f L , : D CT Se à … 34 Re Fa } LL Correspondance M. le Rédacteur, Je viens vous demander un petit coin dans vos colonnes Pour dire un mot à M. P. C. Gauthier sur l'attitude extraor- dinaire qu'il prend depuis quel- que temps à |’ égard de notre Journal français. Sans plus de préambule, per- meîttez-moi de vous dire, M. P. O. Gauthier, que vous me pa- raissez agir en comédien, D'a- bord, mon bien cher ami, vous me ferez cette concession : un homme est sincère on il ne l’est pas. S'il est sincère, il le prov. Ve par ses aotss; s’ii n'est Pas sinoère,il est faoils de le constater par ses actes encore. Maintenant voyons ce qui en est à cet égard par rapport à vous. Vous rappelez-vous, M. P.C. Gauthier, qu'il n'y a pas encore bien lougtemps vous conseilliez À tous ceux qui voulaient vous entendre, qu'il fallait sauter à , Pieds joints sur Pineau pour le ‘ punir de son aote de trahison envers ses commettants at tout particulièrement envers ses compatriotes ? Quel snblimes accents de patriotisme ne trou- vait-on pas dans vos expres- sions, alors! Quels flots de plaintes, de regrets et de mépris ne faisiez-vous pas entendre, parce que an des nôtres avait eu la lâcheté de jouer le rêle de traître ! Que c'était grand de vous entendre! Qui aurait songé que celui qai s'annonçait si grand patriote alors, réchauf fait, lui aussi, dans son sein, la vipère de la trahison ? Eh bien, cher monsieur votre der- nière déclaration démontre jus- qu'à l'évidence que vous n'êtes guère plus sincère que celui que vous dénonoiez comme traître à ses commettants, traître à ses compatriotes ; que vous êtes disposé à vous prêter à tont ce qui peut donner libre carrière à Vvotre vanité, en un mot, que _ "vo vous êtes un homme de circons- tance. Vous êtes allé vons mêler d'une affaire qui ne vous regar- dait pas ; vous vous êtes laissé passer la brosse de la flatterie sur le dos ; vous avez ‘bossé l'échine” et vous vous êtes lancé à tort et à travers comme us iusensé pour plaire à des in- dividas qui, aujourd hui, rient à vos dépens. Vous devez être fier, pour ne pas dire humilié, de votre der- uière déclaration, surtout, quand vous constatez, à loisir, que vous n'avez pu obtenir l'appro bation d'un senl de vos compa- riotes. Vous restez seul comme un arbre desséché aa milieu du ésert. Pas un seul des vôtres ‘a eu un bon mot à dire de vons sur l'attitude rempante| | que vous avez prise. Que vous devez rougir de confusion en lisant dans votre feuille anti- catholique, anti-acadienne, que vous choyez tant, les fausses assertious que vous lancez à la figure de ceux qui consacrent leur vie à l'avancement de Ja famille acadienve. Et pourquoi] faites-vous toutes ces malheu- reuses sorties ? Pour plaire al ceux qui vous flattent et satis- faire votre vanité et vutre or- gueil. | Vous êtes Acadien ou anti. Acadien, bleu ou rouge, selon ies circonstances. Tantôt vous montez à califourchon sur le vienx canon de Louisbourg r chanter lies louanges des Anglais et tourner vos anc être en ridicule, pour le plaisir d'en tgndre ceux qui se servent de as, vous crier aux oteilies o! P. C. Gauthier. Uve g vilipendez nos pou Brav autre fois vou L'IMPARTIAL JEUDI chefs acadiens qui reclamant nos droits, et de la même bha- leine vous montez à la tribune en présence des mêmes person: nes que vous avez tonrnées en ridicule et proclamez | héroisme de nos ancêtres. Qu'avez vous obtenu par toat cela ? Rien, si ce n'est que de faire rougir de confusion ceux qui avaient une meilleure opinion de vous et de faire rire ceux dont vous vous faites l'outil. Cher monsieur, vos dites que l'IMPARTIAL ferait du bien aux Acadiens s'il était ocondait par d’autres hommes, L'IMPAR- TIAL a pourtant fait beauconp de bien aux Acadiens ? Vous «x avez fait l'éloge vous-même. Vous souvient il de ce que vous avez dit en pleine convention, à Ment Carmel et à Egmont-Bay à l'adresse de l'IMPARTIAL ? Vous rappelez-vous, qu'en ces occasions, vous avez fait un ap- pel solenne! à vos compatriotes de patronner L'IMPARTIAL, notre seul journal frangais ? Vous souvient-il des belles et patrioti. ques paroles que vous pronon- ciez alors quand vous racontiez avec chaleur le bien immense qu'avait déjà fait et que pou vait faire encore L'IMPARTIAL pour l'avancement de la canse acadienne dans cette province ? Vous disiez la vérité alors ; vous parliez en vrai patriote. Aussi fütes-vous l'objet des applaudissements les pins en- thousiastes de la part des bra- ves et vrais Acadiens qui vous emtendaient. Mais vous vous tronviez dans un milieu fran- çals, dans ce temps là, et hon. me d> circonstance, vous saviez bien que vous vous seriez mis dans de manvais draps, comme vous êtes à présent, en vous ex primant autrement. Maintenant de quel crime L'IMPARTIAL s'est il rendn cCoa- pable depuis ? Est-ce pour avoir parié avec trop de fran- chise ? Est-ce pour ne s'être pas courbé à la dictée de tout venu ? Nous, Acadiens, de- vons nous féliciter d'avoir un orsane qui a la force de ses con- victions et qui a ie courage de livrer au grand jour des faits que ceux qui aiment toujours à uous tenir dans les ténèbres se donnent bien de garde de nous faire connaitre. Je m'arrête, M. le Rédacteur, et en terminant, js souhaite que M. P. C. Gauthivcr revienne à de meilleurs sentiments. 1l peut encore revenir de ses éga- rements et être d'une grande utilité à ses compatriotes, pour- vu qu'il se débarrasse des faux amis qui ne se serveut de lui que pour essayer de créer le dé. saocord parmi nous. UN AUTRàS ACADIEN ü Suche re à!" heure du ns, de se servir des fosse À N Cordova. (| Elles donnent une lumière ampie et claire. Pas / d'odeur. Plusieurs sortes. En vente partout. s & The Stomach, Liver Blood require Spring approaches. There i er’s Botanic Bitters. ziness, indigestion, Constipa cleansing as no better remedythan Wheel- Useit for Hsadaches, Sour Stomach, D:z- tion, Bioating. Dali Pain in Kidneys, Disiress After Eating, ete. Purely Vegetable. 25 cents, No 149—LA SANTE AVANT TOUT Si vous voulez conserver lu santé, ayez du BAUME RHU- MAL. line coûte que 25e 'a bou- teilje et il produit des etFats merveilleux. LA PROCHAINE CONFE RENCE COLONIALE Ottawa, 11, — Ou lit dans la correspondance relative au cou- ronnement, que Jlhon Jos. Chamberlain a câble à lord Minto, le 27 décembre lui de- macdant dinviter Sir Wilfrd et quelques dames de ses amis, pour être pendant quinze jour: les hôtes du gonvernement im- périal, lors des fêtes Au couron- nement, aussi de faire parvenir une répouse,le plus tôt possi ble. Le cablegramme disait aussi que le gouvernement con siderait l'opportunité d'inviter des détachements de 1roup- co'oniale. Le 15 janvier, M. Chamberlain a càblé de nou- veau à Lord Minio, lui disant qu'aux fêtes, le gouvernement impérial discuterait avec les premiers ministres Ccolcniaux les relations commerciales ct la d:feuse de l'empire, ct deman- dant aux premiers ministres de suggérer quelque antre sujet di discussiow. Le 28 janvisr, lord Mintoa câblé la réponse do gonvernement acceptant l'in viiation, an nom de Sir Wilfrid et Lady Lanrier, eï fixant Ja dute du départ de ces dernier: vers le 10 juin, La dépêche di- sait aussi que le seul sujet plausible de discnssion est les relations commerciales avec l'empire, mais non pas l'impra- ticable sujet des definses de l'empire et que les colonies sont satisfaites des couditions ex- istantes, excepté le commerce Cependant, le Canad*, par courtoisie, discutera tontes les questions qui seront di-vutées à la conférence. No 152— ALERTE L'enfant tousse. Prenez-y garde et donnez-lui du BAUME RHUMAL. Women's Ailments. Women are com- ing to understand that the Backaches, \ Headaches, Tired, 43 Feelings and weak y Spells from which they suffer are due to wrong action of the kidneys. DORNS Kidney Pills are the most reliable remedy for any form of kidney complaint. They drive away pains and aches, make women healthy and happy—able to enjoy life to the fullest. 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