:—— l755 «k PAGE 42‘ LAI PETITE SQUVENANCE. :‘â 1.5135; l‘ais: ;2 c... _. . - - .v W. a 5U Et'ult‘ de tlruil, Université du thcluu (1990) le 15 août 2003 Votre Majesté. À l'occasion de notre fête nationale des Acadiens. le 15 Août. il m'appert de vous écrire pour vous demander si vous vous rappelez bien la fois que vous et le duc d'Édimbourg embarquiez dans l'avion a l'aéroport d'Uplands a Ottawa et que vous. à cause d'un contretemps. portiez toujours votre tiare. C'était la conclusion de votre voyage officiel au Canada en guise des célébrations du centenaire de notre pays (1867-1967). Si je vous en parle. c‘est parce que je n'ai jamais oublié votre sourire radiant. Les médias avaient fait grand cas du fait que vous apparaissiez au hublot en tiare. presque en larmes. comme pour dire que le Canada vous avait apprivoisée pour de bon. Ce fut un moment magique pour ce jeune que j'étais au coeur sensible. Que pensiez—vous au juste. Votre Majesté. a ce moment précis de votre départ du Canada en fêtes? ll y a trente—six ans de cela. et pendant ce temps un homme peut en apprendre beaucoup sur la vérité historique de son pays. de ces gens du pays d‘Acadie que vous aviez aussi apprivoisés en I967 par votre visage radiant. Au crépuscule de ce soir de votre départ en tiare. une larme à l‘oeil. ne vous serait—ce jamais venu a l’idée que le peuple acadien. pour qui vous êtes restée coite lors de votre dernière visite récente, que ce peuple était toujours selon la loi anglaise. un peuple criminel, du seul fait qu’il ne voulait pas acquiescer au subterfuge d’un tout nouveau serment implie reconnaissane w elle—S. “rot Menauid le Gallant vs Sa Majesté Britanniuue lire du sm' Wt'lr : Il!lp://:uttttttIm‘nlt'ufl'i‘unt d‘allégeance à votre ancêtre allemand. le roi George Il. Tout nouveau parce que cette fois ce serment était inconditionnel et ferait en sorte que nous. nous qui avions accepté d‘être assermentés sujets britanniques pendant 45 ans (l7l(l«l755) avant d'être déportés. nous allions soudainement être im— posés de porter des armes contre nos frères. les Français. Votre Majesté. auriez—vous pensé a tout cela avec une lamie a l’oeil “Ï Quelque chose avait radicalement change avant l'été de I755. Le pouvoir a Halifax avec son afflux d'arrivants anglophones et protestants. n'avait plus besoin de ces Acadiens de la vallée de l'Annapolis pour l’approvisionner en agriculture avec ses aboiteaus. Les terres des Aca« diens étaient bien belles pour qui de ces nouveaux aiTivants voudraient s'y installer. Pour se justifier aux veux de l‘Eun rope. votre ancêtre George l1 et son conseil prive déci— dèrent qu‘il fallait un alibi pour le nettoyage ethnique éventuel de cette « vermine française n (selon William Shirlev, gouverneur du Massachusettsl qu‘on allait vouloir déloger pour que l‘empire britannique puisse prendre son envolée. L‘alibi opportun fut un tout nouveau serment d'allé- geance inconditionnel qui fut en réalité le plus grand sub— terfuge du 18“ siècle. Les Acadiens en furent la victime perpétuelle. Votre Majesté. votre famille a viole la Grande Charte et vos propres lois anglaises, en depoi'tant de force ces fidèles et loyaux sujets britanniques que nous étions. en nous expulsant en période de paix officielle longtemps La..- “maman