a à 42 v£ sise) ARE ME A hr à % É PT Pt ps “bd a rien Fait Tr = \ 2 Let JE W'Moscley “ e LA CIE. DE PUB. DE L'IMPARTIAL, PROPRIÉTAIRE. ——————_—— FIAT G. BUOTE, RÉDACTEUR. F. J. BUOTE, GÉRANT VOL, + NO 23 TIGNISH, ILE du PRINCE EDOUARD, JEUDI LE 4 JUILLET 1901. ——————_—_—_—_—_—_—_—_—_—_———2— © 9 ANNEE. re LA MECHE D'OR 0000000XXX0000000 TROISIEME PARTIE [suite.] C'était Claude, en effet, Claude qui, à son amour du ca. notage, joignait une passion malheureuse pour la pêche. Et, ce soir-là, il n'avait pu ré- sister au désir d'aller pêcher une friture en pleine Seine, pour mademoiselle Julienne Fourmout. Le brave garçon reyretta aussitôt d’avoir crié : il fit reculer doucement son canot et resta quelques minutes sous le pont. Puis, comme il n'en- tendait plus aucun bruit, ilse hasarda et q'itta l'arche qui l’abritait. Mais, par mesure de précaution, il Jlongea le pont de façon à ressortir par une autre arche. 1ls’éloigna un peu et regarda. line vit personne. Avec quelle rapidité il aurait filé et gagné Suresnes, s'il avait su que Brigard, laissant à peine dépasser sa tête au ras du para. pet, ne perdait pas un de ses mouvements ! Après s'être un peu promené, Claude finit par aborder. Quand il Sauta à terre, Brigard, ram pant pour ainsi dire contre la berge, n'était qu’à une légère distance de lui. Le misérable ne put retenir un cri de joie. Un homme venait à la rencontre 1l ne distingua pas | | de Ciaude. son visage ; mais il devina bien que ce ne pouvait être que Serge. D'ailleurs, leur conver sation le renseigna tout de suite. —AÀs tu fait une bonne pêche? demanda le nouveau venu: —Magnifique, mon cher ; une vingtaine de goujons, des ablettes, et une petite carpe. — Pour un homme recherché par toute la police, c’est gentil. Mes compliments ! —Mon brave Serge, la police ne retrouve pas les pistes sur l’eau ; ça ne laisse pas de trace. Tu vois que nous ne serions nuile part aussi tranquilles, aussi en sûreté que dans ce pays, et que nous pouvous y attendre le jour de notre procès. Serge changea de toa ; pondit très gravement : —Nous n’attendrons peut-être pas Jusque-la. 1! ré —Tu as donc appris quelque! chose de nouveau ? fit Claude, étonné. ° —Non. Mais, tu m'as eu quitté, j'ai longue 1ly a réellement, dans cette affaire, de bien curieuses coinci- dences........Cependant cela est si terrible d'accuser sans preu-| ves, et j'ai tant souffert pendant mon emprisonnement, que i'hé- site avant de soupçonwer sérieu- sement. Claude l'interrompit brusque ment : déjà traversé à tête et aus t revient ? —Oui ! comme une idée fixe ! — Moi aussi, j'y ai songé tout, ce soir. quand | jet le caraion de cognac. Elle ment réfléchi, j'ai tout examiné. servit même Brigard, qui riait tout simplement daus la villa |de M: Fourmont, Quelle | !a cache dans quelque cabinet | 'retiré. in'est pas mal trouvé. cela, Thérèse a expliqué à ses | ce soir; mais ilya de telles preuves Contre ce que tu crois. — Eh ! fit Serge avec empor- tement, savons nous toute la vérité? N'yat-l pas quelque détail que nous ignorons encore et qui pourrait nous éclairer tout à coup....? J'ai bescin de reparler encore de cela avec Thérèse et avee Julienne... — Nous allons les voir, M. Fourmont est resté à Paris. Dès qu'il sera rentré et endormi, Jacquet viendra nous prévenir. J'ai causé quelques instants avec lui, tout à l'heure... Claude achevait à peine ces mots, qu’un pas retentit sur la route. —Tiens, le voici, dit:il. —Non. C’est Zephirin. Brigard écoutait, toujours, couché à plat ventre, ne perdant pas une parole... IV OU L’ON VIENT A L'AIDE DE LA POLIVE Angélina dormait encore, d'un sommeil agité, lorsqu'on frappa deux petits coups à la | porte de sa chambre. Elle de- | manda, étonnée. — Est-ce vous, Martine ? Une voix joyeuse lui répon- | dit : —Eh non, ma chère, c’est moi! Dépèchez vous de vous lever ! Si vous saviez les gros- sos nouvelles que je vous ap porte! Victoire ! Victoire ! Elle se leva à la hâte et en. tr'ouvrit sa chambre. Qaand elle vit Brigard, tout rayonnant daas le jour clair du matin, elle fut stupéfaite. 11 le devina et dit : —Ah,ah !cela vous boule- versa de me voir ainsi ? nn peu, vous ne me reconnai- triez pes 7... Dam !ma chère, il suffit d’une minute de bon- heur pour transformer un homme ! — Une minute de bonheur ? —Eh, nous les tenons! Ma chtre, on les pincera tous, d’un seul coup de filet !.....{Là, ne vous impatientez plus ; je vais vous donner des détails. Seu- lement, ne m'offrirez vous pas an biscuit, avec un petite verre de ce cognac, que vous réser- vez au patron ?......Je vous jure que je l'ai bien mérité, cette nuit ! Sans rien répondre, elie alla chercher une assiette de biscuits toujours, en répétant : | Ah! Quelle nuit ! juuit ! llcommença enfin son récit. [l s'étendit longuement sur la bonne farce que Jui avait jouée Zéphirio. 1l but un second verre de cognac ; et Angélina le remplit ee: en :ui sn la | pa rier, pensat eile. Mainte- uint,il racontait l'incident du! Cisare : | Comprenez-vous cela? Un. L | hasard me livrant aussi s.mle Pour, ur rs Ciaude Garancier! Quelle an dace! Pêchersa petite fritar. comm@ un bon bourgeois, quand on à à réponilre d'un assassinat 1l est vrai que Serge Moraiu et | Claude Garan:ir cntie :c'r. de prouver denr innocence. | Angélina tressaillit. Briga rd | | £ continrait se chère, ils oùt| sOuPÇO2S..... sUT cel Eh oui ma certains taine personne... —Sur qui? fit elle en trem- blart. — lis ue l'ont as nommée Lorsque ïes deux 2mis se sont renco:trés sur le chemin d: hal:ge, et qne moi Je les écon..| tais, couth£ à piat ventre contre la berge, j'ai bien eutendu toutes leurs paroles. 1ls soup- gonnent nne femme ; mais ils n'oseraieut pas l'azcnser, car il yades prenres absolnes que cette femme n'était pas à Paris, a moment commis... Et il ajouta d'un ton sinalile: — Un alibi, quoi! Done, mes deux gaillardsen étaient là de leur conversation, et *erge di sait: ‘J'ai besoin de reparier où le crime a été de cela avec Thérèse et avec Julienne,” lorsque Zéphirin est arrivé — Zéphirir ! —Oui, ma chère! Z-phirir. qui va et vient tranquil nt | qui porte, à Serge et à Cid leur nourriture, ieurs journaux. | Décidtment., si Fe uOouS ne TEnOonEs | pas en side à la police, jamais | on ne les arrêterait. Donc, Zée phirin arrivait le premier quand ila vu les gens, il a crié {rois fois, ct, pres- que aussitôt mademoiselle Ga: raucier est apparue et s'est jeté: | dans les bras de 8 Serge Morain., | Un spectacle attendrrsant ! | —Je ne m'étendiai pas sur les parcl:s passionnées, ni sur les protestations que les deux amonreux se sout prodigutes Pubs : Paroles d'honneur ! Cela devenait gênant, d'autant que ma position l'était anssi..….. gê- naute. Et j'arrive aux faits plus importants. Remarquez! que mademoiselle Fonrmont n'était pas là, ce quine causait. qu'un médiocre plaisir au Jeune Claude. Le voilà done qui in- terrompt lesébats amoureux de sa sœur:‘—EÆh bien, dit:il, et Julienne ?” Thérèse se tourne vers son frère et, avec cette dou: ceur angélique que vous lai connaissez ; ‘— Mon ami, dit- elle, ila été impossible à Ju- henne ds ‘‘venir, mais elle m'a! chargée de t'embrasser” lil un: paire de baisers. Made- moiseile Garancier habite donc | | j où Julienue |! Pour deux ingénues, ce Après |? Ç ‘amis que Jalienne etait réelle- ment un peu malade : ‘ —La! “pauvre enfant, a-t elle dit, n'est pas faite pour toutes ces émo- tions ;elle lutte vaillamment, | mais elle est brisée. Elle est » d'être sans cesse en éveil, | pour c contrebalancer la détesta- bie iuflaence d : cette fille sur son père... ” La fille, ma chère! amie, C'est v n:! suite à la Srie page ithe Hamilton Road at the south west |angle of land forme; denx jeunes | | Agente for the Perry Pictures BRITISH TROOP OIL LINIMENT FOR Sprains, Strains, Cuts, Wounds, Ulcers, Open Sores, Bruises, Stiff Joints, Bites and Stings of Insects, Coughs, Colds, Contracted Cords, Rheumatism, Neuralgia, Bronchitis, Croup, Sore Throat, Quinsey, Whooping Cough and all Painful Swellings. A LARGE BOTTLE, 25c. Mortgage Sale TO be sold at publie auction in front of the Court House Summerside in Prince County on Friday the 5th., day of July A. D. 1901 at the hour of 12 o'clock noon under and by virtue of a pe sale conti: nes in an Inderture of Mortgage bearing date the 715., day of Ju ne À. D. 1900. ile between Duncan D. McPherson of Hamilton Road, Lot 8, in said County farmerand Sadie J. cPherson his wife of the one part And the undersigned so mort- œavwee of the « ther part. All that certaim parcel or tract of ad and pren situate Jying and being in Township eight in P,ince County Prince Edw: rd Island bound- led and described as follows : commen- cing at a point on the north side of lv owued. by An- | drew MeDougall and now cer lately | heretofore in the possession of John à. Mc ‘Therson and running thence north al ong.the west boundary of the Hands { in the mossession of John A. McPherson as above said, a distance of | one hundred chains a little more or less or to the sountherly boundary of | lands in the possession of John James England ; thence west and paralle]| with the rear line of farm fronting on the south side of the O’Leary Road, a | distance of six chains or to the e: ast- | erly boundary of Jlands owned by! George C. McPherson ;: thence south a- | long the said east boundary last si | tioned to the Hamilton Roaë aforesaid ; thence east along the said H resai | Road six chains a little more or less! or to the pli ace of be wi” ining contain- | ing by estimation sixty acres by the| same moreor less and being the lands | (or a portion thereof) devised by| Donald Neil MePherson to tle rmcrt- gawor— default having been made in the payment of the principal and in- terest secured by the said mortgage. For further partie ülars apply to! Bell & Johnston, Barristers, Summer- | side. Dated this 12th . June A. D. 1901. JOHN H. BEL4H,, Mortgageo. WOOD FARM FOR SALE. Road, Lot Situated at Palmer | 2, containing 123 acres, éovered | with a good growth of mixed wood. For further particulars apply | to B. D. McLELLAN. Paimer Road, | May 9th. 1901—tf. Pioneer. School & Coillesge BO OKS Ot ail kinds ALWAYS ON HAND : CHAS. J. MITCHELL 144 Queen rs etown ! Opp. Prowse Bros. Ru Mail orders receive il at- . se ä sr RARE SAR ee J. H. Myriek & Co Importers aad lealers in DRY GOODS HARDWARE BOOTS & SHOES FINE GROCERIES ‘+. And F::uang Supplies AT 'TIGNISH and A LBERTON We have just opened a tull and complete stock of NEW GO0DS We are prepared to Supply the wants of the farmer, fish- erman aud mecha- nic. We invite in- tending purchagers togive us à call, and they will find we can meet all competitors, and save to them the trouble and ex- pense of going to Summerside or tention. Charlottetown. a iii