AO D GE WRI cn EEE ar RUE L’I ne casses MPARTIAL JEUDI LE 6 NOVEMBRE nu fi nt ss 1902 Le S | e Sol de la Patrie o - C'est un fait indéniable, la lutte | conseils, pour la vie devient tous les jours de plus en plus rude, âpre et égois- te, l'existence d'un chacun, le ‘‘lendemain’” est maintenant le pro- blème de tous les gouvernements. Chaque heure amène ses nouvelles difficultés, comme chaque minute peut découvrir une nouvelle ques- O——x- trop souvent intéressés, de quelques centaines d’exploiteurs. Partont on semble trouver quelque satisfaction à lancer aux quatre veïts du ciei, sans l'ombre d'un discernement, de ces théories mal- saines, de ces statistiques louches et souvent mensongères, propres seulement à détourner les gens du tion sociale à résoudre. Il n'y a}vrai, de l'unique, du seul but au- plus de stabilité dans la fortune hu-| quel ils doivent tendre : la terre, et excellence du vieux garçon, c’est | que n'ayant à penser qu'à lui, ilest rempli de dévouement pour son pro: chain, il est toujours prêt À sacri fier son propre intérêt pour le bier de ses voisins et particulièrement l'utilité et la nécessité du vieux garçon son: de ses voisines. La bonté, ainsi démontrées, mesdames et mes- sieurs, accordez-lui votre estime et votre adtniration pour toujours. Le vieux garçon est pour elles ce qu'est au voyageur égaré l'é- toile polaire, un guide sûr certain qui les ramène au vrai sentier et maine : demain pour plusieurs est |l’amour du sol natal. un point noir, qu’on ne veut même | pas chercher à connaître. Est-il au monde quelque chose de plus vain, de plus cruellement La fortune publique, —personne | ironique que cette prétendue gloire, ne peut le nier, —diminue, se fond |cette fausse grandeur, qui ne re- avec une rapidité alarmante, pour | pose que sur l'industrie, le com- former ce qu'on est convenu d’ap-,merce et le développement des arts, peler le ‘‘trust’’ ou mieux l’acca-/au détriment de la terre. parement par le grand au dépens c'est quelque chose de déloyal, des petits. Pendant que dans les|d’anti-patriotique, je dirai que cet- grandes vilies, agglomérations sans | te manie, malheureusement semble nom de misères, de crimes et de | captiver de plus en plus l'attention pauvretés, l’on compte les indi- | des hommes d'état. gents par million, nous dt. Ce n’en est pas la placé, et l'es- Mais les conduit à bon port. Le vieux garçon est encore un modèle de vertu ; il suit À la lettre les con- seils que le plus grand des apôtres, : St-Paul donnait au genre humain ! Mariez-vous, disait cet apôtre, vous faites bien ; ne vous mariez pas, vous faites encore mieux. LÉ PARTAGE DE L'AFRIQUE ee L'empereur Guillaume arrivera en Angleterre le 8 novembre pro- ) d'un autre côté au triste spectacle | ace me manquerait pour chercher chain, et l'on s'attend à ce que, de l’amoncellement énorme ée ti-|à vous démontrer tout l'absurde de vers la même époque, le roi de Por- chesses colossales, qui auraient fait | cette fausse idée de prospérité et de tugal soit aussi l'hôte du roi E- rêver même les rois de l'antiquité. | grandeur. douard. Et puis eu regard de ces millions) C’est bien beau tous ces millions | On a les meilleurs motifs de de pauvres, qui crêvent de faim qui entreut et qui sortent d’un pays, | croire que la rénnion des trois sou- dans les faubourgs reculés, vivant de ces industries génantes contro- |verains aboutira à d'importantes à la belle étoile, sans,le sou, mala- | ant les marchés du monde ; mais à conventions internationales, spé- des et souvent même criminels, | quoi cela sert il, àlafin? Qui pro- | cialement en ce qui concerne l’A- l'état social actuel nous laisse en-|fite de cette fièvre d'activité et de | frique du sud, et plus particulière- trevoir de ces multi-millionnaires, | commerce ? Quelques-uns, au dé- | ment la baie de Delagoa, qui est à la vie facile, au luxe énervant, |tiimeat de la masse. d'une importance si capitale pour dont la conduite souvent scanda-| On voit surgir en quelques mois la Grande-Bretagne, comme dé- leuse et les mœurs dissolues même, | des millionnaires, et dans le même bouché pour ses nouvelles colonies. sont plutôt de nature à donner | temps l'on entasse dans les tandis | Le gouvernement portugais paraît beaucoup à réfléchir à ceux qui | des villes des millions d'êtres desti- disposer à céder à l'Angleterre veulent approfondir un peu ces nés à dépendre durant toute leur | quelques parties de ses territoires problèmes de la condition sociale | vie du caprice peut-être de leurs de l'Afrique du sud. Mais on pré- A pois Shot This is glorious weather for a days outing with ome of our Ko- daks, What is prettier than a snap shot of the days friends in the woods or at the sea shore—happy days to look back to in the future. 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Cette pensée, que les quaties | La véritable force, l'unique gran- vingt-dix-neuf centièmes des hom-!deur, la seule gloire à rêver réside mes souffrent peinent et travail-|dans le sol de la patrie. La terre, lent pour le bien-être d'un seul, ne} voilà ce qui fera toujours un nom semble-t-elle pas de nature à sou-! | grand dans l’histoire des nations. lever, à exciter les masses ? “Tout ; Le commerce, les arts, l’industrie, pour un, rien pour tous’’, voilà le | c'est le rêve plus ou moins beau de | cri qui fermente en silence dl! | loin : la réalité pure, l'inévitable cœur des malheureux dépossédés | réalité, nous la trouverons tou-| de la fortune. jours, aujourd’hui comme hier et! Malgré tout, cette foule, qui est demain, dans le sol de la patrie, re- | accoutumée à ne juger que par ce. |[mué par des millions de bras, heu- | qu’elle voit, se considère la v ictime | reux de l’heure présente, indépen- innocente d’un état de chose quine | | dants du passé et sûrs de l'avenir, doit pas se maintenir longtemps|et surtout, avant tout, encore, si on ne veut pas que celle- | tout entrave. ci en arrive aux-extrémités. Un! Il n’y aura jamais de questions beau matin, un orateur habile et sociales à soulever 1à où l’homme populaire, un pamphlétaire mor- sera maître de son bien. On ue dant, un incompris de la scieace ou ! | connaît pas les g:èves et les chau- des arts, un exploiteur de la faim, mages, lorsque la grange est pleine leur jetera quelques phrases sono-|et que la terre est labourée : per- res, des calculs alléchants : il doi Ronb n'entend des cris d'envie et faire passer devant ses yeux éblou- pee désespoir à l'ombre du clocher is, cette extravagante dispropor-| du village. Là, on ne sait qu’une tion de la fortune humaine : il lui: chose, on ne connait qu’un droit ; montrera la faiblesse réelle du on n'est soumis qu’à riche et du nombre des indigents : } peine il lui soufflera l’idée, et les jours de. une : le travail. Dites-moi, si vous voulez, qu’on libres de, même tes [tend que l'Allemagne est détermi- | née à à s'opposer à ce que le com-| | merce anglais s'assure de tels avan-| | |tages, à moins que le Portugal ne: consente à lui accorder à elle-même des avantages analogues, croit qu’un arrangement sera con- clu à cet égard avant que l’empe- | reur Guiilaume et le roi de Portu- gal quittent l’ Angleterre. | | | | FAUTES D'IMPRESSIONS | DS Quelques fautes d'impressions dues à la négligence et parfois à (1 ingéniosité des typographes. Cambacéres, en ouvrant un ma- tin le ‘‘Moniteur’’, s’aperçut qu'il portait le titre de grand ‘‘Chande- lier’’ de l'empire (pour Chancelier) et, plus récemment, on apprenait a- vec ennui qu’un hoinme politique, |malade, ne se ‘‘laverait’’ pas avant quinze jours (pour Jlèverait). | — Notre consul a été ‘‘dévoré’’ par le bey (lisez : décoré). | —],/amour du ‘‘sucre’’ rétrécit l'âme et le cœur (lucre). Cette sainte femme passait toutes .ses journées à ‘‘fricoter’’ pour les | pauvres de sa commune (tricoter). — Ainsi finirent deux jeunes À- mes qui semblaient avoir été ‘‘fri- ”? l’une pvur l’autre (faites). -—],e ministie de la marine a in- sisté sur la nécessité d’accroitre nos 1789, de 1848, de 1871 seront fa-\ n'y devient jamais millionnaire, et | ‘‘fosses nasales’’ (forces navales). clement éclipsés. Quand cela ar-| je vous répondrai : tant mieux pour rivera-t-il ? Demain, peut-être ; | vous, tant mieux pour la patrie, car tout semble prêt. L'horizon| | tant mieux pour tous. eo peut-être plus sombre qu'il ne! C’est la vie profitable à tous et! l'a jamais été auparavant. Les | pour tous ; c’est la propriété par le’ moins clairvoyants appréhendent | travail, et le travail pour la pro-| une catastrophe nécessaire, infail-| priété. lible, | : { | riche ; À qui la faute, maintenant ? A vous tous, je ne crains pas de le dire. | puisqu'on y est possesseur libre et Les peuples sont jetés comme à/qu'on ne dépend de soi-même. Et puis on y est plus que ; On y dépasse de beaucoup | tous du millionnaires du monde, plaisir en dedans des sentiers natu-| Le sol, c’est la patrie. | ll à | | rels qu'ils devraient suivre, par les | JAcQuES CaLLor UTILITE DES VIEUX GARÇONS et monotone, sous un ciel, toujours couvert de nuages, tandis qu’au contraire, ayant à leur côté un | vieux garçon, elles semblent reve- | Quoi de plus beau et de plus! nir à la vie, la joie de leur cœur utile qu'un vieux garçon ? Son brille sur leur figure : elles vivent #xistence est absolument nécessaire. |contentes et gaies, et conservent Sans lui que deviendrait cette caté- lencore l'espoir d’un plus grand gorie qu’on nomme les visite! bosilltier: — —— — Par décision du ministre de l’Instruction Publique des Beaux- Arts et des ‘‘Cuites’’ (Cultes). — Toutes les notabilités publiques ‘du département sont présentes dans : la salle, garnie de ‘‘gredins’’” (lisez | gradins). Cette merveille architecturale qu’on appelle la ‘‘cotonnade’’ du | Louvre (colonnade). —-JIis ont dans les manières un certain vernis qui leur tient lieu de politesse et une bonne dose d’in- solence qu'ils prennent pour du ‘‘cirage’’ (courage). —Les actionnaires sont invités à se rendre au ‘‘piège’’ de la société (siège). Terminons par cette citation fa- lote, empruntée à un dictionnaire d'histoire naturelle : —Le nid de cet oiseau contient ordinairement six ‘‘bœufs’’ de la grosseur d’une noix ! (œufs). filles : leur vie serait un martyre | Au lieu de chercher seulement à continuel. Trop âgées pour se re- | | faire bien, le vieux garçon tente poser sur la jeunesse qui pousse, du! encore À faire mieux ce quiest en- paradis terrestre, elles seraient | core bien préférable ; d’ailleurs, ce condamnées à mener une wie triste / qui démontre encore la supériorité | Abonnez-vous a L'IMPARTIAL et l’on! ‘ange for goods at | ‘highest market value. Not necessary to go out of the village for Bargains. Right at the old stand you can get GROCERIES, DRY GOODS, BOOTS and SHOES, HARD WARE etc., etc., at as cheap a | price as elsewhere. | The best Piano made in Canada for tha — Films for the above, Dark-room| money. LEONARD MORRIS, Summerside, P. Es General Agent. This is what they say about it : Leonard Morris, Summers'le, P. E, I. Deer Sir :-- T'have much pleasure in testifying to the excellence of the ]'nnes Piar : you have recently sold me. I am delighthb with it. 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