Ta. pement DES ETUDES KT DES LECTURES PERSONNELLES DE L'INSTI- TUTEUR ‘ Quel profit un maitre intelli- gent peut-il en retirer, tant au point de vue de la préparation immé- diate de sa tlasse que pour l'instruction générale et l'éducation de ses élèves ? Sous ce titre : ‘Le Maitre”, M. Morisson, recteur du col- iège libre d'éducation à Glas- vow (Eccsse), a publié, dans son Manuel pour la direction des écoles, quelque pages qui nous paraissemt avoir une va- leur réelle. En tête du sujet que nous avons à traiter au- jcurd'hui, nous croyons devoir placer un passage du chapitre dans lequel l’auteur du livre expose les qualités d'un bon maitre de l’enfance. Ce passage servira de base à nos dévelop- pements. “11 faut, dit M. Morrisson, que l’instituteur possède bien les matières de son enseigne- ment. 11 n’y a pas d'autres li- mites à assigner à ses connais- sances que celles qui l'ont été par Dieu même. Plus il aura, plus il sera capable d’être édu- cateur de la jeunesse. Cepen- dant, en acquérant des connais- sances nouvelles, qu’il évite de tomber dans le: défaut des jeunes maîtres qui prennent trop souvent la quantité pour la qualité. Ce n’est pas, en effet, la quantité des connaissances qui fait l'homme instruit. On peut avoir une teinture de presque tout ies sujets et n'être pas aussi érudit que celui qui n’en possède qu’un seul, mais à fond. Aussi, tout en s’efforçant d'acquérir le plus de connais- sances possibles, l'instituteur ädoit-il le faire d'une manière méthodique et systématique. Que chaque fait nouvellement acquis se rattache à ceux qui le sont déjà ; qu'il seit mis à sa place, afin qu'il le retrouve gans peine quand besoin ser2. De cctte manière, il aura des connaissances utiles, et il aura appris ce que peut être irop peu comprennent : la grande différence qu'il y a entre savoir et bien savoir.” Ainsi parle le pédagogue an- glais, et uous trouvons pour notre part que l'on ne sau- yait mieux penser ni mieux dire. Depuis longtemps, on répète sur tous les tons que l’institu- teur doit travailler sans cesse à fortifier et à étendre ses con- naissances, non pour enseigner ælus, mais pour enseigner mieux ce qu’il est chargé d’en- ceigner, et c'est là, il faut le dire, ce que ne fait pas tou- jours le jeune maitre qui char- d'une classe ou placé à la tête d’une école à la fin de ses études normales, semble dis- nsé de travailler à sa culture intellectuelle. Muni de son bre- vet de capacité, surtout si ce titre est du degré supérieur, il se croit l'homme le plus ins- trait, ou tout au moins l'un des plusinstruits de sa com- mune, et s'imagine alors n'avoir plus rien à apprendre. 1l sait, ge dit-il, bien au-déla de ce qu'il faut pour les élèves qu'il est chargé d'instruire : il peut donc, sa classe faite, se reposer en paix, se distraire, ou encore se livrer à à tout autre travail _qu'à celui de son instruction. %° C'est là, nons n’hésitons pas à le dire, uneerreur déplorable. Les études du jeune maïtre ne font, au contraire, que commen- cer atec sa carrière, et nous lui disons avec la plus ferme con- viction, que s'il croit superflu tout travail intellectuel au sor- tir de son école, c’est qu'il n’est pas né pour enseiguer. (a suivre) | LA POLITESSE ns La société est une sorte de bal masqué. Quel que soit, d’ail- leurs. le déguisement de cha- cun,il cest expressément con- venu qu'il n’y aura qu'oa mt- me masque pour tous, celui de la politesse. La politesse s'apprend par l'usage du monde. Elle difière en cela de la grâce, de l'esprit, du gout, du génie, de certaines | vertus sociales que nous appor- itons en naissant, et que le temps, les circonstances déve- loppent en nous. L'usage du monde fait sur notre langue, sur nos habiiudes, sur os manières, ce que le rabot et la lime font sur le bois et sur les métaux : ii les polit; aussi le mot politesse dérive-t-il du mot polir, qui a un sens pro- pre et un sens figuré. Agir et parler de manière à satisfaire l'amour-propre de tout le monde, avoir une pré- venance aflaible pour ses é- gaux, ni trop humble ni trop familier avec ses supérieurs, ne pas tenir ses inférieurs à une distance de soi trop marqué; en un mot, observer scrupu- leusement les bienséances, voi- là en quoi consiste Ja poli- tesse. La politesse est un frein qui comprime nos défauis, un ver- nis qui fait ressortir nos bon- nes qualités. C'est un malheur que de n'être pas huinain, généreux, compatiss: nt ; c'est un tort que de n'être pas poli, L'homme pli peut n'avoir aucune vertu, mais il a du moius l'avantage que la poli- tesse lui denne l'extérieur de toutes. La politesse varie suivant le pays, les coutumes ; mais nulle part il n’est permis d’être gros- sier. La politesse attire et séduit ; la grossièreté repousse et ré- volte. Un homme poli fait orne- ment dans une société, un hemme grossier y fait tache. RESTEZ À LA CAMPAGNE Aux fils des cultivateurs nous ne cesserons jamais de répéter : “Rertez, restez à ia campagne Si les champs paternels ne per vent plus suffire à votre sub- sistance, prenez des lots dans n'importe quelle partie de la previace. Partout vors en au- rez d'excellents, dans un des pius beaux pays du monde, et pour uu prix nominal, aux conditions les plus faciles. “Restez aux champs. La vie des champs est la seule qui donne la paix de l'âme et la 'joie du cœur. Elle seule aussi donne, avec le travail au grand air, sous l'œil de Dieu, la véri- table indépendance, celle dun bien-être et du caractère. “N'ajoutez pas foi à ceux qui vous ponssent à désester la campagne pour aller habiter dans les villes. Ce sont des conseiliers men- |teuys, ceux qui vons font espé- rue vous gagnerez plus ai- sément votre vie dans les vii- les et avec moins de travail qu'à la campagne. | “Dans les villes, vous ne trouverez jamais autant d'ou- |rriers ayant réussi que vous troaverez à la campagne de icultivateurs vivant une aisance | honnête, fruit de leur labeur sain et fortfiant. Et puis, vons er, travaillant sous des mai- tres. L'hôpital et la misère noire, voilà ce qui attend l'ouvrier des villes, le jour eù il manquera | d'ouvrage ou celui où la male- die l’empèchera de gagner son pain quotidien. Aujourd'hui, daus les usines des Etats-Unis, ils sont nom- | breux les canadiens qui s'esti- L'IMPARTIAL = en avaient les moyens. L'aisan-| d'heureux et tranquilles vicux jours. LA VILLE SAINTE- BETHLEEM — | \ { } | } de toutes les villes de l'univers ! jourd’hui une petite cité de 3,- 000 âmes dont la physionemie, | les habitudes et les habitants, sont presque identiquement | les mêmes qu’à l’époque de la naissance du Fils de Dieu. Elle est située sur le sommet d’une haute coline qui descend par une suite de terrasses couver- tes de vignes et d’oliviers jus- qu'aux profondes vallées qui l'entourent de trois côtés. Ou- tre la culture, ses habitants se livrent à la fabrication des ob- jets de dévotion: chapelets, croix, etc. À l'extrémité Est de Bethléem se trouve l'Eglise de Sainte Marie ou de la Nativité, vommencée par Sainte-Hélène pes fmeraiïent bien heureux de pou- {dre à la cour, illui télégraphi voir revenir au pays natal, s'ils ait le lendemain pour lui de- CHEAPEST mander de ses nouvelles. Si. cé qu'ils sont allés demander sétaitune troupe compléte, AND en vain à l'étranger, ils la trou- Qui avait joué an théatre, le BEST veraient sur nos terres fertiles, | Z6n6ral emplogait alors une) en y travaiilant régulièrement formule, __ toujours la CHAIRS comme ils le font dans les fa-, MEME, qui englobait tous les briques, lorsqu'ils y trouvent pe: ee 7 PS. | 1N de l'emploi ; et, chose bien au-!, Ur M. Roc gors F ral il 3 trement importante, ce {ravail, | ne la cour $Cs okes appri-: ."soisécs; lareine Flavait fait P. E. à Fe lieu de ruiner leur santé l'a- | &nir pour amuser ses petits méliore, la fortifie et assure lenfaats, Le lende nain, cet fou artiste ” reçnt le télégramme (traditionnel du général Pon-| Make— son! y, conçu dans ses termes immuables: “Sa Giacieuse| Majesté sera on ue peut plus enfchan-! ‘* j / : : " | | ; \ a , \ * S S A X 1 3$ Bethléem la plus gloriense|tée de savoir siles membres) de votre troupe se portent la ville où Jèsus aaquit,est au-| bien, ct s'ils ont fait un ben! For Curs voyage. Quand à moi je vous| prie de vouloir bien leur ex-| primer mes sentiments de; haute considération" a ignore ce que les oies appri-. voisées ont pu répondre à la! politesse du général. THE COLUMBIA | CALENDAR | | | ! À Highly Artistic Production for 1896 —Bright Thoughts by Columbia Riders and Much Usefui information 1e DS hé 5 The Columbia Pad Calendar for 1896 has made its appearan- ce, representing the eleventh annual issue, and handy .and convenient as it has been here- them ourselves : —X— ) AND PRICES. SCHOOL GO00D, ARS = y resierez toujours des ouvri-| } | tofore, the issue tertainly sur- passes any of its predecessors. The cycling fraternity, to say lique s'élève au dessus de l’é-| nothing of the general public, table même où naquit le Christ. | has acquired a decidedly friend- “où Marie le coucha dans ially feeling for the Culunbia Ca-| crèche parce qu'il n’y avait pas. lendar, and its annual advent | a |is looked forward to with inte- de place dans 1 hôteilerie. El- rest and pleasure The new Ca- e n’a qu'une entrée ; à l’ouest: |]endar contains a much better elle est disposée en forme de arrangement than in previous croix et bâtie dans le style de l'église romaine. Au bas du maitre-aute] on remarque une étoile de marble correspondant au point du ciel où s'arrêta l'é- toile qui guida les rois mages. i’endroit de la grotte où na- quit ie Sauveur se trouve per- pendiculairement an dessus de et achevée par Constantin le grand de 327 à 388. Cette basi- pass | MARK WRIGHT & CO. Charlottetown. _: . : LE … LE WRITE FOR PRICES. | Jan. 16 96 | COUPON DE PRIME: | TOBACCO cette étoile. Cette grotte est de!Y®Ts, More Space having been AUX LECTEURS DE CE JCURNAL ———00X00 — - allowed for memoranda, while | 4 irréoulière et a( forme irrégulière et mesure 39}, oreater charm has been ad- T. B. RILEY, | | | avec 9cts, en timbres- et 10 de haut. Les parois du roc a unique and convenient gron- nettez le avec 9cis, en timbre | postes, pour chaque volume PI Twist F meet the hurried needs of bu- 48» WISE, aney vêtus de marbre précieux. Un, e - | au = à nr j , |siness men. 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The 2 L amoureux de la préfète. , EL. . many dainty sketches that em- 3 Martyr de l'amour. | " L l'endroit où Saint Jérome passa }s]lish i‘s pages render it in- 2 la roche qui pleure. | de Poisson, Produits, etc, la plus grande partie de sa vie, deed a work of art. Owiug to 5 Le remords d’un faussaire. | Paie le plus haut prix pour ainsi que son tombeau et ceux the unusnal demand last year 6 Rèves Dorés. l'avoine, l’anguille, l'éperlan, de Saint-Eusèbe de Crémone | much larger edition has been 7 Drame de l'hôtel Worouzoff |ete., etc. de Ste Paule et de Sainte Eus-! issued for 1896 The Calendar 8 Les flancs tilies de Lorette. Ep ._., can be obtained for five 2 cent 9 Le sacrifice d’un fils. tachie. L'Eglise de la Nativité stamp by addressiug the Ca- 10 Le coureur de dot. | est desservie par des prêtres de Jendar Departement of the 14 Roman d’une jeune fille! treis rites existant en Orient; Pope Manufacturing Company pauvre. | les catholiques romains, les'at Hartford, Connu. 12 Le roman d'un crime. grecs, les arméniens. Chaque ray ET rite occupe une portion, MANQUEZ-VOUS DE VITALIET? “ts à de Baies bi TH ds D Du |en aucune parti de votre sys- 1 LT nn u Hance.. Su As h : tème ou avez-vous perdu votre 18 Mi SR Jeannes, vité et la crèche appartiennent | Ljoueur par imprudence ou au- 15 Misérable faussaire, 19 Le martyr d'une mère. Ctanislaus Buote, | | Marchand Général ei Négociant Vend aux prix les plus ré- duits pour paiement comptant North Rustico. | 16 Jan ‘96 l'a: —— | LIB aux catholiques romains. Le tre cause qnelcouque. 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