2 CS 4 M: k wi sf ne ph à mi dopé MRRENTS La DT 7 . es ns PR. ee Re PUBLIE LE JEUDI DE CHAQUE SEMAINE ANNONCES rère intertion la ligne rocts. Insertions subséquentes, 2ct Cartes affaires, $s par an L’'IMPARTIAL. Le seul journal français dans l'Ile y E I | ; lu Prince Edouard. 4 Bar {141,0 =: "POS 50 ps F. J. Buote, Editeur--Proprietaire, { “L'Union fait la Force.” } Abonnement: $1.00 Payable d'avance. Vol. I. Tignish, Ile du Prince Edouard, Jeudi le 29 Mars, 1894. No. 40. D CARTES D'AFFAIRES. J.Doiron, M. D. Gradué de l'Université Laval, Montréal Bureau et Résidence dans la maison anciennement occupée par E. Hackett Ecr. TIGNISE, L P, E. Juin 15 63 tf SEE THE PLANS OF The Temperance and General Life Ins. Co’y of North A merica. FOR CHEAP RATEN, LIBERAL PALICIES, G00D RETURNS, FULL GOVERNMENT DEPOSIT, H, J. MeNEIL, Sumuwsrside, General Agent for P. K Island, Dr.J..J. Desnoyers TIGNISH, I. P. E. Bureau et residence en face dn Block Chaïsson, Broad Street, près de la station. 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I ne doit rien laisser perdre, ni le temps, ni les produits, ui les en,rais C’est ainsi que dans une bonne année, un cultivateur a eu la chance de gagner quelques cents piastres par la vente de son blé, tandi, que chez le cultivateur voisin le bé a été perdu. Si la réco te du premier cul tivateur a pu être moissonée en bon état, à quoi cela tient 1: ? Cela tient à ce que dans une année humide, une terre drainée se sauve, quand Ja terre voisine envahie par l'eau est fa- talement perdue. C’est :à un exem- ple sur mille, de ce qui arrive sur une ferme, et cest là aussi un argu- ment en faveur du progrès agricole auque; tout bon cultivateur doit as- pirer. En iptroduisant dans les cam- pagnes des industries, agrico/es de toutes sortes, yous emploierez un plus grand nombre d'ouvriers, et il vous sera possible de .eur payer un salaire plus élevé Le cultivatenr ré pandre l’aisance autour de lui, en intéressant à son industrie agricole des ouvriers qui, sans cela, n'au- raient que difficilement trouvé du travail pendant toute l’année On signale qu'il y a progrès en agriculture, mais il reste beaucoup à faire, quoique cela soit possible, pour augmenter d'une mauière régulière et constante, la fert'lite du sol, doub'er pour ainsi dire le rendement des ré. coltes et cela avec le moins de frais de cuiture possible. Vouloir tout d'un eoup réa iser toutes ies améliorations, toutes les réformes, toutes jes transformations et toutes les innovations qui consti- tuent le progrès agricele, serait jm possible ; mais il faut essayer d'at teindre gradue lement ce but, par tous les moyens possibles et selon que le permettra la position de chaque cultivateur, profitable ment parti de saculture c'est ainsi que le cu:tivateur qui cultive avec soin et une entière connaissance pratique pour tirer de l'exploitation d’une ferme, fera produire à ses champs les plus fortes réco'tes en produits de touts sortes ; en s’enrichissant par les produits amé iorés du sol, il enrichira son pays. TACHES DE GRAISSE Il n’est pas de jour où l’on ne me demande comment il fant enlever les taches de graisse ; et, malgré tous les moyens que j'ai déjà donnés, cette question m'est toujours posée, Essayez donc ainsi : Les taches de graisse sur les ëtof- fes de soie ou de laine de couleurs foncées, ou celles de coton dont on veuc ménager l’apprêt, s'en êvent au moyen de platre neuf ou même de craie On couvre la tache, à l’endroit et à l'envers de l'étoffe, que l’on place ensuite entre plusieurs feui les de pa- pier buvard ; puis on passe déssus un fer chaud, à plusieurs reprises. Si quelqne acide, mêié à la graise, avait enlevé là cou enr, o': la ferat revenir en mettant sur la tache un pen d alcali volatil pur Your Stomach Distresses You aftereating a hearty meal, and the result is a chronic case of Indiges- tion, Sour Stomach, Heartburn, Dyspepsia, or & bilious attack. RIPANS TABULES Promote igestion péesulate the wels, Purify the Blood, and are a Positive Cure ra Constipation, = sic Headac e,; Bil- iousness, and all other Diseases arising From a disordered condition of the Liver and | Stomach. They act gently yet promptly,and perfect digestion follows their use. Ripans Tabules take the lacoof an Entire Medicine Cheste. and should $e kept for use in every family. Price, 50 Cents a 8 DOz. At RIPA NÉ CHEMIN 0 10 SPRUCE Br. ie. 1 ver an LA PETITE MARCHANDE D'ALLUMETTES I] faisait affreusement froid ; il neigeait et la nuit tombait, la dernière nuit de l'an. Dans la nuit marchait par les rues une pauvre petite fille, nu-tête, pieds nus. Elle avait, il est vrai, au sortir de Ja maison, des pan- toufles, mais trop grands, trop larges: c’étaient celles de sa mère qui était mort. La petite les ayait perdues, en traversant la rue, au moment ou deux voitures passaient, lan- cées à toute vitesse. Elle n’a- vait plus rétrouvé l’une des pantouffes ; un gamin avait ra- massé l’autre qu'il avait empor- tée la petite pauvresse s’en al- lait donc les pieds nus, rougis et bleuis par le froid. Dans son tablier rouge elle portait dus pa- quets d’ailumettes et elle en te- nait une dans la main. Elle n’a- vait rien vendu de la journée, personne ne Îmi avait donné un pesit sou. Le neige tombait à flacons sur ses longs cheveux blonds qui ondoyaient en belles boucles sur son cou; mais elle n’y pen- sait point, À toutes les fenêtres brillaient des lumières ; ou sen- tait un fumet d’oie rôtie, c'était la nuit de la Saint Sylvestre, et c'est à cela qu'il songeait. Dans un angle formé par deux maisons, dont l’une faisait sail- lie sur l’autre elle s'assit et se pelotonna. Elle avait ramené ses petits pieds sous elle, mais les sentait ainsi plus glacés. Elle ne voulait pas rentrer à la maison; elle n'’a- vait pas rencontré un seul ache- teur, pas reçu un seul sou. Son père la battrait, bien sür, et puis à la maison, il faisait froid aussi, on vivait sous les toits, et le vent entrait en sifHant dans la mansarde, quoiqu’on eût bouché les trous avec de la paille et des chiffons. Ses pauvres petites mains étaient toutes radies par le froid. La flamme d’une allumette au- rait pu les réchauffer un peu; mais oserait elle en tirer une du paquet, la frotter sur le mur, et en approcher les doigts ? Elle la tira, Frrt! Qu'elle belle étin- celle ! Quel flamboiemnt! C'é- tait une flamme chaude, vive, comme celle d’une chandelle : et elle promena tour à tour cha- cune de ses mains au-dessus. Ah ! quelle jolie, quelle bonne et merveilleuse petite flamme ! L'enfant crut vraiment être as- sise devant un grand poêle en fer avec des pieds de cuivre poli et une plaque de cuivre. Quel brasier, et comme ce feu était bienfaisant ! Elle étendit les pieds, pour les réchauffer aussi ; mais l’aliumette s’éteig- nit, le poéie disparut: elle n’a- vait plus dans la main que le petit bout de bois tout noirci. Elle frotta une seconde allu- mette sur le mur; la flamme il- Jumina la façade blanche, qui devint tout à coup transparente. La petite fille voyait mainte- | nant l'intérieur de la maison. Sur la table était étendue une | nappe blanche, et sur cette | nappe étaient rangées des assiet- | tes de porcelaine autour du plat où fumait l’oie rôtie, farcie de | pommes et de raisins secs. Et, spectacle encore plus beau à . voir, l’oie se levait du plat et | | venait, cahin caha, la fourchette et le couteau dans la poitrine, vers la pauvre chande. Puis, tout à coup, l’al- lumette s’éteignit et il ne resta plus que le mur épaise, humide. Elle recemmença un troisième frottement : et voici qu'elle se trouvait sous un arbre de Noel, plus beau, plus grand encore que celui qu’elle avait vu chez le marchand. Des milliers de petites chandelles étincelaient dans les branches vertes aux- quelles étaient suspendus des jouets comme ceux qu'elle avait aperçus aux étalages. Elle avança les deux mains pour les prendre: l’allumette s’éteignit encore. Et dans le ciel montaient plus haut, plus haut ; une d'elles tomba en tra- çant une longue trainée de feu. C'est quelqu'un qui meurt! dit la petite fille, car sa grand’- mère lui avait raconté que lors- qu’une étoile tombe, c’est qu’- une âme remonte à Dien. Elle frotta encore une allu- mette sur le mur, et le rayonne- ment raparut avec toute sa splendeur, et dans le vestibule de la maison, la grand’-mère, la bonne grand’mère, morte l'hiver dernièr, était là, regardant la petite fille avec douceur, ‘arec bonté. Grand’mère, prends-mei ! s’écria l'enfant. Oh ! prends moi : emmène-moi! Je sais, tu vas disparaitre, quand l’allumette sera éteinte, tu vas disparaître comme le poèle chaud, comme l'oie appétissante, comme la bel arbre de Noel. Et d'un seul coup elle mit le feu à tout le paquet d’allumettes car elle voulait retenir la grand’- mère. Et les allumettes brillèrent d'un tel éclat qu’on y voyait mieux qu’en plein jour ; jamais la grand’mère ne lui paru plus be!!e, plus grand ; el!e prit la pe- tite fille par la main, et toutes deux s’envolèrent rayonnantes de joie, dans l’espace infini, où i! n’y avait ui froid ni faim, ni souffrance. Et quand vint le matin, on vit, dans un coin, accroupie, adossée au mur, la petite pau- vresse, les joues roses, le sou- rire aux lèvies : eileétait morte morte, gelée, la veille de l’an nouveau. Son corps était raïdi, et dans son tablier elle avait des paquets d'allumettes. Celui qu’elle tenait dans la main était presque entièrement brü!é ! E!!e aura vou'use réchauffer ! dit qué'qu’un. Mais personne nese doutait de tout les belles choses qu'’e!le avait vues et du voyage qu’e!!'e avait fait avec sa grand’mére. ANDERSEN. CAVEATS TRADE MAPks COPYRIGHTS. CAN I M ang an 4, PA PATENT € 2" petite mar- answer onest opin UNN & CO., bave bad neari y years’ e in the t busiress. rmunicas | tions strictly corfiden À Handbook of in. : formation concerning Patents and to ob- | À sent free. Ai | {cal and scientific books ps. & Co. | taken ugh Munon recel | us are troushe wide baie ee cam ane ore c out cost to the inventor. This r ps issued weekly, elegantiy i bas tie largest ation of w. in the world. ayezsr. Sam es sent free. | po DE a 17, se, fore | copies. D cents. Do. | tiful plates, in ooiors, né pousses, with prnR snen one Iders Lo MUNN Eco co. NEW Ÿ. York, 1 BROADWAY, FAUTE‘S GERe MAIN PILILS. An absolute cure for weakness of men, pebility, Lost or failing vigor ete. Soul bg mail, sealed, for $1.00, Pamphilets free. Agents wanted. Address Oliver Remedy Co. ox 5740 Washington, D C | kKipaus Tabules* west Liver 10m, TR FER »° SPEQUT PARNE > de s LS Ar see EP Ÿ ' 4 ke