*Q n _ LEGS LC “ | —— « — 4 CE. DE PUB. DE L'IMPARTIAL, PROPRIETAIRE. | CE Fondé en 1893 par Gilbert Buate et son fils, | e u " " : EE ù Fc EDR, we e L pr htascler — SZ .F. J. BUOTE, RÉDACTEUR. Mme. F. J. BUOTE, Assistante. VOL. 5. NO. 28 Us TIGNISH, ILE du PRINCE EDOUARD, JEUDI LE 1! FEV. nt Apres la Separation Appel aûx Catholiques de France Récemment, M. Bazire, ancien président de la jeune-se catholique de France, promouçait à Lille, un superbe discours sur la séparation. Après avoir condensé dans une magnifique argumentation la dé- fense dn Concordat et la critique du prejet de loi de séparation, il a tenu, dirigeart sa pensée vers l'a- venir, à relever ie courage des ca- tholiques et à leur montrer com- ment, avec de l’union et de l’éner- gicils pourraieut, maigré tout et quelque soit la décision du Pape tirer parti de l'ordre de chese nou- veau. Voici la conclusion de cette allo- cution manifique, qui a produit ume profonde impréssion : M:ssieurs, dans cette salle et à cette place, M. Brunetière, clôtu- rant le Congrès des catholiques du "Nerd par son magnifique discours s1r les ‘‘Raisous de croire’’, après avoir soigneus=ment distingué les motifs de crédibilité de l’objet même de Ja croyance ajoutait : ‘Et maintenant si l'en veut savoir ce que je crois, qu’on aille le de- mauder à Rome.'’ C'est bien le cas de reprendre cette parole Messieurs, et à ceux qui sous demandent ce qne nous fe- rons après la séparatiou et si ous comstituerons des associations cul- tuêélles de répondre : ‘‘Allez le demander au Pape.” Oui, nous attendows le mot d’er- dre du Pape, et ce mot d'ordre sera suivi sans hésitation, saus muræmu- re. et il n'y aura, pas de refus d’o- beissance, pas de schisme. Ce que sera le mot d'ordre ?—Je l'ignore. Et j'ajoute : ‘‘peu m’im- porte”. A moi, simple soldat qu'importe, en efiet, le plan de bataille? Ce qui m'importe, c'est de recevoir l’ordre du chef qui établit la disci- pline dans ies rangs, c'est de cou- courir à l’action commune qui me garautit la victoire. Le grand bienfait de ia sépara- tion, jé vais vous le dire : c'est que nous allons retrouver enfin l'umani- mité catholique. Avec sa grande éloquence, le P. Coubé va vous parler de l'umuio pour la liberté. | Depdfé tant d’aunées nous étions divisés, éparpiliés, tiraillés, et non seulement sur des questions politi- ques ou sociales où lés avis peuvent différer, mais sur des questious re- ligieuses . même et sur l'attitude à adopter en face de la persécution. Ce n'est manquer de respect à per- sonme que de constater ce fait ! les religieux omt été moins dispersés qu'ils ne se sont dispersés eux-mé- mes. Etait-ce mécessité ? Etait- ce sagesse ? Peut-être. En tout cas ils étaient libres, car l'Eglise ne leur avait point imposé d’atti- tude commuxe. C'est que l'Eglise Messieurs, est pacifique et patieute et que pour éviter la guerre elle consent à bien des concessions, à bien des humiliations. Croyez- Sous que Grégoire VIT et Bouiface VIII n'en aient point fait et n'en aient point subi? Relisez l'his- toire. Mais l'heure vient où l’E- g'ise se trouve en présence d'un at- tentat à son dogme ou à sa hiérar- chie ; alors ellese dresse sas plus considérer ni les causes m1 les per- sonnes et rien m'égale son inflexible majesté. Elle dit à celui qui em- piète : ‘Fu n'iras pas plus loin . Et coutre cette défense, l'usurpa- teur, quel qu’il soit, empereur, roi ou peuple, se brise, à moius qu'il ne se soumette. Et l’on meurt en criant la victoire du Galiléen ou l'ou se 1eud pied nus à Canossa. Le Pape va parler, il nous dou- nera ses ordres. (Cela suffit. A sa voix, toutes nos poussières vont former un bloc. Et, puisque j'ai prouoncé ce mot, qui n'est pas celui qui convient, je suis tenté de remercier le ‘‘bloc'’ des sectaires d’avoir coutribué à refaire dans ce pays mon pas le ‘‘blec'', mais l'uni- té catholique. Denc, Messieurs préparons-nous sans illusion, sur les épreuves qui nous attendent, mais tout à la joie d'obéir, le cœur plein d'espoir et la volozté affermie, préparons-nous à répondre à l’ordre de l'Eglise et à nous faire les bonus ouvriers de la renaissance catholique daus ce pays. de nos prêtres, mous les aiderous, uous les défendrons, s'ille faut, nous seconderons l'apostolat. Mes amis de la jeunesse catholi- que, c'est à vous que je m'adresse en terminant : félicitez-vous d'ar- river au moment où s'engage ce grand combat pour l'Eglise et la patrie, vous brûlez d'agir et de vous déveuer, reémerciez Dieu qui vous associe à sa tâche et offre un tel emploi à vos esthousiasm:s de vingt aus. Il faut réveiller ce pays ci ; en- teudez-vous, le réveiller et le se- couer ! La foi n'est pas merte, elle est en lethargie. Non, nue croyez point qu'elle so't morte. Comme on l'a dit, ils auront beau faire, ils u'empêcheront pas que chaque Français n'ait derrière lui quarante grand-mères qui out fait le sigme de lacroix. Et comment voulez-vous qu'après quatorze siè- cles de christianisme il ne reste plus de sang chrétien dans les veines de ces fils dont ies pères furent nour- ris d= l’Eucharistie ! Que l'appel retentisse très haut, et vous verrez le réveil ! Le jour de la Teussaint, dans une petite église du village où j'en- tendais la messe, le curé lut à ses paroissiens la belle lettre pastorale de l’évêque qui disait ceci : ‘‘Mes frères, le moment est veau:de for- muler devant chacun de vous cette interrogation : Voulez-vous que vos enfamts soient baptisés et fas- sent leur piemière communion ? Voulez-vous couse'ver le mariage chrétien pour vos familles Vou- lez-vous pour vos moits la sépui- ture religieuse.’ Ktle prêtre a- jouta tout simplement : ‘‘Sus l'or- dre de Monseigueur, je me préseu- terai, cette semaiue, dans toutes les maisons età ces questions bien précises chaqne chef de--famille voudra bien répond:e ‘‘Oui’’ eu “Non. Les sanglots le gagnè-, rent. il remouta à l'autel et dans l'assemblée teut entière um frémis- sement passa. Cette question est, eu effet, la seule quise poseet elle ne laisse point d’échappatoire : il faut ré- poudre ‘‘eui’ ou ‘‘nom’’ ;chaque Frauçais est appelé à rendre té- moigmage de sa foi. Posonus là denc cette question. A nous-même d'abord, puis bien haut, à tuus nes conciteyens. Voulez-vous le baptème pour vos enfants ? Voulez-vous le mariage à l'é- glise ? Voulez-vous le prêtre à votre lit de mort ? Voulez-vous Laïques, nous serons les. auxiliaires | 1906. nn” 13 ANNEE. 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La perte sur quelques transactions de cette sorte achèterait, une douzaine de balances, Lorsque les récoltes sont pauvres, vous avez besoin de chaque centin qu'elles peuvent rap- porter. Lorsqu'elles sont bonnes, vus n'aimez pas jeter votre argent aux vents. Vous avez besoin d'une balance. Plus vous croyez ne pas être en moyens de vous en pro- curer une, plus vous en aveg besoin. ” La Balance Chatham est construite en trois genres, et chacun de ces derniers est d'une con- struction solide et honnête. Capacité, 2009 livres, suffisante à teus les usages. Les arêtes aiguisées sont d'acier à outils trempé à l'huile; véritablement inûes- tructibles. La Balance à Ferme Chatham peut ttre facilement convertie en untruck. En mani- pulant le levier, vous enlever la pesanteur des taillants aiguisés et la transportex au cadre du truck. Ceci conserve ces taillants aiguisés et donne de la solidité au truck. Lorsqne vous manipulez le levier, elle s'ajuste automatique- ment. 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INCUBATEUR CHATHAM L'élevage de volailles paie. à Ceux qui vous disent qu'il n'y a pas d nt dans l'élevage de poulets ontdû essayer à faire de l'argent dans ce négoce en employant des poules comme couveuses, et ils auraient tout u essayer à découvrir une mine aussi bien on de d'or dans le jardin aux choux. La la poule est—de pondre des oeufs Comme couveuse, alie n'est pas dans son rôle. C'est là l'ouvragede } Incubateur Chatham et Couveuse et il s'acquitte de sa mission avec un su parfait. Le commerce de volailles, conduit comme il doit l'être, paye beaucoup plus que tout autre négoce proportionnément au temps qu'il exige et au capital requis. Des milliers d'éleveurs de valailles—-hommes et femmes par tout le Cannda et les Etats- Unis-—se sont convaineus qu'il est avantageux d'élever des poulets au moyen de l'’incubs- teur Chatham et Couveuse. L'Incubateur Chatham et Couveuse est honnêtement construit. Fas de blague. 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FarRpanx Company, Montréal, Chicago, New-York, San-Francisco, Londres, Ang.” chrétienne ? Oui eu non, voulez-veus daus ce pays qu'il a taut aimé, tant protégé, conserver Jésus-Christ uotre Sei- gueur etnotre Maître. Il faut ré- pondre. Nous sommes à uue heure d'où dépend non seulement votre destinée mais aussi celle de vos descendants, il s'agit du salut de voire âme, de celui de votre fa- mille, du salut de votre patrie ; voulez-vous être des renégais ? reposer eu terre car iln’y a pas de milieu, il faut renier ou confesser Jésus-Christ, Le veici de nouveau cemdamné par la Synagogue et par la Loge : allez-vous le laisser exécuter ? Si vous ue le voulez pas, voici l'heure. Il ne s'agit pas de discours de con- | grès, de paroles qui ue sont rien, d'applaudissements qui sont peu, il s'agit de la besogne à accomplir : dermais, à la parole du Pape. Dans un an tout sera décidé. Je vous donne rendez-vous ici dans un an pour établir le compte des résultats acquis au moyen de ces deux forces que rien me doit ar- rêter : ‘‘liberté qui oseet la foi qui ‘uuit”. Le Coeur Iguoraut tous les sanglos Du moude à l’ombr- méchante Que fait le cœur frais écles ? Il chante !.... Espérant en son printemy:s Où rit le bonheur sans trève, | Que fait le cœur de vingt ans ? | | 1 Il rêve !...… Chaque étoile à fui l’azur : Du souvenir voici l'heure ! Que fait le cœur déjà mûr ? | Il pleure ! CS Conseils Utiles BRULURES.—On peut obtenir ,uue très boane préparation pour ies |brûiures, en mélaugeant en parties | égales de l'huile de lin et de l’eau de caaux. | DU SOIN DES FERES A RE- a no enlève la rouille et l’amidon des fers à repasser en les frettant avec de la cire jauve. La meilleure manière d'employer la cire jaune est de la mettre dans un morceau de mousseline. Chauffez le fer, jusqu’à ce qu’il soit bien chaud, puis f-ottez-le vivement avec le merceau de mousseline dans lequel vous avez mis la cire ; ceci fait, prenez uu linge propre et essuyez le fer avec un linge assez gros jusqu’à ce qu’il devieune uni. Chere M Vos petits enfants exigent des soins constants par les temps d'Hiver et d'Automne. lis con- tracteront ie rhume. Connaissez-vous Shiloh's Consumptian Cure, le Tonique des css ce qu'elle à accompli pour tant d'autres n être es bon remède toutes les ies des conduits aériens Chez tes enfants, Elle est absolument inofflensive et elle est agréable au goût. Guérison garantie ou votre nt vous est retourné, Le prix est 25c, la nds, et tous les marchands de mienie SHILOH 250. Tous tes marchands la gorantissent, À | tres facile et simple d'augmenter = Pourquoi ont-ils le droit de vivre ? I est des orangistes qui ne peu- vent souffrir le voisinage de leurs concitoyens catholiques, S'ils pouvaient les eccire et les faire dis- paraître à jamais, comme ils eu se- raient heureux ! Il paraît qu'un catholique fait partie du bureau des écoles publi- ques ce Toronto, Une chose épou- vantable, n'est-ce pas ? Au cinquante-deuxième banquet annuel de la Loge Victoria 588, tenu au Victoria Hail, vendredi soir, M. Wim. Chinery, grand- maître des Chevaliers Koirs, a pro- noncé les paroles suivantes, que nous hisons dans je ‘*Globe’’ : C'est une honte qu'un catholique ait le pouvoir d’élire le président de notre bureau des Ecoles Publi- ques. Maintenant que mous avons un maire orangiste, neus devrions avoir aussi um conseil orangiste. J'espère que la loi sera changée quant à ce qui regarde l'organisa- tion de notre bureau des écoles. ”” Ce discours du grand maître des Chevaliers Noirs fut accueilli par des applaudissemenis chaleureux. Au sombre des convives se trou- vaient l’hon. Dr. Pyme, :iwinistre de l’étucation ;: M. R. R.' Gamey, le fameux député des Iles Maniton- lines ;.M. Th. Crawford, M. P, P. etc., qui adressèrent la parole à tour de rôle. Le Dr Pyne, faisant allusion à la diatribe du grand maître des Chevaliers No:iis, dit que si les lois ne font pas le bouheur et le bien- être des citoyens, elles peuvent être changées. Ecoutez ces gens vous dire, si vous avez le malheur de demander vos places au soleil qui briile pou: tous. ‘‘Ah vous ne devez pas faire de distinction. ‘Egalité de droit c'est notre devise’. Ont-ils du teunet ces membres de la Loge Noire ? Question de Conscience — Un jour, Chrisostome Lafouine s'en vint trouver sou curé et lui dit : -M'sieu le curé, j'ai des re- mords..1apport à c't'oie que j'ai volée à c’matin..Nou..j'veux plus le garder..Tenez, m'sieu le curé j'vous l'apporte, prenez-là ! —Ah ! non..mon ami..nom.. je ne veux pas..je ne veux pas.. c'est très bien d’avoir des remords, seulement il faut rapportez cette oie à sen propriétaire. —C'est ce que j'ai fait, monsieur le curé..seulement il n’en veux pas. Alors gardez-là répond le curé. Merci, m'sieur le curé. Elle est très belle v'ote pirounme. Qrei, mon oie ? Qui, m'sieur le curé, vous que l'avais volé ! ! ! ! Lee me dés S1,008 REWARD FOR A CASK OF INCURABLE CONS- TIPATION To a persen who can't be cured of constipation by Dr Hamilton’s Pills, the above :reward will be paid. No cathartic medicine gives such lasting satisfaction or effects such marvellous cures as Dr Hamilton’s Pills. Relief iw- mediately follows for headache, billiousness aud stomach disorders. 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