+ rene À a NOUVELLE SERIE L'IMPARTIAL, TIGNISH I. P. E. MARDI 25 AVRIL 1911 18 ANNÉE spas tr UN JOURNAL CATHOLIQUE DANS UNE PAROISSE C’EST UNE MIS- SION PERPETUELLE. LÉON XIII FONDÉ EN 1893 PUBLIÈ LE MARDI DE CHAQUE SEMAINE ABONNEMENT Pour LE CANADA Or M ds. cé: RD Six M soodctoc cost Tour LES ETATS-UNIS Un M éd osc ioe Six MOÏS...osorsesocoee75 Pour L'EUROPE Ur Mister D RE. ss cocobooccs cost ton Les abonnemeuts sont payable d'avance. Pour cesser de recevoir le jour- nal, il faut donner avis au moins un mois avant l'expiration de son a- bcnnement et payer tous les arré- rages. Ceux qui changent d’adresse devront nous donner l’ancienne aus- ‘i bien que la nouvelle. Adressez toutes lettres, corres- pondances, etc., à L'IMPARTIAL Tignish, Ile du Prince Edouard L‘'IMPFARTIAL Tignish, Mardi, 25 avril 1911 Le regime maconnique a Lisbonne Le ‘‘carbonarios’’ (maçons révo lutionnaires) sont maîtres à Lis- bonne. Avec la complicité du gou- vernement et par conséquent sans jamais encourir le moindre blâme de sa part, ils pénètrent brusque ment dans l'intimité des familles considérées comme royalistes et, sous les prétextes les plus futiles, s’y livrent à des perquisitions. Il y a quelques jours un royaliste a- vait invité quelques personnes à di- ner parmi lesquelles quelques da- mes. Âu milieu du repas, une bande de ‘‘carbonarios’”’ fit irrup- tion dans la maison, ouvrit tous les meubles, tous les tiroirs, examina tous les papiers et, ne trouvant rien de compromettant au point de vue républicain, se retira eu ditant :} Mille excuses, nous pensinns que l’on conspirait ici’'. Voilà ce qui se pratique aujour d'hui, au Portugal, au nom de ia ‘liberté’ ! Aussi toutes les familles qui ont suffisamment des ressources pour vivre ailleurs fuient-elles ce pays où le domicile privé n’est même plus respecté À Vigo, localité espa guole près de la frontière portugai- se, le loyer des maisous a doublé depuis six mois, tant est grand l'af flux des Portugais qui y viennenf habiter. (C'est par centaines aussi que des familles portugaises ont pris le chemin de l'Angleterre et de a Belgique. Deux incidents caractéristiques sur lesquels la presse officieuse du Portugal (la seule qui soit tolérée par le gouvernement) a jusqu'ici fait silence : l'empereur d’Allema- gne qui était colonel honoraire du 4e régiment de cavaleri: portugaise a déclaré renoncer à cet honneur, et le roi d'Espagne, qui était colo- nel honoraire du 16e d’infanterie portugaise, aurait supprimé cette tenue dans la collection de ses uni- formes étrangers. RECETTE UTILE Uu préservatif contre la Et vérole : Prenez une once de crême-de tar- te mettez dans une bouteille et ver La pluslgrande bataille depuis le ! commencement de ia révolution a eu lieu ce matin, entre 1,6000 fédérés, commandés par le Lt-Col. Diaz et 1,c00 rebelles, dirigés par Ba lasaris Garcia. Les troupes du gouverne- ment ont été repoussées avec 200 morts. Les pertes des rebelies sont de 20 tués et blessés. Une pluie de baïles et quelques) boulets sont tombés daus la ville a. méricaine de Douglas, malgré Jes UNE GRANDE BATAILLE AL MEXIQUE, commercial, a été atteint par une balle perdue et il succombera à ses blessures. Le : ombre d’Américains blessés durant la journée est de 7. Balassario Garcia, commandant en chef des rebelles à Agua Prieta, s’est rendu lui même au capitaine Gaujot de la cavalerie améric:ine, Un peu après 8 heures du soir, les troupesidu gouvernement se sont approchées des murs de Agua Prie- représentations du président Taft. On s'attend à une autre bataille. Douglas, Ariz.,—Les rebelles semblent être Imaître de tous les points et les troupes du gouverne-) ment ont été repoussées partout. En ce moment, trois régiments d’'insurgés ont réussi à se jouer des troupes fédérales et ont rejoint leurs compagnons d'armes à Agna Prieta. Les gardes américaines ont cap- turé trois rebelles de la garnison qui avait traversé la frontière. Un Mexicain a été atteint par une balle alors qu'il se trouvait sur la couverture d’une maison de la 6e rue, un autre a eu la jambe per- cée d’une balle près d’une maison sur la frontière. A 4 heures, le feu avait cessé an sud de Agua Prieta. Un détache- ment des féroces sauvages du Yaqui ont réussi à s'approcher sur leurs genoux à 200 verges d’une tranchés des rebelles et à cette distance, ils ont tué un capitaine. Frank Williams, un Américain, qui se trouvait avec sa femme et ta et à 9.30 heures on a entendu uue terrible exploision. On croit que c'e st une mine placée par les rebelles qui a fait un carnage épou- vantable, El Paso, —Les troupes du gou- vernement se préparent en vue d’ure attaque par les rebelles, com- mandés par Garibaldi, l’un des lietenants de Madero. On s’occu- pe d'élever des retranchements près de la ville de Juartez. Zes Américaius déplorent la mort de Oscar G. Creightod, soldat amé. ricain qui combattait pour les in- surgés et qui a réussi à faire sauter à la dynamite tous les points au sud de Juarez. Ondit que les trou- pes du gouvernement ont concentré leur feu sur lui. Les corps du lieutenant Abi gail Juminez, qui a été tué au cours de la bataille de samedi, a été re- trouvé. Le président Taft a déclaré qu'il avait fait tout ce qui lui était per- sonuellemeut possible pour contrô- ses enfants au centre du quartier ler la situation dans les frontières nant assez grave pour prendre les du Mexique. Lui même, comme s?s aviseurs, croient que le Congrès doit dire si la situation est mainte- fants dans l'armée deterre ou del mer. Ilest possible que quelqu'un le croit, non pas tant à la suite des derniers événements politiques qu’à cause des longues guerres que Îles générations passées ont eues à sOu- tenir et dont le sunvenir est resté comme un épouvantaille dans les traditions de chaque famille. Ji n'y a pas grand indice que la cous- cription fdevienne obligatoire avant de longues années et d'ici là nous pouvons considérer en paix les à vantages bien plus sûrs qui décou- leront d'une connaissance véridi responsabilités d'une intervention. Le département d'Etat a réitéré ses représentations faites au Mexi que, lui disant que les affaires comme ceiles qui se sont produites la semaine dernière à Douglas, ne doivent plus se répéter. Au lieu d'attendre la période ordinaire pour la réponse du Mexique, le départe- ment demande une assurance immé diate, et une garantie qu'il n’y au- ra plus de batailles pour mettre la vie des citoyens en danger du côté américain, Aucune réponse n’a été reçu du Mexiqueet le président en est très vexé. L'intervention probable des E tats-Unis veut dire une guerre qui durera non seulement quelquet morts, mais probablement des an- nées. : Iln’y aura pas d'intervention, pas de trouble entreles Etats-Unis et le Mexiqne. Je suis sûr de ce- la, quoiqne je ne sois pas prophète?” Telle est la déclaration faite par le baron d’Estournelles de Cons- tant, devant la Chambre de Com- merce. fe baron, qui est un des apôtres du pacifismes internationa! a ajouté que les Etats-Unis font bien ie pro- téger leurs frontières, mais que, dans le cas actuel, il y a ni nécessi- té ni excuse pour un différend in- ternational. Dans une entrevue récente, le président de la Compagnie du che- min de fer Canadien Pacifique n’a pas hésité à déclarer qu'il croit la guerre utile, même néce:saire. C’es. une lessive nationale, un nettoya- ge périodique et bienfaisant. Elle débarrasse l’humanité de son ‘‘sur- plus inutile de population’. (Com- me une bonne pluie, accompagnée nouvelle guerre éclate entre ces d'éclairs, de tonnerre et de vent, {abat la poussière, renverse les vieux [arbres motts qui encombrent la fo rêt, abreuve et féconde la terre déchessée et purifie l'atmosphère, ainsi la guerre débarrasse la terre des bouches inutiles, des paresseux, des ivrognes, des batteurs de fem- mes, des chevaliers d’'induscrie, des cambrioleurs, des escardes, des ai grefins, des escrocs, des assassins, toutes plantes desséchées et pour- ries qui encombrent, embarrassent et enlaidissent le vieux tronc déjà rabougri de l’humauité, et que cette pluie de sang fait reverdir ! Klle fauche bien aussi quelques milliers de bras sains et vigoureux, quelques têtes puissaïtes, quelques génies dont l’humanité semble a- voir un pressant besoin, elle fait bien couler quelques larmes amè- res, elle dévaste bien quelques villes et quelques campagnes, elle affame bien quelques individus, elle en- fante bien quelques haïimes int rna- tionales qui accablent les penples d'impôts, de corvées et de priva- tions ; qui font, par exemple, de la France et de l'Allemagne deux camps retianchés, deux nations toujours prêtes à s’entre-déchirer et à mettre le feu à toute l’Europe. Mais vétilles que tout cela. On ue fait pas une omelette sans casser des oeufs. Et comme une bonne orelette restaure et fortifie le corps, ainsi une bonne petite guerre, qui casse quelques milliers de têtes, res- taure et fortifie une nation. Si une s2z y une chopine d’eau chaude. Après que ce liquide est refroidi | prenez en quelques cueilleries plu- sieurs fois par jour. deux pays, croyez qu'ils en sorti. ront plus forts, plus propres et plus pimpanis, Les mêmes bienfaisants résultats | sons les agiter en paix leur marot- RER une bonne guer jre entre le Canada et les Eiats-U- 0 Ft je suis tout surpris que M. Shaughnessy n’y ait pas songé. Que dis je. Il y a sans doute pen- sé, mais il attend le moment pro. | pice de cette guerre, car j'ai remar- |qué que les présidents de compa- guies de chemins de fer se tien- nent prudemnent à l'écart de ces lessives internationales. IL font leurs lessives dans leurs palais où sont installées des luxueuses salles de bains : bains chauds, bains froids, douches et bains turcs. Du reste, ii ne serait pas seyant d’aisimiler M. Shaughnessy au ‘‘surplus de population’”; il fait partie de la po- pulaiïion nécessaire et sacrée. Dé fense à la guerre d’y toucher : No. li me tangere ! Pourtant M. Shaugh- nessy a commencé la vie au bas de l’échelle sociale, au sein de ce ‘‘sur- plus de population” dont l'obli- geante guerre vient de temps en temps débarrasser l’humanité. M. Shaughnessey en a gardé un mau- vais souvenir. (C’est que cette po- tue ce que dans sa langue ou ap- pelle the grit unwashed. Que penser, donc, des naïfs qui, comme MM. Carnegie, Taft, As- quith, Frédérick Passy, d'’Es tournelles de Constant, et quelques autres, font des efforts répétés pour substituer l'arbitrage à la guerre ? Ce sont d'innoffensifs rêveurs, de superficiels observateurs qui n’ont pas su voir que la guerre est un bien, une lessive nécessaire. Lais te. Chacun a la sienne. Que les hommes de tête et d'é- nergie, les potentats avides de gloi- re et de conquêtes, les économistes avisés contiuuent à prêcher le de- voir sac:é de débarrasser la terre de son ‘‘surplus de population,’ à chatouiller le bon petit démon de la guerre et les armées ne chôme- ront gunète. Mais, alors, que penser du chris. ir Thomas Shaughnessy et la Guerre. dn devoir de la paix ? Qui ensei- gae que les hommes sont tous frè res et qu'ils ont un Père commun qui est dans les cieux ? Que le de- voir de tous les hommes est de pri er pour la paix et d'unir leurs ef forts pour la faire triompher sur la terre ? Que le temps vient où tous les arts et tous les instruments de guerre seront transformés en arts et en instruments de la paix ? Les prophètes, Jésus-Christ et les apô- tres étaient ils,eux aussi, d inoffen- sifs rêveurs, de doux utopistes ? M. Shaughressy, qui serait sans doute indigaé qu’on lui fit une ré- putation de mauvais catholique, a t-il oublié les enseignements du christianiswe et les devoirs qu'il prescrit ? Croirait-il, par hasard, comme tant d’autres, que le chris- tianisme a fait son temps ? C’est impossible, puisqu'il pratique la re- ligion catholique et contrique géné- reusement aux oeuvres religieuses et charitables de son Eglise. Ne le ferait-il que dour sauver les ap- parences et s’éviter des ennuis ? pulation sent mauvais, elle consti- | Je m'y perds ! A. B. Cruchet, dan: |’ Avenir du Nord. LE RECENSEMENT Son Cote patriotique Il ne faut pas faire un crime au gouvernement de venir vous cor- sulter, tous les dix ans, pour pren- dre conseil de vous bien plus effec- tivement que par le vote populaire. Dût-il prendre un peu de votre temps, accerdez-le lui de bonne grâce ; vous le mettez par là en mesure de vous le rendre abondam- ment. Surtout, n'allez pas crain- dre de le renseigner, en toute matiè re qui vous intéresse, de peur qu'- il vous taxe d'après le montant de richesse que vous serez attribué. Le recensement n’est pas ron plus une liste de conscription, qui, tianisme qui est imbu de l’idée et servira à enrôler plus tard vos en- [nale tout comme de simples indigè- | Dans chaque famille, on doit donc que du chiffre de notre population. tenir À honneur de mentionner le plus de noms d’enfants possible sans craindre de les vouer pour cela à la conscription et à la guerre. N'allons pas coufondre aussi le recensement avec ces sortes d’inqui- sitions que font, de temps en temps, les officiers de police ou les agents de grandes compagnies de commet- ce ou d'industrie, qui viennent vous prouver, avec vos propres chiffres, que vous devez leur veu- dre ou acheter C’eux. Le recen- seur n’a aucun intérêt opposé at°x vôtres : loin de la, son rapport, s’il est bien fait, ne peut que vous ai- der. Iln'est pas à craindre non plus qu’il aille rapporier au voisin ou montrer dans la paroisse les noms les âges oa les chiffres qu? vous lui avez confiés : il est sous secret. Le recensement n’est donc rien de tout cela : ce n’est ni une liste de conscription où d’évalution, ni une iuquisition intéressée ou curieuse. C'est tout simplement le dénom- brement exact et fidèle de la popu- lation du Canada et de tout ce qui peut con.erner cette population, au nes de ‘Hérault ou de | Aude. C’est une habitude mauvaise qui se prend plus vite qu’une bonne et qui se perd moins facilement. Il concordants que des accidents et qui n’en veulent voir aue les cau- ses secondes. On a véritablement porté nn défit à la nature et a la raison. Le radicalisme jacobin s'est figuré qu’uue seule chose mé- rite l'attention : obtenir la majori- té par tons les moyens et profiter du pouvoir pour satisfaire toutes les convoitises. Dans toutes les adminstrations on a vu le favoritis- we régner en maître et le métite méconnu s’it n’était estampillé par un frère et ami. Tout a été matiè- re à trafic, à fraude : comment s’é- tonner que les masses soient au- jourd’hui profondément convain- cues que le droit à lui tout seul n'est rien du tout et que la violen- ce est l'unique voie* pour obtenir gain de cause ? “Nous ne voulons pas, d’ailleurs pousser la naïveté jusqu'à écrire que ces violences qui éclatent sur tous les points du territoire ne sont pas exploitées et fomientées par ies partis de désordre. Mais ce qui est grave, ce n’est pas que les hom- mes de désordre prêchent la violen- ce, c’est qu'ils soient écoutés même par des gens qui ne sont rien moius que révolutionnaires. C’est là l'oeuvre proprede la politique pratiquée depuis une dizaine d'années. Quand un gouverne- ment abolit à plaisir tous les senti- ments nobles et générenx, ii est aux prises fatalement avec les ap- pétits matériels que la notion du devoir ne contient plus. Quand il promet de faire le bonheut du peu- ple par décrets, il peut être certain point de vue de son avancement matériel, intellectuel et moral. En jetant les bases de la Confédé- ration nos pères en ont voulu faire un pays, une société solide et pros- père. Prévoyant son développe- ment rapide, ils ont tracé, pour son avancement, des lois de progrès dont le cadre mobile pourra s’a- grandir avec les besoins des géné- rations successives. Ils savaient que les générations nouvelles ont des besoins nouveaux, qu’une na- tion plus populeuse et plus riche se doit à elle même une administra- tion plus soignée, en rapport avec ses nécessités. Voilà pourquoi ils ont décidé qu'à partir de 1861, la première année de chaque décade, ou prendrait un nouveau recense- ment du pays, une nouvelle mesure de sa taille, un nouveau portrait. Il nous appartient donc de se- conder leurs vues et leurs inten- tions de décor vrir les besoins nou- veaux de la nation et d’y satisfaire ; d'améliorer sans cesse, sous peine de déchoir, d'ouvrir au besoin d’ex- pansion d’un jeune peuple toutes les issues de l’activité et du pro- grès. Maïs n'oublions pas que le point de départ de tout mouve- ment bien ordonné et puissant, c'est une documentation sûre, une orientation droite et fixe. Cette o- 1ientation c’est vous, c'est tout le que ses gouvernants. Que chacun s'efforce de faire connaître la vérité et le pays pourra avoir le gouverne- ment qu'il mérite. mn mem Desarroi en France Le Journal des Débats, de Paris, dont le républicanisme n’est pas suspect, juge ences termes la si- tuatior intérieure de la France. ‘Nous vivons de plus en plus dans un état d’anarchie, ou chacun ne songe qu’à son intérêt particu- lier et immédiat. Le respect de la légalite, qui constitue la seule ga- rantie d’une démocratie contre la démagogie, se perd visiblement, même dans les régions dont le sens rassis paraissait le mieux établi. L'exemple donné par le Midi n’a pas été perdu. Les pêcheurs de Cancale et les l'Aube promèuent le rouge ét chante drapeau l’Internatio peuple qui la donnera, bien plus; l | AVEZ-VOUS DE L'ARGENT ? viguerons de | qu’ou lui demandera de faire des miracles À un point nommé. On demandera même des miracles con- tradictoires, comme c'est le cas en Champagne, vû le gouvernement u’a plus que le choix entre deux révoltes, celle de l’ Aube ou celle de la Marne car on ne voit pas bien comment il pourrait satisfaire lies deux à lu fois. ‘‘Nous ne sommes pas de ceux qui triomphent de voir leurs prévi- sions pessimistes se réaliser. Mais nous sommes bien forcés de cons- rater que le radicalisme socialiste a justifié nos pires craintes. Nous ne pouvous pas ne pas voir que la folle et criminelle politique dont le;com- bisme est resté l’incarnation la plus 1éussie a conduit le pays et la Ré- publique à une situation critique. Sous pretexte de ‘‘défendre la Ré- publique’”’, on lui a fait pius de mal que ses adversaires n'auraient jamais pu lui en faire. La meil- leure défense de la République, c'est de pratiquer une politique li- bérale, tolérante, attentive à l’in- térêt général, réduisant au mini- mu la part de l’égoisme chez les gouvernants et par suite chez les gouvernés. Nous n'en sommes pas là. M. Monis représentent un syndicat d’arrivistes que d’autres combinai- sons jalousent dans la coulisse. Ils fraternisent avec les socislistes au Parlement, ce qui ne rehausse pas leur autorité quand il faut combat- tre le drapeau rouge dans la rue. ‘Le radicalisme va enfin pouvoir donner sa mesure’’, s’écriaient les journaux du parti lors de la consti- tution du cabinet actuel. le juger à l’oeuvre.'’ nous faisons, ‘On va C'est ce que mais l’expérience, | Pour ne rien nous apprendre, me nous en coûtera pas moins cher. | C'est un ami de la République franc-maçonnique qui parle ainsi. qui ne fait rien, on qui vous rap- d'intérêt. n'importe quelle somme sur premières bypo- porte moins de 8,-° Nous pouvons placer thèques garanties et enrégistrées Tapportant 8, ° net anx prêteurs, Ecrivez-IMPERIAL AGENCIES ee O. Box 564, Edmonton, Alta, faut plaindre ceux qui ne ne dans cet ensemble de phénomèn Les hommes qui entourent - à À k à RS | g : ' ù LEE k* ti # A, ele % € RS eue “ARE ass à see RE Gr nr. A int dr à gi” dust vs Éd MR EGra ne Cr 3 : Gs. c Je 4h