioned. Ladies’ Neckwear All the new kinds of Dainty Neck Dressing for brightening summer costumes, made of lace, organdies and all the latest shades. Black Sateen Underskirts We have five lines of American-Made Underskirts which we consider $1.75, $2.00, $2.50. 19 Tailor-Made Suits. In black, blue and grey, sizes f rom 32 to 42, at half price to clear. silk and excellent values at $1.00, $1.40, R. I. HOLMAN. LA PANTHÈRE NOIRE (suite de la 1re page) éprouvaient même à leur endroit une réelle pitié. On attela ensuite le chariot, afin d’aller chercher le produit de la chasse. Quand il arriva à la lisière du bois, Daniel détela un des chevaux, et, l'amenant près de l’ourse, il lui fit traîner l'animal hors de la forêt. L'énorme ‘‘brun’’ fut chargé, avec les plus grands efforts, sur le chariot, et l’on coucha près d'elle les quatre castors. Une demi-heure après, nos chas- seurs rentraient sains et saufs à l'habitation. Mistriss Taylor fut enchantée de recevoir cette nouvelle provision de graisse d'ours. La viande fut sa- lée et fumée. L'énorme peau ser- vit de tapis, après avoir subi le tannage, et on la plaça sous la table de la chambre. Dans les quinze jours qui suivi- rent, toute la colonie de castors, au nombre de trente-quatre, fut capturée, comme Daniel l'avait an- noncé, et il ne resta aucun vestige vivant de leur passage dans cet en- droit. La valeur de leurs fourrures, bien nettoyées et séchées, deux cents dollars, que Warw ick | leur compta dans l’espoir de faire, un petit bénéfice en les revendant à à | un pelletier. Le champ de mais, l'inondation, prospérait À vue] d'œil. Entre les sillons on avait semé] des pommes de terre, des fêves, des citrouilles et des imelons ; aussi | cette récolte abondante et variée) promettait-elle pour longtemps aux colons une nourriture assurée. M. Taylor, n'ayant plus de souci! à cette perspective avec des trans- | ports de joie qu’il exprimait à tout | propos. “Que je voudrais partager le & surplus de nos provisions avec nos pauvres d'Angieterre ! disait-il cer-) tain soir à sa famille, réunie, comme | de coutume, autour le la table. À! cette saison-ci, tandis que le temps est déplorable en Angleterre, nous! cueillons tous les jours des tégrsies | verts dans notre jardin ; les arbres ont des pousses nouvelles, et peine perdent-ils leurs feuilles nous avons du gibier à profusion, des chefs et des antilopes par cen-| ’ | } | | | était de! fécondé par | me semble qu'il est humainement à impossible de leur échapper. |taines broutent l’herbe de la prai- rie, et la contrée est couverte de troupeaux de bisons. —Sans compter, je vous prie, les ours qui approvisionnent mon mé- | nage de cette graisse, qui est le condiment le plus indispensable d’une bonne cuisine, ajouta mistriss Taylor en interrompant son mari. —Les ours ont cependant énor- mément diminmé depuis que le Choctaw est colonisé, remarqua Daniel. Pendant que je vivais parmi les Indiens, je suis souvent venu chasser ici. Je me souviens que nous en avons tué une dou- | saine en un jour, et cela près de) Bear-Creek ; car c’est du grand! de cette rivière lui est venu. tain jour aussi, nous avons rencoti- tré un ours pris. Le terrible ani- mal poursuivit un de nos jeunes guerriers, et quoique celui-ci cou- rût ventre à terre, l'ours rattrapa le! et déchira le malheureux en mor- ceaux avant de le tuer. —Quelle horrible aventure ! s’écria mistriss Taylor d’une voix terrifiée. J'espère qu'il n’y a plus de ces monstres-là dans les parages où nous semmes. — Oh !'ils étaient déjà rares, à icette époque, dans ce pays de | plaines. Leur résidence ordinaire est en général sur les montagnes de l’ Ouest, d’où ils ne descendent en hiver que lorsque la nourriture y devient rare. Ils rôdent alors dans la forêt de la Rivière-Rouge, et s'avancent parfois jusqu'ici. [M | | peuvent pour s'en débarrasser, car. lil n'y a pas d'animaux plus dan- |gereux que ceux-là pour l’homme |et pour les bestiaux. Un ours gris | emporte une jument entre ses pattes | comme nous ferions d’un lapin. Il | parv ient toujours à attrapper un cheval à la course. Je faisais un jour partie d’une chasse, pendant | laquelle nous AVONS tué un ours zris qui pesait environ deux 1mille livres. Que le bon Dieu éloigne ces bêtes-là ‘de notre voisinage ! car, s’il y en avait jamais, ça ue se- rait pas gai pour notre bétail. — Un ours gris doit être, en effet, un monstre dans toute l’acception du mot, remarqua M. Taylor. Il — À moins que l’on ne puisse at- f . pe savent pas grimper. -—Mais est-il vrai, comme on le soit trop épaisse pour laisser péné- trer une balle ? demanda Walter. —Non peine pour en tuer un, à moins ce- pendant que l'une d'elles n’atteigne «un endroit sensible, —Mais alors, pourquoi ne pas toujours viser à cet endroit sen- |Sible et le frapper là ? dit Walter en souriant. —Mon cher ami, tu deviens dé- cidément trop téméraire ; que Dieu te préserve de faire jamais une pa- | reille rencontre ! interrompit mis- nombre de ces animaux que le nom Cer- | triss Taylor, très sérieusement in- quiète au sujet de son neveu. —C'est la tête qu'il faut prendre pour point de mire, À la condition que l’animal ne soit pas éloigné. | Dans ce dernier cas, il faut viser derrière l'épaule ; car le cœur de cheval, désarçonna le Peau-Rouge, L'oitrs est placé dans la cavité de sa poitrine.’ Et Daniel ajouta, comme pour tranquilliser ses audi- SE É ce teurs : ‘Il n’y a pas de danger que ces parages ; l’ours gris se montre très rarement près des lieux habi- tés. ”’ tôt toute l'attention lons. de Is avaient défriché autour du champ quelques autres acres de l'automne suivant. J1 leur fallut abattre des arbres, qu’ils comp- taient employer à l'élargissement teindre un arbre, répliqua Daniel ; car heureusement ces carnassiers des clôtures, en les coupant, à cet | Mais les colons font tout ce qu'ils effet, par portion de douze pieds de quelques arbres élevés, et il long. Eu égard à cette occupa- avec attention l'horizon à l’aide de land be convinced that Oxien Pills ! tion, personne ne peut aller À la chasse, et l’on dut se passer de gi- bier frais pendatt toute une se- maine. Un soir, cependant, mistriss Tay- lor s'étant plainte au souper de n'avoir point de viande fraîche, Walter offrit avec empressement d'aller le lendemain tuer un cerf. Freddy et Charley demandèrent la permission de l'accompagner, et M. Taylor leur donna son consen- tement, à la condition qu’on ne s’éloignerait pas trop du fortin.. Les deux jeunes garçons étaient devenus de très bons écuyers avec le temps ; car ils s'étaient exercés, soit en conduisant les chevaux à. soit lorsque le bétail! l’abreuvoir, ne rentrait pas le soir, et qu’il leur fallait faire des courses folles à sa poursuite. L'IMPARTIAL JEUDI LE 14 AOÛT. M. Taylor & était procuré, par l'eutremise de M: Warwick, deux ; selles mexicaines pour .ses fils. L'arçon et le dossier, très élevés, lui paraïstaient plus sûrs que Îles selle: plates. Les jeuries gens étaient devents d'excellents tireurs, sans être ce- perdant des chasseurs aussi exer- cés que Walter ; car M. Taylor craignait toujours de laisser ses en- fint; sortir seuls, mème à une pe- tite distance. Leur première chasse devait donc avoir lieu le lendemain, sous la di- rection et la jrotection de Walter. Daniel était trop occupé aux travaux des champs pour les ac- coimpagner. Les trois jeunes gens pouvaient facilement, du reste, courir et abattre un cerf dans la proximité du fortin. Freddy et Charley attendirent le lever du soleil, comme s'ilse fût agi d'une fête. Ils étaient déjà occupés des préparatifs de la chas- se, quand les premières lneurs de l'aube se montrèrent. Leur cou- sin les avait équipés de la même façon que lui, à cela près qu'ils ne portaient pas une paire de pistolets pareils à ceux qu'il avait passés à son ceinturon. La belle peau du jaguar qu'il avait tué lui servait de selle ce jour-là. Après déjeuner, on sella les deux chevaux d'attelage pour les en- fants, et M. Taylor examina lui- même les brides. Il aïda ses fils à monter à cheval, et leur recom- manda la plus grande prudence. ‘‘Tu prendras grand soin de ces deux êtres chéris, je pas n'en doute ; mais promets-moi de ne pas|s dit, que la peau de ces animaux | ; Seulement il arrive très souvent que vingt balles suffisent à nous ayons jamais un tel hôte dans: que Walter avait toujours La culture du maïs réclama bien - nos cCo-| la forêt, afin d'agrandir le domaine courant d’un arbre à l’autre. Jons-nous en dans la prairie, vers | . 21% “ ces arbres qui s'élèvent là au-des- : C’ est convenu, mon garçon, n'est-ce pas ? fit-il. —QOui, nous revieti- drons aussitôt que nous aurons tué | uu cerf, répliqua Walter cet l'accent sincère et loyal qui lui était propre. — Très bien ! vous pouvez partir, fit M. Taylor, tandis que sa femme :s'approchaït du cheval et serrait la main de Walter. — Prends bien garde à mes en- fants, Walter ! et revenez bientôt, aiouta-t-elle. | —],'herbe sèche est trop haute, mon jeune maître, chasser aux bisons | | } | mon oncle : avec pour que vous puissiez approcher le gibier à che- val, lui cria Daniel. Vous ferez imieux d'arrêter vos chevaux, de les attacher quelque part et d'aller surprendre les cerfs à pied. Vous pourrez laisser l'initiative à Freddy et à Charley, et leur coup de main au besoin. | We ses con: eils, et les jeunes gens des- cendirent la colline, s'engageant joyeusement dans | herbe haute qui leur montait jusqu'à la cein- ture. Cette végétation à moitié fanée repoussait déjà par le pied, et of- frait la fraîche verdure des plantes nouvelles. does un alter promit à Daniel de suivre Les trois chasseurs se dirigèrent vers le bois, le iong de la rivière : car c'était de côté-là vu des Pruniers le plus de gibier. En effet, ça et là des cerfs et des biches se montraient dans l'herbe en s'enfuyant devant les cavaliers. Waïter cherchaït sans cn ver, quelque tête de gibier qu’il aurait pu surpretic I] arrêta son de la forêt, formée la lisière seulement de 1 sonda sa lunette portative. ‘‘Je m'étonne, dit-il à ses cou- sins,-qu'il n’y ait pas de cerfs au-| jourd'hui en cet enc suis jamais venu droït. Je y pierre 5% eût Êté plu S sans €1 plusieurs. Rien n’e cile que de les serrer et Al- Ge près sus de l'herbe ; on dirait une oasis entourée d'une brume bleuâtre. Nous y trouverons infailliblement du gibier’? Walter en disant ces mots, diri-. gea son cheval vers la prairie, du côté de l’ouest. Freddy et Char- ley chevauchaïient à ses côtés. * Ils regardaient tous les trois at- tentivement de côté et d'autre de-: iorsque . Walter aperçut enfin, à une cer- puis un quart d'heure, 1902 ‘taine distances, une grande harde de | cerfs qui broutait l'herbe tranquil- lement. / ‘Regardez là-bas, vers ces deux mosquitos isolés, ILy a un trou- peau de cerfs, dit-il à ses cousins, —QOui, on! l je les vois s'écriè- rent enseinble ses compagnons. —Ils sont très éloignés ; mais nous ne pouvons nous rapprocher davantage. Ce sont de grands cerfs ; je distingue leurs bois d'ici. Penchons-nous sur le cou de nos chevaux, afin de ne pas les effarou- cher avec nos chapeaux noirs.” Walter se baissa rapidement lui- même pour donner l'exemple à ses cousins, Les trois jeunes chas- seurs avançaient doucement, vo- yant au fur et à mesure la harde d'une façon plus distincte. ‘ “Il y a aussi d'autre cerfs plus loin, observa Walter un instant après. —Ne ferions-nous pas mieux de deseendre de cheval ? demanda Freddy, qui bouillait d’impatience. —Nonu ! pas encore ; rai tout à l'heure ce qu'il faut faire. Baïissez-vous toujours sur vos che-! vaux,’ répondit Walter en regar- | dant les cerfs par-dessus la tête de son coursier. Tout à coup son cheval tressail- lit et sauta en avant, de côté en liennissant, dant derrière lui. Walter se retourna sur-le-champ. ‘‘Grand Dieu ! qu'est-ce donc qui vient là-bas du côté de la forêt, | et regar-|! s'écria Walter en retenant sa mon- ture de toutes ses forces, tandis que les chevaux d'attelage, montés par. sayatent de ses COUSINS, CSE prendre le galop. “Oh! Walter ! qu’allons-nous devenir ? s'écrin Freddy saisi de terreur. Il va nous rejoindre ! Sauvons-nous à ia maison. — Walter ! mon bon Walter ! faut-il faire? bégayait Charley. —];'animal féroce nous barre le passage, nous ne pouvons retour- ner sur nos pas ; mais restez cçal- mes, il ne nous râttrapera pas ; nos chevaux iront plus vite que lui. Rendez-leur moi. et suivez- Mais ne les pressez pas trop, | et tenez-vous fermes en selle. Il n’y a pas de quoi vous épouvanter, vous dis-je ! Ilne vous les rênes, atteindra = D) | pas, | D “ l'herbe haute et en entraînant à sa suite les deux jun ( à suivre }) 1ieñits. Trade Mark Registero@ Design Copyrighted, The Oxien Tablets and Oxien: Pills are recognized to day fore the public which has done so uch oood as the OXIEN TABLETS and ATyAr | NEII, McKINN NON, | Summerside, and Tablets are the Best medecine | tever sold on the Island. nt NOTICE | | AI persons-indebted to the Es-|! ‘tate of Joseph EF. Chiasson, on book accounts are hereby notified | that uniess payment is made at. once, to the undersigned, proceed- | ings shall be taken to collect with-|! out any further notice. Also all persons indebted to said | estate on notes of hand shall be re- quired to make payment this fall, | las ail amounts overdue shall be :sued [or without respect of persons. - The undersigned are the only. parties authorized to receive pay-| ment of accounts and notes due said Estate. Dated July 26th A. D. 1902. IHASZARD & GAUDET Solicitors. &c. W. 4 i, Charlottetown ;: je vous di-! jetant sa tête | en se dirigeant sur nous ? Regar-| dez donc! C'est un ours !!!:ill n'est pas noir...C'’est un ours gris !”’ | que | cria Walter à ses deux cou-| |sins, en piquant des deux à travers | as the cading nerve builders on the inar-. er No medecine has been placed be- PILLS ! | Send e : cents for es Pis | Save Trouble and Expenses | Not necessary to go out of Tignish for your Spectacles and Eye Glasses. I have just imported one of the 1 finest assortment of Spectacles and % Eye Glasses ever brought to the Island. Suitable for all ages EVERY STYLE Gold, Gold filled, Nickel, Silver, Steel, rubber etc. THE LATEST AND BAST--- Price always right L. S. PERRY TIGNISH Eyes tested free of charge Î Baden Powelil’s Mounted Police South Africa. We, the undersigned, of the Ba- se Powell’s Mounted Police have great pleasure testifving to the fact th: it Re | 'cured us of Rheumatism and Sore Throat. One of our comrades, when leaving Halifax, fortunately _secured a few bottles of the Oil, which he generousty used in cases of Rheumatism. The equipment of our camp would uot have been complete without this Rheumatic Cure, and we have pieasure in bear- ‘ing testimony to its wonderful cu- rative power. Vours truly, | Howard Blakley, H. Wentworth, | Clifford Borton, Charles McGee, | Geo. Cook, Wilfred C. Walker. | Sold by all Druggists and Dea- lers. Vous pouvez rendre votre har nais souple comme un gant et dur comme l'acier par l'uerge de l'Fuile Eureka pour liar- nnis. Vous pouvez prolonger sa vie, rendre sa durées deux fois plus longus qu’ à l'orui- naire. EUILE SURERA Pour “Harnais d'un vilain harnais an fait | | un neuf, Composée d'une huile denses et pure, préparée È sp écialerieut pour résister aux rigueurs du tune, | * À vendre partout en boîtes —toutes grandeurs, Fabriquée par te IMPERIAL O!L co. | RS RHUEMATEC | T NYEATHNHR Ïs now at hand Fal'rains luin | Rheumatism and Sciatica, if you su {fer | itth eth?r commend | ANDREWS RHEUMATIC CURE jit has now been used for nine years [re very great success BARK, BER- RIES, HERBS and LEAVES |their pcimitive form make up the composition of ANDREW'S Rheumg atie Cure. : Price 50e a box or 3 bixes for $1.25 | Ask ) your Dr guisi cr write us th:setroubies, we re in 1 | Pieparc d on'y by .J. A. GOURLIE, | Jrince County Drug Store SUMMERSIDE |