quelqu'un de votre famille ne a" EP + © eg Le MR lo 0 0 A VS 2 PNR ER DE D RE 0 FRIC SEINE TR $ “1 LA MERE JOB | (Suite de la 1ère page) après-midi, quand la vente sera terminée je me rendrai en tou- te hâte à la ville, pour essayer si je ne trouverai nulle part les resources nécessaires pour sau— ver Hugo. Si j'avais toute une semaine à ma disposition, cela me réussirait sans doute au gré de nos vœux ; mais maintenant je ne puis vous denner trop d'es- poir. Si le prèteur veut visiter vos biens pour jager de la va- leur da gage, il peut se passer plusieurs jours eneore, avant que ies pièces me soient signées. J'irai rendre visite à Hugo et voir s'il n'y a pas moyen de re- tarder sa chute. Réfléchisser et sengez aussi, vous autres ; vo: yez si vous ne pourrez pas trou- ver de moyens plus sèrs: si possède pas les resseurees né eessaires pour vous rendre im- médiatement lo service en ques- tion. Quant au reste, croyez que je ne négligerai rien et terai de men mieux En attendant ne perdez pas eeurage. Allens, à ce soir ! peut-être vous apporterai- je de bonnes nouvelles. Baes Jobse dirigen vers ia porte avec le notaire. —Ah ! resteiei, jeten prie ! dit sa femme d'un ton suppli- ant. —Nou, non !répondit-il brus- quement, les choses ne peuvent en rester là. Je veux savoir ee cache la fuite de Gabriel. Com- ment ! an viendra souiller 1a bonne réputation de ma fille et, comme un lâohe, je dévorerais l'affront en silence ? e’est ce que nous verrons. Allens, à nous deux, notaire ! A ees mots,iltira la perte derrière lui; rmanis un instant après sa voix sefit entendre de nouvean. —Vomes, dosteur, venez, di sait-il, apprenez-moi ee que j'ai à eraindre en à espérer, mais en toute franchise, n'est-ee pas? Ne me ménages pas; je sais que la pire affaire peut seule être mon lot. Le médeeis était un homme de petite taille, tout vêtu de noir,au visage compassé, 5sé- rieax, triste impassible. 1ls s'approeha d’'uwm pas solen- nel,eten gardant un mysté-| rieux silence, du lit de l'enfant, | ini tâta le pouls, appuya le deigt sur sa joue et prêta l'o reiile à sa respiration. La mère avait relevé la tête et épiait les traits du docteur pour voir si elle n’y surpren- drait anueun monvement. Néan- mois elle restait assise. — Eh bie», qu'ai-je à crain dre ? demanda baes Jeb, aprés avoir attendu pendant quel: ques instants. Le docteur garda le silence. —Pariez done, bourreau in- humain ! s'éeria le brasseur tré- missant d'impatience. Pour toute réponse le méde:- cin haussa les épaules et hoeha la tête d’un air de mauvais au- œure. — Ah ! n'est-ce pas qu'il mour- ra ? s'écria le père épouvanté. —Je ne dis pas cela! murmu- ra le doeteur. — Mais, povr l’ameur de Dieu, que dites-vous done ? —1l peut meurir: tent est possible, mais... — Hélas ! mon pauvre Engel- bert ! Maintenant je suis indif- férent à tout. Que le ciel même tombe sur mei, j'y suis prêt ! | vise-t-il de m'interrompre. ns — 1] peut guérir aussi ! ajouta le docteur complétant sa pre-| mière remarque. | —1l peut meurir, i: peut gué- rir ! répéta baes Jeb avec celère. Le moindre paysam sait cela. Vous ne devriez pas VOuZ 1me- quer d'an père qui est auprès da lit de mort de son enfant. aérira-t-il ou suceombera-t-il? voilà ce que je vons demande ’ __Dieu le sait ; la mature peut. réagir et vaiaere, L'enfant _ ms re T'IMPARTIAL, JEUDI LE 14 JIUN, 1900. | — RAA MAVEULVELLRLLLERE TO LLLLLLLEVLVLVE trouve dans une situation. dou-' teuse ; jusqu'iei ia maladie a suivi sen cours régulier ; mais il mais... —Quoi, mai: ? | — Mais 1] peut y avoir noavel| aceès ; la nature peut être à bort de forces et impuissante à combattre un épuisement géné. ral. Ni. dans ce 2as-là, le cœur ne bat pas assez énergiquement pour employer le fluide vital. dans tout je corps, alers...… —Alors....…. — Alors les membres s'imprè-| guent d'eau, et l'enfant … | —Meurt ? | —(Jomme vous dites. Le brasseur poussa un cri dé | ehirant, et courut, la tête en a-| vant, vers la muraille, comme pour se briser le crâne ; sa mal- } | | | | levés, et s'écria en gémissant : — Etre mère, et être eondam- née à voir et à entendre tout ce- la ! Doeteur ! Docteur, docteur, pourquoi oubiiez vous que je suis iei, moi qui l’ai nourri de, mon lait ? Moi, qui sens mon eœur se contraster sous la dou-| lear...et qui ne puis pleurer !| Oh ! vous êtes sans pitié ; révo- quez votre affreuse prédioticn | Vous-même l'avez dit: Dieu. seul sait ee qui arrivera. Pour- quoi donc prononcez-vous Ja condamnation de l'enfant en présence de sa mère ? | Le médecin, toujours aveo la même freideur, répondit : | — Femme, je répons aux ques- | tions de votre mari ; mais ancna | de veus deux ne m'a compris. Aussi pourquei votre mari s'a-| eroyez que je songe à faire une | prédiction défavorable ? Au sontraire. | Baes Job s'élança vers le doc. teur, le eensidéra avec une stn- péfaetion mêlée de colère, et s’6-| oria : —ommemt, au contraire ? | Ainsi, il guérira ? —Je ne dis pas eela non plus. La vérité est que l'enfant m'est pas hors de tout danger; de- main je pourrai vous dire avee plus de fondement, mais non, encore avee certitude, si vous pouvez 88Pérer. | En prononçant ces mots, il avait éorit quelque ehose sur | son earmet. 11 déchira le feuil-| let, la pesu sur la table de muit,. et diten se dirigeant vers la perte : | —Toutes les heures, une euil-| lerée à café, et si l'enfant a a de l'eau d'orge. Bemain. de très. | bonne heure, je deis aller voir au riche elient en ville ; je pas | serai par ici. Tenez l'enfant | ehaud, et prenez garde qu'il ne! seit exposé à auoun courant d'air de la perte ni de la fenêtre. | À demain … Baes Job suivit de l'œil ie doeteur jusqu'à ee qu'il fût sor- ti de la chambre. Puis l'impa- tient personnage se mit à s’ar- racher les cheveux, à gromme- ler, à se plaindre, à maudire. Sa femme chercha d'abord à le con- soler, bien qu’elle-même tâût é- puisée et chancelât sur ses jambes ; mais il la repoussa loin de jui, se mit à parcourir la chambre avee agitation et s'a- bandonda au plus profond dé- sespoir. Rosine pleurait toujours et penchait la tête ; elle paraissait ne faire aucune attemtion aux mouvements désordannés de son père. La mère Job, quand elle s’a- pereut de l'inutilité de ses affec-| tuenses tentatives, jeta an triste | regard sur sa fille éplorée, con- templa avee douleur le petit Bageibert, joignit les æains et. leva les yeux au ciel. Après être demeurée pendauwt un instant! immobile comme une statue, | | Mme A RAHAM SANSOUCI DE STE MARIE DE MON NOIR Guérie des douleurs et des souffrances causées par les troubles du retour de l'a ge, par l’usage des Pilules Rouges du Dr Cocerre, remercie les Médecins Spécialistes de 1a Compagnie Chimique Franco-Américaine de leurs bons soins et du trouble qu'ils se sont donnés pour elle. Cie Chimique Franco-Américaine, Dépt. Médical, No 274 rue St Denis, Montréal, Canada. Messieurs, ‘Je ne puis passer sous silence le bon- ‘“ heur que j'éprouve en me retrouvant en- ‘ core une fois en bonne santé, grâce à vos ‘ bons soins. Depuis quinze ans, j'avais tou- ‘ jours mal à l'estomac, je toussais beau- ‘ coup et aussi vomissais très souvent du ‘ sang noir d’une odeur insupportable, sur- ‘ tout pendant les deux dernières années, ‘“ vu qu'alors je souffrais beaucoup des in- ‘ convénients de l’âge critique. Ma digestion ‘ se faisait très mal et j'étais constipés. J’a- ‘* vais des douleurs dans le dos, dans les cô- ‘ tés et dans les reins. Mes pieds et mes ‘‘ mains étaient glacés et toujours engour- ‘ dis. Lie sang me montait à la figure et je ‘ devenais tellement étourdie que souvent * je m'évanouissais trois ou quatre fois dans ‘‘ une même journée. Je ne pouvais plus va- ‘ quer à mes occupations, le moindre ouvra- ‘‘ ge me fatiguait énormément. Je me suis ‘« fait soigner par plusieurs bons médecins, ‘{ j'ai aussi essayé un grand nombre de re- + ul LÆ || LA || “ QE : î il res TR HAL “ . 4 habileté et qu’ils guérissent les maladies propres aux femmes. grandeutilité. = + ER dei QUE DEEE TOUTE HS, Ta DAME cametine A NAS PRaR Ed “Rm KtEmme QRLLLLLLRLLLERLLLERALLRLLLRSRRL8R888L882L888 Le papier est blanc imprimé en encre rouge, Le retour de l’âge est un moment critique de la vie et un grand nombre de femmes qui devraient aujourd’hui être en bonne santé, sont invalides, parce qu’elles n’ont pas pris en temps le soin qu’elles auraient dû prendre de leur santé. Les Pilules Rouges du Dr Coderre ramènent la circulation dans les extrémités, aident la digestion, donnent la force au cœur et modèrent ses battements ; enfin, elles font des femmes faibles et sans vie, des femmes vigoureuses et robustes. FEMMES sur le retour de l’âge, qui souffrez d’engourdissements, de palpitations de cœur, de mauvaise digestion, de douleurs dans les côtés et dans les reins, qui avez essayé plusieurs Médecins sans résultat, qui avez pris beaucoup de médecines sans avoir de soulagement, prenez les Pilules Rouges du Dr Coderre et consultez les Médecins Spécialistes de la Cie Chimique Franco-Américaine. Vous pouvez consulter les Médecins Spécialistes de la Cie Franco-Américaine soit par lettre ou en allant à leur bureau de con- sultations. Vous verrez qu'ils feront pour vous ce qW’ils ont fait pour Madame Sansouci, parce qu’ils sont des Spécialistes d’une grande Ils ont guéri un grand nembre de femmes malades qui se croyaient sans espoir et qui aujourd’hui sont reconnaissantes et les remercient de leurs bons soins et de leurs sages conseils. FAC-SIMILE DU PAQUET Les bureaux de consultations à Montréal sont au No 274 rue St Denis. Ils sont ouverts de © brs a. m. jusqu’à 8 hrs p. m., et les Dames qui désirent demander conseil sont priées de s’y pré- senter sans crainte. Elles y recevront tout-à-fait gratuitement des avis qui leur seront d’une Les Pilules Rouges du Dr Coderre sont toujours vendues en boîtes contenant 50 pilules cha- cune. Si votre marchand ne les tient pas, nous vous les enverrons sur réception du montant : he A 50c pour une boîte ou $2.50 pour six boîtes. Exigez toujours sur chaque boîte le nom de la ‘CIE CHIMIQUE FRANCO -AMERICAINE ” ALI LIVLVLILLOLLLLLLLOLLLILLELLVLLLLLLLIVLELS ‘ mèdes, mais toujours en vain, et j'étais “ tellement découragée que j'aurais Vu Venir ‘Ja mort comme un soulagement. ou 4 Un jour, en lisant les journaux, Je Vis ‘ Je certificat d’une dame souffrant comme ‘ moi des troubles du retour de l'âge et gué- ‘rie par l'usage des Pilules Rouges du Dr 4 Coderre et les soins des Médecins Spécia- ‘ listes. Je suivis vos directions avec 80In ; ‘ au bout de quelques semaines, je commen- “ çai à prendre du mieux, et après trois ‘ mois de votre traitement, j'éteis parfaite- ‘ ment guérie. Je puis à préseut vaquer à ‘* mes occupations et travailler toute la jour- ‘ née sans fatigue ; l'engourdissement de ‘ mes mains et de mes pieds eit disparu ; ‘“ je puis manger sans que mon ‘’860mAC s0it ‘1 fatigué ; je dors bien la nuit; enfin, je ‘< suis forte et robuste. ‘ Ma petite fille aussi est très bien et me ‘“ prie de vous remercier. ere ‘+ J'espère que vous allez publier cette “ Jettre, afin que les dames qui souffrent ‘“ comme je souffrais, puissent être guéries ‘“ comme je l'ai été.” Mme ABRAHAM SANSOUCI, Ste Marie de Monnoir. =: a Le" x R : $ AE: k Se en por —] he : SANSOUCY.: VALLVLLL LIELRLOLL TELE LLVDIRLRRLLALLALLRLVLALL RE ae AND BEST CHAIRS make them onrselves PS) 2 W rite For CurTs AND PRICES SCHOOL FURNITURE Good, “trong & Cheap dans cette attitude, elle s'affais- | sa sur une chaise dans un cein | MARK WRIGHT & CO. de la chambre, et y restacemme aceablée sous le peids de sa tristesse. (à centinuer) andere + < | Charlottetown | | Jan6th 1896 tæ WRITE FOR GUTS AND PRICES CESSE P EST Why use a Lead Penoil ? When LE LE l = |! PROTECTOR M ol Makes a fine black mark, ne@ds no sharpening, and by rea- son of their ink wnaking cartridges require only water to fli, whieh lasts a year. Ink supply wii rot f.e5ze in any ciimate. | For writing, rulingand manifolding Colors Red, Green, Blue & BlaeK copying. Prices: plain $1 00, ehased $1.20, chased and Gold Mounted ÿ L 40 Should your stationer not hare them addrese, BLAIRS FOUNTAIN FEN CO. 163 IL. Broadway, New York, U. NS. A. | NEW WINTER GOODS My Winter Stock is now Complete | My expenses are small and by careful baying and clese attention to business 1 am in a position te sell geods as cheap as any firm on P. E. 1sland—and perhape eheaper than many. 1t will pay buyers in the vinetaity of Wellimgton to eall aud isse. what 1 ean de for them in Dry @oods, Grocerice, Boots |and Shoes, &e. | | | Al} kinds of Produce wanted. F.T. 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