La Mo, ut £ % à ê $ se ad Éd 77172 ns ” s tsiolh MO. A dar LIT iii 27 PRET EP G AE M OA PE 7. ent er 4 % || [Suite de la 2eme page] Tenez, sans sortir de votre province, je vais vous en don- ner un exemple tout à fait con- cluant. 11 y a deux ans ïe sénateur Howlan était nommé lieute- nant-gouvrerneur de l'Ile. Il de- venait nécessaire de le rempla cer. Plusieurs aspirants, vous 12 cro‘rez sans peine, se mirent sur les rangs. Chacun fit valoir ses états de service, t plusieurs en avaient de considérables. Ls amis des candidats entrè- rent en lice en faveur de leur principal, et il se livra un grand combat l'infl ence à Ot- tawa. Qui l'emporta ? Votre distingaé compatriote, mon es- timable ami, l'honorable M. Arsenault Faut-il nommé parce qu'il était krançais ? Non pas. 1l eut la position perce que ses titres parurent les meilleurs. S'il ent été chosi à cause de sa nationalité sa nomination au- rait à mes yeux bien moins de signification. C’eut été à titre de faveur une aumone magni- fique jetée en passant. Ce qui me frappe comme un grand or- izon nuuveau qui se découvre soudain devant les yeux, c'est qu'ila été nommé quoiqu'il fût Français. Il y a vingt ans la chose n'eut guère été pos- sible ici dans les mêmes condi- tions. Elle ne le serait peut- être pas encore aujourd'hui chez üos frères de la Nouvelle- Ecosse; mais elle le sera bien tot. Les conseillers de sa Majesté n’ont pas regardé l'origine du candidat mais ses droits; et d'un autre côté son origine française n’a pas éte considérée un obstacle, ni même un pré- texte à le laisser de côte. Ce qui veut dire, que nous som- mes arrivés à un degré d'’éga- lité civique à peu près parfait Encore une passée, et dans quel- ques décades il n’en paraîtra plus rien. {Vos en connaissez là dessus bien plus que moi. Je ne ferai que vous rappeler le mot d'un ancien, devenu la loi des meil- leurs systéme + d'éducation con- temporaine—“l'enfant doit ap- \pr:ndre à l'école ce qui doit pins tard lui servir dans la vie.” Reste la manière d'enseigner: Je ne l'envisagerai qu'au point de vue particulier qui nous con- cerne en tant qu’Acadiens. Dans qu’elle langue un en- faut doit-1! d'abord.apprendre à lire et doit-il étudier les rudi- ments ? Dans sa langue mater- nelie. tous les éducateurs sont d'acord là dessus. Pour bien apprendre il faut comprcudre. Le perroquet au- quel on apprend à prononcer des mots ne sait pas pour cela parler. Un enfant, s’il a uneex- cellente mémoire, peut passer un brillant examen dans une langue étrangère, sans en com- prendre, et par conséquent sans en savoir un seul mot. J'ai vu des écoliers répondre magnifi- quement à un questionnaire grec, sans comprendre, le pre- mier mot de cette langue. Ils a- vaient appris leur leçon par cœur, comme un perroquet son boniment, voila tout. Comment expliquez-vous ce fait déplorable, mais avéré ce- pendant, qu’un certain nombre de nos compatriotes, qui ont eu dans leur jeunesse deux, trois ans d'école, ne savent plus lire, arrivés à l’âge de trente ans ? [ls ont appris à lire dans une langue étrangère, et ils n'ont ni compris ni aimé ce qu'ils faisaient. Voulez-vous, Messieurs les instituteurs, que vos enfants sachent bien l'anglais ? Com- mencez par leur enseigner leur langue maternelle, qui est 1: français. De cette manière ils sauront iire et écrire dans leurs langues l'un et l'autre leur é- tant utiles; et si l'opinion d'un grand diplomate contemporain, affirmant qu'un homme qui BR Re 0 geo er à a ne RTE u L'IMPARTIAL |verons encore. ‘fraternité couvre de ses aïles Votre bureau d'éducation dé- | les nations civilisées. sire sincèrement, généreuse- | Les peuples collectivement sont ment, qne les Acadiens soient armés, mais les individus dans aussi instruits que les autres Jours relatio:s les uns avec les raccs qui peuplent l'Ile; qu'ils autres désarment. l'esprit du les rejoignent dans la lice du combat existe toujours, et le progrès et des Inmières; qu'ils reprennent le terrain qu'ils ont forcément perdu; il ne pouvait pour cela pros(der pius intelli- gemment qu'il ne l'a faitenen- courageant l'enseignement du français dans les districts acadiens et en nommant un inspecteur acadien. L'idée les fait de M Joseph Octave Arse- nault montre leur grand dis- cernemert. Honneur à eux ! Honneur à vous aussi, mes- sieurs les Acadiens de l'Ile Saint Jean, qui avez su inspi- rer, de pareils sentiments à ceux qui constituent la grande majorité de votre province ! On récolte presque toujours ce que l'on sème, Vous récoltez la bienveillance ; c'est que vous avez semé la bienveillance, et que l’on s'est aperçu que vous êtes de vaillanis semeurs. J'espère avoir été bien com- pris dans mon plaidoyer pour l'enseignement du français dans nos écoies ; mais de crain- te que l'esprit, la portée de mes paroles ne soient mal in- terpretés, vous me permettrez de préciser. En préconisaut l'enseignement du français ans nosfécoles acadiennes, je ne prêvhe pas la création d’un petit état acadien dans un grand état anglais ; je ne veux pas faire de nous une race iso- lée, n'ayant rien de commun aves les autres races dont nous sommes entourés. Le contraire e.t plus près de ma pensée. Je rève la nationalité acadienne marchant Ja main dans la main avec toutes les autres na- tionalités dont se compose notre pays ; dans la grande arène du progiès. Mais je la rêve mar- houore, et le choix qu'ils ont. vainqueur finira comme jadis par supprimer le vaincu; mais (ce n’est plus uniquement la lutte de la force. Le dernier sur- vivant sera le vainqueur dans la grande joute des sciences appliquées du progrès et des libertés. Nous sommes 130.000 (Acadiens dans les provinces maritimes; vous êtes 12,000 à l'1le Saint Jean. Nous avons autant de chances à vaincre nos concurrents qui sont 500,- 000, dans les combats par ému- lation pour la prééminence, que l’armée de Miitiade, forte de 10,000 hommes, avait de baitre à Marathon les Perses au nom- bre de 110,000 combattants. Seulement au lieu de piques et de javelots prenons résolu- ment dans nos mains les instru- ments du travail que procure ja richesse et fait les hommes indépendants; pour armure lé- gère dounons à nos enfants l’in- struction qui soustrait ies hom- mes aux exploiteurs de toutes sortes; les écoles primaires à tout le monde, le collège on l’académie à ceux qui anon- cent de grandes aptitudes; pour commandant ayant notre cons- cience, éclairée et gardée par ceux auquels Jésus à dit: En- seignez toutes les nations. Dans ces conditions je ne crains pas le résultat final de la luttes pour mes compatriotes ; etsi, ausgiriches, aussi instruits, aussi probes qu'eux, ayant notre | Mère infaillible pour nous mon- \trer le chemin, nous succom- | bons daus la grande lutte, l'en’ ceinte d’un doujau féodal, ou l'isolement comme race,ne nous l'aurait pas sauvé. | Le plus apte l’emportera tou- | jours. Soyons les plus aptes, et chant “asquo passu,” de front, |ne craignons rien du nombre. Cette libéralité vis à vis de|sait deux langues vaut deux l’un des nôtres honore vos con- citoyens anglais; mais recon- naissance est surtout acquise à vos coreligionnaires et à votre magnifique, votre magnanime clergé. Si, au lieu des conservateurs, les libéraux eussent tenu les reines du poryoir à Ottawa, j'imagine qu’à la place de M. Arsenault, et pour des raisons identiques à celles qui l'ont fait choisir, notre distingué compa- triote l'honorable M. Perry au- rait eu la position, un que ses titres de premier l'eutenant de M. Davies lvi eussent donné la préférence sur tous ses concur- rents, Qu'on ne dise plus mainte- naut que notre qualité d’Aca- dien est un obstacle à notre a- vancement. $i elle le fut, elle ne l’est plus, ou ne le sera guère longtemps. La conclusion de tout ceci, c'est que, étant nés catholiques et français, il faut rester ve que Dieu nous a fait et que pour cette fin, et pour devenir de hommes, a quelque valeur, le future citoyen que vous aurez formé sera supérieurement ar- mé pour la lutte de l’exist-nce L'axiome éducationel-procéder da connu à l’inconnu vous esi tiop familier pour que je m'y arrête. C'est une opération difficile pour l'intelligence d'un enfant de saisir la signification des choses abstraites qui se ren- contrent dans l'étude de la grammaire—un adverbe, une proposition, un infinitif. Cinq fois cinq font vingt cinq, de- mande un grand recuelilement d'esprit pour être parfaitement compr's. Certains peuples pri- mitifs ne comptent que par u- nités, tout travail abstrait leur éiant étranger. L'âme d’un en- cs abstractions. Comment voulez-vous qu’- june jeune intelligence s'oriente | parmi les objets qu'elle ne peut | Voir ni toncher, si elle ne com- prend pas bien les mots qui d(- |siynent ces objets ? Les mots fant entre difficilement dans] de niveau, à la même allure. que les autres races. Je ne veux | plus que l’on dise de nous, en! 1egardant cu arrière : c’est une | race inférieure ! Elle traine : il | faut la remorquer ! c'est pour cela, que je Voudrais mettre en activité toutes nos forces, toutes nos ressources vives. C'est pour cela que je voudrais voir le français enseigné à tous les entants acadiens du Nouveau Brunswick, de Ja Nouvelle E:- cosse et de l'ile du Prince E:- douard sans préjudice à l’en- selgnement de l'Anglais Je voudrais méme que nons pris- sions les devants et qu'à notre tour nous ouvrissions la route. Marcher les premiers dans Île! sentier difficile, mais glorieux du progrès, quel honneur pour nons ! Dire aux autres, en leur tendant à notre tour la main; venez, nos amis! Quel rêve, dont il ne tient qu'à nous de | faire une réalité. | Quelques 1êveurs de ja pro-| vince de Québec, atiard’s de! plusieurs siècles, veulent faire | de Ja grande provinee sœur, et ! Au reste. nous le savons bien, la majorité dont nous sommes entournés, ne nous est désor- mais plus hostile, et nous avons beaucoup à gagner à son con- tact, pourvu que nous n'y »er- dions ni notre langue ni notre foi. Eux de leur côté trouvent leur avantage à nous cultiver. Nous avons certaines qualités de race qu'iis ne possèdent pas au même degré. Anglais, Fran- çais, Ecossais, irlandais, nous pouvons tous tirer de grands a- vantsges dans la fréquentation. sur un pied d'égalité, les uns avec les autres. Quant à vous, Mesdames et Messieurs les instituteurs, vous avez le grand rôle. C’est vons qui préparez, qui formez la gé- uérition qu'arrive: Ceux qui sont aujourd'hui assis sur les bancs de votre école, prendiont derain leurs places dans les conseils de la nation C’est l’a- venir que vous élaborez. Le role d'éducateur de ja jeunesse. est beau. Il est méritoireet glo- rieux devant Dieu et les hom. mes. Aïmez }:, ct perfectionnez plus utiles sujets de la cou- sent les jalons qui mènent aux sonne britanuique, ilest de pr - idius. Slies mots ne sont pas mière nécessité que nosenfants|compris, les idées demeurent apprennent leur langue mater- |confuses, l'intelligence ne les nelle dans les écoles, et que |distinguera pas, ne les saisira vous, Mesdemaiseiles et Mes- | pas. sieurs, qui avez la grande, la! Apprenons d'abord à lire le sainte mission de les instruire, | frauçais, et l'anglais nous vien- qui exercez un Ssacerdoce, | dra bien plus facilement; ap- comme disait un grand éduca-| prenons les tous deux simul- teur chrétien, vous leur ensei- :tanément, si vous le voulez. ginez, en même t :mps que l'an- Quand nous saurons compter ais qui leur est nécessaire, Ja | dans notre langue, rons sau- belle langue française dans Îe- [sue compter dans toutes les quel.e ils apprennent sur les/|langues; et la grammaire fran- genoux de leur inère à adorer |çaise, si nous eu comprenons le bou Dieu ct à aimer sa sainte bien les éléments, nous donne- mère, la patronne des Acadiens. |ra la cief de ioutes les autres Sur les autres matières qui |grammaires. Ce que vous au- doivuut être enseignées aux en-|rons appris en nous servant de fants acadiens de l'ile, je n'ai|mots qui sont pour notreenten- pas à émettre d'opinion; votre|dement autre chose que des bureau d'éducation y pourvoit sons incompris, se graVera daus avec beaucoup de discernement | notre intellect, et dans dix ans, et de sagesse et vous mêmes dans vingt «n:, nous l’y retrou- du noble peuple franco-cana- | vous y. dieu un état isoie, à part, J'añne le travail que vous oppositidn aux provinces an-| fuites ici. En étudiant ensemble glaises. Selon moi ce serait une et contradictoirement lès mé- grance erreur. Jour nous|thodes d'enseignement, vous | l'erreur serait fatale |admettez que votre man.ère et Nous ne sommes plus aux siè votre système est susceptible cles où, pour se garantir des en- de perfectionnement. Tout es ueprises des ennemis—et tout | perfectible, ne l'oublicns ya: | voisin était alors un ennemi— | hors Dieu, et la vérité qu'il a il fallait se murer dans un chà- revelée. t au fort et tirer après soi les Quand vous verrez un peu- ponts levis. Giâces aux Pio- ple, refuser de s’éclairer aux grès de dla civilisation, Ja lumières des autres peupes, charité évangélique est au- scus prétexte qu’ils postèdent jourd'hui mieux comprise et toutes les Inmières, ce peuvle autrement pratiquée. L'homme est c ndamné, à moins qre de n’est plus nécessairement l'en- grands chatiments ne le nemi d’an autre homme, ce qui ramènent dans les vis de faisait dire à 103 devancieis : l'humilité, ou que d'écli antes “hcmo homini lupus”. Le calamités re le réveillent de «<œur humain nourrit encore sa paresse. Parce que noire ses vouvoitises, les injustices ne système d’enseignemeat était sont pas bannies de Ja terre : bon, le meilleur mêms, il y a jwais un grand esprit deldeux cents ans, il ne s'ensuit el } pas qu'il est le meilleur au- jourd'hui, ou qu’il ae soit pas suscepti ble d'amélioration Ceux qui vous disent 12 con- traire sont saturés d’orgueil, ou pétris de paresse intelleutuelle. Prenons hardiment chez les autres, chez les protestants aus” si bien que chez les vcatholi- ques, ce qu'i's ont de mieux que nous; faisons en notre pro- fit et nous arriverons jes pre- miers dans la lice. À ces condi- tions là seulement nous se- rons les 10,000 soldats de Milti- ades l'emportant sur les 110. 000 combattant du roi de Perse; nous serons le phalange macvé- donienne ; nous serons Ja lé- gion romaine invincible. Ne re- doutons pas le nombre chez les autres; mais craignons comme la mort, pour nous mêmes, l’a- phathie, le découragement, et surtont cet orgueil malsain, fruit de l'ignorance et des pré- jugés, et qui se refuse à toute innovation devenue nécessaire. Pendant que vous êtes ici en conveutionétudiant les meil- leurs moyens de devenir des citoyens utils de notre grand pays du Canada, tout en de- meurant des enfants soumis à Votrs Mère spirituelle, et fi- dèles à votre autre mère égale- ment chère, la France, sans que nous devons à la couronne britanique nos co-nationaux du Nouveau-Brunswick com- mémorent, à Memramcook, la mémoire du plus grand Aca- dien qui a jamais existé, le Père Lefebvre né à Saint-Phi- lippe, près Montréal. Eievons nos cœurs et unis- sons-ies à ceux qui posent Ja pierre angulaire d'un monu- ment destiné à perpétuer la mémoire de l’ami que Dieu nous a envoyé pour nous sau- ver. Afin d'honorer la mémoie le Ruastico, notre société na- tionaie de l’Assomption m'au- toris à offrir à chacun et cha- cune des maitres et maitresses d’école qui enseignent le fran- çais aux Acadiens de l'Ile, un petit dictionnaire de Larousse. Ce cadeau intrinsequement de peu de valeur, mais que vous estimerez précieux à cause de l’esprit dans lequel il est offert, est un don de nos bons amis de France Ne le di- sons pas trop haut, mais sou- venons-nous en dans nos cœurs. TE éme T. B. RILEY, —MANUFACTURER OF— Plug, Twist, Fancy Smoking. & Chewing Tebaccos ©00X00 1f you will have a good smoke or chew celi on the rade for Riley’s Tobaccos, they are reliable, uniform, and gua- ranteed to gire satisfaction. &æ Get our prices before placing our orders el:ewhere. Charlottetown, P, €, ! Jan 16 96 pour cela affaiblir l’allegean :e du bon Pére Lefebvre, et pour rarquer la haute appréciation | qu’elle fait de cette convention mn 7-pmpre # mm eme Pa SRI en 7 US À de ou + THE ALBERTON COLUMN .| A POINT FOR CLOTEING BUYERS There is in Alberton one stock of ready made clothing that: is thoroughliy up-to-date in de- sign, style, fit and finish, well made in every particular, and, | best of all, extremely moderate \in price. That stock is to be found at Alberton Headquar- ters—Rogers’ big store .… … » lfitis Jlow-priced clothing you want, we cau suit your ideas exactly. Suits made of good, strong, dark tweed at $4 40, pants from $1 up, and children’s suits, $1, $1.25, $1.45, $1.85, &c., are all revela- tions in the art of clothing sel- ling But when you examineour better goods—suits all the way from $7 to 14—vyou will find thats where we shine. We want you to see it. You ought to see our clothing. 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