NOUVELLE SERIE be où p” CIRE L éd À NY ke Le nds x RS ES r8 ANNÉE ee —— ———— UN JOURNAL CATHOLIQUE DANS née de la Toussaint, jetant à tous UNE PAROISSE C’EST UNE MIS SION PERPETUELLE. LÉON XIII a FONDÉ x#N 1893 PuBIIE LE MARDI DE CHAQUE SEMAINK ABONNEMENT Pour LE CANADA hide, .. dde o 00 0 °° 81.00 Six Moses. les baptisés, avec l'enthousiasme de ses bonheurs et l’éloquence de ses triomphes, les paroles de la mère des Machabées : ‘Meseufants, re- gardez le ciél, aspice eoelum””. Oui, regardonsle ciel où rst. notre rées d'automne où une. mélancoiie toute divine emplit la nature, ber- çée par la brise: caressinte des nuits; laissons notre âme s'envoler dans les profondeurs mystérieuses du firmament où dorment les étoi- les. Ilest si bon d'oublier la terre, de détourner nos regards de toutes ses misères et de toutes nos vilé- nies pour rêver doucement aux Tour LAS ETATS-UNIS | da”. Ve di... és cdi ot ft. 50 Or bb... loisirs TS Pour L'EUROPE Un cntisasentas casser: Six mois.. ve ....6.1.00 Les abonnemeuts sont payable d'avance. Pour cesser de recevoir le jour- nal, il faut donxer avis au moins un mois .-avant l'expiration de son a- bcnnement et payer tous les arré rages. Ceux qui changent d'adresse devront nous donner l’ancienne aus- si bier que la nouvelle. Adressez toutes lettres, corres- pondances, etc., à L'IMPARTIAL Tignish, Ile du Prince Edouard L‘'IMPFARTIAL Tignish, Mardi, 8 Novembre 1910 La Toussaint Quelle douce et imposante vision que celle du jour dela Toussaint. C’est un: étoile dans la auit som bre....ur coin de bleu par où l’on ” découvre tout un ciel pleir de lu- mières et de resplendissants espoirs. Levons nos têtes appesanties par Îles préoccupations d'en bas. Peut- être dans Îa triomphante proczssion des bienheureux, parmi les héros de la vertu et de la sainteté, recon- naîtrons nous les traits de ceux qui ont vécu dans notre intimité et que la mort a ravi à notre affection. Oublions les attristants spectacles de cette terre, où semblable à un oiseau blesssé, nous nous trainons misérablement pour aller vivre quelques iustants dans la compa- guie des saiats. Ecoutons le nous crier le ‘‘sur- choses de là-haut. ‘‘Sursum cor- Haut les âmes et les coeurs ; Nous sommes faits pour Dieu, pour son beau ciel et pour sa gloi- re. L'alimentation du Mouton Sur une ferme de so acres, tout cultivateur devrait trouver le sec.et de nourrir et d'élever au moins une vingtaine de moutons. Nos ter- rains semblent propices à ce genre d'industrie. Ceci admis, disons en quelques mots comment oa doit nourrir ce troupeau et pendant l’é- té et pendant l'hiver. La meilleure alimentation est san: contredit l’herbe des champs, les pâturages de trèfle, pendant la belle saison et les racines en hiver. Si la sécheresse s’est fait sentir et que les pâturages en aient souffert, ou donnera aux moutons pendant l'automne des fourrages verts tels que le blé-d’Inde vert, les vesces la navette ou les choux. Pendant les rudes mois où le froid est inten- se et où la neige couvre les campa- fues, i: n’est pas de meilleure nour. riture que les pesats ou paille de pois et la paille d'avoine. Si on ne leur sert-pas de grain, les moutons devraient au moins recevoir par jour une portion de foin. Ajou- tons que dè toutes les plantes raci- ues pour les moutons rien ne sur- passe les navets de Suède au com- mencement de l'hiver et les bette- raves fourragères à la fin, qui à eux deux constituent une nourti- ture succulente et de première clas- se. L'’ensilage de blé-d’Inde est bon aussi dans le cas où les racines viennent à manquer. Le trèfle est comme l'idéal sur nos fermes en fait de nourriture non seulement pour la vache laitiè- re mais aussi pour le mouton. Toutes les variétés sont bonnes, 12s trèfles alsike, blanc, rouge et lu- zetne, par leurs feuilles aboadantes sum corda’’ des nobles sentiments et des riches espérances. Comme vous, disent-ils, nous n'avons pas ignoré les larmes amè- res, les deuils cruels, les meurtris- sures du coeur. Ayez confiance, espérez les jours meilleurs. Quan1 la douleur vous crucife, ; sans que personne autour de vous vous offre à essuyer vos larmes ;, quand la calomnie vous déchire ou | qu’une amitié menteuse vous tra- hit ; quand la tentation vous obsè- de et que les caresses du mal déjà triomphert de votre faiblesse ; quand le découragement vient vous torturer :” lévez les yeux, regardez le ciel. Cette divine apparition se- ra votre consolation dans l’épreuve, votre force dans'les difficultés. Souvenez-vous toujours que les plus légères tribulations produisent un poids éternel de gloire, Le consolant spectacle ? pre. nons en plein le coeur cela fait du bieu. Le ciel n'est-il pas notre ré. compense à nous aussi et, cette fè- te de tous les saints, ne sera-t elle pas un jour la nôtre ? Pourquoi donc laisser la sombre tristesse envahir notre âme ? Ilest vrai, les douleurs physi- ques, les souffrantes morales, les épreuves font rage, parfois ; notre coeur chancelle, mais qu'importe, pourvu que nous ayons Dieu et son ciel. Pendant un temps, les persé- cutions, les maux pourront nous accabler et arracher à nos pauvres poitrines de bruyants sanglots, qu’- importe encore, not.e souffrance passera, l'éternité, avec l’infiuité de ses récompenses et de ses joies sans fin, demeurera. ‘‘Bienheureux ceux qni pleu-: rent ; bienheureux ceux qui souf _frent persécution pour la justice”, telles sont les réconfortantes paroles que l’église recueille sur les lèvres de ses enfants du ciel et qu'elle ré- pè'e aux exilés}de la terre. N'’est-clle pas vraie bédédiction pour le monde chrétien, cette jour- | et leur forte proportion en potéine, | sont très recherchés, car ils con- tiennent uve valeur nutritive con- sidérable. En pâturage tous les trèfles sont bons, les éleveurs com- pétents estimeut beaucoup le petit trèfle blanc si répandu sur nos montagnes, les moutons le brou- tent de três près. Quoi qu’en disent certains prati- ciens, le trèfle alsike est plus pré- cieux comme foin que comme ré- colte du pâturage. Jeune et ten- dre ies moutons le rasent avec avi- dité. Tous sont d'accord et recon- naissent que le trèfle commun est ce qu’il y a de mieux sur une fer- me consacré à l'étevage : il est vrai que les animaux, en mangeant trop vite et en trop grande quanti té s'exposent à la météorisation, mais heureusement, cet inconvé- pient peut être évité en recourant aux méthodes préventives que cha cun sait. En résumé, tous les trèfles à végétation vigoureuse sont un excellent foin pour l'hiverne- ment. Les brebis se maintiennent en bon état, les veaux d'élevage et lies moutons à l’engraissement en sont friands et profitent à vue d'oeil. Remarquons enfin que dans le soin de la bergerie il vaut mieux renouveler souvent de petites ra- tious que de les donner trop copieu- ses et plus rarement, (C’est du reste nne règle connus l’animal vi- vant du régime donne plus vite un rapport et un bénéfice à son pro- priétaire, La Georges V et la Pranc-Maconnerie a Ilaété beaucoup question de franc-maçonnerie chez nous depuis quelque temps. Partout où on a pu les découvrir, les adeptes de cet- te secte ont été sévèrement dénon- cés. Ilest même arrivé qu’on en a découvert où il n'y en avait pas. Aiasi un journal qui s’est falt une | bonheur. Kt'dans ces belles soi- | .__ L'IMPARTIAL, TIGNISH, L. P.E., MAR 8 NOVEMBRE: 1910 b. # spécialité de ces révélations, mais qui n'y apporte peut être pas tout le lugement requis, a voulu enve- lopper dans sa réprobation jusqu'à notre souverain George V, en af- firmant qu'il était un maçon haut gradé, Or, cela est absolument fanx, s'il faut en croire la marquise de Fontenoy. L'ancien diplomate qui publie, sous ce pseudonyme, dans la presse américaine des lettres quo tidiennes sur le mouvement des cours d'Europe et qui est adimira- blément renseigné, soutient au con- traire que George V est le seul mo- narque protestant, avec le Kaiser, qui ne soit pas maçon. Edouard VII avait été maçon depuis près d'un demi-siècle lors qu’il mourut ce printemps dernier. Il avait été initié au rôle maçonni- que, à Stockholm, en Suède, peu de temps après son voyage au Ca- nada. Pendant les vingt-ciuq ans qui précédèrent son accession au trône il fut grand maître de la franc-ma- çoaverie auglais, et à ce titre, dans deux occasions différentes, il pu blia des édits défendant aux ma- çons anglais tout rapport maçonni que avec les loges italienneset fran- çaises qui nient l'existence de la di- vinité. Lorsqu'il monta sur le trône en 190r, EGouard VII se dé- mit de ses fonctions de grand- maître, en faveur de son frère, le duc de Connaught, parce qu'il craignait d'être appelé comme chef de l’ordre à donner son nom à des mesures qui ne rencontrerait pas l’avis de ses ministres. Quant à Georges V, c'est un fait conuu en Angleterre qu'ila tou- jours refusé d’appartenir à la franc maçonnerie, malgié la prière ins tante que lui en a faite souvent son père lui-même.—La Presse. SU NATHAN DESAVOUE PAR UN JUIF Un professeur juif de l'Universi té de Breslau envoie la lettre sui- vante à un journal de cette ville. “J'ai lu hier le compte-rendu de la réunion de protestation organi sée par jes catholiques de Berlin, contre le discours du maire Nathan à Rome. Je me sens obligé de vous déclarer, bien que n'étant pas catholique, mais juif croyant et convaincu, que je m'essocie coni- plétement à cette protestatlon. Depuis quelques jours, j'ai eu des conversations au sujet du discours de M. Nathan avec un membre in- fluent de la communauté juive, et nous avous été parfaitement d'ac- cord pour conciure que ce discours est en fait une insulte injustifiable à l'Eglise catholique et à son chef. ‘‘J'ai aussi le courage de vous déclarer publiquement que je dé- sapprouve du plus profoud de mon âme, les grossières attaqnes aux- quelles se livrent quotidiennement contre le catholicisme certains jour naux libéraux. Je puis assurer en toute vérité que tout ce que j'ai eu l'occasion de connaître du catholi- cisme est au plus grand honneur de celui-ci. ‘J'ai eu l’occasion d'admirer la haute culrnre et la tolérance de ca- tholîques, ecclésiastiques et profes- seurs d'université ; les médecins catholiques que j'ai consultés, ont toujeurs témoigné à mon égard, bien qu'ils sussent que je suis juif, l'obligeance et l'humanité es plus grandes, et quant à la grandeur des institutions catholiques pour le bien public, pas n’est besoin de les si- gualer. Tout cela est si admirable, que cet amour général de l’huma- nité embrasse avec un zèle iualté rable, jusqu'aux croyants des au- tres ‘‘credo’’, même quand ils com- battent le catholicisme : démonstra- tion frappaute du hant degré de culture que la collectivité de la re- ligion catholique a atteint. ‘Je vous autorise à faire usage de ces lignes, où et quani vous le voudrez, même avec mention com- plète de mon nom. ARLHUR SACHS, Do:teur en philosophie. Professeu: à l’Université, Breslau, 9 octobre 1910. | [LE SANG COULE DANS L'URUGUAY Buenos Ayres (Argentine) ,—On vient d’apprendie que les révolu- tionnaires de l'Uruguay se sont battus avec les soldats du gouver- nement et que cinq cents hommes ont ététués. Le président de cette république aurait donné l’ordre de beaucoup plus lourdes. #7 Mentana 0 (POUR i/IMPARTIAL) = — 0 — Chaque jour s'écoule, tombe dans l'éternité. ...Où est:il ce temps où, combattant pour la Siinte Eglise, rass-mblés— si peu nombreux, hélas !—autour du trône du très saint Pontife et Roi Pie IX, nous croyons que jamais les Portes de l'enfer ne prévaudraient contre le Christ? Le Pape n’est il pas, selon la très heureu e expression de sainte Ca- therine de Sienne, ‘‘le Doux Christ sur tzrre”’ ? Et pour- quoi nous avait-on, dès le berceau, enseigné toutes ces cho- ses ? Ne nous avait-on pas enseigné aussi la sublime Ma- ternité de l'Eglise de Dieu se faisant toute à tous ?—Il a fallu le fait brutal de la persésution, au nom de ce Dieu qui agit parles Francs cependant, de la persécution d'un peu- ple français fidèle À sa Foi parce qu'il avait jalousement gardé le doux parler de ses aïeux martyrs ; il a fallu le fait brutal d'un épiscopat ligué contre toute une race descen- dant des bienfaiteurs de la race de cet épiscopat, puis, la vue de notre race opprimée sacrifiée ouvertement Jar le Re- présentant du Saint-Siège en ce pays, et enfin, conséquence fatale de tous ces reniements, un évêque de London Ont., s'efforcer de sacrifier les Âmes 1es enfants en son diocèse et, s’il le peut, en toute sa province : il a fallu toute la bruta- lité révoltante de ces faits pour ruiner, en notre coeur, tous les fruits des enseignements sacrés que nous avion; sucés avec le lait de notre bien-aimée mère....N'était ce pas une erreur capital que d'aller, muni d'une suprême bénédiction de notre bien-aimée mère, offrir notre sang, notre vie, au Pontife Romain ?.... L — Pardon, Ô mon Auguste Roi : est-ce que je n’outrage pas Votre Majesté, est-ce que je ne blasphème pas contra Votre Saiuteté par res paroles indigaés d'un de vo; Zoua- ves ?—Mais où sont 12s résultats de notre défense, de nos combats pour, non seulement Votre Personne Sacrée, mais l'Eglise de Dieu, si les Chefs de cette Eglise usent de la plus noire ingratitude envers le peuple de Marie Immaculée, de la plus criante injustice à l'égard de nos évêques français qui ont fait, qui font aujourd’hui encore, l'Eglise de Dieu sur cette terre d'Amérique, comme les abeilles font ja ru- che ? Où sont donc, Ôsaint Fontife de l’Immacvlée, où sont les résultats de nos combats s'il nous faut aujourd'hui voir la désolation parmi ceux de notre sang ? Combattant pour Votre Sainteté, ne combattions-nous pas pour toute l’Eglise—et les persécuteurs du peuple le plns fidè!e au Saint Siège sur ce sol du Nouveau-Monde ne sont.ils pas partie de l'Eglise Enseigaante ?....—Alors, Ô Doux Christ sur terre....?—Mais nou : arrêtons-nous pour ne nous rap- peler qu’une chose : Que le Pape Tient Lieu de Jésus: Christ et que seul, ilest infaillible. C'est pour lui, c'est pour la Foi du Christique nous avons répandu notre sang, jonché de nos morts les champs de bataille depuis Ca:itelf- dardo, le 18 septembre 1860, plus de trente autres lieux de septeinbre au 3 novembre 1867, jusqu'à Rome le 20 S2ptem- bre 1870. Et nous savons, d'autorité du Christ, d'autorité apostolique, de Votre Autorité ‘même, Ô saint Pontife Pie IX, que ceux là qui persécutent un peuple à cause de sa langue ne sont point disciples du Christ : Vous l'avez dé- movutré quand, au prix de Votre Couronne, seul de tous les rois de la terre, Vous avez hardimsut reproché leur infâme persécution aux puissants persécuteurs du petit peuple po- lonais. La persécution que subissait ce petit peuple et qu’- il sabit encore, le peuple acadien la subit depuis cent cin- quante ans—mais de la part de ceux qui sont les envoyés du Pontife Suprême—. O saint Pontife Pie IX : si nous avions connu cette atroce psrsécution quand, pauvre soldat de Votre Auguste Majes- té, nous jouissions de toutes les faveurs des plus Eminents Cardiuaux de Votre Cour, des faveurs les plus marquées de Votre Sainteté même !.... Le 3 novembre 1867, après une série de plus de trente combats en quarante jours ; après une bataille m£morab'e entre toutes, nous renversions la Révolution et consolidions le trône du successeur de saint Pierre. Hélas ! ce triomphe fut éphémère, grâce à cette lâcheté qui caractérise les peupl:s catholiques du XIXème et du XXème siècle. En dix ans, les deux cent millions de ceux qui se disent les enfants de l'Eglise avaient difficilement fourni dix mille Zouaves Pontificaux -mills par an !—: le Pouvoir Temporel devait fatalement disparaître. Durant ces dix années, les Chefs de l'Eglise en Acadie ne firent pas un geste, ne dirent pas un mot de la suprême détresse du Pontife Romain : que leur importait cette dé- tresse, à eux jouissant et dominant ? — Il y a eu une victoire sur l'Islam européen à Mentana : n'y aurat-il, ne peut-il y avoir un Mentana en Acadie—en Ontario —? —C'est le secret de Dieu. Et c'est c: que demande,- avec ferveur, Ô Très saint Pon- tife Pie IX, Votre ZOUAVE ACADIEN AU Confessionnal Il y a de cela quelques jours, j'é- tais à l'église, comme une boune :de la pénitence. chrétienne repentante de mes mi-| Qui aurait dit qu'une telle cause, gnons péchés. Je me préparais à |bien insignifiante en soi, pût svoir s'approcher de trop près afin de ne pas commettre d'indiscrétion, mon homme laisse un espace ‘d’une cou- ple de pieds entre lui et le tribunal ans. faire une boune et fervente confes- sion. Il y avait :n grand nombre d’aller nettoyer les petits coins ob- curs de leur conscience. J'avais donc amplement de temps pour ma préparation. Celle-ci terminée, ma curiosité féminine, doublée de celle d'une chroniqueuse, me fit regarder uu peu autour de moi. Ily avait là un homme dans l’âge mur comme ses cheveux grisonnants l’annon- çaient. Ses épaules semblaient au tant courbées sous le poids des u- cis des chagrins et des remords d’une vie agitée que sous celui des À son allure il était facile de voir que de longtemps cet homme n'avait pénétré dans une église, Plusieurs hommes et femmes en- touraient ce jour-là le confession- nal. Debout, notre pénitent atten- cacher l'état des pertes qui seraient | dait son tour. A la file indienne, les piétons repentants se suivaient | les uns les autres ; ne voulant pas [un effet si désastreux. Une dame, |Croyant sans doute que monsieur de personnes attendant ieur tour était bien moins en hâte qu’elle, profite de cette chose, se faufile entre le malheureux pénitent et le confessionnal, pénètre dans celui ci et laisse ce pauvre X. (nous l’ap- |pellerons ainsi) Gros Jean comme devant et par trop ébahi du tour qu'on vient de lui jouer. | La petite dame, sans se soucier de rien, fait sa confession et s’en retourne à son banc inconsciente du mal qu’elle vient de faire. L'heure est en effet venue pour Je confesseur d'aller prendre son :ouper ; il de- maude à ses pénitents de revenir le soir. X., qui avait fait un effort surhumain pour se convertir ce jour-là, avait un peu, le soir, perdu de ses bonnes dispositions. Aussi lorsqu'il se concha, il avait encore sur le coeur les fautes de plusieurs années. | À t-il depuis, réussi à venir se june fois arrêtés, produisirent leur réconcilier avec son Dieu ? Je l'es père bien. Je tremble cependant à la seule pensée que cet homme peut aujourd'hui, par la faute d’une femme à tête légère, mourir sans a- voir reçu les secours de la Religion. Et ce n'est là qu’un cas entre mille. Cointien de fois n'avons nous pas vu se renouveler ce petit ‘uanège ! Les effets n’en sont pent- être pas toujours aussi graves que ceux cités plus haut, maisil n'en montre pas moins une curiense men- talité chez certaines personnes. Il me semble que lorsque l'onva à confesse, on devrait être dans de voler le tour des autres. —Du Mineur. na emmener stamemnimagmnennee sitte | L'Énseignement Bilingue Nous détachons du ‘‘Devoir’’, | l'extrait suivant d’un article de M. l'abb£ Perrier, qui jette un jour lJumineux sur la question si actuelle des écoles bilingues dans Ontario. Il n'y a pas si longtemps Lord Grey disait : ‘Apprenez le français bé même temps que l’anglais ; car cette langue vous sera utile en ce ipays’”’. Ce conseil tombé de haut In’a pas l'heur de plaire à certains |anglicisateu*s qui abhorrent le fran- 'çais et veulent le détruire à tout | prix dussent ils faire une lutte dé- loyale contre le droit naturel et la constitution du pays. Je sais Dieu qu’on dit : Ce n’est | pas le français que l'on poursuit | avec acharnement, mais c'est l’en- seignement bilingue. Il suit de cinq minutes de réflexion pour se | ccnvaincre que pour apprendre le | français, il faut avoir des écoles qui : l'enseignent ; et comme nous avons | besoin de l'anglais, force nous est | bien d'organiser l'enseignement de | la langue anglaise avec l’enseigne- | ment de la langue française ; et a- : lors qu’avons-nous, sinon des écoles | bilingues. ° |j Ce qui surprend, c'est de voir cette lutte contre l'enseignement du | français dans certains comtés de | l'Ontario où les Canadiens-français sont en si grand rombre. Est-ce | qu'une langue, comme le français, ‘qui est parlée par plus de 2,000,000 , d'habitants au pays, peut être trai- |tée avec le mépris que l'on affiche | pour elle eu certains milieux ? Oublie-t-on que la langue fran- çaise est la langue diplomatique du monde entier ? On l'apprend en Russie ; et la ‘‘Gazette’”’ de Mon- tréal ea faisait l'autre jour la re- marque. Onla parle partout où l’on se pique de quelque culture intellectuelle. Et l’on voudrait empêcher les fils des Canadiens- français de l’apprendre à l’école ? Et pour quelle raison ? Parce que les écoles bilingues ont fait fail- lite. La presse de langue anglaise cite avec coimplaisance les statisti. ques alarmantes que Mgr l'évêque de Iondon vient de lancer comme ‘“‘une bounb="” dans le public. J'avoue que ma surprise n’est pas celle de mes compatriotes de langue anglaise. Ce qui m'étonne, c'est que nos concitoyens anglais n'aient pas constaté le mal plus tôt, lorsque les premiers cris d'alarme furent jetés par les Canadiens de lavgue française. Ce sont eux qui les pre- miers ont protesté contre ‘‘le cours primaire tronqué, où l'on enseigne à peu près exclusivement en fran- cais aux enfants de 6 à 11 ans : et, sans autorisation officielle, moitié en français et moitié en anglais aux élèves de 11 à 14 ans, Âge auquel la grande majorité des enfants quit- tent défiuitivement l’école, ne ‘ sa- chant suffisamment ni une langue ni l’autre”. (Congrès d’Educa- tion, p. r47). Pourquoi n’a-t on pas fait écho à cette constatation douloureuse ? C'est parce que les Canadiens-fran- çais, dars la ferme attitude de con- citoyens qui connaissent leurs drcits, indiquaient les remèdes et demandaient avec instance leur ap- plication. Mais on applaudit à celui qui pour remédier au mal propose sim- plement la suppression du français. C'est incroyable. me an lUNE EMEUTE A CHICAGO ——— Chicago, Ill., 2.—T,a police mon- tée a attaqué hier une populace me- uaçante composée d'ouvrière en vêtements et a fait de nombreuses arrestations dans trois quartiers de Chicago. Elle s’est trouvée con- fondue lorsqu'elle se vit en présen- ce de groupes obstinés de femines GABRIELLE. | cartes de visites en garde du cati- tionnersents. Plusieurs de ces femmes furent amenées en prison et relâchées im- médiaiement après avoir fait con- uaître leur identité, Klles étaient vêtues comme les ouvrières. Des seèves d'émeute eurent lieu dans la basse partie de la viile comme aussi du côté nord et du côté ouest. Mime Raymond Robbins, prési- dente de la ‘Women's Trade U- hiou League a reçu hier des pro- messes venant de femmes à l'aise à l'effet d'ouvrir des magasins pour l'emploi des jeunes filles grévistes meilleures dispositions que celles de | renvoyées, l'offre d'un s:rvice de vigilance par les sociétés de fem: mes et les chefs de ciubs, et les promesses de s'abstenir venant d’un | grand notmbre d'autres. J, H, Myrick & Co IMPORTERT AND DEALERS DRY GOO0WS HARDWARE BOOTS & SHOES FINE GROCERIES And Fishing Supplies AT TIGNISH and ALBERTON We have just opened à full and complete stock of NEW EUUDS We are prepared to supply the wants of the farmer fish- erman and mecha- nic . 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