LA CIE: DE PUB. DE L'IMPARTIAL, PROPRIÉTAIRE. — cm. G. BUOTE, RÉDACTEUR. OL. I. NO. 44 mt Every intelligent Frenchman Reads mura : —$ —— _— TIGNISH, ILE du PRINCE EDOUARD, JEUDI LES5 DEC 1901. mr - 2.4— | 9 ANNEE. a LA dr PP CIRCULATION GOING UP BY BOUNDS! OUR AGENTS ARE DOING FINE WORK. L’'IMPARTIAL Incorporated in October, 1901, it has taken a new start place L'IMPARTIAL at the head of the list. Abies as L’Impartial Printing TIGNISH, P. G. BUOTE, Editor. La Jeune Fille Pauvre 0000000X1XX0000000 C'est dommage qu'elle pauvre ! soupira la baronne. — L'argent ne fait pas la fem- me, artieule victorieusement madame de Blanchemin, moine |c: sentinent pousse à la folie. encore le bonheur. — Si Philippe l'aime, ce que je crois, et qu’elle aime Philippe, qu'ils se marient, grand Dieu, et 1ls seront heureux ! —Mon frère rirait, s'il vous entendait, mesdames. —1l nous applaudirait, j'en suis sûre, fit madame de Blan chemin. — Pour l'idée, c'est possible ; pas pour l’exéontion. —(Ceci est votre avis, chère. — Le sien aussi, et ce n'est pas à son Âge... —$#Souvent homme varie, in- terrempit madame de Blanche- | min. -Oemms pour Philippe, n'est- ce pas ? —Comme pour Philippe. —Ge que j'ai arancé, les car-|ces, qui eut découragé tout au- tes le disaient. Oh !le charmant hasard! —Gharmant en effet ; il est venu confirmer mes doutes. Vous aviez,des doutes... sur le langage des cartes ? Vous voulez rire ! —Sur quoi, {alors ? Sar l'amour de Phi:ippe. —Vors dites ? Ce que vous savez mieux que que moi. —Oh ! la bonue plaisaaterie ! A moins qu'il ne soit épris de la lune, je ne vois pas... Bst surtout avengle celui qui ne veut pas voir, chère. Je n'y suis plus. Peut-être parce que vous y êtes trop. Gontez moi ce grand mystère. Si malgré ses précautions, àl allait lui échapper ! Non ! Elle le tenait trop bien. A elle de veiller, et la victoire lui reste- rait. Elle avait, ellelle savait, un pai sant auxiliaire dans Fer- naude. Aussi l’aurait-elle vo- lontiers pressée dans ses bras, lowsqu'elle avait déclaré devant Jui, devant tous, qu’elle ne pou vait nine devait se marier, et pourtant, elle était inquiète. Fernande s’igaorait encore ; ne changerait-elie pas dès qu'elle connaîtrait son amourf? Elle ne recule devant le mari age, se dit-elle, que parce que, étant pauvre, elle ne voudrait pas qu'un lourdaud qui l’earichi- rait ; qu’elle est trop fiére pour accepter tout d’un homme riche qui lui conviendrait. Reste le parti modeste, de sa condition. Je le lui tronverai, et, si elle persiste dans ses idées, j'aurai toujours gagné de lui faire affir- soit | mer le célibat, et détourné les lactes de la jeune fille. Quel Capital and push will & Publishing Company, | E. L, CANADA. | F.J. BUOTE, Manager. | esprits du prétendu roman bâti {par mon frère. Car, enfin sl | l'aime, il n‘est pas de ceux que | ‘ . Lu . | La combinaison n'était pas |maladroite. -|et vos tristesses les mienues Madame, croyez vous à mon | dévouement ? | Personne n'en dou'e iel, mon) ami. Votre bienveillante bonté ma fait m'oubiier quelquefois. an poi:t de me faire pens-r que ce quivous touche me touche. que vos joies, davient mas joies, C'est une preuve d attachem nt dont j: vous sais gré. N'avez-vous rien remarqué d'e- trange autour de vons ? Que voulez-vous dire ? Une chose pénible et sartont | difficile. Vous m'in.errogez ; je dois vons repondre, Tôt ou tard il fallait en venir là... Où, là ? | Trouvez vons naturelle la | — Je devine, madame, et reste coriondu. | AXXV —Pourqgnoi ? 11 est bien! | LA JOUTE temps encore !......Je sais ce qui Le pensée de marier Feruande qui vous reud iuguiet. Effac:z| | pour conjurer ce qu’elie appe-|°° sourire mojueur. Je suis! |lait un péril, était venue à ma- | dame Lobeau pendant une lon Los conversation avec maitre À- |natole. | On eût dit que celui-ci était intéressé à connaitre tous les mobile le poussait ? L’attache |meut qu’il pertait à la famille de Fineste, on un motif pure ment personnel ? C‘est ce qu'il se gardait de laisser deviner. Madame Lobeau avait une manière d'écouter ses confideu- tre moins clairroyant que lui; mails il était sûr de l’avidité a- vec laqueile elle recevait les femme et mère, de ijà ma sabti | lité : rieu de vous ne m'échappe. | Un peu de patience et (ont s'a raugera à voire gré. Vraiment, madame ! vous me laissez sans parole, Ce qui confirme mes prévi- sions. Je n'y suis plas. Qu'ont de commun ma position et l'amour de monsieur votre frère ? Bien des poiuts de mon ami Je vous expliquerai cela tôt ou tard. Elle le laissa seul, et alla re. joindre ses enfants. Le précepteur eut un moment la mine d'un rat pris dans une sontact, SHARPLES TUBULAR Dairy Cream Separator, The closest skimming;and easiest turning Separator in existence. Hand, Belt Power and Steam Turbine. [F NO DISCS Æl or bowl complications whatever. Suspended Bowl, Bottom Feed, Low-down Supply Can. Made in a iarge variety of sizes, adapted to the needs of the smallest dairy or largest Butter factory. ‘“BuTTeR Cup’ The NEW SHARPLES TUBULAR 15 the closest skimming and easiest turning Separator yet produced, securing under the most adverse circams- tances as regards the quality, condition and temperature of the milk, results heretofore cénsidered impossible. It delivers a smooth, frothless, perfect cream that will ehwrn out more butter than can be obtained from any other Separator in existence. 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Cet homme là aurait fait un excellent limier de police. 1] patience manifeste, et navait eñt été d'autaut plus redoutable plus rien de cette ealme phy- que nul n'aurait jamais deviné sionomie qui le caractérisait l'hostilité de ses intentions. 1:| Quelle était la pensée de ma- voulait bien blesser ses adyer-| dame Lobeau, et comment pé- saires. mais de doin, de façon/|nétrer son plan ? 1i se promenait avec nne im à ne pes leur permettre de voir) XXXVI d'où partait lecoup. Au ba}, il! faillit se trahir. Son habilete| LE COUP DE SCALPEL l'aurait sauvé, sans doute. 1i| L'ayitation de Philippe faisait eherchait une conviction, il l'ob place à nue morne tristesse. 11 tint,etse promit d'être sur Île|fuyait tout visage humain et quivive. Madame Lobean pou |ossayait de ce fuir lui même, vait dormir tranquille ; il veil |chose impossible ! 11 se sentait. lait sur son bien avec une vigi-| atteint, et, quoi qu'il fit, l'image lance qui eût fait honneur à un |4e Fernande était sans cesse de- garde du palais. Que de rensei- | pant ses yeux. Que de nuits. gnements précieux ne lui four-|sans sommeil et de jours sans. nit il pas ! 11 ne semait pas sur repos ! il aurait voulu parfois, | terre inféconde, et savait par | d'un seul pas, embrasser l'es | faitement que le germe qu'ilY\pace pour mettre un monde jetait ne pouvait être étouffé. lavec lui et ies lieux où elle vi- Vous paraissez préoccupé, M. lvait;et il marchait, ignorant Avatole, lui dit un soir madame | és tatigues, pour revenir bien-| Lobeau. Qu'avez-vous © (tôt et la voir ne fût ce que de! 1l eut l'air sarpris d’un hom-\jijn, Depuis le mystérienx a-| me qui s'éveille en sursant et veu qu’elle n'avait pas compris. | balbutia une réponse évasive.|il ne lui avait plus rien dit, mais Pressé de questions, il prit un | on approche le faisait tressail- Ilir, et le son de sa voix le clou- lait à la même place. Sa sœur puis, la relevant comme après] moment sa tête à deux mains, une résolution soxdaine, il mur. (suite à la 8ne page) rannenstmnserartatentnn appiicatiou. made, and can be maintained at a less cost fer ail aud re- newal parts than any other Separator on the market. Complete Catalogue, Testimonials and a valuable treatise on ‘Business Bairylug” free on P. M. SHARPLES, West Chester, Pa., U. S. A. 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