ee -L CIE. DE PUB. DE L'IMPARTIAL, PROP RIETAIRE. | a Fondé en 1893 par Gilbert Buote et son fils, | F. J. BUOTE, RÉDACTEUR. Mme. F. J. BUOTE, Assistante. VOL.-5. NO. 45 TIGNISH, amant Discours de Monsei- | Or, comment notre population a t-| l’occupation principale des fonda- elle pu rendre tous ces services à la teurs, des héroïques pionniers de C'est par la gneur Richard sur l’agriculture et la colonisation PRONONCE A LA CONVENTION DE CARAQUET LE 15 AOUT 1906 Révérends Pères, Mesdames et messieurs, Le Saint Père, dans une récente encyclique adressée au clergé, re- nouvelle sa détermination ‘‘de tout ‘restaurer. dans le Christ’, et Sa Sainteté, comme moyeu eflicace de réaliser son noble projet, recom- maude aux Ordinaires et aux ec- clésiactiques de prendre profondé- ment à coeur les intérêts du peuple et particulièrement de la classe ou- vrière et agricole, s'efforçant d'en essuyer les larmes, d'en adoucir les peines, d'en améliorer la condition économique. Ne soyez donc pas surpris et é- tonnés de me voir occuper cette tri- bune, à l’occasion de cette {fête na- tionale, à titre de champion des in- térêts de cette classe de citoyens les moins appréciés et pourtant Îles tlus méritants—--les ouvriers, les colons et les cultivateurs. Dans us congrès d’ Acadiens, il serait déplo- rable et odieux de me pas reconnai- tre les services éminents rendus à la religion et au nays par nes au- cêtres, les premiers défricheurs et agriculteurs du Canada. Ce matin, neus avons heureux témoins de la foi vive et ardente de motre religieuse popula- tion. Quel spectacle sublime et é- lcquent de voir, après des siècles d'épreuves, de persécutions et d'humiliations, un peuple proster- né devant le Dieu Eucharistique, remerciant le Donateur des nations de l'avoir préservé de l'oubliet de la destruction, d'entendre ce peu- ple entonner le Gaudeamus, le cantique de la joie et de l'espé- rance, en voyant l'Acadie ressuscl- tée du tombeau, glorieuse, conf- ante, rayonnaute de beauté. cou- ronnée du diadème le plus envia- ble, celui des coufesseurs de la foi et des martyrs de la cause catho- fique ! Ces paroles de nos saints livres me viennent à l'esprit en je- tant un regard sur cette vaste as- semblée, et j= veux les appliquer aux Acadiens : ‘‘O ma chère Aca- die ! Lève les yeux et porte tes regards autour de toi.” Cette foule de pzuple s'avance vers toi, tes fils vignnent de loin. À la vue de cette multitude tu seras dans l’é: tonnement et ton coeur sera inondé de délices. Peuple acadien, lève les yeux sans crainte et Sans honte car ton origine est pure, ten passé glorieux, ton présent merveilleux et l'avenir t'offre les plus belles es- pérances. Cette foule de peuple qui vient vers toi en ce jour de fête dé toutes les parties de notre Canada étonné de ta vitalité, doit te réjouir car ce sont des frères bienveillants qui vieunent applau- dir à tes succès et à ta prospérité. Nous avoms ume patrie. Cette patrie, n0S pères l'ont fécondée de leurs sueurs, même de eur Ssang. Il n'y a pas une ville, pas un vil- ne paroisse dans Î+s Pro- été les Jage, pas u ù vinces Maritimes qui ne soit rede- vable à l’Acadien icolou et cultiva- pas une teur, pour son existence ; cathédrale, pas une église, pas un collège, pas un couvent, aucune justitution religieuse et civile qui n'ait contracté une dette de recou- paissance envers 108 compatriotes pour leur existence et leur soutien, religion et au pays ? colonisation et l’agriculture. Ce sont les deux leviers qui ont relevé l’Acadie. Elles out été la pierre augulaire de ‘l'édifice uatio- val. L'agriculture, la plus ancieu- ne comme la plus noble des prefes- sions, a été le salut de l’ Acadie. ‘Tout homme se doit tout entier à sa famille et à sa patrie. Or, li ne saurait se livrer à une vocation plus apte à remplir sa noble mission qu’à celle de cultiver les champs. Permettez-moi ici une digressien. Je dis que tout citoyen doit son existence et doit l'emnloi de ses fa- cultés à Dieu, à sa famille et à sa patrie. Ily a un ennemi orutal, uu ennemi terrible, un ennemi puis- sant, un ennemi armé et organisé, qui s'oppose avec une amdace alar- mante à l’accomplissement de ce devoir du citoyen. C'est l'ivrognerie. C'est bien l'ennemi qui rôde cherchant une proie à dévorer, et ce loup ravis: seur est entré dans la bergerie aca- dienne et menace de causer des ra- vages terribles sur le sol de notre chère Acadie. C'est motre ennemi le plus formidable, comme l’agri- culture est notre plus sûre sauve- garde. L'homme porte l'empreinte de Dieu. Il en est sur la terre la plus parfaite fimage. Son intelligence, qui le distingue des êtres sans rai- son et qui l'élève au dessus des au- tres créatures terrestres, est en quelque sorte anéautie par l’ivro- gnerie. Par l’ivroguerie, l’homme chargé de rendre au Créateur un culte intel'igent et surnaturel, s’a baisse, se dégarde aux yeux de son Die, Pères, Sauveur, et détruit autant qu’il est en lui l'oeuvre de la Rédemption. L'homme se doit encore à sa fa- mille. Il lui doit son intelligence, ses aspirations, <es forces. sen in- dustrie, son coeur et l'ivrognerie étouffe toutes ses facultés dont il est ennolsli et lui emlève les noms honorables de père, d'époux et de fervent chrétien. L'hommese doit enfin à son pays, à sa patrie. L’i- vrognerie, quand elle a remperté une victoire funeste et déplorable, réussit à empoisonner le coeur et l'esprit des citoyems. Alors l’édi- fice national est ruiné par la base et i! s'écroule infailliblement. Acadiens compatriotes, je vous eu supplie, en ce jour où toùt bon enfant de l’ Acadie doit prendre de généreuses résolutions, pour l’hou- neur du nom de chrétien, d’Aca- dien, de Canadien, soyez um peu- ple sebre et l’Acadie et le pays bé. niront votre mémoire. JL,'ivrogne- rie, voilà l'ennemi des peuples, voilà notre eunemi à nous, fca- diens. C'est cet enuemi qu’un ar- chevêque distingué appelle l< fléau du {Canada. Maintenant, quel a été, quel est et quel ,sera notre sa- lut comme peuple cathelique et A- cadien ? Jen’hésite pas à décla- rer devant cet auditoire intelligent et distingué, en présenceide ces lé- gislateurs, des juges, ces médecins, ces avocats, ces éducateurs de la jeunesse, ces négociants, ces hom- mes politiques, que l’agriculture a été, estet sera toujours la force des nations, la base nécessaire et indispensable de l'édifice religieux, familial et nationalächez les Aca- diens, comme pour le Canada tout entier. Auriens nous aujourd’hui au Ca- nada, une Acadie, sila coleuisa- ILE du PRINCE EDOUARD, JEUDI | Î LE 10O MAI 1906. 3 . ANNÉE notre beau pays ? Si les Acadiens n'avaient pas fé- condé de leur travail et de leurs sueurs les terres de Grand Pré, port Royal et Beau-bassin ; si nos pères avant la déportation de 1755 n’avaiect pas vu leurs vergers, leurs champs de frement produire des récoltes abondantes, auraient: ils tenté ie nouvelles découvertes ? Seraient-ils revenus sur la terre d’Acadie recommencer ce travail gigantesque et prodigieux qui nous met aujourd'hui en possession de quatre provinces, embrassant une population de 150,000 Acac'ens. C'est l’agriculture qui a conservé cette patrie acadienne, qui la forti- Toilette poug rien. R Présents Gratuits de Savons de Toilette Employez le SUNLIGHT SAVON et obtenez LES PRIMES Les Coupons représentent de l'argent parce qu'ils peuvent être échangées pour des Savons de Toilette pour lesquels il vous faut payer de l'argent chaque semaine. Ceux qui emploient les Savons Sunlight et Cheerful peuvent obtenir leurs Savons de Lisez la circulaire dans chaque paquet, ou demandez notre liste de Primes. Un don a peu de valeur s’il consiste de quelque chose dont vous n’avez nul besoin. En échange pour les Coupons Sunlight, vous pouvez obtenir quelque chose dont vous avez besoin et dont vous vous servez chaque jour. Conservez les coupons Sunlight Lever Brothers Limited, Toronto, Canada fie, qui l’a faite forte et £prospère, qui lui permet d'élever son drapeau |. comme signe de triomphe et d'’en- tonuer sou ‘‘Gaudeamus'’ national. Parcourez l’ Acadie, voyez ses édi- fices religieux, ses églises ses col- lèges, ses couvents, ses écoles si nombreuses, ses paroisses françai- ses, les mieux organisées du pays) et dans voire étonnement, voue vous verrez obligés d'admettre que; c'est la classe ouvrière et agricole! qui a opéré toutes ces merveilles. | Restons donc attachés au sol de! look well. starting the job. known_known to give the best results for every | Va painting purpose_unfadeable colors that retain their lustre for years_they spread well_wrar well and RAMSAY’S PAINTS make all the difference between a wise saving and an unexpected expense. Ask your dealer in your town. 1406 A. RAMSAY & SON COMPANY, - Its Wise Economy to enquire into the character of the paint before RAMSAY’S are the best paints MONTREAL. roune. terres publiques soient sréservées) aux spéculateurs à l'exclusion des; colons et des cultivateurs de bouue | foi. Le gouvernement fédéral, | malheureusement, n’est pas autori- Montreal. la patrie. Ne restons pas en arriè-| re des autres races en agriculture. | les meilleures méthodes approu- vées et recommandées. Soyous des autres races si c’est possible, au | moins de pair avecelles. Insistons tenir d'eux au moins les mêmes. a-+ ; ù , e i e vantages qu’on prodigue avec tant| Faites Attention qui nous viennent de pays étrangers. Faisons des instances pour que | | N'oubliez pas que quel- ritige que le drapeau britaunique ques applications d’un accorce à tous les citoyens dans la, gravement affecter . une Ne permettons pas que les! peau délicate. N'acceptez pas de savons soi-disant tout aussi bons, Savon Baby's Own cé à faire autant qu'il serait déri- : sa À Spécialement recommandé pendant, je crois qu'il serait dans Nätionél des Femmes de l'intérêt général que l’on étudiait Montréal. aide à cette classe si utile et si in- _ téressante de notre population afin jà capable de se suffire à elle même, | les riches cultivateurs ; mais la Sortous des routines, pour adopter progressifs et marchous eu avant auprès des gouvernements peur ob-| - de liberalité aux immigrés Au Bébé les enfants du pays reçoivent l'hé- | | savon commun peuvent distribution des terres de la cou- Ne courez pas de risques. mais achetez.le t rable pou la classe agricole. Ce- né Jin enfants par le Conseil les moyens pratiques de venir en) | Albert Soaps Lid., Mfrs. - d’encourages non pas la classe dé: clasie que j'appelerais militante en PRIX 25cts. BAUME agiiculture. L'éducation a certainement con- tribué pour faire sortir les Aca- diens de l’oubli ; mais l’agriculture a été la mère qui a donné la vie à l’Acadie naissante, la force qui l’a RHUMAL. ressuscitée après la tourmente et qui sera son meilleur seutien et son plus puissant appui dans l'avenir. C’est une bonne chose d'avoir un clergé de notre matiomalité, des ju- ges, des ministres, des avocats, des médecins, des instituteuris, des| marchands de notre race ; mais il est encore plus “indispensable d’a- voir de bons cultivateurs. C'est Un excellen, remède pour la guérison des rhumes, toux, bron- chites, enrouements, affections pulmonaires, etc. S N'attendez pas ; la phtisie pule monaire, dont une toux sèche, dépression et dessècl.>ment de gorge sont les avant-cot=urs, résulte souvent d’une mégli- ence, Les malades trouveron e Baume Rhumal bon au goût, sans effets désagréables, soula- geant et adoucissant. une armée plus utile an pays que; tous les soldats de l’armée britan- TONIQUE DES POUMONS nique. La hache du défricheur est l'épée la plus utile à la patrie ; la charrue du fermier, le rempart le plus nécesseire à la sécurité et à __ L.R. BARIDON, 13 rue St-Jean, = = + Montréal. la prospérité de l’Acadie et ds l'empire dont nous faisons partie. ou drapeau généreux et protec- | Nous y voyons aussi fletter le drapeau papal d'autant plus cher qu’il nous rappelle la religion de uos pères. Le drapeau canadien s’agite daus la brise pour nous rap- } pele: une fraternité que nous ché- rissons. Kutin son ombre abrite un autre drapeau qui doit être cher à tout Acadien : c’est le drapeau qui lui rappelle som passé, lui mon- tre son présent et Jui fait voir son avenir, (C'est ie drapeau tricolore avec sa symbolique étoile. Celui ci doit être entre tous le plus ten- drement aimé de l’Acadien, celui pour lequel il doit vivre et mourir. Le choix de ce drapeau n’a pas été laissé à l’initative:et au caprice de particuliers ; mais il est dû, comme celui de notre fête natio- rations et au libre et intelligent concours des représeutants de l’A- cadie teute entière. ;La fête de l’ Assomption nous rapproche de la mère-patrie, la France de Saint Louis, et nous rappeile motre ori- gine. Le drapeau tricolere avec l’é- toile ‘‘Stella Maris’’ que la piété des Acadiens y a placée, nous mon- tre nos devoirs envers la religion, la Sainte Vierge, netre patronne, nos familles et notre patrie. - Enfin, notre chant mational, Il'Ave Maris Stella, une secende sa- | lutation angélique, meus rappelle qu’un Acadien n’est plus digue de | ce nom s'il cesse d’être cathelique, de servir l'Eglise et sa patrie. Sa- luons ensemble notre drapeau et chantons l’hymme à Marie : ‘‘Ave Maris Stella.’” Grand Pelerinage |A STE. ANNE DE BEAUPRE : 3 juillet 1906 Sur le désir exprimé par plus- Je termine eu protestant de ma |teur, il nous est permis d'élever ce| dans le but de procurer des res- tion et l'agriculture a'avalont étélloyauté à cet empire, À l'abri de|luidu Canada et de l'Avadie, cale elle même, aux mûres délibé-; | ieurs pèlerins ‘le l'en dernier, et l'oeuvre de l'éducation, nous avons décidé, avec la très encourageante apmobation de sa Grandeur, Mou- seigneur de Saint Jean, l'organis- aticn d’un second pèlerinage. La date la plus convenable nous a sembié le 3 juillet ; car, d'un côté, les travaux de la campagne sont terminés, de l'autre, l’on devance les grandes chaleurs d'une saison plus avancée, | Les autorités du chemin de fer voulant favoriser uniquement les voyageurs pèlerins, ont décidé de n'admettre les porteurs d’un bil- let de pèlerinage que sur le seul convoi spécial, tant pour l'aller que pour le retour : ainsi donc, il ne sera pas possible d'obtenir une ex- tension de temps pour arrêter sur le parcours du chemin, ou de jouir comme l’an dernier de l'avantage de visiter Montréal ou toute autre localité. Pour les pélerins éloignés veu- lant ‘aire partie de ce pieux. voy- age, l’on s’occupera d'obtenir ume réduction sur les diffrentes voies de communicatien avec l’Interconial. Les organisateurs de l'an der- nier ont promis leur concours pour la présente entreprise,. . : : Les billets seront en vente dès les premiers jours de juin, Prix du billet $5.50. 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