m Une visite à Rusfico fxu‘clâuü :Ïèflan ne en 1956 ä Sainten (Charente infärieure) passe aux États—Unis où il se lance dans le jûurnalisme. Il ëcr f également des romans dont ÏŒËQ Noir, Q3 amour sous les jÿimas, Câlésîe. En 228Z il est installé à Charlattetown. Cette annäealä il Wñdifie quelques articles sur les Acadiens de Rustico qu'il publie dans le Messager de Lemistan (Moine). Ces aràicles, dont celui cindsssous, ont Été reproduits dans fie Moniîeur Acadien et L'Evangfiline. Bouis Tasse n es en France. En 1875 i i t Z ZÉÉÂÉÂKÂ'ÊËPËÉÉPŸÏE-Ê'i gg ACADIË finstico, comme tous les établissements acadiens, a un bon fonds de légendes et d'histoires, oû le chroni— queur, le poète et le romancier peuvent puiser à loisir. Il n‘y a rien cependant ici oui rappelle les histoires de revenants, de sorciers, les maisons hantées, les vieilles superstitions qui faisaient en France la terreur de nos grandswpëres et surtout de nos qrand'mêres. Tout au olus mentionne—tvon, et M. Faucher de Saint Maurice, je crois, dans son charmant livre De tribord ä bâbord, rapporte qu'autrefois les gens de Rustioo, comme ceux de Gaspë, avaient cru entendre dans leur église des bruits étranges, comme des voix plaintives de trêpassñs demanfi dent la sépulture. A Souris, par exemple, on trouve du merveilleux. Souris. une petite ville située sur la côte de l‘île, doit son nom au fait que, sous l'occupation française, les souris infestaient cette partie du pays et y dévow raient sur pied toutes les récoltes, réduisant ainsi les gens ä la famine. On fit des prières publiques et on vit, paraît—il, les souris courir ä la mer comme une armée en désordre et s'y précipiter jusqu'à la dernière. Depuis, on n'en a plus entendu parler. Le même fait se serait passé à Tignish, à l'extrémité norduouest de l'île. Mais là, ce seraienï des sauterelles â la place de souris. Ce serait un peu plus croyable. N'importe, acceptons la légende pour ce qu'elle est. plutôt que d‘aller y voir.