de cat LL D Te D L'IMPARTIAL. Le seul Journal Français dans l’rle du Prince Edouard. Publié je Jeudi de chaque semaine, ABONNEMENT : L'IMPARTIAL un an... … $1.00 L'Impartial et Buote’s Monthly : $1.30 Toutes communications, re- mises, etc. doivent être adressées à F. J. Buorx, Tignish, I. P. E. RTS M — = L'IMPARTIAT.. = je. TIGNIS”" 17 MAI '=94 “Le jouroul, c'est la grandi re e du our. Du haut de sette chaire. l'apôtre, L prédicateur se tait entendre. ‘sn plus entre les murs d une église. mais À tout le monde. La presse est jun. 5. pour le mal ; il faut qu’elle soit plu< priissant + pour |: bien.” L'Abbé Henri Dre U ve “on Le gouvernement russe vient d'informer le pape de son intention d'établir une légatien au Vatican. On creit que les élections provinciales d’Ontario auront lieu soit le 20 juin, soit le 26 Dé; la plupart des eandida- tures tant du côté conserva- teur que du côté lib:ral sont connues. Très nombreuses seront ces candidatures. Ou dit que pour les 94 comtés de la province il y a pius de deux cent cinquante candidats. Le Vatican est muni de téléphenes, de ph:nographes et de lumières éleciriques On se propose maintenant «le faire constrv're un élévateur qui conduira les visiteurs Jusqu'au dôme de Saiut- Pierre. Le gouvernement d’Orta- wa vient d'accorder : J à Rose & Cie, de Montr:al, l'entreprise des boites de scrutin et elles devront étre prêtes dans les trois mois. Est-ce un signe des temps ? Le czar de Russie, con- trairement à teus les autres sœuerains, n‘a pas de liste civiie. Tous ses revenus, qui s'élèvent à $12,000,000 par années, proviennent de ses propriétés, qui ont 1,000,000 de milles en superficie, com- prenant des fermes, des forêts et des mines. Notre gouvernement local a le privilége de compter dans ses rangs des partisans d'une imagination extrawrdinaire. Après avoir donn leur adhé- sion à toutes les mesures qui vent à taxer l'homme depuis | s les pieds jusqu'a la tête, il s’en est encore trouvé quel- ques uns, dont la fécondité du génie n'étant pas encore épuisée, ont été jusqu'à vouloir taxer Îles églises What next ? Des trente cin:; bills qui ent été passés par la chambre locale pendant la session, trente quatre ont reçu Ja sanction du lieutenant gou- verueur. Le trente cinquième, qui avait pour bat d'enlever aux colporteurs et aux com- mis-voyagurs le privilège de voyager ct de vendre lcursé marchandises sans li- cencejdans l'Ile, a été réservé pour la considération du eu- verneur général. Un citoyen d'Alberton qui a un let de terre valant 8600 et une maison de la même valeur, ayant pris la peine de faire une énumération des taxe-< qu'il aura à payer sous le :ouvean régime inauguré par noue Peters, est arrive à la jolie petite somme de %$1250 par an, Vi quelque chose « faire re.iê wir nos fermiers qui ent üc- proprietés de $IOU0 à g2000. Ceux. surtout. qui, pendant les élections, ailaient de porte en porte meudier | des suffrages pour farc re- Pr n PPT TL 4 . Mas Rs D TE monter au pouveir un. parti qui nous accable aujourd’hui d'impôts, ont droit de se féli- citer du dévouement dont ils ont fait preuve pour le bien de leur pays, Qn écrit d'Augusta, Maine À un jeurnal canadien, en date du ler mai : ‘Beaucoup de nos cana- diens commencent à voir qu'ils ent mal fait d'avoir : laissé leurs terres ponr les manufactures. Plusieurs fa- milles sont parties au com- nencement d'avril et plu. | | | sieurs doivent encore reve- mir ; | ce sont en partie des gens de la Beauce. Il y a, ici, beaucoup trep de mende pour ce qu'ily a d'ouvrage. Pauvres cultivateurs qui ne connaissez pas les Etats, rcs- tez sur vos terres ! Ne venez donc pas fatiguer vos enfants dans les moulins, c'est le malheur pour l‘avenir de nos canadiens. Vous vous croyez | bien pauvres, mais vous êtes hewr'eux au Canada. Ne croey ez pas que ceux qui descen- dent au Canada avec des toi- lettes ont fait de l'argent.‘ Le Rév. M. W. W. Weeks autrefeis pasteur de l'église baptiste de Brockville, Ont. a crée toute une sensation à Saint-Jean N. B., dimanche, en dénonçant, au cours d’une instruction, la fameuse ‘“Pro- iestont Protective Assecia- tion.” “J'espère, a t-il dit, que si une telle association est fon- dée un jour dans la province, aucun protestant n'en fera partie. L'idée de ne pas'vou- loir garder à son service une personne sous le prétexte qu’elle est catholique est une doctrine qui deit étre rejetée par tous les protestants qui ne veulent pas faire aux autres Ce. qu’ils ne voudraient pas qu'on leur fit dans des circonstances contraires. Une orgauisation telle que la “P. P. A.° ne repose que sur lignorance, le fañatisme de quelques cerveaux brulés.“ Le correspondant de la Presse, à Ottawa, adresse à son journal la dépêche sui- vante : “Enfin, la requête des évéques du Canada au sujet des écoles du Manitoba et du Nord-Ouest est mise au jour. Les requérants s‘adres sent au gouverueur-général et aux Chambres. Le Rev. Pere Lacombe a envoyé au- jeurd'hui une cepie de cette requête au secrétaire d‘Etat destinée au gouverneur. Une autre copie sera dépo- sèe devant le sénat par l‘hon M. Bernier, et une troisième devant la Chambre des Com- munes, par M. Larivière. Cette requête est en somme le résumé des écrits de Mgr Taché. Il y est allégué que le libre exercise de la langue française, l'enseignement religieux dans les écoles ont êté garantis aux catholiques dans ‘Acte du Manitoba par le secrétaire des celonies du gouvernement Impérial, se servant de l‘intermédiaire des ministres canadiens ; que l‘acte de M, Greenway est une vielation de ces droits garantis. Il y est allégué Spécialement que les écoles actuelles du Maniteba sont des écoies protestantes au soutien desquelles en force les catholiques a contribuer; on ajoute que pendant la dernière session, on a enle- vé la dernière ressource aux catholiques, en refusant à l'autorité municipale 1e droit de collecter les taxes pour les écoles catholiques. On demande le désaveu de cet- te dernière loi ainsi qu‘une loi rémediaire pour ebrvier à l'acte Greenway, La re- quête demande aux autorités | de faire Le mieux possible peur empêcher les injustices | à l‘égard des catholiques du : Nard-Ouest, D AL PP RENE L'IMPARTIAL. C'est lorsque le collecteur viendra frapper 4 la porte avec sa liste de taxes. graduées, que le peuple réalisera véritable- ment la position où les ont pla- cé les autorités qui les gouver- nent actuellement. Lorsque le surintendant d’é- ducation a fait le rapport de son voyage à Ontario et aux Etats- Unis et qu'il a exprimé son. oplnien que nos écoles pou- valent comparer favorablement avec celles de ces pays, on avait lieu de croire que s’ii devait y avoir quelque changement dans notre système d'éducation, ce changement serait à l'avantage Tout au contraire, malgré les recom- mandations de la classe enseignante du surintendant, on trouve que les instituteurs sont trop amplement payés, et on enlevè une partie de leur salaire. Nous réservons pour plus tard la publication de la lettre de l'inspecteur Arsenault, en date du 12 mai. M. Arsenault se trouve froissé par les véri- tés émises dans Jes calon- nes de l’'IMPARTIAL du 10 cou- rant, et pour cela il nous envoie deux grandes pages ornées d'é- pithetes les plus insultantes et les pins grossières. 11 n'y a pas de moyen, l’inspecteur des éco- les acadiennes a du être en proie à un affreux cauchemar quand il a tracé ces lignes. Plus tard, les circonstances pourraient peut-être nous com- mander de publier les écrits dont pous a favorisé M. l'in- specteur jusqu'aujourd'hui. Depuis que la dernière corres- pondance de l'inspecteur à paru dons nos colonnes, trois institu- teurs nous ont écrit à cet égard : “Un instituteur Acadien’”, “Aca dien” et “Thomas”. Nous don- nons celle de “Un instituteur Acadien” aujourd’hui. Les au- tres suivrons. LA LIGUE DE LA CROIX À STE MARGUERITE, À une assemhlée des mem- bres de la tempérance qui eut lieu dimanche, le 29 avril, à l’é- glise Ste Marguerite, comté de Kings, la socièté de la Ligue de la Croix fut organisée et un grand nombre de persannes de- vinrent membres. Les officiers suivants furent élus pour l’année courante. Rev. À. P. McLellan, P. P. (Directeur Spirituel. M. Clement McDonald Prés. “ Paul McPhee, 1er Vice- (Prés, “Daniel McCormack, 2me (Vice-Près. “R. D, McDonald, Tréserier. ‘{J. À, McLellan, Sécretaire. “ John J. McDonald Ass-$ec. James R. McDonald | “ Joseph McDonald “ John O’Henl \Ÿ “ Alex. D. McDonald È A “John McAdam + © © “ John À McPhee D # # John D. Gillis Joseph McPhee | TRAVAUX PUBLICS Voici d'asrès le rapport du ministre des travaux publics, les différentes sommes qui ont été payées à Ile du Prine Ed- ouard, par le gouvernement fé- déral, pour quais, biise-lames etc, pendant la dernière année fiscale : À Miminigash $2,353.61 ‘ Bay Fortune 2,193.25 ‘ Souris, 1,825.93 ‘ St Peters Bay 669,75 ‘ Hard’s Point 572.29 ‘ New London 543,25 ‘ Nine Mile Creek 402.70 * Creorgetown 399.90 ‘ Aunandale 299.98 ‘ Malpeque (quai) 230.01 ‘ Pinette 259.00 ‘ Belfast 249.90 ‘ Vernon River 249.28 ‘ Lewis’ Point 248,85 pus * Montague : Malpeque (brise-lame) 200.00 ‘ Port elkirk 117.41 rs Bay View 100.00 ‘ Victoria 50.00 Total $11,176.54 CORRESPONDANCE. XOX M, le Redacteur, Un petit es- pace dans les colonnes de votre estimable journal pour deman- der si M. l’Inspecteur Arse- nault est vraiment sincère dans l'avancement des jeunes instituteurs avadjens de cette provinse. 11 semble, par ses écrits, vouloir accorder autant de crédit aux maitres anglais dans les écoles françaises qu'aux francais eux-mêmes. Je n’en dirais rien si cela était po sibie. Mais c’est une absurdité de la part de qui que ce soit de vou- loir mettre les instituteurs an- glais au nivean des instituteurs français dans l'enseigne- ment pratique du français. 11 y a sans doute des instituteurs anglais dans cette province qui ont la compétence d'enseigner le français très bien ; mais ils n'en seignent pas dans nos écoles, de pius, étant haut licenciés, 1ls ne seraient pas sous l'inspection de M. Arsenauit. Ceserait égale- ment une ai surdit* de croire qu’ un maitre acadien put enseigner la langue anglaise et de mettre en pratique tous ses idiomes avec autant de succès qu'un maitre anglais. 11 y en a, mais, comme les maitres auglais, il ne sont pas sous l'inspection de M Àr- senault. Lors de la dernière visite de l'inspecteur à mon école, j'ai eu occasion de lui présenter des élèves qui certainement avaient fait des progrès dans la lecture anglaise. Jeremarquai que M. Arsenauit lui-même n’était pas maitre de la prononciation an- giaise. Ainsi, si notre inspecteur frauçais n’a pas l'habilité de prononcer correctement l’an- glais, comment pauvons-nous, nous jeunes instituteurs, le faire, et comment voulez-vous que de jeunes instituteurs an- glais qui au dernier jour de leur éducation anglaise, n'ont appris qu'un échantillon de la langue francaise, puissent en- seigner la langne francaise avec le même succès que les maitres francais ? C’est encore une ab- surdité. J'ose croire que M. Ar- senault veut plaire à quelques amis anglais en nous parlant ainsi. Vous remerciant M. le Rédac- teur pour votre espace. Je suis votre etc. Un instituteur Acadian LE JUGE HENSLEY DECEDE. L'ile du Prince Edouard vient de perdre un de ses citoyens les plus distingués dans la persenne du juge Joseph Hensley qui est mort le 11 courant, à New-York, où il était alié vers la fin d’av- ril espérant, trouver sans 0e cli- mat une amélioration de santé: Le défunt naquit en Angle- terre le 12 juin 1824, et avait par conséquent presqu'atteint sa TÜme année. En 1841, le juge Hensley vint dans l'ile où il est toujours demeuré. Pendant plusieurs années, il prit une partie active dans la politique et fut l’un des associés de George Coles dans l'administration des affaires pub liques de la proviuce, C'était un avocat distingué. L'ANTHROPOPHAGIE 1] parait que l'antropophagie est, encore à cette heure, très en honneur parmi les peuplades qui habitent la rive droite de l'Oubanghi. Dans une lettre qu'il vient d'adresser au cardinal Ledo- chawski, préfet de la Propa- 200.48 le client les jambes, la poitrine, ete. : et R” LE JOURNAL LO;AL sidération de couleurs politiques ou de défenseur de ses droits. ER © gande, Mgr Augouard, évêque de l’'Oubanghi, donne sur cette épouvantable coutume des dé- tails fort particuliers. Jugez plutôt : On amène les esclaves, dit Mgr Augouard, au murché, et celui qui ne peut se payer le luxe d'un esciave entier achète seulement un membre qu'il choisit à son gout. S'il choisit le bras, par exemple, fait une marque } longitudinale sur le mem- bre avec une sort de craie blan- che, et le propriétaire de l’es- chave attend qu'un autre client choisisse l’autre bras et lui fasse la même marque, Chacun choisit ainsi le bras, lorsque taus les membres ont été marqués, ON coupe tout simple- ment la tête du pauvre esclave, qui est immédiatement dévoré sur place, Si ces détails ne neus étaient pas donnés par une personne digne de fois, on pourrait croire, tellement ïls sont effrayants, qu'ils ont été inventés à plaisir. Jour. Pop. Lun de nos co frères publie ce qi suit : Des agents pageent de temps à autre. À travers nos campagnes pour soliicites des abonnements eu faveur de:tel ou tel journal des grandes villes. Nous n‘avons aucunes ebjeetioxs à ée qu'on fasse bon accueil à ces agents et qu'on leur dou ne 80h noi et 80n argent. Pourvu qu le journal qu'ils réprésenient ne soit pas un mauvais journal comme il y ei x plusieurs malheureusement. Mais cela, à une condition : pourvu qu'un puisse recevoir deux journaux, ls jour nal local et celui qu'on vieil vous ap porter des grandes villes Où dofr com prendre en effet, que le premier de voir d'un bou cituyen est de recevoir le journal de sa localité, Il nest pas une œuvre nécessaire on utile, pas une ‘amélisrationu impr tanto pas UR mouvement qui pui:se contribuer à la prospérité comimune q'ir e journal local n épouse comme sic, dont i ne se fait l’apôtre zélè et qu'il n’aide à mettre À exécution. Dans tour cela le bon journal, se journal juste et honnête n’est arrêté par aæcune Con nationalités. C est en quelqie sorte le drapeau de la locaité, du comté ou du distriet. le héraut de ses gloires, le C'est le jour al ocal qui annonce L'arrivée de vos fils ou de vos filles, et qui pleure avec veui, sur la tombe de ceux qui vous soni chéra Le journat local est donc votre ami ; il vous veut du bien, et de votre côte vous devez l'aimer, si vous ne voulez pas être taxé d'ingratitude et de a ii que de patriot sme. Abonnez veus à plusieurs journaux? si vous le voulez, mais que le journal local ait toujours sa place au foyer d‘ la famille. Et si vos moyens ou vos loisirs ne vous permettent pas de pren- dre plus d'un Journal, que ce soit celui de la localité, lequei compte sur votre aide pour 8e maintenir. LA PROCESSION DE ST MARC Ce fut le Pape :aint-Grégoire le Grand qui institua la proce sion de saint Marc, en 590, pour cenjurer le fléau de la peste qui désa!'ait Rome. On tombait mort en éternuant ; de là, dit Goffiné, l'usage des paroles adres- sées à ceux qui éternuent : Dieu vous bénisse Ce grand saint voulant apai- ser Ja colère de Dieu, distribua tous les fidèles en sept chœurs, et les fit parcir eh méêine .emps de sept églises, comme autant de processions. Il por tait ui mêmes l'image de la sainte Vierge que l'on crait communément avoir 6té pointe par s int Luc, et lors qu'il fut prés du Môle d’Adrien, on vit un ange qui mettait l'épée dans le fourreau ; et dès lors le fléau cessa Le ehateau qui est aujourdhui à la place ou eut Hen cette apparition a été appelé, en mémoire de cet évêne. ment, le chateau Saint-Ange. Comme lon croit que ces prosessions furent instituées le 25 avril, jour de saint Mare, l'Eglise en célèbre l'anniver- saire, tous les ans, en ce jour, PAS BESOIN DE L'APPELER ! — Uri monsieur rencontre un jeune paysan, ge me t‘appelles tu mon petit gar çon Comme mon père, Et ton pére ? Comme moi. Mais enfin, comment t‘appelle t on, quand c'est l'heure de manger la soupe ? On ne m‘appelle pas ; je suis tou ours le premier ! CASH WANTED? By the 1st, of June, I want THRER HUNDRED AND ÉLEVEN Dorrars in cash, for which I will give in return the very best quality af Boots and Shoes and Harness, at exceedingly low prices. Parties who bought Boots from me this spring were fortunate enough to escape La GRIPPE, as their feet were nev- er wet. Now FoR SUMMER. I have the very latest styles, also the Best material and the cheapest By buying your Boots and Shoes from me you save money, and save your feet from corns and bunions, My FRENCH K1n Ladies boots are beautiful. Come and see them. My custom work don’t need puffing as it is a matter of faet that I do the best and cheap- est work in the ceunty. REPAIRING of all kiuds, promptly aud cheaply executed. I am, Ladies and Gentlemen, Your obedient servant, J. Albert Brennan. Tignish May 17th. 94, € 'oePrRig NT ss + BE CAREFUL of your eyes. 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