UN JOURNAL CATHOLIQUE DANS UNE PAROISSE C’EST UNE MIS S:0N PERPETUELLE. LÉON XIII FONDÉ EN 1893 PUBLIÉ LE MARDI DE CHAQUE SEMAINR ABONNEMENT Pour LE CANADA On A. ss scosssssnoe ee °° PL.00 Rs. ho cou soc ct Tour LES Erars-UNIs DER sc oesvsansnéei tres Six MO scnoccuccosvooséoe75 Pour L'EUROPE VB Rond ss sacs. 55 NT lice too eh Les abonnemeuts sont payable d'avance. Pour cesser de recevoir le jour- nal, il faut donner avis au moins un mois avant l'expiration de son a- bennement et p:yer tous les arré- rages. Ceux qui changent d’adresse devront nous donner l’ancienne aus gi bien que la nouvelle. Adressez toutes lettres, corres- pondances, etc., à L'IMPARTIAL Tignish, Ile du Prince Edouard L'IMPFARTTIAIL Tignish, Mardi, 6 Decembre 1910 Offraude quotidienne pendant ce mois Divin Coeur de Jesus, je vous of fre, par ie Coeur immaculé de Ma- rie, les prières, les oeuvres et les souffrances de cette journée, en ré- paration de nos offenses et à toutes ies intentions pour lesquelles vous vous immolez continuellement sur l'autel. Je vous les offre, en particulier, pour les écrivains et les artistes ca- tholiques, Résolution apostolique : Je prie- rai et je me fortifierai pour obtenir cette grâce à l'Eglise. TROIS REGARDS En ce mois de décembre, avec le- quel s'achève l’année, jetons au- tour de rous, un triple regard : Regard vers le monde, et si nous sommes malheureux. nous observe- rons fqu’il en est d’autres encore plus malheureux que nous. Ne nous plaignons pas. Regard vers la terre, et songeons à l’étroit espacz qu'elle nous réser- ve, pour un jour prochain peut- être. ‘ Regard vers le ciel, et pensons que ia seule grande affaire ici-bas est de travailler à mériter une pla- ce là-haut. ne nee Allons à eux Tous, dans quelque position que} Dieu nous ait placés, nous recher- chons le bonheur, et nou: nous in génions par tous les moyens à nous le procurer. Mais souvent hélas nous nous trompons de route, écou tons-dunc le sage conseil que nous dousait dernièrement un orateur et enrôlons-nous dans les sociét:s où l’on sait cultiver la charité avec a- mour et où on la pratique avec in- telligence, c'est-à dire dans les so- ciétés de S. Vincent de Paul. Sans doute cet anp2l s'adresse à tous, puisque la charité n’est pas l'apanage des riches, car que &’ex- emples de charité même héroïque nous sont donnés par ceux-là même qui sont protégés ; mais aujourd'’- hui cependant ne semble-t-il pas que cette société soit quelque peu désertée des gens riches et instruits æet que l’on laisse aux ouvriers, c'est-à dire à ceux qui sont moins favorisés de la fortune, le soin de soulager les pauvres et surtout de les visiter. Aussi il ne sera pas inutile de faire voir, que si les so- ciétés de S. Vincent de Paul ont été créés pour tous, quelle que soit leur position sociale, les riches et les jeunes gens instruits ont un de- «voir particulier d'en faire partie, En effet, si l’on remonte aux ori- ægilues de cette société, nous voyons qu'en France elle fut fondée par sept jeunes gens de familles aisées, DEEE TR PESTE PRET NE PTT TT Side HE D # be At Be a" x. $ é mdr mmmemmanants — = L'IMPARTIAL, TIGNISH, I. P. EH. MARDI 6 DECEMBRE 1910 + de L * Presse Catholique, dont les jo Le Devoir, Montréal. La Croix, Montréal L'Etincelle, Ottawa L'Evangéline, Mou :ton La Vérité, Québec Pour un journal qui veut lecteurs dans l'erreur. Peu Genereux pour Ses + (onireres o = Quelques lignes d'une note de la rédaction, dans le dernier numéro de /'Ævangéline, attirent notre attention. V ‘IL'Evangéline est le seut Journal des Provinces Maritimes qui fait parti de cette Ligue” Cette Ligue dout fait mention L dont il s’arroge le droit smjusle d'être le seul journal des provinces maritimes d'en faire parti, est La Ligue de la Voici : le journal de Moncton et urnaux suivants en fout par- ti, membres fondateurs de cette Ligue: L'ImparrTiAL, Tiguish, I. P. E. Le Moniteur, Hawkesbury, Ont. Le Pionnier, Nominingue L'Etoile du Nord, Jo'iette La Tribuve. St. Hyacinthe L2 Journal de Waterloo Le Bien Publis, Trois Rivières ‘Le Courrier, Grand’ Mère Le Progrès du Golfe, Rimouski Le Saint Laurent, Fraser ville , N. D. Le Canado-Américain, Manchester, N. H. L'Union, Woonsocket, R. I. Le Franc Parler, St Jean, Québec La Libre Parole, Québec L’ Aotion Sociale, Québec Le Progrès du Saguenay, Chicoutimi, Québec. L'Echo de Granby, Qué. “Uuir et instruire'’ L'Evan- géline se sert de méthoiles peu honnêtes en induisant ses L'Evangéline n’est pas le seul jour- ual des Provinces Maritimes à faire parti de La Ligue 1e la Presse Catholique du Caaada et des Etats Uuis. paArTrAL en fait parti et est un des membres fondateurs de cette Ligue. C'est bien beau pour un journal qui pose pour le modèle des journaux catholiques de vouloir souffliter ses confrères et leur faire des injastices comme /'ÆEvangéline vient de faire dans son dernier numéro ! ! L'IMm- les noms des premiers membres, nous y voyons les noms de person- nages de la classe dirigeante ; et ce n’est là que l’ordre naturel. Toute oeuvre et tonte société pour bien marcher exige des aptitudes que l'on ne rencontre qu'en un certain milieu et surtout parmi la classe dite dirigeante, car c’est à elle qu'il appartient d'exercer son influence dans le monde des idées et des faits. Eu outre ces sociétés pour sub- sister ont besoin d’argent, et qui donc plus que ceux que Dieu a fa- vorisés des richesses pourrait four- air les fonds absolument nécessai- res. Mais ce n’est pas là accomplir tout son devoir que de donner quel- que peu d’un superflu, car il n'en coûte guère, mais à la charité de l'argent il faut ajouter celle de l'exemple, de son intelligence mise au service des oeuvres et surtout d'une bonne parole dite à un pau- devait apporter des rats à un fort où se trouve un bureau contre la peste et qui paie une certaine som- me eu échange de chacun de ces nuisibles animaux. Notre Chaæ- mow avait ainsi plusde cent ron- geurs qui grouillaient à l’envi. Il monta en un chemin de fer et s’en- dormit. Les rats finirent par ron- ger de la corbeille, et les voici sor- tant de leur prison et se répandant dans le compartiment. On juge d'ici l'endroit, la t:rreur même des voyageurs sentant ces petites bêtes courir entre leurs jambes. Il se mirent à crier et à s’agiter. Les rats effrayés par ce tumulte, se mi- rent à danseret à sauter dans le wagon, voire même sur ies épaules et la tête des voyageurs moits de terreur. Quelques dames s’éva. nouirent. Enfin l’on tira la son- nette d'alarme. Le personuel du chemin de fer vint en hâte et vre. Et l’on trouverait daus cet d'un grand probléme social, car que de préjugés qui se rencontrent aujourd’hui parmi le peuple tombe- raient d'eux-mêmes, que de coeurs blessés seraient guéris, si l'en vo” yait les classes riches se faire eux- mêmes les distributeurs de leurs aumôues et doiner ainsi l'exemple d’une charité que l’oa dit trop sou- vent éteinte. Si chaque état de vie a ses dan- gers, celui de la richesse a bien les siens ; car le luxe, et la jouissance permettent une vie facile et la satis- faction de bien des caprices qui sont souvent la cause de la perte de plusieurs intelligences. Aussi quel changement surviendrait bientôt si l’on savait prélever sur son temps et sur notre argent une aumône exercice de la charité la solution | toute généreuse ; car l'éclat des ri- chesses éblouirait moins alors, tem- | péré qu’il serait par la vue de la: misère, on n'aurait pas le courage de gaspiller son argent et même sa vie après avoir vu de si près un malheureux aux prises avec la faim, la maladie et le froid. Mais combien cette vérité est en- core plus éclatante s'il s’agit des jeunes gens et surtout de jeunes! gens instruits. Les études en effet ue saurait les absorber complète- ment et ils trouveraient dans ces sociétés tout ce qu’il leur faut pour exercer toute leur activité. C'est ce que nous étudierons prochaine- ment. G BAGGAGES ENCOMBRANTS Voici une amusante aventure ar- rivée il y a quelque temps, en che- min près de Cronstadt. au moyen de balais et ce cannes, jeta les 1ats sur Ja voie, pour la grande douleur du pauvre paysan désolé de sa perte. SIMPLE REMASQUE Dans un grand nombre de famil- les mêmes chrétiennes, jamais les parents ne parlent d2 religion à leurs enfants. Jamais on n’entend sur les lèves- du père ou la mère des paroles comme celle-ci : — Fais bien ta prière. —Suis bien la messe aujourd’hui — Aime bien le bon Dieu. —Récite une dizaine de chape- let pour moi. — Prépare-toi bien à ta Première Communion. —Ne cache point de péchés à ton confesseur. — Sois toujours obéissant. —N'oubli: pas que le bon Dieu te voit partout, etc, etc. Pourquoi ! Parce que les parents n’ont pas assez de foi, ou bicn parce qu'ils sont négligents et n'ont pas trop de temps pour aller au théâtre. Et pourtant ces simples mots dits à propos feraient plus que les recommandations des maîtres ou E ——— La Lettre QUE SA SAINTETE PIE (Traduction du texte latin) À notre Vénérable Frère Paul l'Archavêque de Montréal, à Mou- . tréal. Pie X, Pape Véuérable Frère, Salut et bénéliction apostolique. Le Coaigrè; que les catholiques du Canala viennent de teuir à Montréal, afin d'accroître le cuite de la Très Sainte Eucharistie, a si parfaitement réussi, grâce à vos soins et à ceux d2 vos fidèles, que dans Notre joie. Nous vous en adressons à vous. iVénérable Frère ainsi qu'à eux, Nos plus cordiales félicitati ons. Quel admirable spectacle de foi et de piété populaire vous avez dou- né au mende durant ces jours ! Et ils’est produit avec tant de sens chrétien, tant de concorde et tant d'élan que votre cité, à laquelle sa nombrese population, l'immense afluence des étrangers et l'abon- dante multip'ité des affaire; don- théâtre à l’exercic: du culte public. Pourra t-on jamais oublier c+s cho. ses dont la renommée. Nous ap- portait chaque jour le récit ? -Nous voulons dire : ce grand concours les priant et défilant dans un ordre parfait, ces églises et des pius vas- tes salles de réunion de votre ville qui retentissaient des louanges de Dieu, ces cardinaux, ces nombreux évêques, cette interminable suite de prêtres, ces centaines de mille hommes et de femmes venus de presque tous les points de la terre qui, avec toute la pompe des céré- mouies religieuses, firent au milieu d’un concert de louanges, un cortè- ge triomphal au Corps du Seigneur, bliques toutes pleines d'une foule saisie de respect. Certes, de tels faits sont propres à réjouir et à remplir de consola- tion ; mais quel plus digne sujet de joie encore quand ces remarquables démonstrations du culte extérieur sont inspirées par un puissant esprit de foi, de telle sorte qu’un solide accroissemeut de vie chrétienne et des fruits de salut éternel en soient la conséquence inséparable ! As- surément, tous les congrès catholi- ques doivent mériter cette louange. Nous ajoutous que leur premier et principal effet doit être que la ‘‘confession de la bouche’’ tourne eu fruits de salut. Or, ainsi que nous l'avons appris, tel est bien l’heurenx caractère qui a marqué le Congrès de Montréal. Incalculable, en effet, fut le nom bre de ceux qui, sustentés du Pain des Anges et unis étroitement au Christ, ont pu jouir, pendant ce temps, d2 la vie eucharistique et se rendre ainsi ‘‘participants de la na: ture divine’”. Et il faut reconnaître eucore que p'ésent, mais que votre zèle s'est également occupé de tout :e qui serait propre à alimenter la piété des fidèles dans l'avenir. C'est o MONSEIGNEUR BRUCHESI naient une moins servi de gran liose de pèlerins, ces multitudes de fidè-| | vines et en témoignage de Notre | bienveillance Nous accordons très à travers les rues et les places pu-! Autographe X À ADRESSEE AS. G. pour atteindre cette fin que, par un, sage con-eil, une élite d’ecclééiasti: ques et de laïques ont tenu sous la présidence et la haute direction des évêques de tréquentes réunions, au ; cours desquelles ils se srnt ing‘niés ) à trouver les moyens et à decouvrir | les méthodes les plus propres à ex-| citer envers le sacrement de l'Eu- charistie une ferveur non point passagère maïs durable. Préoccu pations excellentes, assurément, et : tout à fait dignes de la parti‘ ulière sollicitude des évêques, dans les as- semblées de catholiques. Toutes ces choses que nous con- naissons Géjà par les rapports qui Nous en étaient venns de la loin taine Amérique, que Nous ont con- firmées hautement les lettres d’a- bord, puis la relati:n orale de celui: qui présida le congrès en Notre Nom et par Notre Autorité, Notre Vénérable Frère, Vincent Vannu- telli, évêque de Préneste. Nous avons été heurenx de les appren- dre tout récemment encore par vos propres lettres et d'y trouver un nouv2au sujet de joie. Nous nourrissons le bon espoir que ces fêtes solennelles contribue- ront grandement au progrès de l'E glise du Canada. C'est là le plus ardent de nos souhaits. Nous en recomimandons instamment l’accom : plissement à la bonté divine et aux industries de votre zèle, À Vous enfin, Vénérable Frère, au clergé et au peuple de votre dio- cèse, de même qu'à tous ceux quil assistèrent au Congrès de Mon- tréal, comme gage des faveurs di- ; } affectueusement la bénédiction a- postolique. | Donné à Rome, près Saint-Pierre le 3 novembre 1910, la huitième an | née de Notre Pontificat. PIE X PAPE Cette lettre était accompagnée de la communication suivante du Car- dinali Merry del Val : Secrétaire d'Etat de Sa Sainteté, Du Vatican, le 4 novembre 1910 A Sa Grandeut Mgr Paul Bruchési, Archevêque de Montréal. Monseigneur, Je suis très heureux de transmet- tre à Votre Grandeur la lettre au- tographe ci-joint de vives félicita- tions que Sa Sainteté a daigné vous adresser, après la célébration des splendides et inoubliables fêtes du Congrès Eucharistique qui a eu lieu à Montréal, en septembre der- nier. Le précieux autographe du Saint Père ne sera pas certes, le moindre couronnement de ces importantes assemblées eucharistiques, ni la | | moindre consolation pour votre coeur. | vos soins ne se sont pas bornés au Fa Monseigneur, l'assurance de mon entier dévouement en Notre-5ei- | greur. | ‘ R. Card. MERRY DEL VAL Je profite bien volontiers de cette | casion pour vous renouveler, : Jie, paroisse de Tignish, les VENDREDI, 2SEPTEMBRE Troisième Séance, 9 h. a. m. A neuf heures ce matin eut lieu la troisième séance du congrès sous la Présidence de M. Cyriac Gal- lant. Prières :- -Révd. P. C. Gawthier, M. le Fiésident lut une communi cation de l’hon. Benjamin Gallant exprituant sou regret de ne pouvoir assister au Congrès. rer. No. devons faire comme Instituteurs’’. Par, Mlle. Théodosie Gallant. Dans ce maguifique ‘‘écrit’’ Mile Gallant nous parla de beaucoup de choses touchant l'enseignement. D'abord elle nous parle de ce que doit faire l’instituteur la première journée de classe. Il esi très im- portant de faire un bon commence ment. Pour faire cela il faut s'y bien préparer. Il faut savoir un peu d'avance en quelle condi‘ion est Dix-huitieme Congres des Institateurs et des Institutrices Acadiens de l'Ile du Prince Edonard, tenu a la salle Ste, Ma- | Oo Ecrit, ‘Ce que nous] 1e et deux septembre 1910, nombre des élèves, de leurs âges, etc. Ensuite on est en mesure de se formuler un programme, et ainsi l’on pourra donner une bonne im- pressiou dès le premier jour. Ile:t vrai que ce que l'on apprend par Xpérience est souvent le plus pro- fitable, mais, dans l’enseignement il faut tâcher aussi de profiter de l'expérience des autres et de cette manière on pourra éviter bien des chutes et ainsi gagner beaucoup de | temps. L'instituteur doit surtout | bien étudier le caractère des en- fants ; il faut absolument les bien ccunaître si l'on veut réussir. Dans | l'administration d'une école on ren- | contre parfois des cas de discipline | qui demandent une décision immé- ! diate. Il faut donc que l'institu- | teur ou l’institutrice réfléchisse sé- | rieusement sur les différentes phra- développa en la belle langue] de ses de l'administration de l'école afin de savoir :ésoudre les problè-| mes qui s’y présenteront. meilleurs moyens d'empêcher les : Un des | par les Romains le bas-latin et non classe est de les tenir toujours occu- pés. Exigez des devoirs écrits et que ces devoirs so'ent faits avec le plus grand soin. Avec les plus jeunes il faut un prograumie très varié. Un peu de tact dans ces pe- tites choses vaut beaucoup. Une chose absolument nécessaire si l'on veut obtenir de bois résultats est l'assistance régulière L'éiève qui s'’absente souvent est toujours en arriere de sa class:, et de plus, le progrès géuéral de l’école entière est reta dé, Mile, Gallant dit que l'on ne doit pas négliger l’ensei- gnemen. de :’agriculture et des sciences naturelles dans nos écoles. Les queques moments ainsi em- ployés seront de plus de valeur que l’on voudrait croire. Enfin, il faut aussi ne pas oublier le chant et les déclamations. Au moins ensei guons les hymnes nationaux. Les enfants les chanteront ensuite chez leurs parents, et, il n’y a rien qui iuspire le patriotisme chez un peu- ple, qui lui fait connaître et aimer l'histoire des ses ancêtres comme les hymnes patriotiques. En ter- minant, Mlie. Galiant cite les belles paroles de l’bou. A. Routhier : ‘Si nous voulons devenir un peu- ple qui commande l'admiration il faut rendre fort et glorieux ce verbe que nous avons r-çu de la France et qui est à la fois le signe, la mar que et l’aliment de notre vitalité. ‘‘O jeunes gens, sans doute vous avez vu quelques fois mourir un homme ! Quand sa langue s’est embarassée, et ne pouvait plus ac- centuer ses mots, vous avez dit : Il n’en a pas pour longtemps, et quand | il a perdu tout à fait la parole, vous | en avez conclu que le souffl: même | de la vie allait bientôt lui manquer. ‘“Kh, bien ! Ileu est de même d’un peuple. Quand sa langue ce | paraiyse, quand 5a méinoire ingra- teen oublie les patriotiques ac-|, cents, quand son verb: ne se fait | plus entendr: pour célébrer s<s gloires et revendiquer ses droits c'est qu'il est en danger de mort. “Quelles que soient les épreuves de l’avenir ne faisous pas comme les enfants d'Israël, qui, captifs aux bords des fl:uves de Babylone, sus pendaient leur Ilyre aux branches ds arbres ét p'eiraient, Chaators plutôt aux étrangers les hymnes d > la patrie, racontons-en iès glorieu- ses histoires et apprenons leur a respe‘ter le sang qui coule dans nos veines et la langue que la Provi- dence nous a donnée pour mz2nifes- ter nos sentiments et nos pensées. Cet ‘‘Ecrit'’ fut discuté par les MM. François Richard, Denis D Arsenault,; Adrien Arsenault, Jo: ! seph Bernard, J. O. Gallant, O. Arsenault, Arsène Arsenault, Miles. Marie Louise Arsenault, Maiguerite Poirier et Fédélis Gau- det et les Révds. Arsenault, Gau- ther et Léger. Mile. Gallant 1e. çut beaucoup de félicitations #pour cet écrit et un vote de remercie- ments lui fut prêsenté par l’asso- ciation. M. Stephen J. McDonald, Eccl.! qui se trouvait présent fut ensuite invité à prendre la parole. Il fé- licite les instituteurs et les institu- trices acadiens et se dit heureux de | les voir travai le: à l'avance n! de la langue française. M. McDonald les encourage à continuer et leur souhaite plein et entier succès, Le discours de M. McDorald fut fort goûté par l’as- seimblée. Jean 2e No. Ecrit:—‘'Le Parler Ca- nadien eu Famille’’ Par, M. Arsè ne Ârsenault, Eccl. Cette lecture l'assemblée, amusa beaucoup Un vote de remerci- ment fut présenté à M. Arsenault, après quoi il y eut ajournement jusqu’à deux heures de l’aprés mi- di. QUATRIEME SÉANCE, 2h.p. m. À deux heures eut lieu la qua- ! doucit peu à peu. Gt ER REED 8 ANNÉE gaulois, et chose étrange, lorsqtt 1es Gaulois furent conquis par les Francs sous Clovis, ceux-ci subi- rent l'influence des moeurs et des coutumes gauloi-:es tellement, que la langue ne fut altérée que par une faible teinte de mots germauiques. Dans le cours des ans ie sentimemt. national s'éveilla, et les Gaulois brillèrent dans le rang des peuples. Leur langue se développa rapide- ment, et dars la suite des âges s’a- Le moyen âge fut fertile en é:rivains, mais peu ont laissé d'ouvrage durable. Au XVIe siècle, l'inspiration poétique soufflait de toute part, mais une chose manquait aux oeuvres de cet Âge ; c'était la forme, Eufin vint le 17e sièclefqui est sans contredit le siècle lictéraire par excellence. Nous y voyons paraître ; Corneille, Molière, Lafontaine. Boileau, La- Bruyère, et Bo:suet, ces incompa- rables génies. Le 1£e siècle est plutôt le siècle de la science et de la philosophie. Eusuite vint le 19e siècle ou brillèrent Lamartine, Vic» tor Hugo, Alfred de Musset, Cha- teaubriand Thiers ot autres, qui portèent la langue française à un si hant dégré de perfection. Après avoir fait cet historique du déve- loppement de notre langue, M. Ar- senault nous fit un chaleureux ap- pel de toujours ji’aimer et de la par- ler. Il termina par ces paroles : Enfin, parlons notre langue ! Que jainais les liens de la honte nous empêchent d’esrliculer ces sons que nous avons appris sur les génoux de nos mères, ces mots qui ont por- té nos premiè.es pensées vers l’E- ternel, cette langue que parla Louis XIV,et que parlent encore tous les diplomates, de l'univers, cette langue qui fut témoin des derniers adieux de Gabriel, et qui doit être partout notre orgeuil et notre a- mour. L'écrit de M. Arsenault fut dis- cuté par les MM. Marin Gallant, Henri Blanchard, et les Révs. Ar- sevault et Léger. M. Adrien Âr- senault reçut de chaleureuses féli- citations pour cet écrit et un vote de remerciments lui fut présenté par l'association. 2e No. Ecrit ; ‘‘Conseils aux jeuves [nstituteurs.’' Par, M. l’Ins- pecteur, Marin Gallant., , Dans cet écrit M. Gallant donna des conseils très pratiques aux jeu- nes instituteurs. Il parla de plu- sieurs choses touchant l'enseigme- ment. Cet écrit fut fort apprécié par les ,instituteurs et sans doute si les conseils de M. l’Inspecteur sont suivis de bons résultats seront ob- tenus. à suivre UN COUP D'EAU FROIDE CAUSA PRESQUE SA MORT Maisletraitement de Father Morriscy sauva Francis Cassidy. Voici son histoire : Burdeu, York Co., N.B., Dec. 3, Le ‘“‘A l’âge de 18 ans, comme je fauchais pendant une journée très ahaude, je devins altéré et j’allai boire à la source. Tout-à coup, je me sentis malade, de consultai un médecin de grande renommée, qui me traita pendant quatre mois pour indigestion. Mais j Les plus mal, et si faible que je ne pouvais plus marcher, je manquais d’appétit, ne pouvais plus rien digérer, enfin je perdis 30 livres. J'étais presque tm mais comme dernier espoir, m'a à Father Morriscy. me donna un traitement de deux mois, et dès le premier jour, je comriençai à reprendre vigueur, J'ai maintenant 21 ans et suis un homme plein de santé et très fort. Sans le secours de Father Morriscy, je serais mort maintenant. FRANCIS CASsrDy. Des milliers de personnes ont fait usage des Tablettes ‘No, 11” Father Morriscy pour la Dyspepsie, l'Indiges- tion, l’Estomac sûr ou malade, Brûle- ments, Gonflement ou Lourdeur dans l'Estomac, le rejet de gaz, et tout autres y de l’Estomac, avec les résultafS les plus satisfaisants, Une Tablette ‘‘No. 11” peut digérer 1#1b. d’aliments, 3octs, chez votre fournisseur ou de la Father Morriscy Medicine Co.. Ltd. Chatham, N.B.47F HARNESS SHOP trième et dernière séance du con- grès sous la présidence de M. Cy- riac Gallant. Prières :—Rév. P C. Gauthier. | | er No. Ecrit ; ‘‘Origine et Dé- veloppement de notre Langue’’ Par, M. Adrien Aisenauit. Dans cet écrit M. Arsenault nous raconta i'histoire de l’origine et du développemeut de la langue fran- çaise. Il nous dit que ce fut de la Gaule bâtie par des peuples d’0o- rigines différentes d’où est sorti le premier dialecte, qui plus tatd se Racine. Après la conquête de la Gaule pas la latigue aristocratique devint The subscriber begs to inform the people of Tignish and adjoining districts that he has, in his Shop, at Tignish, a full line of FINE AND HEAVY Hand made hHarness, and is offering them for sale at right ressonable prices. Also a good and well selected stock of Robes, Horse Blankets, Whips, Sleigh Bells, Rugs, etc. Repairing neatly and promptly done, The subscriber humbly solicits a continuation of the patronage which has been generously given him. Thomas O’Brien Tignish, P. KE, I. j ni E 7 0. nt a Le £ x “# #4 UE ee Ce. x rs D is SAS VA ÿpg d'u ve de ù e RP ms dé LA pret RTE MT af À SAR S Ages gé1 qu'au Cauada, si l’on recherche | Uu paysan, nommé Chamow, | prêtres, l’école, il faut avoir une idéé du élèves d'être bruyants pendant la Etant prédominant du parler Nov. 19th., 1910 JF SAS pa à Y at à NÉ 3 À