frs RÉ di or M mate L’IMPARTIAL, JEUDI LE 15 NOV 1800. UN MINISTRE PROTESTANT CONVERTI AU CATHOLICISME. New-York, 6.-Le Rév. An- drew R. L. Gunn, autrefois cha- pelain dans l'armée anglaise et résidant maintenant au No: 291 Grande Avenue, Brooklyn, s’est converti au catholicisme, di- manche, à la chapelle du con vent du Sacré Cœur en cette ville. Le Rév. Dr. Benjamin F. De Costa, qui récemment abjurait la doctrine épiseopalienne, fat son parrain et Madame Annie Dervlin, sa marraine. Le Réy. M. Guna étant marié ue peui être admis à la prétrise. 11 est le propriétaire d'une gran- de fortune dont les revenus lui suffisent amplement. il a fait sa première commu- nion hier. Le Rév. Père M. Loughliu, ouré de l’église de la Transfor- mation, a reçu sou ahjuration. TERRENEUVE ee Les nouvelles reçues de Ter- reneuve nous apprennent que les libéraux ont remporté la vic- toire aux dernières élections gé- nérales qui viennent d’avoir lieu dans cette colonie. DOUZE MINEURS TUES a — Terrible explosion dans une houillière à Berrysburg, Va. Philippi, W. Va, 4 nov.-A 1 heure 30 hier matin une explo- sion terrible a eu lieu aux mi- nes de la Compagnie ‘Southern Coal and Transportation Coy,” à Berrysburg. On a retiré douze cadavres des mines. Les propriétaires de Ja mine sont fort réticents sur le sujet et attribuent l'explosion à pne charge de poudre trop forte. L'explosion a été si violente que les cadavres de deux mi: ne ursonit été retrouvés à 60 pieds de l'entrée de la mine. La perte à la propriété est peu de chose. On ne peut blamer les employés de la compagnie. Sur les douze honmwes retirés des mines, huit ont été identifiés 11 manque encore vingt hom:- mes. Conte de Noel Rosalie, la fille du pauvre ou- vrier qui habitait le quatrième étage, et Lili, l'enfant gâtée du propriétaire qui demeurait au premier, jouaient ensemble dans la chambrette somptneuse de oztte dernière. Car elle était ma- lade, l’adorée et, poar la dis- traire, sa mère permettait à l’en- fant pauvre et bonne, que sa fillette aimait de venir, chaque jour, passer quelques heures avec elle, en ce nid douillet où s'étalaient forse jouets et où les petites amies organisaient 6 s2mble mille parties nouv elles. | Oe matiu, l'enfant riche em: blait plus rayonnaute et l'eniant pauvre était plns triste. Tu sais, dit tont à conp Lili, e’est cette nnit que je pe- tit Jésus apporte dus é'r nues aux enfants qui oni rte Fages. —Oh !lilne visulra yras chez mous ; petite mère me l’a dit. Et de grosses larmes flitraient sous la franche baissée des longs! cils de Rosalie. —1l n'ire pas chez vous,et] pourquoi ; n'as tu pasété bonne, reprit la petite malade tourant de ses$bras mignons le cou de sa compague. —QOui, j'aiété bonne, continua la pauvrette à travers ses lar- m'a dit qu'il! ne pourrait venir chez nous, le petit Jésus, parce que nou: som: mes trop pruvres ! —C'est étrange, répartit Lili, mes, Mals Maman petit Jésus aime surtout les pauvres. Tiens, il viendra chez nous bien sûr, le petit Jésus ; petit père m'a recommandé de suspendre mes deux paires de souliers neufs à la chminée, parce qu'il sait qu'il viendra certainement. Je vais lui écrire, au petit Jésus, une lettre que je mettrai dans l'un de mes sou liers. Dans cette lettre, je lui di- rai qu il aille chez vous, au qua- jtrième. Et se mettant immédia:-{ . ’ 1. à i J " { tement à l'œuvre, Lili arracha "I80ureuse surreillance exereée un? feuille à l’un de sas cahiers et commenga à rédiger, en col- laboration aveo Rosalie, une missive dans laquelle les ratu- res et les fautes d'orthographe pullulaient. Petit Jésus. Rosalie m'a dit que vous n'i- riez pas chez elle parce qu'elle est trop pauvre. C’est une bon-- ne petite fille, Rosalie, et je l’ai- me ; je voudrais bien que vous lui fissiez aussi des étrennes. L'année derniére, petit Jésus, vous m'avez donné deux boites de ehocolat, uns poupée, un po: liohinelle et deux trompettes ; si vous voulez bien, cette fois, je partagerai avec Rosaïie Donnez- lui la moitié de ce que vous me destiniez et je serai plus conten- te. Elle a été bien sage, Rosalie, et c'est parce que son père est malade qu'ils sont pauvres. Elle m'a chargée de vous dire qu’- elle serait plus sage encore, si vous allez lui porter quelque chose dans ses souliers, cette nuit. L1L1. Tout fière de son œuvre, elle appela sa mère et exhiba sous ses yeux la piécette. Tu as bien fait, dit celle ci, et ie petit Jésus t'écoutera, j'en suis certaine ; il aime les eœurs charitables Et tout émue elle embrassait sa fille 1l est onze heures du soir. Ohez le riche, au premier, Lili dort dans son alcôve capiton- née, pendant que son père etsa mèie s’aprêtent à partir pour la messo de minuit que les cloches annoncent déjà on jetant dans l'air leur notes sadencées et je yeuses ; chez le pauvre, là-haut, Rosalie s'est endormie aussi, en appelant de tous ses vœux le petit Jésus et se demandant anxieuse s’1l répoudrait aux dé- sirs exprimés dans la lettre de la petite malade, son amie. A l'extrémité de la chambre, la mère veille encore auprès de son mari invaiide à qui ia souf- france ne laisse aucun repos. Tout à conp un ooup discret est frappé à la porte, la pauvre femme se lève et va ouvrir craintive, héeitante. Elle ne voit persoune sur le seuil ; mais, at- taché au bouton de la oloche elle aperçoit un paquet soigneu- sement ficelé. Elle le prend et lit sur l'enveloppe : ‘Pour la petite Rosalie, de la part de Jé 1? sus. Et le lendemain, quand l'en- fant panvre s'éveilla, elle trouva sur son lit une paire üäe sou- liers neufs, une poupée et une boite de chocolat, Dans son petit bas de soie qu'elle avait attaché au pied de sa couchette, Lili, en plus d’ane emple provision de bonbons et de jouets trouva Ja lettre suivante : “Jésus a été touché de votre eu en-| demaude et y tait droit ; Rosalie ‘aura Sa part d'étrennes et les | vôtres n'en seront pas diminuées. Soyez tout votre vie compatis- sante et sourenez-vous bien que | | la charité n'appauvrit pas.” Elle conserva soigneusement la précieuse missive, etce nel | fut que querques années plus: tard qu'elle s’aperçut que l'écri-! ture du petit Jésus ressemblait | à s y méprendre à celle de som père. Le jour qu'elle fit cette dé- l'avais fait si heureuse da bon- heur de sa petite amie. G. de M. LA MACIIINE ROUGS a TOUT IRKDIQUE QU'ELLE A FOKOTIORNE ASSEZ BIEN LH JOUR PU SCRUTIN Teus les “télégaaphes" n'ont pas eu de chance le jour de l'é- jection, à Montréal, grâce à la par les agents des candidats conservateurs. Chose significative, les cing individus arrêtés pour avoir es- sayé de voter illégalement sont des rouges ; pas un d'entre eux ne doit son arrestation aux libé- raux. Ce sent: 15 ruelle Widow ; Antoine La- pierre, 11338 rue NotreDame ; Philip Wiseman, 906 rune Dro- let; George Murray, de la rue, St-Charles-Berromée, et Siméon/see what 1 cau do for them in Dry Goods, Grocemes, Vérier, du Boulevard Si-Demis. En justice pour M. Lapierre, nous devons dire, qu'il semble m'avoir pas commis d'autre eri- me que de s'être srompé de bu reau de votation, 1l sera pruba- blement acquitté ce matin, par Son Honneur le juge Ohoquet. Le gouvernement Tarte dit Laurier ne voulait pas se faire jouer. Pour leur douner en plus grand air de respeotabilité, on promenait les ‘“télégraphes'” en Carosse, tandis que les honnêtes gens, allaient à pieds. Plusieurs “télégraphes”ont voté dans la division Ste Anne, en faveur de M. Gallery. Au poli No 15, pas exemple, situé au No 1817 rue Notre Dame, un individu est venu voter an nom de M. John A. Barry, qui faisait partie du premier contingent zanadien en Afrique du Sud, et quiaété tué sur le chemp de bataille. Un autre “télégraphe" « voté au poll situé No 133 rue MeGiill, au uom d'un nommé Robert Anderson, mort depuis quelques mois. Plusieurs autres cas du même genre ont éte découverts. La machine a évidemment bien fonctionné.—Le Journal. School & College BOOKS Ot all kinds ALWAYS ON HAND CHAS. J. MITCHBELL 144 Queen St. Charletéetown Opp. Prowse Bros. FR: Mail orders receive prempt at- teution. Agents for the Perry Pietures HOTEL RIVERSIDE DUKE ST. MONCTOK, N. 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