mes ge sen à L’'IMPARTIAL, JEUDI LE 15 DECEMBRE, 1898. | = L'IMPARTIAL FONDE EN 1898 Le seul Journal français de j'ile du Prince Edouard. HEBDOMADAIRE, 8 PAGES. ABONNEMENT : Rés dci dr ets ré es Les abounements sont paya- bies d'avance. Annonces 10 cents la ligne, 1ère nsertion , 2 cents la ligne les in- sertions subséquentes. Toates communications doi- vent être adressées à L'IMPARTIAL TIGNISE. I. P. E. L'IMPARTIATI Ticnisæ 15 Dec. 1898 LA COMMISSION DE LA PECHE AU HOMARD A TIGNISH Les messieurs nommés par le gouvernement fédéral pour prendre des renseignements sur la pêche au homard sur nos côtes sont arrivés à Tignish, mardi passé le 6 et ont siégé le même soir à la salle Ste Marie. La commission était composée de MM le Prof. Prince, commis- saire des pêcheries, Ottawa Robert Lindsay, Gaspé P. Q. ; P. Sweeney Shediac ; Etienne Gallant, Richmond ; Archibald Currie, Souris et Donaid Camp- bell, Margaree, J. B. Pour une raison ou pour une autre, cette assemblée ayant été annoncée par la voix du journai “Pioneer” qui n’est vu que par à peu près une douzaine de per- sonnes dans nos parages, au lieu d’avoir été rendue pu- blique par l'entremise de l’1m- PARTIAL qui entre sous tous les toits dans notre partie du comté, le plus grand nombre de ceux, surtout, qui s'occupent de cette industrie d’une manière active, ignoraient la venue des com- missaires à Tignish et par con- séquent la salle était presque vide. M. le Prof. Prince ne fut pas lent à reconnaître cette erreur pour laquelie il ne doit pas, pourtant, être tenu responsable personnellement. 11 signaia ce faux pas à l'assemblée et à l’édi teur de l’IMPARTIAL iui-même qui était présent. Ensuite il ouvrit la séance par une courte adresse, au cours de laquelle il expliqua le but de Ja commission, qui est de faire une enquête sur la pêche au ho- mard sur nos côtes et d'en faire un rapport au département des pêcheries. Le premier témoin interrogé fat M. Michae] McElroy qui opi- na qu'il serait mieux pour la préservation de cette industrie de fixer la saison de la pêche au homard à l’automne-—commen- çant vers le mois de septembre Furent interrogés ensuite, MM. Peter McE:roy, À. J. Mc. Fadyen, Carrigan, le Capitaine McGrath, Agno Gaudet, qui {ous s’accordèrent à dire que la meilleuie saison pour cette pêche est depuis le ler mai jus- qu'à vers la fin de juin. Quant aux autres questions Par rapport à la quantité et la 1les de la Madeleine,-la plus im- vortante place de pêche de sa province. Comme ilne se trou- vait personne parmi les pé- cheurs présents qui pût satisfaire la légitime curiosité de M. le commissaire, le Revd Père Tur- bide, natif des Iles, fut prié de bien vouloir dire quelques mots termes précis l’histoire de cette pèche daus le voisinage des 1les. 11 y a une tréutaine d'années, dit M. l'abbé Tuarbide, quand cetta manière de prendre le maquereau n’était pas encore connue, au dire des personnes les mieux renseignées, de l'archipel. C'était ce que l'on pourrait appeler l’âge d’or de ce pays, que les pêcheurs de là ap- pellent le bon vieux temps. Mais à leur grande terreur, voilà qu'un beau jour, cette nation si avancée des Etats-Unis, qu'on appelle les Yankees, se met en tête d'aller plus vite en sette ligne. Pour cela, ils arrivent par centaines avec leurs trois “jibs” et leurs longs ‘“dories” chargés de mailles pour expioiter les eaux avoisinantes des iles. Bientôt ils sont suivis dans leurs râäpa:itée par un grand nombre de gee- lettes de la Nouvelle-Ecusse et du Cap-Breton et font si b‘en entre eux que dans sept ou huit ans ils parviennent à ruiner cette industrie ou à chasser ce poisson si timide des parages où il abondaïit depuis si long- temps. Alors messieurs les “Yankees” finissent par s'aper- cevoir qu'ils se sont pris eux mêmes, dans leur filets et ils sont forcés, sous peine d'en mourir, d'aller chercher leur pain ailleurs ; car le maquereau, se riant d’eux et de leurs arme- ments, et surtout de leurs “dough-nuts”, n’approche ovolus. tellement que c'est à peine si les pêchenrs des ïiles penvent, pendant toute la saison, en sai- sir quelques barils. Maintenant, les seizes étant disparues de puis quelques années, ce pois- son semble vouloir revenir, ce qu'il ferait beaucoup plus ra- pidement, si un autre mal moins grand, il est vrai, mais très grand encore, n'était venu paralyser cette industrie— la pêche aux filets. Par un temps clair on peut voir du sommet des collines des îles une flotte nombreuse à quelques milles au large, les entourant de leurs “nets” et formant une barrière infranchissable à ce poisson qui s’en retourne effaré. Cette pêche aux fiiets est peut-être plus lente dans son œuvre de des- iruction, raais elle ne détruit pas moins sûrement cetté industrie | poissonnière. | Les mesures à prendre se- raient donc pour l'intérêt com- mu» de prohiber complètement la pêche à la seine et aux filets. La pêche à la ligne étant Ja seule permise, on ponrrait con- server pour toujours. cette source de rerenu du golfe gui est le gague—pain d'un si gran nombre, Depuis nombre d'années, les pêcheurs des îles jettent les hauts cris pour flétrir cet abus qu'ils considèrent comme une : pu être écoutés de nos gouver- nants. Qu'on vienne sur ces fonds de pêche, si on le désire, c'est très bien; mais que la ligne soit le seul instrument de pêche: qualité du homard, tous les té-|Si ia commission peut obtenir moignazes furent à peu près les | ce résultat, les pêcheurs des iles x . | . . « mêmes, —allant à dire que le|de la Madeleine ainsi que les homard diminne en nombre et n'est qu'il pas aussi gros qu'au-| trefois. Quand la question de ia péche | à la seine et au filet fut amenée sur la tapis, pour savoir si elle! Pouvait être tolérée pour la pêche au maquereau, M. le com-; missaire de Gaspé voulut sa- | For ce qu'on en pensait aux la commission. M. pêcheurs sur les autres côtes du golfe, n’auron: qu’une voix pour rendre grâces à ceux qui auront contribué à leur _faire rendre leurs droits méconnus jusqu’à ce jour, Les remarques du Rey'd. Père Tarbide furent reçues très favo- rablement par les messieurs. d8 sur la question. 11 nous fit en ce poisson abondaïit sur les côtes * e le Proi | véritable injustice, sans avoir : Prince, surtout, qui a des con- naissances du français, parut fort intéressé et nous demanda comme une faveur spéciale, de faire paraitre ce discours dans les co'onnes de l’'IMPARTIAL—ce que nous nous empressons de faire aussi fidèlemeut que pos- sible. | Nos Pommes En Angleterre Nous avons parlé, il y a quel- ques semaiues, de l'heureuse i deé qu'ont eue plusieurs de ceux qui prennent intérêt à l'industrie fruitière et qui ont envoyé un chargement de pom- mes de l'ile sur le marché an- glais, par le vapeur Winripeg. Aujourd'hui nous avons à li- vrer à os lecteurs la nouvelle encourageants que ces pommes, comprenant diverses sortes, Ont rapporté un prix satisfaisant, besogne que par la pêche à la quoiqu'’elles aient été transpor- tées dans des conditions, assez désavantageuses ; car il paraît maintenant que le S. $. Winni- peg n'est pas pourvu des amé- liorations requises pour trans- porter les pommesen bon état de conservation. Les pommes “Alexander” et ‘‘Wealthies” ont réalisé dix-neuf chelins Ster- Ling. Cela veut dire $4,50 le pa- ril. Les pommes ‘‘Alexander” peuvent être cultivées ici sans difficulté et à perfection. Plu- sieurs autres variétés ayant été mises sur le marché à une sai- son de l’année qui ne leur con- venait pas, n'ont pas réalisé au- tant, cependant le chargement en bloc a raz porté $3,60 le baril. Voila un résultat qui est sa- tisfaisant ; bien propre à stimu- ler cetie branche d'industrie et qui doit nous encourager à aug- menter la culture des pommes. Nous croyons qu'il y a plus d'argent dans la culture. des pommes qu’il y en a même dans le fromage. Nos fermiers doivent donc, en vue de leurs propres intérêts, devenir patrone des industries laitière et fruitière sans attendre davantage. Nous regrettons beaucoup que dans notre partie de la province, nos gens, sous ce rapport, comme sons bien d’autres, soient tou- jours si tardits à tirer avantage des méthodes progressives. Nous pouvons faire ici ce que font les autres ail'eurs. Armons nous de courage, plantons des arbres fruitiers et d’autres qui puissent leur servir de protection et nous réussirons. Montrons à nos voisin£ que nous he sommes pas pius dépourvus d'énergie qu’enx. Entrons, comme les au- tres, dans le voie du progrès ct nous réussirons. Nous remarquons que l'“Ex- eminer”, parlant du succès de l'épreuve qui a été faite dans l'envoi de pommes. en Angle- terre. cette automne, félicite le gouverneur Howlan, le Revd. Père Burke, le sénateur Ferguson ct autre amis de l’in- dustrie fruitière. Ces messieurs ont droit aux plus graudes féli- citations, ils sont les véritables amis du pays RESULTAT DU VOTE, HIER, Dans EasT PRINCE Comme nous allons sous pres- se, nous apprenous par télé- gramme, que M.J. H. Bell, le candidat libéral a été élu hier, dans East, Prince, par une ma- jorité d’une cinquantaine de voix sur son concurrent, M. A. A. Lefurgey, conservateur. Le membre élu remplace aux Communes M. John Yeo qui à été nommé sénateur pour' rem- piir le siège devenu vacant :par la mort du Sénateur Arsenault. En 1896, la majorité de M. Yeo était de 117. Ainsi comme on peut le voir, quoique les libé- raux sient remporté la victoire | hier, il est évident. que leur po- pularité va en descendant. (Conference Internationale Le Journal de Waterloo s'ex: prime ainsi à propos de la coa- |férence internationale qui siège actuellement à Washington Il ya tout lieu de croire, malheureusement que la confé- rence internationale, commen- cée à Québes et qui se contirue à Washington, n'aura aucun résultat pratique. Sir Wilfrid Laurier et les autres me-ibres canadiens de la conférence sont bien traités dans la capitale a- méricaine ; on leur donne force réceptions et force banquet: Maïs le peuple, lui, n'aura rien ‘en retour des sacrifices de tous [genres que notre gouvernement semble disposé de faire, et dent le dernier est la commande de 28 locomotives et de 25 chars- ‘palais que le ministre des che mins de fer vient de faire aux Etats-Unis pour l’intercolonial ; et cela, bien que ces iocomoti- ves et ces chars eussent pv tout aussi bien être construits au Canada. 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She simply takes for granted the child’s ceaseless activity and the mother’s desire to furnish him with material and opportunity for development. æ ily restored to good nature if their mother of The occupations here considered pi knew enough to guide the DS mind to some pleasant occupation great laurferesse with its own freedom.” e FROM. THE KIN gr sagih-dirà ER en. Wa “# Any mother with the probleri o little people to lead into the paths °f nur and usefulness, can find much assis ance in Miss Beebe’s little book. and would do well to herself of its thoughtful suggestioi.s. are of three kinds. The first are those which require the active par- ticipation of an older person; the second, those for which only occa- sional direction or assistance is ne- cessary: the third, those in which the child can engage by himself, % HER HOME, HEALTH WOMAN # AND BEAUTY .....s Boudoir and. Toilet. Dining Room and Parlor- House Decoration. 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