mn, \ nt uen des À 4 } À 5 ré à * re _ CIE DE L'IMPARTIAL, Proprietaire Fondé en 1893 par Gilbert Buote et son fils Francois Joseph F. J. BUOTE, kKRedacteur, Mme. F J. BUOTE Assistante Vol. 3 No. 48 Nouvelle Serie 18 ANNEE —— On lit dans le ‘Bulletin du Par- ler français au Canada’', livraison de mai ; L'initiative prise par la ‘‘Socié- té du Parler français” en convo- y H quant à Québec, pour le vingt-qua- 1 tre juin 1912, le Premier Congrès l | de la Langue française au Canada, E rencontre partout les plus flatteuses il approbations, Des lettres nous ar- {x rivent de toutes les parties du Ca Ÿ nadaet des Etats-Unis contenant les adhésions les plus sincères, et nous offrant les concours les plus efficaces. Nous avons dit, dans notre dernière livraison, l'accueil favorable fait à notre projet par toute la presse française du Canada et des Etats Unis ; nous voulons aujourd'hui faire connaître à nos lecteurs les sentiments des grandes Associations canadiennes françaises à notre égard. Voici le texte de la résolution a doptée, le 9 mars dernier, par le ‘“‘Société Saint Jean-Baptiste de Montréal” : Les membres de l’ Association S.- Jean-Baptiste de Montréal, convo- qués en assemblée générale, le 9 mars 1911, adoptent les résolutions suivantes : ‘Ils réaffirment d'une maniète solennelle les principes exposés dans leur réunion du 1er décembre 1910, et revendiquent à nouveau le maintien des droits de la langue française dans le Dominion, parce qu’ils nous sont garantis par le droit naturel et l’Acte de l’Améri- que Britannique du Nord ........ pee 8 ss es “«Y]s félicltent la vaillante Socié- té du Parler français au Canada de l’intelligente initiative qu'elle vient de prendre en convoquant pour 1912 un congrès général de la jlangue française en Amérique où les Ca- nadiens français et les Acadiens discuteront les moyens à employer pour conserver, perfectionner et développer la langue française ; ils s'engagent à favoriser par leur con- cours aussi efficace que possible le succès de cette patriote entreprise, qui ne peut manquer de bâter l'u nion plus intime entre tous tous les groupes d’origine française d’Amé- rique, union si désirable pour la dé. fense de nos traditions nationales E et :eligieuses.”” Le 16 mars, l’‘‘Association Cana- dienne-française d'Education d’On- tario’’, adoptait, à Ottawa, l'ordre du jour suivant : [a décision de la ‘‘Société du Parler français au Canada”? de con- voquer un Congrès général de la Langue française au Canada, qui devra se tenir à Québec en 1912, est pour tous les membres de cette ABEILLES SANS DARD On vient d'entrenprendre une tâ- che importante au Massachusetts gricultural College, à Amherst. T1 s'agit d'obtenir une abeille qui ne pique pas et qui soit eu même temps capable de produire une quantité de miel double et même triple de celles que produisent les espèces ac tuelles. Le professeur Burton N. Gates, inspecteur d'Etat des ruchers, est spécialement chargé de cette étude et a entrepris une série d'expérien- DS RES es ER CNET] es, l propagation dans cette moitié du Le Congres de la Langue Francaise IS Et Jes Associations Canadiennes ce, d’insphation et ment. ‘‘Aucun des groupes français d'Amérique.ne se réjouit plus que celui parwi lequel'se 1ecrutent les membres de cette Association, de la pensée que dans la cité de Cham- plan et de Laval, le berceau et le foyer de la langue française sur le continent nord américain, se réu- d’'encourage- Association une cause de réjonissan- | votre honorée du 30 mars ésoulé, ' que vous ponrsuivez et que sympa- niront bientôt les délégués de tous | | les groupes français d'Amérique} | pour faire le bilan des succès et des revére, des dangers et des espé- |rances de la langue française, et | Prour assurer son maintien et sa Nouveau-Monde. ‘‘Aussi l'Association offre ses vives félicitations et ses voeux les { plus sincères aux citoyens de Qué. bec qui ont pris la généreuse et pa- triotiq'ie initiative de la prépara- tion de ce congrès, et elle est heu- reuse d'offrir son concours et tous ses moyens d'action pour assurer le succès de la noble tâche que s'est donnée la Société du Parler fran- çais au Canada. Copie de cet ordre du jour sera envoyée à Monsieur Adjutor Ri- vard, Secrétaire du Comité orgaui- sateur du Premier Congrès de la Langue française au Canada.” À sa séance du 3 avril 1911, Île conseil exécutif de la ‘‘Société des ÀArtisans canadiens-français” a adopté la résolution suivante, trans- mise le lendemain à M. Adjutor Rivard, par M. Henri Roy, secré- taire général du Congrès : ‘‘Il est proposé par M. KR. Bé- Âard, appuyé par M. Alcide Dalpé, et adopté à l'unanimité que le Se-| crétaire Général soit chargé d’ac- cuser réception de la communica- tion de la ‘‘Société du Parler fran. çais au Canada,'’ en date du 30 wars 1911, d'assurer les officiers de cette association de la collaboration de la ‘‘Société des Artisans cana- fière d'accepter pour son Président Général ce titre de membres d’hon- neur que votre Société a daigné lui offrir et elle se fera un devoir d’ê- tre représentée lors du ‘‘Premier Congrès de la Langue française au Canada’”’, qui sera tenu dans la ci té de Champlain, en 1972. Jean-Baptiste de Québec a adopté l’ordre du jour suivant : (cité de Québec donne son entière adhésion au Premier Congrès de la voqué à Québec pour 1912 par la Société du Parler français : dent à faire partie du Comité d’hon- neur du Congrès et elle accepte a- souscription de $250.00 pour assu- diens-français, et de les remercier de l’attention délicate que cette scw étê des Artisans, en ,offraut à son Président général le titre de mem- bre d'honneur du ‘‘Premier Con- grès de la Langue française au Ca- uada.” Le onze avril, M. le Président général de l’‘‘Aliiance Nationale”’ transmettait au secrétaire du ‘‘Con- grès de ia Langue française”, les sentiments du Bureau exécutif de cette importante association : ‘Notre Bureau éxécutif, ditil a pris eu considération la délibéra- tion du bureau de direction de la ‘‘hociété du Parler français’, en date du 14 février dernier ainsi que { ces dont les premiers résultats per- mettent, paraît-il, de compter sur lun complet succès. | Le professeur Gates affime qu’il ly a assez de place au Massachusetts {pour entretenir une quantité d'a- |beilles capabies de aonner dix fois plus de miel et de cire qu’à l'heure actuelle. Il a commencé une cam | pagne en faveur de l’apiculture ; il donne un véritable cours spécial dé ruchers de l'Etat, à Amherst. | du 24 mai au 7 juin. | Abonnez vous à l’Impartial, ciétée a eue à l'adresse de la Soci- Jean Baptiste de Québec l’expres- sion de notre plus vive gratitude, par laqueile vous offrez au Prési- dent général de l’‘‘Alliance Nation: | ale’’ le titre de membre d'honneur da Congrès de ia Langue française. ‘Mes collègues m'ont prié de vous faire part qn'ils concourent de tout coeur avec vous dans le but thique à l'oeuvre admirable que votre Société a entreprise d’une manière Si pratique, l’‘‘Alliance Nationale’, qui a pour but ‘‘l’u- nion des catholiques parlant la lan- gue française dans une commune, pensée de secours mutuels et de progrès de leurs intérêts matériels et moraux’, ne restera pas en arriè- re, soyez en certain elle secondera vos efforts pour la propagation de cette belle langue qui doit être, comme vous le dites si bien dans votre délibération dans l'avenir comme elle l’a été dans le passé, la sauvegarde de notre nationalité et la gardienne de nos souvenirs. ‘L'Alliance Nationale’’ est donc Le mardi, 2 mai,la Société St- La Société St-Jean-Baptiste de la fangue française au Canada, con- La Société St-Jean Baptiste re- mercie l:s membres de la Société du Parler français de l'honneur qu’ils lui cnt tait en appelant son Prési- vec empiessement cet honneur. La Société s'engage à verser une rer le succès de ce Congrès. Nous offrons à la Société Saint- pour la généreuse souscription qu'- elle vient de faire à l’'Œuvre du Congrès. En s'inscrivant ainsi en tête de la liste des souscripteurs, nou seulement elle donne un exem- ple qui sera suivi par plusieurs nous n’en doutons pas mais elle consacre le caractère national et patriotique de notre congrès. Nous contiuuerons dans notre prochain numéro à publier les nombreuses et précieuses adhé- sions déjà reçues ainsi que celles qui ne manqueront pas de nous parvenir encore. LES ELECTIONS AU PORTUGAL Lisbonne, 29—Les élections ont commencé hier, dans le Portugal, sans donuer lieu à des désordres. Ellesse sont coutinuées aujourd’. hui. Dans trente circonscriptions sur cinquante-et une, les sièges sont disputés par des républicains indépendants et par des socialistes Des candidats républicains ont été suite de la chaleur. lections n’oifrent “aucune garantie » | de liberté ou de sincérité. Des ru- meurs de toutes sortes circulent. Partout on entend parler de com- plots. Les autorités ont pris les plus grandes précautions pour as- surer le maintien de l’ordre. Pres- que tous les navires de guerre ont été concentrés dans le nord. Les premiers rapports indiquent que les républicains réguliers obtiendront une majorité de 231 voix. Quel- ques candidauts indépendants et socialistes remporteront probable. ment la victoire. À Lisbonne la police déploie une activité extraordinaire mais la paix n’a pas été rompue. Le calme a aussi été maintenu à Oporto. BOSTON, 24—Deux personnes sont mortes de la chaleur, luudi et uv grand nombre d’autres se sont évanouies. Toute la journée, la chaleur a été intense et quasi in- supportable’ Cleveland. 24 — Huit bébés sont morts de la chaleur lundi, ce qui porte le nombre des morts à 24 en quatre jours. Une femme a été frappée d’insolation, Ja tem pérature a atteint 88 degrés à l’om- bre Troy N° Y., 24 — Une person- ne est morte de la chaleur üier: plusieurs autres unt éte rendus gra- vemeut malades. Pittsburg, 24 — Des orages qui sont tombés hier soir et un fort vent de l’est, ont calmé un oeu la chaleur dui à été d’une intensité extraordinaire, ces jours derniers. La température officiel était de 92 degrés, hier midi. bre de thermomêtres, dans leidistrict commercial indiquaient 100 degrés. Un grand nom” On rapporte d'hier six décès, par ee COUTUME BARBARE On sait que jadis, aux Indes an- glaises, les veuves des Indiens no- tables devaient être brûlées vives sur la tombe de leur époux. Depuis l'occupation anglaise une loi a interdit cette coutume bar- bare, appelée ‘‘sutti’’. Malgré cette interdiction, la veuve d’un notable indien, du nom de Saibilini, vient de faire le sacrifice de sa vie sous les yeux même de son époux moribond. Les médecins ayaut affirmé que l’Hiudou n'avait plus que quelques heures à vivre, sa femme revêtit ses beaux vêtements, se peiguit laf gure et les pieds en rouge, et vint s'installer au chevet de son époux sur un bûcher composé de matières inflammables imbibées de pétrole, et tenant en main un livie boud- histe. Lorsqu'elle vit son mari entrei en agonie, la femme mit elle-même le feu au bûcher et quand des se- cours arrivèrent elle ve formait plus qu’'uve immense torche vi vznte. Quant à l'époux qui avait assisté à cette scène avec une vive satis- faction, il expira quelques instants plus tard. DE LA PATIENCE Deux servantes, Marie et Mar- guerite, portaient chacune un pa- nier très lourd. Marguerite mur- élus sans opposition dans les autres circonscriptions. Les royalistes n’ont pas présenté de candidats Seulement ine piastre par an | parce qu’ils prétendent que les é- murait continuellement, elle trou- | vait le fardeau trop pesant. Marie riait et plaisantait enfin comme si |son panier était léger ; mais sa gai- : à PET , nr er ge arche TIGNISH, ILE DU PRINCE EDOUARD, MARDI LEI3 JUIN I9II été et son courage semblaient con- trarier l’autre servante qui était pourtant aussi forte qu'’elle.$ Alors, Marie dit à Marguerite : Mon panier me semble léger parce qu’il renferme une petite plante qui en diminue le poids ; mais je m'en sépare. —Qu'elie est donc cette plante ? Je voudrais bien en avoir une pa- reille pour me soulager. —La plante précieuse qui rend tous les fardeaux légers c’est la pa. tience, La servante réfléchit et profita du conseil de son amie. Marguerite représente l’élève pa- resseux, L'enfant paresseux trouve les devoirs trop longs, les leçons trop difficiles à apprendre, Pour lui tout est lourd car il n’a pas de courage et pas de patience. Marie est l’image de l’élève labo- tieux. Le bon élève sait que le devoir ne se fera pas seul. Ils’ap plique, sa tâche lui semble moins dure et moins lourde ; le courage et la patience surmontent toutes difficultés. ms EMPLOB NOUVEAUX DU CRÔTAL DE ROCHE Les horlogers, après avoir réduit le mouvement des montres jusqu’à le loger dans des boîtes épaisses de quelques millimètres à peine, s'at- tachent à trouver pour ces boîtes mêmes des ornementations précieu- ses et des matières nouvelles. Comme ils ont épuisé toute la gam- me des colorations pour les émaux, ils taillent dans le cristal de roche des boîtiers d’une originalité amu- sante. Les roues délicatement dentelées, les rouages menus, les rubans sou: ples des ressorts, tout le frêle mé- canisme apparît à travers la trans- parence limpide du cristal, laissant aux yeux” curieux le plaisir de ‘““voir'” et enlevant à nos bambins le désir de casser sous prétexte de connaître la machine quiles in- trigue. Eu cristal de roche aussi, ces pit: tosesques éléphauts convertis en flacons à liqueur. Sur le large dos de la bête est fixé une sorte de pa- lanquin en or formant l’orifice du récipieut placé à l’intérieur. Des petits verres suspenius à une mon- ture d’or s’alignent de chaque côté du palanquin ; un petit robinet d'i- voire permet de verser nectar ou atnbroisie contenue dans ce flocon imprévu. amusant de matière et silhouette et qui est sa façon de fé- tiche, s’il faut en croire les vertus ‘‘porte bonheur’’ que l’on attribue au sympathique animal ? Les manches de parapluie ou d'ombrelles qu’on fait en cristal de roche sont en teintes ravissantes : bleutées comme des opales, claires et rosées comme de pâies améthys- tes, rousses comme de l’ambre li- quide ou des topazes brûlées. La fantaisie d'un artiste s’est plu à camper sur ces socles précieux de silhouettes d'animaux. petits fox à la frimousse étonnée, chats aux ondulenses échines, singes bestioles, qui sont prétexte à tailler dans d’autres matières également sédui- santes, onyz, lapis-laz zuli, mala- chite, jade, des bibelots d'art inté- | ressants. me Le Seul Journal Fran- | çais de lle, RE rene nn qnincnen inter to nmnene mme nn + 0 Dieu pour nous. L'ORIGINE DU REGINA COELILAETARE En 59, la ville de Rome étant dépeuplée par la peste, le Pape Pé- lage. Ilen mourut et Grégoire, diacre de l'Eglise Romaine, fut élu pour le remplacer : il devait être le Saint et le docteur insigne Grégoire- le-Grand. -Effrayé du lourd far- deau qui le menaçait, Grégoire pen- sa s’y soustraire par la fuite : mais une colonne de feu apparut soudain à l'entrée d’une grotte dans laquel- le il se tenait caché. Ceux qui le cherchaient, accourus à cesigne du ciel, s’emparèrent de luiet le con- duisirent à Saint-Pierre, où il fut consacré. Ce fut pendant les grandes pro- cessions ordonnées par lui pour la cessation de la peste, et que saint Grégoire suivait lui même en por- tant entre ses mains l'image (que l’on croit peinte par saint Luc), que tout à coup, en face du pont qui relie à la ville ie quartier du Vatican, un concert céleste éclata en flots d'harmonie au-dessus de la sainte image, Les anges chan- taient : ‘Regina coeli lJlaetare'’, Reine du ciel, rcjouissez vous, ‘‘Alleluia !’” Car celui que vous avez mérité de porter, ‘‘Alleluia !'? est véritablement ressuscité comme il l’avait dit, ‘‘Alleluia !’” Le choeur séraphique se tut, et le Pon- tife, transporté, osant unir les sup- plications de la terre à l'hymne des anges, ajouta tout haut : ‘‘Priez ‘“Alleluia !’? L’antienne pascale était compo- sée ; le Pape, levant au ciel ses yeux chargés de pleurs, vit sur la cime du môle d’Adrien, l’Envoyé et la remettre au fourreau. A l’ins- tant même le fléau cessa. Le môle d’Adrien se momme de. puis ce jour le Château Saint-Ange parce qu'il est surmonté d'une sta- tue colossale de l'Ange extermina- teur abaïssant le glaive pour le re- placer dans sa gaîne. — ‘Le Rosaire pour tous’. ROAD SALES DIVISION No. 8 PRINCE CO. The undersigned will sell by pu- blic auction the Repairing of Roads, Brid ges and Cuiverts, as follows : - Beginning at Spring Valley Hall on Wednesday, June 7th, at 8 a. m., and going to Clark’'s Shore, and Darnley Road to Malpeque Hall, taking in all By-roads as we pass. Thursday, June 3th, from Wil- liam Woodside’s Forge to Spring Valley Road ; thence to Spring Valley Hall, all By-roads included. Friday, June 9gth, from Spring Valley Hall to Baltic Road, to Mac- Gilvray's and Road leading to Prin- cetown with al! By-roads included. All sales subject to approval of the Commissioner of Public Works, WILLIAM SINCLAIR. Road Inspector. Ep HÔTEL BERNARD. Cette maison est favorablement connue du public voyageur. Deux minutes de marche du dé- barcadère du chemin de fer, Belles et bonnes chambres. Cuisine de première qualité, THEO. BERNARD, PROP. TIENOH, 1, P, E céleste essuyer une épée sanglante : TEE LS 1 Rg $ DRE Maé dE ANDRE CREER «re «> oonneneenen € a pu Le snstnismcs dr hmdiniqn À cétérntetiins hé onénniignn drneré À à mn, À. TP EG ae RE a 7 gr ten a dE En aNeÉ Ê |