[ PE meer 65 CG bone tee von ve Peer eee arms és dati a GRIP PHP se MR D PU AN A MO SEE — L'IMPARTIAL. Le seu. Journal Français dans l'Ile du Prince Edouard Publié la Jeudi de chaque - semaine. ABONNEMENT: un an.…...$1.00 Toutes communications, re- mises, etc. doivent être adressées à F. J. Buore, Tignish, P. E.). L’'IMPARTIATI. TienisA, JAN. 2 1896. Le pape prépare actuellement une lettre encyclique sur la si- tuation en Arménie. L'harmo- nie entre le Vatican et l’Autri- . Che a été rétablie. L“Orange Sentinel” croit que si le gouvernement fédéral réussit à faire passer une légis- lation remédiatrice, la question ne sera pas réglée, mais qu'une nouvelle bataille devant les tri- bunaux s'ensuivra, aussi lon- gue que la première. Le même journal dit que le peuple de- mande Ja formation d’un nou- veau parti. Toute la presse russe discute la crise anglo-américaine avec une ardeur atteignant presque l'enthousiasme. Chaque jour, les journaux supputent les chances d’un conflit ; ils sont entièrement sympathiques aux Etats-Unis et franchement hos- tiles à la Grande-Bretagne. 1ls ne dissimulent pas le plaisir qu'ils éprouvent à penser que Ja Grande-Bretagne pourrait être paralysée en Orient par ses embarras dans l'Occident : Le “Courrier” de Manchester dit que les arsenaux de Wool- wich et de Devonport ont reçu l’ordre de préparer une grande quantité de muuitions, ainsi qu'un nombre do carablnes à répétition, de fusils Martini- Henry et d'autres armes que l’on doit expédier au Canada cn janvier. Le “Courrier” ap- prend aussi que l’on va aug- menter par degré les défenses de ce pays. Le “Truth” donne le conseil de soumettre à l'arbitrage du Japon l: question de délimita- tion de frontiére entre le Véné- zuéla et la Guyane anglaise. LES FRANCAIS EN AMERIQUE On a beaucoup vanté depuis une quarantaine d'années, j’es- prit d'invention, le génie mdus- triel et la persévérance, les tra- vaux et les institutions Améri- cains. ont fait daus ce pays, bien àa- vant qu'il fut question de ces nouvelles générations grants de toutes sortes que l’on réunit sous le nom de race an- glosaxonne pour leur donner un caractère d’homogénéité que ne résiste pas au moindre examen. Les Français sont entrés dans cette région quand elle était encore dans sen état primitif et sauvages et ont eux-mêmes ou-| grande majorité contre l’mter-| veniion fédérale, il est mani-| |feste que M. Greenway veut vert les différentes voies à ses maitres actuels. C'est un marin français, le valeureux Jacques Cartier qui a découvert le Saint Laurent. C'est un prête français, le père! Marquette qui a découvert le | cours du Mississipi; c'est un gentilhomme français, le vail-| lant Lasalle, qui descendit le premier ce grand fleuve jusqu”- | à son embouchure. Ce sont les Français qui les dont un illustre poète, Long- fellow, a raconté en termes tou- On oublie ce que les Français d’émi- | à été | bombe dans les cercles politi- |ques. Le parlement fédéral so | réunit le 2 janvier, dans le but | spécial de passer une résolu- tion reparatrice. Les élections: provinciales aurontl ieu durant | la session fédérales, et comme Chants les derniers désastres, et le Canada, où subsistent encore pleinement la langue et le sou- venir de la France. Ce sont les intrepides Cana- diens, qu'on appelait ‘les voya- | geurs et les coareurs de bois,” qui s’avancèrent à travers les torrents, s’aventurèrent sur les lacs et furent les premiers pion- niers de cette immense contrée où les Américains se glorifient aujourd’hui de construire leurs cités, de dérouler les rails de leurs chemins de fer et de faire flotter leurs bateaux. Ce sont les trappeurs, descen dant la plupart des familles françaises, qui ont éclairé et protégé les premières expédi- tions des Américains vers San- ta Fe et vers la Sierra Nevada de la Califernie. L'un des plus intelligents et des plus audacieux explora- teurs de l'Amérique, le géné- ral Frémont, est d'origins fran- çaise. Nos colons ont inspiré en pays lointain des sentiments d'estime et d’aflection qui sou- vent leur ont été d’un grand secours dans les heures diffici- les, dans la faiblesse de leurs armements, dans l’exguité de leurs ressources matérielles. Des guerres désastreuses, des traités cruels, nous y ont enle- vé la plupart de nos anciennes possessions. Mais nous y avons laissé un noble et profond sou- venir. XAMIER MARMIER LA QUESTION SCOLAIRE DIssOLUTION DE LA LEGISLA- TURE MANITOBAINE Winnipeg,23— Le premier ministre Greenway a annoncé ce matin qu'il avait obtenu de Son honneur le lieutenant-gou- verneur Patterson, la dissolu- tion de la législature et que les élections générales auront lieu le 15 janvier prochain. Cette nouvelle a causé la plus vive surprise. On me croyait pas que la date des élections serait ainsi rapprochée. La neuvelle législature sera convoquée pour le 25 jan- vier. Tous les préparatifs du gou- vernement sont faits depuis longtemps déjà. Les noms des officiers rapporteurs ont été an- noncés en même temps que la dissolution de la Léyislature. L'hon M. Greenway a lancé une longue adresse aux de la province dans laquelle il ex- | pose son programme. Son cri Î est celui-ci: “No surrender or | compromise in the school ques- La; tion.” Pas de soumission ni de com- | promis dans la question des | écoles. Ilest inutile de nier que | cette décision de M. Greenway comme une véritable Î | la population du Manitoba va probabiament se prononcer en continuer à embrasser le gou- vernement fédéral au profit de M. Laurier—La Minerve. LA GUERRE EST 1M- POSSIBLE Londres, 25—Le correspon- dant du “Star”, de Montréal té- L'IMPARTIAL actuellement les Etats-Unis rend la guerre impossible entre la Grande-Bretagne ct es Etats- Unis. Tous les hommes d'affaires anglais interviewés parlent a- vec beaucoup d’enthosiasme du calme qu'on montré les journaux canadiens sans dis- tinction de parti et de l'appui moral qu’ils ont donné à l'An’ gleterre daps sa présente diffi- culté avec les Etats-Unis. Ceci, prouve, disent ces personnes, que le peuple canadien, bien qu'en péril de veir envahir son pays, reste fidèle à la mère-pa- trie. Ceci doit aussi enceurager l’honnorable M. $S. Chamber- lain à poursuivre sa politique de commerce impérial auprès du parlement anglais. On propose que les gouverne ments impérial et canadien fournissent au Canada de nou- velles carabines en quantité suffisante pour mettre les Cana- diens en état de défense effec- tive contre toute tentative d’in- vasion de la part des améri- cains. Les valeurs canadiennes ent grandement souffert de la. dé- pression générai qui s’est faite sentir sur les stocks américains. C'esi naturellement le message de M. Cleveland au Congrès qui a causé ces désastres.—La Minerve. 1MPORTANT PROJET DE LO1 Washington, 26—Le séna- teur Lodge vient de présenter au sénat des Etats-Unis un pro jet de loi sur l'immigration, a- fin d'empêcher tous les étran- gers quine peuvent lire et é- crire l’angiais ou une autre langus de venir demeurer en ce pays. On a écrit au sénateur Lodge, afin de savoir si les Canadiens- français seraient obligés de se conformer à cette loi, et le sé- pateur a répondu que la neu- velle loi s’appliquerait à tous les immigrants sans excep- tion. Par conséquent, si cette loi est votée, les Canadiens-fran- çais qui voudraient venir de- meurer en Ce pays devront sa- voir lire et écrire, sinon en an- glais, au moins en français.— Le Monde. NOS FORCES MILITAIRES Nous avons au Canada, 1,987 hommes de cavalerie ; 1,440 d'artillerie de campagne ; 2,342 d'artillerie de garnison, 243 in- génieurs; et 31,388 d'infanterie, soit en tout 37,.400: En forçant cependant tous ceux qui sont âgés de 18 ans et plus à prendre les armes, com- me l’autorisent les clauses 10 et 11 de notre acte de milice nous pouvons former une armée de 800,000. L’Angleterre a une armée re- gulière de 200,000 hommes dis- séminés dans toutes ses posses- sions coloniales. Elle peut cependant, par son acte de milice, enrôler 572,000 recrues, ce qui porterait son ar- mée à 772,000. Et la flotte de l’Angieterre é- quivaut à celle de toutes les nations d'Europo et d’Améri- que ! NOTRE POLITIQUE Un ami de la campagne nous demande “pourquoi nous ne faisons pas un peu de politique dans les colonnes ds Petites Lectures... PE Pour lui faire plaisir, nous allons politiquer un peu. Ce qui suit est le résultat de faudrait au Canada et que ré- clament les bons Canadiens: Dieu; Patrie, Langue maternel- le. On nous dit qu'un certain nombre de jeunes gens, umis du franc-parler, catholiques sincères, patriotes dans le ‘rai sens du mot, ont l'intention de fonder un journal. Nous croyons que le public honnète et eclairé les encouragerait.—Petites Lec- tures Canadiennes. SHORTIS Ottawa, 24—Hier, à une ré- union du Cabinet, le gouverne- ment a décidé de prendre en considération la cause de Shor- tis. Jamais il n’yta eu autant d’influences exercées, au minis- tère de la justice, en faveur d'un condamné à mort. On a d’abord fait remarquer au ministre de la justice que la question de la folie de Shortis avait été posée au jury, que ce- lui-ci, après s'être prononcé, a- vait rendu un verdict de culpa bilité. Mais, d’an autre, côté, il y a les témoignages sous serment des médecins experts, qui di- sent que le prisonnier n’était pas responsable de ses actes. Sir Hibbert Tupper a étudié ces questions, et l’on dit que son rapport est favorable au con- damné. La seutence de mort se- ra sans doute, ajoute-t-on, com- muée en celle d'emprissonne- ment à perpétuité. VILLES DETRUITES Papis, Texas, 23— La ville de Brooketon, sitnée à nenf mille à l'ouest de Papis, a été entière- ment détrnite par le feu, Pertes $50,000. Mexia, Texas, 23—La petite ville de Kosse a été presque to- talement détruite par le feu hier. Pertes $71,000. TERRIBLE COLLISTON New-York, 23—Une dépêche reçue de Curacao dit que e steamer ‘“Nausemond”, capi- taine Lasky, a été coulé à fond à la suite d’une collision avec le steamer espagnols “Mexico”. Le capitaine Sasky et quatorze personnes se sont neyées. New-Yark, 24-Des dépé- ches de Cuba annoncent qu’une grande bataille a été livrée à Palmanito entre une armée de 1,200 Espagnols commandée par le général Canella et près de 3,000 Cubains. La victoire est restée aux insurgés. Les Cu- bains étaient mal armés et pau- vrement équipés mais pleins d'enthousiasme: Une autre bataille a été li- vrée à Puerto Principe et a- près un engagement de sept heures. les rebelles ont éte dé- faits. On ne donne pas le nom- bre des pertes espagnoles ou cubains. Les pianteurs ont per- du l'espérance de récolter cette année. La condition des affaires dans Guantarama est déplo- rable. Les rebelles ont brûlé et dévasté toutes plantations de cannes à sucre. Rome, 23—Sa Sainteté Léon XI11 reçu en audience aujour- d'hui les cardinaux composant le Sacre-Collège. Les cardinaux ont présenté au pape leurs voeux et leurs félicitations du nouvel.—an Londres, 23—Les médecins de la reine Victoria viennent de prescrire à leur auguste cli- ente un régime sévère, à la sui- te d'une nouvelle attaque de faiblesse qui, heureusement longues et minuticuses observa tions : n'est pas grave. De bonne heu-|4 re le matin, la reine prend une premiers foudaient les établis- légraphie à ce journal qu'il a sements agricoles sur les rives) eu pluiseurs entrevues avec les de l'Ohio, dans la Caroline du principaux banquiers et expor- sud et sur les confins du golfe |tateurs anglais de la capitale. du Méxique. Ce sont les Fran-| Rous ont Sxprimé l'opinion que çais qui colonisèrent l'Acadie, la crise financière que subissent re Che on nne promenade en voi- CET ESPACE ture On lui sert son diner à nenf heures, plus elle prend un verre de claret coupé d’eau ou de champagne. Londres, 24. — Un jour- nal de cette ville dit que les arsenaux de Woo!wich et De- vonport ont recu ordre d'en- voyer des caners, fusils et autres ammunitions de guer- re au Canada daus le mois A de janvier. Le journal ajoute encore que l’ox s'occupe à fortifier le Canada en prévi- sion d’une guerre prochaine. Madrid, 23— Une dépêche de| f. Gilbert la Havane qu'un bataillon de troupes espagnoles, appuyé par Reserve un détachement d'artillerie a Deroches récemment été attaqué par 4,- 000 rebelles près de la rivière Calmana. Ceux-ci ont fait huit charges successives contre les MARCHAND troupes régulières, qui les ont. repoussés avec pertes a chaque tentative. Les rebelles ont laissé cent morts sur le champ de bataille. 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