& . on. ue tt —S nn ete — LA CIE. DE PUB. DE L'IMPARTIAL, PROPRIETAIRE. | LI ui à Wwr2 D APE nr f IAE 3 Fordé en 1893 par Gilbert Buote et son fils, | FE D L ce #Y AMtoscler ms“ F. 7]. BUOTE, RÉDACTEUR. Mme F. J. BUOTE, Assistante. VOL. 5. NO. 12 Banane TIGNISH, ILE du PRINCE EDOUARD, JEUDI LE 3 AOÛT 1905. DR RSS ASE PSS SA SAS SN SE 6 % GUIRLANDE DE HOUBLON 2 @ —‘* Je suis bien aise, reprit alors | sa mère, que tu aies encore reçu cette leçon; elle t'apprendra peut être à te mieux tenirsur tes gardes- Tu vois, mon enfant, comme les apparences peuvent nous tromper, surtout quand on s’y prête avec tant de légèreté. Tu croyais acheter un ornement qui te durerait des années entières, et, avant le lendemain wmême, tu n'as rien qu'une branche fanée dont tu M'oserais plus te parer. Puisse le souvenir de cet accideut t'appren- dre à ne juger ni les personnes ni les choses sur la simple apparence ! C’est le défaut général et carac téristique de toutes les personnes légères ct irréfléchies d'agir avec précipitation et de ne savoir rien estimeer à sa véritable valeur Combien ne voit on pas de jeunes personnes qui se laissent éblouir par un extérieur charmant, par d'agréables flatteries, par l'appâ: de belles promesses et des plaisirs passagers, ains) leur honneur, la paix de l'âme, et heur ence monde et dans Ton excessive légèreté ma fait concevoir les plus vives In quiétudes sur ton avenir. Tu n'auras pas toujours ta mère à côté de toi pour être ton ange gardien, comme ïice moment où tu faillis Tu as comprotnettent leur bo: l’autre! te précipiter dans l'abime. bien vite oublié les belles promesses que tu m'es faites a1 moment où tu venais d'échapper à la mort: quelques instants se sont à peine écoulés depuis, et tu fais déjà de nouvelles sottises. Henriette, je t'en prie, corrige-toi, défais-toi de ta légéreté,sois dorénavant plus posée et plus raisonnable, sinon tu me rendras la plus malheureuse des mère.’ La maîtresse de poste, commencement de ce récit du pos- tillon, n'avait fait que rire, deviut qni au peu à peu peusive et sérieuse. ‘‘Il) faut l'avouer, dit-elle, Mme de l Vertval est une femme de bon sens et une excellente mère. Mais sal fille, que répondait-elle à ces sages utiles avis, que chacun, quels et | que soient son sexe et son âge, de- | viait imprimer dans sa mémoire, et | midux encore dans son coeur ? | iJa jeune pérsonne, répondit | Jéan, parut depuis ce temps-là aus- | si timide et silencieuse qu'elle avait | été vive et turbulante auparavant. | Durant tout le reste du voyage elle | absorbée dans ses réflex- | larmes | semblait sions jen souvent les roulaient le long de ses joues ; d'entrer dans pria de nouveau Sa mère de lui par- donner ses étonrderies, et lui pro- encore une fois de suivre ses avan! mit leçoi _— Et vrons, | te : car ces mêmes avis sont utiles pour tout je monde, et particulière- ment pour la jeunesse. N'est-ce pas, Catherine le lui promit. Eufin la maîtrssse de poste chan- 1s sages et maternelles. nous anssi nous repartit la maîtresse de pos- gea la piéce d'or, six francs à Catherine mit les trois autres dans la lettre, et, avant de la cacheter, demanda la permission { ment l . et! bien, ma fille, dit-elle à Catherine, la ville elle|de consacrer avec joie tout ce que { 16 | | | les sui- donva un écu de | —LA— EPISODE de la lire, la trouva très bien, ex- prima sa satisfaction délicatesse de Catherine et de ses parents en cette circonstance, et ajouta : ‘‘C’est sans doute ton père qui a rédigé et écrit cette lettre ?’’ Catherine af- firma que la lettre était de sa com- position et de son écriture, et que son père n'avait fait que corriger le brouillon. ‘Cela m'est difficile à croire : l'é- criture en est fort jolie et l'’ortho- graphe parfaite, Mais nous allons voir à l'instant : mets-toi à ce bu- reau, écris l'adresse, je vais te la dicter.’’ Catherine obéit, et Ia maîtresse de poste, tout étonnée, lui fit des excuses de l’avoir un instant soup- çonnée de mensonge. ‘‘Vraiment ton écriture est très belle ; peu de jeunes personnes en feraient au tant. Il paraît que ton père est non seulemen: un brave homme, mais encore un homme de talent, et qu'il t'a donné un: bone instruc- tion.’ Elle cacheta la lettre et la joignit aux autres paquets du dé- part le plus prochain, en disant . ‘‘Ma boune petite, viens que je t'embrasse, je suis enchautée de te connaître ; tu es une fille très bien élevée, ton instruction et surtout tes sentiments te font honneur. Reste toujours ce que tu es, et les voeux que je forme pour ton bou- heur s'accompliro it”? IX Le médecin comme . ils devraiezt être tous. La maîtresse de poste fit servir uu bon déjeuner à Catherine, qui, après avoir fini son repas et témoi- gné sa gratitude à cette aimable dame, lui demanda le nom et la demeure du meilleur médecin de l'endroit. JLa dame, fort curieuse de son naturel, désirait savoir ce que la jeune fille avait à faire chez le médecin. Catherine fit alors un récit circonstancié de la maladie de sa mère, de la désolation de ses frères et de ses soeurs, et de l'ur- gente nécessité de secourir la mala- de afin de la conserver à sa famil- le, laquelle se composait de son épcux et de ses neufs enfants. ‘‘Je veux, ajouta-t-elle, offrir cet écu qui me reste au médecin, pour l'engager à donner des soins à ma “ii "0 mère et à lui rendre la santé le : hommage à une dame si charitable let qui trouvetant de plaisir à venir plus promptement possible,” La maîtresse de poste fut vive” émue de ce beau trait de pié- té filiale. ‘‘C'’est bien, c’est très tu posèdes au rétablissement de la santé de ta mère. Ah ! ma chère |enfant, sois bien sûre que le bon | Dieu te bénira ! Viens avec moi ; |je te conduirai moi-même chez le docteur ;: sa demeure est à deux | pas d'ici, et som épouse est «nom amine intime.” | À l'instant, elle prit sa mantille | de soie, et Catherine l’accompagna dans la maison du médecin. ( j'irai la voir demain, et j'espère, ement rétablie. se de poste, je veux avoir le plaisir de faire quelque chose en faveur de | cette digne maîtresse d’éco'e, et je| constipated. REFUSE ALL SUBSTITUTES, les remèdes que lui fouruira le phar- | have used Dr. Fowier's Extract of Wiid Strawberry macien. avoir eu,au milieu des privatious occasionnées par la maladie et la catesse pour 4e pas garder un ar- À si gaie et si spirituelle, que le doc- teur et sou épouse en rirent aûüx éclats. La lettre de Catherine et le renvoi des trois écus ce six franes lui fournireut ensuite une transi- tiou heureuse pour dépeindre d’une manière teuchante la probité déli- cate de Catherime et de son père ; elle parla de ia maladie de Thérèse, | mère de neuf enfants, tous vivants, et termina en priant le doeteur de venir au seeours d’une famille +1 intéressante et si aimable. Le docteur, très attendri, dit en s'adressant à Catherine, qui s'était approcheés d’un air timide et sup pliant, tenant son écu de six francs au bout de de ses d)igts comme pour mieux fléchir le médecin : ‘-Kxcellente fille, ton bon coeur sera satifait ; remporte ton argent, je ne demande rien pour les soins que je donnerai à ta pauvre mère, Dieu aidant, qu'elle sera promp- — Et moi aussi, reprit la maîtr:s (CS ES ERROVIM Marque de commerce as Refait le Systeme Fortifie les Muscies Donne une Vie Nouvelle En vente chez tous les marchands de |‘ médecines —— Davis & Lawrence Co., Ltd. , Dan) mme «FOR .., Diarrhoea, Dysentery, Stomach Cramps and ail Summer Complaints take Don't ex»eriment with new and untried rexcedies, but procure that which k25 stood the test of time. Dr. Fowier's has stood the test for 60 years, and has never failed to give satis- faction. It is rapid, reliable and effectual in its :ction and does not leave the bowels prends l'engagement de payer tous] THEYRE DanGerous, C'est une trop belle et trop méritoire action de la part de cette brave femme et de son époux, «’a- misère, assez de probité et de déli- gent qne le hasard lui avait procuré d’une manière si étrange. Soula- ger les persenues vertueuses dans leur infortune, c'est encourager la vertu.” Catherine répandit des larmes de joie en remerciant tantôt le méde- cin, tantôt la maîtresse de post», ce toute leur bienvuiilin:: ; puis elie! retourna avee cette dernière au bu- reau pour reprendre le panier qu’el- le y avait laissé. ‘““Qu’as—tu donc dans ta cor- beille ? lui demanda la dame. —Madame, ce sont des choux- fleurs : voulez vous me permettre de vous les offrir comme un faible témoignage de ma reconuaissance pour les bontés dont vous m'avez comblée ? Ma mère m'avait chargée de les vendre ; mais j'ai la certitude qu’elle me saura gré d’en avoir fait au secours des fami!les malheu reuses, ALLEN’S LUNG BALSAM (BAUME D'ALLENY) guérira positivement les TOUX, les pen le CROU Profondément enracinés. Une bouteille de 25c. pour un simple rhume. ” ” Soc. “ gros rhume. « «“ $1.00 ‘“ ‘ une toux, pro- fondément enracinée, En vente chez tous bes pharmaclens, | [a maîtresse de poste crut de- voir ouvrir la conversation par le récit de l’histoire du chapeau de . 4 |paille, et elle le fit d'uue mauière À Un bon homme peut trouver de Mrs. Bronson Lusx, Aylmer, Que., writess “1 for Diarrhœa for several years past and 1 find it is the only medicise which brings relief in so short a i NE TOUSSEZ PLUS PRUCINE LE REMEDE DU JOUR Une Combinaison de Gomme d'Jipi- nette, de Cerises Sauvages, de Marrube et de Goudron. Scicatifiquement préparée sous forme d’un Sirop agréable au goût. 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