LA CIE. DE PUB. DE L'IMPARTIAL, PROPRIETAIRE. SL Union jait la Force? G. BUOTE, RÉDACTEUR. F. J. BUOTE, GÉRANT “VOL. 3. NO. 33 TIGNISH, ILE du PRINCE EDOUARD, JEUDI LE 24 SEPT. 1908. D en TIR SAS ALES ASS ASSIS AUS SÈ FEUILLETON DE L'IMPARTIAL L'AVENTURIER MALGRE LUI. 00000000 RISARSIERIES à Mais quatre ou cinq cris stridents |tenant pas, sans doute. malgré son s'élevèrent du côté du bois. Tout |nom, à savoir bien exactement ce aussitôt, dans un rayon de huit | qui lui arrivait. cents à mille verges, des masses de! Avant que Martinet la Prési- nègres se mirent à courir comme | dente fussent descendus pour por- des fous après les fugitifs. | ter assistance à Claude, le boy, les- Cependant, le terrain se trouvait | tement, avait sauté sur ses pieds et excellent pour les pneumatiques | l’aidait à se ramasser. et ça promettait de durer. | Michon, hâtons-nous de le dire. ‘Ne pensez-vous pas, dit mistress |n’avait aucun mal. Martin en se laissant rejoindre par | | prodigieusement vexé. son mari et par Michon, qui faisait | | deux heures environ qu'il suivait merveille, que nous tenons assez | les autres à très vive allure, il avait d'avance pour les semer sans avoir | | conçu la confiance la plus absolue rien à redouter. | dans ses talents de vélocipédiste- —$i, si, dit l'oncle. Ils se sont | né, comme disait Annah. réveillés trop tard. Jamais aucun! Cet accident le rappelait brutale- d'eux, courût-il comme un cheval, ment à la modestie. Aussi faisait- ne pourra gagner sur nous uu pouce | il la plus piteuse figure, regardant de terrain. En avant ! en a-\sa machine, qui n'avait même pas vant !”’ chaviré. Et mes quatre gaillards de péda-! ‘Etes-vous blessé ? lui demanda ler avec fureur, si bien qu’en dix | son oncle ? minutes, ils étaient trop loin pour! —Non, dit-il, en secouant ses craindre désormais quoi que ce fût membres, pas même de contusions, de la part des malandrins. à ce que je crois.”’ Boubou, avec la souplesse de son] Alors, Annah âge, se retournait fréquemment |s’était retenue à grand’peine jus- pour veiller. ique-là, partit du plus sonore éclat ‘“Mistress Martin, fit-il de rire qui eût jamais retenti dans coup, voyez John, le cocher, | ce pays. tout à jui se sauve de son côté. Etil n’ya! ‘Vous trouvez ça drôle, ma plus personne sur sa route pour |tante, gronda Claude, scandalisé. l’arréter. —Non, répondit la Présidente, —Parbleu ! cela s’est passé c’est votre mine étonnée qui me mieux encore que nous ne l’espé- réjouit. Vous êtes surpris d’un remarqua l'oncle. Il n’est! pas bête, John. Quand il a vu que son chemin était dégagé, il a de-| mandé à partir sans s'inquiéter de nous, etila bien fait. Hourra ! | En route pour la Nouvelle-Or-\allions trop vite. Comme à pré- léans !”’ |sent, nous n’avons rien à craindre, j | voyageons plus posément. XVI | —Heureusement, votre pneu | :. n’est pas crevé. Tout va bien.” Pendant près d’une heure, ja |! Claude remonta sur son instru- petite caravane roula bon train. | : Ilétait sage, en | ment et l’on repartit. Au bout effet, de gagner, | : e le plus rapidement possible, la ri-|d une demi-heure, le mari de So- vière signalée par M. Ellis. Une phie, se sentant plus souple et plus fois sur les bords d’icelle, nos gens dispos AE ER mit à rire lui- n'auraient plus qu'à remonter en |" ” sa MÉSAVERUTe. a amont pendant cinq ou six minutes. C'est une racine qui vous 3 Joue Et chez M. Crokerock, ce serait la | C€ tour, lui dit Arsène. fin de l’aventure. Ilne s'agirait —Ah ! vraiment ! plus que de retrouver Sophie. . PV OURS CRE: SE DRE, ROUE l'a- “Elle nous attend chez vions vue et évitée. L.. € 2 »? peut-être bien ennuyée, mais sans a M 2. rés FE inquiétude, car elle sait évidem- s allaient NS: PNR ment que nous courons après elle." d’un bon cheval au trot, quand Claude allait répondre des pa- roles amères et césolées, car la pensée de sa pauvre femme ne ces-| sait de l'absorber, quand son tri- cycle fitun bond, et lui-même, passant comme une fièche par- dessus le guidon, alla ramasser une de ces pelles dont on conserve d’or- dinaire des souvenirs cuisants ou! cruels. Il poussa un petit cri et s’aplatit | comme un crapaud sur une touffe | d'herbe assez d'où s’'é-| chappa, juste à temps pour ne pas| être écrasé, un serpent noir, long | accident qui, par miracle, ne vous était pas encore arrivé. C’est vo- tre première pelle. Ce ne sera pas la dernière. — Au reste, ajouta l’oncle, nous rions, moi, tout, s’approcha de l’oncle et lui | dit : ‘Encore un serpent curieux qui | nous suit”? Michon avait entendu. Jlse re- tourna tant bien que mal et vit un gran‘ serpent noir qui courait a- | près lui, comme s’il eût voulu le | lévorer, ou, tout au moins, le mor- | dre. ‘“Mon oncle ! | sommes perdus ! —Oh ! perdus ! répondit Martin, nous n'avons qu'à filer un peu plus s’écria-t-il, nous épaisse, de deux mètres, que le mari de] vite ! . Le. ui Î —L Z Sophie ne vit pas; fort heureuse- | aissez donc, il vole, cet ani ent | mal- là. ment. ; Î Î —P soi s d Car Dieu sait la sensation d’hor- | _ be oin de se pr it éporvai tée au’il aurait res Boubou. Vous allez voir. reur ranté qu'il aura Li Et le petit nè8re ayant viré de bord, partit à fond contre l’ophi- idien. Quel ne fut pas l'étonne- ment de Michon et même des é- poux Martin quand ils virent le sentie, et quel débordement de la- mentations indignées ce demi-con- tact aurait provoqué. “C'est le serpent Boubou. Pas méchant.” En effet, le tile s'était comme si le diable curieux, dit sauve reEvt Mais il était | Depuis | : boy. | lui donne la chasse, qu'on l’a nommé le serpent cu FRIRERSRIRISRISRIRERIS IRIS E 2Æ la fuite avec une rapidité bien plus grande que lorsqu'il semblait pour- suivre les cyclistes. Boubou pouffait de rire. En re- vanche, Claude, stupéfait, regar- dait son oncle, et celui-ci ne cachait pas sa surprise. ‘“J'avais entendu parler de ce serpent, dit Annah Billenbrock, mais je croyais que l’on contait des fables à son sujet. —Pour m2n compte, déclara Martin, c’est la première fois que je le vois. —Mais, demanda Michon, pour- quoi se sauve-t-il ? A-t-il peur de Boubou ? —QOui, monsieur, après les cavaliers et après les vé locipèdes, sans doute, car il n’attaque jamais personne, et il s'échappe quand on C’est pour ç: rieux.” Billenbrock, qui Vous voilà | C'était vrai, ce reptile, sans être très commun, se rencontre assez | souvent dans les Etats du centre de, la grande fédération américaine. | Très véloce, il suit les véhicules de toute sorte en conservant sa dis- tance et ne disparaît, semble-t-il, que lorsqu'il a satisfait sa cnrio- sité. Si l’on s'arrête, il s'arrête, si l’on avance, il recule et si l’on repart, il recommence à vous poursuivre. Assurément, il constitue une des plus surprenantes singularités de l’histoire des animaux. ‘“Il vaut mieux avoir affaire à lui, dit l’oncle Martin, qu’à un ser- pent à sonnettes.. —Je crois bien, fit Claude. ce qu’il y en a par ici ? —Des quantités, répondit Ar- sène, Heureusement que, ceux-là, on les entend. Est- répondit le! Il court après les voitures pour voir ce que c’est. Sick Headaehe, Biliousness, Dys- |pepsia, Coated Tongue, Foul Breath, Heart Burn, Water Brash, or any Disease of the Stomach, Liver or Bowels. Laxa-Liver Pills are purely vegetable ; neither gripe, weaken nor sicken, are easy to take and prompt to act. Pape Pie X. AGENTS : fillettés ou adultes peuvent faire $2.00 à 85.00 par jour en vendant notre magni- fique photographie du nouveau Pape à 25c. Cette photographie mesure 16 x 20, et en plusieurs splendides couleurs, La plupart des protestantset tous les catho- liques l’achèteñt en 1a voyant. Sur pro- messe de solliciter des commandes, un accessoire complet et une photographie vous seront envoyés franco par la poste sur réception de 10c. The Bradley-Garretson Co., Limited, BRANTFORD, OT. Tous les garçonnets apaisemer ient baignées. Une vie singulière se manifestait par des bruits inentendus jusqu’à du jour, tombait un dont les âmes éta brin d’herbe se volaient à cette heure. Le | redressait, des oiseaux tire-d’aile. Une tendre et légère harmonie, tout assaisonnée de mystère, appor- tait aux oreilles des voyageurs un enchantement que nulle musique humaine n’aurait pu enfanter. ‘Ah! qu'il fait beau et qu’il fait bon !‘’ murmura Claude. Pour la première fois peut-être, il découvrait une suavité insoup- çonnée dans le charme dont il était enveloppé. ‘““Ilest certain, ajouta la Prési- dente, que voilà une minute ex- quise, divine. On deviendrait —Brr !...Br !...gronda Michon, ça vous donne la chair de poule. —Oh ! remarqua Boubou, très calme, serpent à sonnettes ! (Ça n’est pas si dangereux qu’on dit, allez. —Bien, bien, tâchons tout de même de ne pas en rencontrer.”” On se remit en route à une al- lure tranquiile, |rieux reparut au bout de quelques Boubou, dont l'œil attentif voyait | instants, suivit la petite troupe l’es- et le serpent cu- pace de deux milles, au bout des- quels il se perdit dans un grand champ de cannes à sucre, à gauche de la route. “C'est égal, soupira Claude, j'aime autant ne l'avoir pas à mes trousses. ”? Il pouvait être six heures. Le soleil descendait _yer# 1 horizon glorieux. Une brise; pour des piétons, caressait les cy- clistes délicieusement, après cette journée de puissante chaleur. tirer paresseusement sous la fraîche haleine que le soir amenait. Vers l'Ouest, des troupeaux de nuées transparentes glissaient sur un ciel de nuance indéscise, tenant à la fois du vert et du bleu comme les plumes d’un paon. On était dans les beaux jours, la nature, a- vant de s'endormir, revêtait une l'emportait, ne se retourner à son tour et prendre | bles et grands. grandeur sereine qui vous emplis- le noir s'arrêter brusquement, !sait vous-même de sentiments no- | véritables solitudes Avec la chaleur ’!nous l'avons suivi insensible droit, | Les arbres, les plantes, semblaient s'é-| poète sans effort en se sentant bercé par tant de parfums et de douceurs inexplicables.”? Boubou, ne comprenant pas très bien, ouvrait ses grands yeux, comme un boy qui n’est pas bien sûr de ce qu’enteudent ses oreilles, et il riait machinalement comme un gamin heureux. Seul, peut-être, l’oncle Martin ne paraissait pas impressionné par ce spectacle sublime. ‘En attendant, dit-il, voilà bien longtemps que nous roulons, et je ne vois pas la rivière qu’on nous a promise. — Est-ce que nous nous serions trompés de route ? demanda la vi- goureuse Billenbrock. —Ce n’est pas possible, le sentier, toujours tout sans rencontrer d’embran- chement. Claude sentit frémir son tricÿcle | sous lui. ‘*“Alors, nous perdus dans ce désert ?”’ Le mot ‘‘désert’’, qui fera peut- être sourire, n'avait rie d’exagéré. Depuis leur départ, 1 Syatre cy- clistes n'avaient pas rencontré un être vivant, sauf, bien entendu, le ‘‘serpent curieux ’ et quelque oiseaux. ! pensa-t-il, voilà En fait, le chemin qu’ils avaient | pris, forcé nent, con duisait vers de ce qui n’est | (Suite à la 8me. Page) Importers aad Dealers in DRY GOODS HARDWARE BOOTS & SHOES FINE GROCEKIES And Fishing Supplies AT TIGNISH : and A LBERTON We have just spened à tull ano complete stock oi We are prepared to Supply the wants of the farmer, fisb- erman and mecha- nic We invite in- tendings purchasers to give us a call, and they will find we can meet al competitors, and save to them th+ trouble ana ex: pense of going ti Summerside O7 ‘Charlottetown. Il ANNEE J. H. Myrick & Co : NEW GOODS. Dr. Murphy PHYSICIAN AND SURGEON | TIONISE. . .. nsc PR J, EE WYATr SUCCESSEUR DE HODGSON & WYATT AVOCAT, NOTAIRE, etc. Solli- citeur pour les Nova Scotia et Summerside Banks — ARGENT À PRÊTER — Bureau : Au dessous de Clifton House SUMMERSIDE, =: NE MeQuarrie & Arsenault AVOCATS, NOTAIRES, &C. Summerside, P. E, I. (Bureau au dessus du Royal Bank of Canada) ARGENT A PRETKR Neil McQuarrie, K. C. Aubin E. Arsenault. HOTEL RIVERSIDE DUKXE ST. MONCTON, N. B Cet hotel est à une minute de marche du Dépot de l’Intercolonial en face du Bureau de Poste et près de la Rivière. La proximité de l‘hotel de la ri- vière, permet de voir, en plein, le spectacle grandiose du BORE à chaque marée, Termes raisonnables. Une étable de première classe pour la commodité des voyageurs, FRED. THIBODEAU PROP Hotel Bernard This house is doiasnis fitted up ; within 2 minutes walk from depot, It is conducted on first class principles, every attention being given to the comfort of guests . Terms are reasonable Theo. Bernard Tignish PROP Oct 12—6m, SPECIALMENT RECOMMANDEE LES Vns de Messe FABRIQUES PAR LA MAISON A. TOUSSAINT & Cie Sous le Patronage de MONSEIGNEUR L'ARCHEVE- QUE DE QUEBEC Et la plupart de S SEIGNEURS LES ARCHE- VEQUES ET EVEQUES du Canada Public Notice Parties having claims against the Estate of the late Sylvain Arsenault, Clem, of DeBlois Road, are reques- ted to place their attested bills in the hands of the urdersigned be- fore the First day of November 1903. Parties owing the said Est- tate are requested to make imme- diate payment. F. J. BuorE, Executor Tignish, May 28th°1903 Awente, Demandés LE PAPE'EST MORT. ti demarage din ét jé, pommes -ééee 5 : " LR l de RL VQLE CAT de NPPRURIINSS. LA - car FES GT Æ Le ane DETTE NS RS M Tan: L TT NET RATE + tt er Gen