CIE DE LIMPARTIAL, Proprietaire | rm. Vol. !. No. 23. Nouvelle Serie Fondé en 1893 par Gilbert Buole et son fils François Joseph | F. J. BUOTE, Redacteur. Mme. F. J. BUOTE, Assistante. TIGNISH, ILE du PRINCE EDOUARD, MARDI LE 13 OCT, 1908 16 ANNEE. FAIBLESSE ET MAUX DE REINS CHEZ Guéris par les BILULES ROUGES de | la Compagnie Chimiqne Franco-A méricaine. ‘* Sans les Pilules Rouges de la Compagnie Chi- mique Franco-Américaine, je serais aujourd’hui moisson, de Ja cultiver, de sem r a- sur la terre qui est son livre aussi, il nous permit d'imprimer notre i- mage, d'écrire l’histoire de l’huma- nité à côté de celle de sa Provi- de’ce. li garda pour luiles premières pages, il nous livra les antres, et donc l'agriculture puisqu'elle est colonisation et l'agriculture ont a.- compli pour l’ Acadie, En ce jour de réunion nationale et patriotique, il convient de se rappeler ce que nos ancêtres ont fait pour nous prépa- rer uu azenir dans ce pays et nous donner une place d'honneur dans , ka sont devenus des auxiliaires pré- | judice à l'autonomie nationale. Les maguifiques monuments reli- gieux et civils qui décorent ce ma- guifique pays tont le plus bel éloge d.s colons qui l'ont fondé, et des agriculteurs intelligents qui en ont été les nobles facteurs. Honneur , Saint Augustin nous dit : ‘‘Un de- Aujourd’hui, leurs descendants ne peuveut plus être considérés comme une partie négligable dans l'Eglise et dans l'Etat. L'avenir toujours donne à chacun son rang. Les Acadiens auront leur tour. Ils veulent conserver leur peasonnalité #" mg PR. à em - "Ris “e- nil È -+ Ya se | ‘ a T tv : x Ne: * : 2 . —. # SAT UNSS LP RE PNR . + « 1 ‘ #] 3 à sas » «de Ji orès lui. Il fit de ce monde une|uu art cher à la religion. un élé- cieux pour l'élément français de voir de la vertu, c’est de vivre dans 3 MADAME GUERTIN. chose seulement commencée, afin! ment de bonheur, ue des forces de | cette partie de l’ Acadie. la patrie ct pour la patrie’, Voilà l de: nous lai.ser la gloire de l’ache-|la société, uu hommage rendu au} Cette splendide démonstration | ce que nos pères ont fait, ils sont j ver : un corps sans âme afiu qu'il|so! sacré qui nous a vu naître et | aura pour eff:t de cimenter davan-|restés dans la patrie, ils ont versé e FAIBLE SSE ET DÉRANGE MENTS CHEZ nous fût donné de la vivifier en Ini que rous ne pouvons nommer saus|tage a fraternité entre Canadiens |leurs sueurs, leurs larmes et leur : MAD AMF: J MÉTIVIER prêtaut la nôtre. Il voulut que sou émotion, parcequ’il s'appelle lalet Acadiens, union si désirable et sang. Ils ont fait de l’Acadie wn : ! . À nom seul fût écrit sur le ‘ivre du | Paie. qui peut exister sans blesser les |pays de ch-étiens, un pays de pa- À _ Ciel, qui n'appartient qu’à lui, mais| Considérons maiutenant ce que la sentiments nationaux et sans pré-|triotes, un pays de héres. 4 dans la tombe, Après avoir subi successivement trois accidents suivis de fortes hémorragies, je fus! atteinte de la jaunisse, Pendant trois mois je fus très souffrante, entre ja vie et la mort, condamnée par les médecins qui me soignaient. Je relevai cepen- | dant, mais, malgré les bons toniques de toutes «or- | tes, je ne pouvais reprendre mes forces. Au contraire, | depuis six mille ans que de piantes notre beau Cinada. D'abord il est laux colons qui ont fondé le Mada- | natiouale, leur caractère particulier, embellies, que de races améliorées, l'bon de ne pas oublier que nos pères waska et aux agriculteurs qui ont|les traits distinctifs de leur tace, tefaites, que de gigantesques tra-|ont été les piemiers défricheurs au | continué leur oeuvre de civilisation | leur spère d'action dans le pays fou- vaux ; que de miracles n’y avons-| Canada, les premiers colonisateurs, avec tant de zèle et de dévoue-|dé par leurs pères. Pas la division, nous pas écrits ! les premiers agriculteurs. Jusqu’à | ment. mais la distinction ; pas l'indépen- il me semblait que chaque jour je faiblissais. J'endurais de terribles douleurs dans les reins qui ne me laissaient aucun repos ni le jour. ni la nuit. Je perdaïis l'espoir €e revenir à la santé et le sacri- | fice de ma vie était presque fait. Us jour, comme je lisais dans les journaux tout | le bien que font les Pilules Rouges et toutes les gué- | risons qu'elles opèrent, je résolus d’essayer ce der- nier remède. | Aussitôt je m'en procurai quelques toîtes et ss | ! Î \11 est bon de le dire et de le redire bien haut, daus un siècle où on semble vouloir faire descendre l'a- griculture du piédestal où Dieu l’a placée, où la religion l’a mainte- inue, et où tous les homimnes nobles de coeur veulent la voir deineurer, L'agriculture fait l'homme grand. | l'arrivée de nos ancêtres, l’agricul- ture u’avait pas encore nonné signe de vie dans l'Amérique du Nord. Les Acadiens se livrèrent avec in- telligence et persévérance à cette profession, et daus un teuips relati- vement court ils devinrent les pos- sesseurs de terres fertiles qui pro- Continuons notre pèlerinage daus le pays d'Evangéline. Visitons les beaux comtés acadiens de Glo:ces- ter, Kent et Westmorland, en par- ticulier, et nous serons émerveillés des superbes églises qui s'élèvent dans ces parages arrosés des sueurs des pauvres colons acadiens. A dance, mais la liberté ; pas un état dans l'état, mais une grande gran- de famille distincte, gardant sa physionomie propre, son foyer, ses autels. C'est par la colonisation, l'agri- culture et l'éducation qu’ils préten- dent arriver à la possession de la considérant et avec raison la rei | mettaient l'aisance et la prospérité. | Caraquet, un collège qui ferait hon |Jeurs droits, de tous leurs essai fut couronné d’un grand succès. Je ne pou-| ne du moude et l’insigue bienfai-|Ce fut précisém-nt leur succès en |neur à n'importe quelle ville du'droits, dans l'Eglise et dans vais croire À un tel triomphe, moi qui avais pris | trice de l'humanité. agriculture qui excita l'envie de! Canada, étonne le visiteur. Les |l’Etat, et se maintenir à la hauteur tant de choses sans aucun résultat. Et pourtant, | L'agriculture a donné à l’histoire | leurs enuemis et persécuteurs, dont | Pères Kudistes qui le dirigent avec de leur destinée dans le pays des c'était bien vrai, je revenais à la vic. Huit boîtes seulement de ces bonnes Pilules Rou- | ges m’apportèrent, non pas un soulagem nt, mais] une guérison complète. Je n'ai jamais pris d’autres remèdes ct cependant, | depuis six ans, ma santé a toujours été trè; bonne. J'ai augmenté de quarant: livres. ”’ Madame JOS. METIVIER, 681 rue Woilfe, Montréal. ‘Etant allée à la campagne pour me rétablir| vent d’autres sources que l’anémie. ! Madame J. METIVIER, 681 rue Wolfe, Montréal. | | - | tés qu'’el'e a bien des fois pour traverser les périodes plus ou moins critiques de son existence n’ont sou- Le premier après l1 naissance d'un de mes enfants, je fus obli-| soin d’une femme qui n’est pas bien portañte, qui gée de prendre le lit À caus: d’un refroidissement, souffre ou qui est affaiblie, soit par la malddie, soit et je suis restée j:lusieurs semaines sous les soins de | p1r toute autre cause, doit donc être de se procurer deux médecins. Ma malad e ét it grave, car tous|les Pilules Rouges de la Compagnie Chimique les remèdes que l’on m’administra restèrent sans| Franco-A méricaine qui guérissent chaque jour tant résultat. Je sentais du mal dans tous les meribres et j'étais d’une grande faibles-e. Ma mère, qui avait employé les Pilules Rouges avec un grand succès, me décida d'en faire l’essai. Je mis donc tous mes remèdes de côté et je commen- cai le traitement des Pilules Rouges accompagnées mique Franco-Américaine. de purgatifs, car je souffrais aussi d’une © nstipa- tion opiniâtre. de fermes, de jeunis filles, de jeunes mères, de femmes âgécs atteintes de différentes maladies qu’au- cun autre rén.*.Je ne parvient à-guérir. Femmes âgées, jeunes mères et jeunes filles, pre- nez donc les Pilules Rouges de la Compagnie Chi- Quelques boîtes suff- ront pour refaire votre santé, vous rendre vos for- Dès les premières boîtes j'éprou-|ces perdues, et rétablir complètement votre orga- | profane ses plus immortels souve- inirs. C'est elle qui éleva ces tri- |omphateurs fameux que la victoire | prit et qu'elle rendit à la charrue. C'est l'agriculture aussi quia donné à l'histoiie au peuple de Dieu ses plus belles gloires. David avait porté la houlette du pasteur avant de porter le sceptre ; il avait disputé ses brebis à la gueule des lions, avant de disputer ia patrie à la lance de l'étranger. Ilavait mê- lé les accents de sa lyre au murmure des vents, avant de les mêler à la voix des peuples, à celle des siècles, aux concerts des anges. Quand l'Eglise eut besoin d’nom- mes fortement trempés, c'est dans la solitude des champs, c'est au dé- la convoitise les porta à commettre ce vol éhonté et atroce qu'on a tenté de justifier par des prétextes | mensougers et perfides, mais que l’histoire a depuis longtemps flétri. | Heureusement qu'un traitement plus huimaiü de la part des autorités anges nous @ fait pardonner si- | nou oublier ces torts cruels et que nous pouvons dire aujourd’hui avec vérité : ‘‘Dieu et mon droit”. C’est la colonisation et l'agriculture qui |nous ont sauvés du naufrage natio- nal ; grâce au privilège accordé aux |sujets acadiens par le drapeau bri- |tannique de devenir propriétaires | du sol dans le pays de leurs pères. Aussi la courcnne anglaise n’a ja- mais eu de sujets plus loyaux et grand ,succès ne manquent pas de reconnaître que c'est à l'agricul- teur acadien qu'ils doivent ce monu- ment national. à Les couvents qui sont parsemés dans ces comtés acadiens redisent é- loquemment le zèle de nos cultiva- teurs acadiens pour l’édrcation. Arrivés à Memramcook, nous sa- luons avec orgueil le Collège Saint- Joseph, devenu Université, le ber- ceau de notre relèvement intellec- tuel ; là encore nous voyons avec admiration les résultats de la colo- aisation et de l’agriculture. Tra- versons à l’Ile du Prince-Edouard, le jardin du Canada, et dans ce beau et magnifique pays, nous trou- vous les traces des exilés acadiens, ancêtres. L'Acadie, privée pên- dant longtemps d'un clergé natio- ual par des circonstances incontrô - labes, voit maintenant avec bon- heur nn nombre assez considérable de ses enfants au service dés autels, et je crois qu'il n’y en a nas nn seul qui n'ait été fils de cultivateur et instruit par les économies et les sa- crifices de ses parents acadiens. Tous les progrès de l’Acadie sont le fruit des braves cultivateurs aca- diens et on leur en tient peu comp- te. Jamais out-ils été l'objet de sa sollicitude es classes dirigeantes ; jamais ont-ils reçu leur part, .la moindre part de l’enconragement accordé à leurs frères mieux parta- gés. Ils sont ce qu’ils sont par la cn ET es Me em ham. Dane mn. ii PU M A sal nie vais beaucoup de soulagement, je pus me lever, |nisme délabré, débilité, anémilé- où Même épuisé sert qu'elle alla les chercher. La |plus dévoués que les Acadiens, dans | qui, par la NE l’agricul- gr de Dieu et l'énergie adimira- à marcher et sortir. Au bout de quelques mois j'étais Seulement, n’acceptez pas le premier médicament religion aime l'egricultare PUR TIR RES É à ee D ee faire Gap nou dit œt Ê table de la race. œ À parfaitement guérie de tous mes maux ct même de | venu, car beaucoup de pharmaciens sans scrupules lorsque Jésus Christ est venu au| Ce sout les Acadiens, par la coter velle patrie. nm — É la constipation qui me rendait auparavant dyspepti- sont payés par des fabricants peu délicats chaque | monde au milieu des pasteurs, c'est | nisatiou et l'agriculture, quiout| Me manquous pas de nous arrê- ments, qui “+ ue nu Ses rii + IE | fois qu’i's parviennent à remplacer les Pilules Rou- à l'agriculture qu'il a demandé le fondé les villes et le pays tout en- | ter à la Baie Sainte Marie, le ber- Acadiens. ils auraient disparu com: ., Depuis, je n'ai jamais été malade, je suis geo ren : vers Chimique Franco-Américaine DES de sa noble vie. C'est l'a-|tier que nous appelons le: Provin- |ceau de l’Acadie ressuscitée. we peuple et le Madawaska ne ée- ; Sous poisse : rar Le Le ne on | "ho D. Rouges qui portent sur griculture qui a fourni le paiu et le ces Maritimes—l' Acadie. Là aussi, nous voyons ce que |rait pas le témoin de cette magnifi: n et je sens que c’est un devoir pour moi de le faire connaître. ”” Madame A. GUERTIN, , 59 rue Cacieux, Montréal, Tous les maux, toutes les souffrances, toutes les maladies que la f-:mme a si souvent à supporter, les maux de tête, les maux de cœur, les migraines, les les névralgies, les vertiges, les suffocations, les pal- pitations, les étouffements, l:s pâles couleurs, les nervosités, les moments de tristesse, de mélancolie, de découragement, de faibless: ; toutes 1:s difcul- a —————— Fac-similé d’une boîte de Pilules Rouges. 0 terre. 9° PAPE TETE NTS. S1Xx BOITES $250 = FRIBUELS PAR LA CHIMIQUE FRANCO AM RICAINE 1. CANADA 24e. MASS. | leur étiquette le nom de la Compagnie Chimique Franco-Américaine et qui sont en vente dans toutes ls bonnes pharmacies. N'acceptez pas nou plus de ces Pilules dites ‘‘pilts- les rouges’’ que des colporteurs et colporteuses, passant par les maisons, allant de porte en porte, vous offrent. Ces gens sont des imposteurs, et nos produits ne sont jamais vendus de cette manière. Si votre marchand n’a pas les Pilules Rouges de la Compagnie (Chimique Franco-Américaine, envoyez-nous 50c pour une boîte ou $2.50 pour six boîtes, ayant bien soin de faire enregistrer votre lettre contenant de l’argent, et vous recevrez, par le retour de la malle, les véritables Pilules Rouges. CONSULTATIONS GRATUITES.—Adressez- vous par lettres ou personnellement au No 274 rue | Saint-Denis, Montréal, si vous désirez avoir des | couseils au sujet de votre santé. Les Médecins de la Compagnie Chimique Franco-Américaine vous ! donneront, tout à fait gratuitement, les informa- tions nécessaires pour l’emploi des Pilules Rouges let vous indiqueront aussi un autre traitement si votre maladie le requiert. COMPAGNIE CHIMIQUE FRANCO- | AMERICAINE, 274 rue Saint-Denis, Montréal. Rapport prepare par Mer M. F, Richard sur l'Agriculiure es professeurs. les grandeurs et les gloires de la |ne peut rester souri à l'appel de la p'us ancieune comme la plus noble | patrie—Je viens donc m'acquitter, : _ s d On a défini l’élo-|de la mission qui m'a été confiée, | SECTÈLE, elle nous rend ;inmmuable : ;5erveillés. quence ‘‘rayon de lumière pour |au risque de vous ennuyer, vous et la Colonisation Mousieur le Président, Mesdames et Messieurs, Il me semble qu'après avoir rem- pli la tâche de rapporteur sur la ©2- lonisation et l'agriculture à quatre conventions générales, on aurait dû confier ce devoir à un plus jeune, afin d'habituer la nouvelle généra- tion à porter les armes au service de la patrie. Comme il s'agit d’une question vitale pour l'Acadie et de la plus haute importance au point de vue national et religieux, il con- viendrait que ce fû . .« : ftao clé à l'étogrenc Î : } chanter vin pour l’accomplissement du plus grand mystère d'amour opéré par Notre Seigneur durant sa vie mor- teile. La religion aime l’agriculture | parceque comme notre âme elle est l Il n’y a pas de soldats plus va- leureux que les coions qui s'atta- quent . courageusement à ‘a fo êt | pour grandir et enrichir le domaine | national : les Acadiens ont été ces soldats courageux et persévérants peuvent faire la colonisation et l'a- griculture. Le Collège Sainte-An- ue, appelé à 1eudre de grands ser- vices au pays, à l’Acadie, est ie fruit de l’industrie agricole, la mère nourricière en général et des Aca- ‘naturellement chrétienne ; elle l'ai-| qui, en Acadie et dans la province dieus en pariiculier. Sans la colo- |me surtout parcc— qu'elle est son [oeuvre, parcequ'elle est une de ses | plus belles gloires. La religion aime l’agriculture, la patrie l'aime aussi. Elle l'aime Parcequ'elle uourrit ses enfants, : parcequ elle alimente le c mmerce | qui les unit, et l'industrie, qui sans |elle n'est que lé lit aride d'une | Source sans eau. ‘élevant les richesses des peuples au- | dessus de leurs besoins, fait plus |qu'augmenter leur bien être, elle jélève leur destinée. Hlle est une graude force pour une nation par- cequ'elle nons rapproche de Dieu let nous met au coeur le respect des |traditions saintes qui l'empêchevt | de s’égarer, patcequ'en vous atta- chant au sol d'où sort une vertu comme ce luttezr antique que rien L'agriculture, en! |de Québec, ont montré leur patrio tisme en se livrant à la conquête de nouvelles régions, daus-l'intérêt de la nation. | Faisons en ce jour de souvenirs glorieux, un pèlerinage en Acadie. | Car les Acadiens on‘ aussi des gloi- res nationales. Leurs trophées, {c'est la croix et la charrue. Dans ce pèlerinage nous remarquerons | partout les traces du génie, du cou- rage, de l'esprit de sacrifice et de | dévorement de nos nationaux— | qualités qui n’ont pas toujours été | conveuablement appréciées de ceux qui ont le plus profité de leurs no | bles travaux. Jetons d’abord un coup d'oeil |sur le sp'eudide panorama qui se déroule à nos regards étonnés, é- La rivière St Jean, qui traverse ce beau pays, ne sau- uisatiou, saus l'agriculture, nous n'aurions pas de patrie à nous, cous n’aurions pas d’Acadie ,nos concitoyens ue jouiraient pas des a: vantages civils et religieux, dont on n'est pas suffisamment £reconnais- sant. Le grand obstacle à la colonisa- tion et à l'agriculture en Acadie, c'2st la désertion de plus en plus sensible et inquiétaute des campa gues- On s’imagine, sur de faux rapports et poussé par je ne sais quel mauvais génie, trouver fortu ue loin de son pays. On s'en va à l'aventure vers un inconnu qui se- sans parler des dangeis encore plus redoutables-de perdre la foi ances- | trale et les traditions natiouales, On lhabite des ateliers, des chantiers, des fabriques où l’on respire un air ra pour la plupart une misère noire, | que démonstration. Les Acadiens veulent vivre de leur vie nationale comme les autres, peuples. Ils l'ont déclaré à leur première convention tenue à Mem- ramcook en 1881, en choisissant une fête nationale qui leur est pro- pre—l'Assomption de la Sainte Vierge. Ce choix a obtenu l'ap- p’obation de l'Eglise, et toutes les personnes de honne volonté justi- fient cet acte de haute importance pa'riotique pour le petit peuple aca- dien. . Ils l’ont coufirmé, ce choix, à la convention de Miscouche en 1884 lorsque les délégués de l’ Acadie ont fait le choix d’un drapeau qui leur rappelle leur origine française et leur titre d'enfants privilégiés de N.-D. de l’Assomption, C'est en- core à cette importante convention que le chant national a été pour ainsi dire inspiré et adopté au mi- lieu d'un enthousiasme qui n’a ja- mais été surpassé en Acadie. Fidi- mus Slellam rjus. Nous avons vu son étoile et nous avous voulu l'ac- clamer par le plus beau chant com- posé en l'honneur de Marie, / Æte Maris Stella, À chacune de nos conventions nous avons affirmé notre existante comme peuple distinct, nous avons réclamé nos droits, comme catholi- | : - 1 nt É à 5 rs 4 ‘ .. empesté, où l’ j i î | l'esprit, et rayon de chaleur pour ie ; que Je voudrais tant intéresser à 1€ pouvait ébranler tant qu'il gar-}rait être comparée au majestueux un ssprit se pervertit, le |ques et comme citoyens, etle de- coeur.” Or c'est cètte éloquence qu'il faut pour parler dignement et, avec fruit de la colonisatiou et de l'agriculture, les deux colounes de | l'édifice rational de tout pays, et les pierres angulaires de l'édifice religieux dans notre chère Acadie. Or a près soixante aus d'existenc® Let de combat, le rayon de lumière let le rayon de chaleur sont passa- biement affaiblis en votre humble serviteur. C'est pourquoi le comité l'exécutif de ce congrès, qui sait si bien faire les choses, m'apparaît a- | voir erré dans le choix du rappor- tun maître de | teur sur la colonisation et l'agricul- | de la terre, tre % | mon important sujet. Parlons d’abord de la dignité de l'agriculture. terre, il n'en est point qui égale ce- Jui de la cultiver. C'est le seul état | qui ait été jugé digne de l'homme, | au temps de son innocence et s’il lui a été maintenu aprèi sa chèûte, c'est en souvenir de sou élévation | | 2 | passée. | mier agriculteur, eut semé les étoi- : . les dans les cieux, il sema les plan- |tes avec les fleurs qui sont la poésie Après l'honneur de gouverner la, Pendant 1'oeuvre des six : jours, quand Dizu, qui fut le pre-. ‘dait son appui ; parcequ'elle fait les lcorps sains &t roboustes, les âmes | patientes et vigoureuses. Ia char- rue, instiument de luttes, accou- tune le laboureur à la lutte pour la défense de sa patrie eten fait le vrai patriote et l'insigne bienfaiteur de son pays. Les vrais soldats de la patrie sont sans contiedit les co lons et les agriculteurs. L'agricul ture qui, à la surface, semble ne s'occuper que des intérêts maté- ‘riels, peut devenir, et devient en effet, un des éléments les plus fé- conds de la grandeur nationale. etil voulut que l'hom- C'est de l'agriculture que dépend Canne Lint un vieux catdat | me FA chnreé de faire la première Ta prosnérité Are rennles Aimnne | St-Laurent, mais sous plusieurs rapports elle le surpasse. Ne sont- ce pas les Acadiens qui ont été les premiers à le naviguer, à l'explorer ot à lui donner son nom ? Ce Ma dawaska, une des gloires de la colo- nisation acadienne, loit aux bras acadiens son défrichzement et sa prospérité. Heuseuse idée que cel- diens-Françris vents at Madawas- | grandfbesoin. coeur se corrompt, le caractère perd son ressort. Plus déplorable est la situation des pauvres j unes fille auxquelles un travail opiuiâtre fournit à peine | des champs de l’Acadie qui ne tar- dent pas à s’étioler et à périr. Je ne veux pas insinuer ici que ile de célébrer notie fête nationale | Cette jeunesse acadienne se désho dans cette partie si pittoresque de nore et se perd infail!iblement dans l’Acadie ! Comme les Acadiens exi-|leS villes américaines. Dans tous lés ont trouvé un refuge dans la|les Cas, la patrie, l’Acadie les re- province de Québec et sont devenus |8rette parceque la colonisation et des éléments précieux pour cette l'agriculture perdeut des bras vi- province-soeur, de même les Cana-|80ureux dont le pays”ä un très le nécessaire À la vie—simples fleurs } voir nous oblige à continuer cette lutte pour la vie. Nous avous re- vendiqué le privilége et la justice pour notre population, de coloniser ile pays, notre héritage civil, de préférence à des étrangers qui sou- vent sont peu appréciables ou du moins ne sauraient jamais rempla- cer avantageusement les enfants du pays. Ne déshéritons pas les nô- tres pour eurichir les étrangers. On a élevé des monuments aux hommes distingués du Canada. C'est daus l’ordre. Pour moi, je demande à mes compatriotes que tous les coeurs acadiens servent de monuments à nos plus grands bien- faiteurs, aux vrais héros de la pa- trie, les colons et ie agriculteurs a- adiens, et fu- Ju: