es. …. La à. mr" 20 SPORE ERNEST RER LES BRIGANDS DE LA FORET DES ARDENNES Tà | Au commencement du siècle, | Enfin ils sortirent de Ja forêt sabs avoir fait ancune rencon- venue célèbre par les crimes!|tre fâcheuse. la forêt des Ardennes était de- nombreux quis’y commettaient sans qu'on-püt jamais retrou- ver aucune trace des victimes ui des assassins, malgré les recherches les plus actives :de la polie et de la gendarme- rie. | Un jour, ui riche négociant | de Paris fit appeler son fils! dans son bureau et l’engagea à se disposer à partir” le lende- mais pour un voyage commer- | cial dans le Nord de la France. Le voyageur devait partir à cheval et il avait à traverser! une certain étendue de la forêt; si redoutée. Le jeune homme avait vingt-cinq ans, et comme il était d'un caractère aventu- reux, il ne craigmuit pas les dangers. Le lendemain, au moment de son depart, son père Jui remit une lettre pour son correspon- daut et une autre pour un vieux général, un de ses an- rs ——_—. pe — € bord, ie jeune voyageur se sen: tait un peu ému, mais il s’en- hardit peu à peu et fini par se rassuré complètement, tout en ayant l'œil ct l'oreilæe ati guet. LAN aa TR va GTR lits tte à ae à La 8 Ÿ TT 4 L'IMPARTIAL gb 2 acer Ms rm TS F amies PET dass eo ISERE TG tt RP En TT enarenerent on CP SRE OR PAIN ARS ER RER Fr ss ou sant PE SM ns RE es dans la forêt et au premier a-!manderont à dîner en comman- ‘ pas été au courant de ce qui le! GARE CRE dant du champagne et autres |menaçait, mais le jeune homme CHE£EAPEST vins extra-fins. Vousverrez aus-|ne mangea presque pas, ce qui sitôt l'aubergiste lui-même és fut remarqué, mais il attribua nir vous annoncer l'arrivée de!cela à sa mauvaise santé. Quant ces trois prétendus officiers; ii|aux brigands ils faisaient bonne vous dira qu'il neicomptait pas {chère et paraissaient tont jo- CH A IRS AND BEST sur leur arrivée et vous deman | iderasi vous voulez! à 11 n’y a plus de daugeribien que ces tro is|vers la fin du repas, elle venait maintenant, dit alors le jeune voyageur à son compagnon. Personnages partagent votre repas sous prétexte de ne pas Ce n'est pas bien ‘sûr en-) faire deux tables séparés; parce | core, répondit le vieux domes- tique. Le jeune homme le plai- santa sur «es craintes, mit son cheval au galop et tout les deux gagnèrent rapidment une auberge située à quelques centaines de mètres de la forêt où ils se proposèrent de se re- poser et de prendre queique nourriture. 1ls descendirent de jeurs che- vaux et un petit valet d’écurie vint jeur indiquer la porte par laquelle ils devaient faire en- trer leur chevaux. Pendant que le domestique du général s'occupait des soins à douner que:dans ce cas, il n'aurait pas ! assez à donner à manger. Con- sentez alors, car un refus ne pourrait que hâter votre mort. Vous voilà prévenu, monsiear. | Dieu veuille qu'avec l’aide de votre demestique vous puissiez | échapper à ces assasins. | Le jeune homme ne pouvait 'en croire ses oreilles; quaud il fut revenu: de sa surprise, ii lyer le vieux domestique, ie plus tôt possible, sans ‘ éveiller les soupçons. Elie l’envoya bien tôt et le jeune voyageur fit part au vieux serviteur deve qu'il yeux. La jeune fille servait à table; d'enlever les plats, quand l'un des bandits. feignan* d'avoir Jaissée sa tabatiére en bas; prie le vieux domestique d’aller la lui chercher, Celui-ci répondit sans s'émouvoir qu'il n'obéis- sait qu’à son maître Le bandit furieux pria alors le jeune vo- yageur de vouloir bien dire à! son domestique d’alier chercher la tabatière, mais comme à ce momeñt la jeune fille entrait apportant des fruits, il fit re- marquer au bandit qu’elle pria la jeune fille de lui envo-| pourrait en remontant lui rap- porter sa tabatière. Quelques instants après elle revint disant | qu’elle ne l’ayait pas trouvée. —Eh bien, n'importe, répli- qua le bandit, qu'on nous ap- -P. E. I. Make— them ourselves —— —— en Lie < WRITE EE EE à For Curs AND PRICES. SCHOOL . FURNITURE Go0p, STRONG & CHEAP 1 | ) aux montures, le jeune homme, | venait d'apprendre. Ce’ dernier | porte du champagne, au moment où il se disposait à ce hâta d'alier chercher lespis-| La jeune fille apporta ie entrer par la porte donnant |tolets à l'écurie. À peine était- | champägne, à peine eut-elle dé-  { sur la route, aperçut une fem- me d’une beauté remarquable ciens camarades de collège. —1l y a longtemps, dit-il à son fils, que je n’ai vu ie brave général, mais comme il est ton parrain tu peux être sur qu'il te recevrai à bras ouverts. Son châtéau est sur la lisière de Ja forêt; je te recommande à ioute sa bienveillance, pars et bon voyage. Le jeune homme prit congé de syfamille, monta à cheval après'avoir mis dans ses arçons ure paire de bons nistolets et partit. Quelques jours après il arrivait sans encombre au chà- teau du général auquel il fit remettre par un domestique la lettre de son père. Le général lui fit un accueil des plus sym- pathiques. 1] lui fit sur le champ servir un repas confortables et comme le'jeune homme, après lui a- voir expliqué le but de son vo- yage manifestait le désir de continuer la route aussitôt que son cheval aurait pris un peu de repos, le général ne voulut pes y consentir et fit compren- dre à son hôte que cette déter- mination était plus qu’'auda- cieuse, car l'heure était déjà avancée et qu'il ne pourrait traverser la forêt qu’à la nuit. —Les plus hardis, dit encore le général, ne se hasardent ja- mais dans la forêt à pareille l'heure, vous m’êtes recomman- dé par votre père, vous êtes! mon filleul, il est de mon de- voir de vous faire passer la nuit chez moi. Demain matin, si vous le voulez, vous conti- qu’il vous plaira. Le jeune homme finit par cé- der et il fut convenu qu'il par- tirait de très-bonne heure le lendemain. Au point du jour, le jeune vo- | _—Monsieur, j'ai mon plan et ment dissimulée, on trouva un. | si vous m'en croyez, voici ce|grand nombre de, cadavres et, d ce + à . Î ; nuerez votre voyage à l'heure basse, vous n'avez plus que | que nous ferons: Vous placerez de squellettes. Furieux, les ha: | rs + e Î . } } . . . vageur était en train de seller dans trois heures, comme tous sera en face.de vous,‘ de mon'Comme:il le meritait., son cheval quand il se sentit “ dit: ; —Ah ! jeune homme, vous voulez déjà partir ? Vous cro- yez que je vais vous laisser. seul pour traverser la forêt. vous vous trompez. Mon vieux vous accompagnera jusqu'à ce | que vous soyez hors de danger. | ‘Jè lui ai déjà donné mes ordres | et il est en train de vous faire | une tasse de café que vous al-| lez boire à ma santé avant de, vous remettre en route. | Le jeune homme prit ensuite | congé du général et après des adieux touchants, il quitta le château en compagnie du fidè- le domestique, qui lui aussi, é- ‘ tait muni d'une bonne paire » de pistoiets de cavalerie. Les deux cavaliers |qui le regardait avec attention. Elle était montée sur un gros- sier balcon en bois communi- quant par un escalier avec la cour dans laquelle se trouvait notre héros. — Venez par ici, monsieur, lui dit-elle d’une voix douce. Le jeune homme s'empiessa de se rendre à son invitation et la jeune femme le fit entrer dans une pièce peu garnie de meubles qu'elle iui dit être la salle à manger. Notre voyageur avait vingt- cinq ans, la jeune f‘ ne était gracieuse et charmante, il en devint sur le chanp éperdu- ment amoureux et commença à se permettre certaines famili- arité qui furent d'ailleurs mal accueillies. La jeune femme re- poussa toutes ses agaceries a- vec une véritable dignité. 1l n’y avait dans son attitude ni pruderie, ni colère; elle semblait plutôt regarder Île jeune hommo avec une sorte de pitié et de compassion. Pourquoi me repoussez-vous? lui dit bientôt le jeune homme surpris de cette résistance. Pourquoi me regâärdez-vous planche: est imbibé. Vous avez | vous fasse à diner. On vous le prépare en bas, quelques ins- individus portant le costume d'un air si triste ? | —Oui, répondit-elle, je suis bien malheureus: et vous le | seriez autant que moi si vous saviez quel sort vous est réser- | vé. —Que puis je avoir à crain- : dre lui demanda le jeune hom- me d’un accent légèrement é- imu. Monsieur, lui dit-elle à voix trois heures à vivre. Je ne sais | ee qui me pousse malgré moi à | vous faire cette sinistre révéla- |tion,.maïis je ne puis me taire ; \il faut que je parle. Vous ne pouvez fuir maintenant et ceux qui sont entrés dans cette —Mais ce n’est pas possible, c'est une plaisanterie, répartit le jeune homme. —Je vous jure, dit-elle que} Le jeune homme partagea l'o- c'est la vérité. il de retour auprès du jeune | bouché la bouteille qu’elle quit-| homme qu'on entendit le pas!ta la chambre, au moment où} de plusieurs chevaux et trois elle fermait la porte, elle jeta officiers entrèrent dans la cour sur le jeune voyageur un re- de l’auberge. gard qui semblait lui dire: — Je vais retourner à l’écu-! —Le moment fatal est arrivé A rie, dit le vieux domestique, | je ne vous reverrai plus | + pendant la visite que l'auber-! On versa du champaguc à la! giste va vous faire pour qu'ii ne | ronde, au moment de boire, le! : Î nous voie pas ensemble, mais | vieux domestique le jeune vo- ensuite, je ne veux pas vone!yageur d'un air significatif, il! quitter. | porta le verre à ses lèvres, puis | L'aubergiste ne tarda pas à tirant les pistolets de sa poche, arriver, il avait une physiono- | il tua en un clin d'œilles deux. kmie véritablement excellente ! brigands qui étaient en face de) Let qui ne trahissait en rien ses | lui. D'un bont il s’élança sur le. mauvais instincts. Il parla au troisième, le saisit à la gorge et. jeune voyageur absolument ! aidé du jeune voyageur, il lui comme la jeune fille le lui a-!attacha les mains derrière ie | vait annoncé et en terminant, il | dos au moyeu d’une serviette, | Jan. 16° 96 assura son hôte qu'il n'aurait |Puis ayant trouvé des cordes:| | qu’à se louer de la société des !ils le garrotèrent solidement. NI VOUS VOUS PROPOSEZ officiers qui d’après lui étaient! —Je vais, dit ensuite le vieux, tous d’une distinction parfaite. | domestique, galoper jusqu’au] Le matin d’aller en ville pour y acheter des marchandises, —Volontiers, répondit le|Chesne-Populeux, qui n'est | il est assez probable que vous rassemblerez ia famille la veille, jeune homme, je consens à ce/|qu’à deux lieues d'ici j'en ra-,et que vous passerez en revue les différents magasins et leurs que vous me demandez, seule-| menerai la force armée, pen-| HER. SQuÉ 28 PERRARÉ compte des marchapd;ses que vous pre- ment ces messieurs voudront dant ce temps-là surveillez le N É L 4 u bien ne pas trouver mauvais Prisonnier; vous n'avez rien à), OUS A VON: MON TRE AU que je fase diner mon domes- | craindre; il n’y à plus personne | | PUBLIC tique à ma table : Je voyage|ici; ne craignez rien, bientôt je ÿ ; ÿ ï que nous vendons à meilleur marché que qui que ce soit, vu our ma santé; je suis sujet à serai de retour. | . À ji 1] - ) ” Le vt ; ee que nous veudons aux prix coatants afin de nous retirer du es étourdissement fréquents, Le vieux serviteur partit ‘et | :ommerce en Détails. qui rendent indispensable sa le jeune homme fut bien déci- I présence auprès de moi. dé à vendre chèrement sa vie si : A NSI SI VOUS VOULEZ L'aubergiste laissa voir par! on venait pour délivrer le pri-| acheter au magasin où vous pourrez retirer le plus grand un mouvement imperceptible sonnier. Deux heures s'écou- profit peur votre argent, ne manquez pas d'aller voir des muscies de la face quellèrent au bout desquelles le #7 ROGERS Æ£7 FILS cette communication le contra-| Vieux domestique revint avec Sum merside, 13 Fev. 1896. riait, mais néanmoins il s’éloi- les gendarmes; on: fouilla la MARK WRIGHT & CO. Charlottetown. LÆ Wrire For PRICES. O00X0X009 —— : gna sans rien dire. Quant il fut, maison de fond en comble, il parti, le vieux domestique re-| n’y avait personne que je pri- vint auprès du jeune voyageur |sonnier, mais dans un souter- | et lui dit: rain dont Ja porte était habile- | — en face de vous l’un deses ban-|bitants du pays détruisirent la! E dits, les deux autres auprès de | Maison de fond en comble. On! As 1intend making a change in my business I will sell lui et moi vis à vis d'eux. Quand | ne put JaRAIS-SATOIT depuis ce for the next 30 days, for cash only, the following goods, viz : lon servira le dessert, je mettrai | que devinrent la jeune fille et! DT Re 2 (à 3 [la main à mon verre, à ce mo- l’aubergiste. Quant .an vieux | LOP Buggies at POS. 68 & 70 ment alors, tirez sur celui qui serviteur, il fut récompensé | ROa Carts at SLS. 25. 30 & 32 Truck wagoons at $32. 34. 36. côté, je me charge des deux au- —— . frappé doucement à l'épaule. | chambre vous aurez cessé de|tres: mais surtout, du sang-froid| Y OU MAY BUY | Ore:ans at 60. 65. 70 c'était le vieux général qui lui! vivre. .. | + | . PORN PR OR ARRET 2 \a watch or article of je at Ploughs : - : ae 5 5 > welry at E'IOU s at #8. 10. 12 & 1: | partie que nous-jouons est sé-|; Jess price than we “ si phty) 8 ® : ss |rieuse, notre courage peut nous yon, but the These prices are for spot cash only and for 30 days. la faire gagner. 1 also have a large stock of Plough Repair, Mowins Ma- . F . . le] | chines sections, Knives and Rivets to suit nearly all kinds of | pinion du vieux domestique ct e ‘wachines. L Puis, elle regarda autour | bientôt les bandits déguisés en is are they as good, aud then | domestique, un vieux brave, d'elle si personne ne pouvait lofficiers furent introduits dans! 2®Ving ordered and paid the, AÏSO Hay Forks Very cheap. 9 |i’'entendre, ferma la porte et les yeux pleins de larmes eile s’ap-| giste. 11s jouèrent très-bien leur With us as it’s only a short dis- | procha du jeune homme et ini. dit en désignant le plancher; | — Voyez ce sable, il est là pour cacher le sang dont ce commandé, n'est-ce pas ? qu'on tants avant qu'il soit près trois d'officiers de cavalerie, entre- ront à cheval dans la cour, ap- s'eugagèrent | pelleront l'aubergiste et lui de-|tique matigea comme s'il n'ent| Trois me... duty it is not always easy to . | la salle à manger par l'auber-|,6{5n and exchange Not so| JON WIL S 1 wish. And mail orders to ns «| CAMERON BLOCK re Our new Catalogue is a grand portfélio of nn ù 5 bes Brand portfolio of all the latest and . : and os from $i50 up. It shows how to buy at DD d l'Ile du Prince Edouard. vôle, furent polis, affables et re-|tance to Charlottetown if your | Alberton June 5th 1896 l'honneur qu'il voulai bien le q “can be answered the same dam eux des regards significatif qui best styles of Organs and Pianos. It illustrates, describes Le jeune homme s’excusa der —— L'IMPARTIAL — | direct from the manufacturers, and save over 50 per cent. mercièrent le jeune homme de ©rderis not exactly as you! faire, tout en échangeant entre [sdmel cat | PIANO B | E. W. TAYLOR ORCÇAN | u'échappèrent pas aux deux! ives manufacturers’ prices on s from $2s. la nécessité dans laqueile il se Re Pons si de | THE CORNISH ORGA iTouv ait de faire manger son, ABONNEMENT. = Guaranteed for 25 yrs., have been ANS domestique à sa table, puis on! Un an... $1.00 Lori es Cr ue "1 uler instruments made, servit le diner. Le vieux domes- Six mois... nés re Remember this grand book N'est FREE, Write Dress =CORNISH & CO. (Esta. nearly 80 yrs.) * vhdess D | VNashington, N.4J:! > E k Fa Fe EN? A on: À Fr k !. »