© NOUVELLE SERIE hs e—. canne L'IMPARTIAL, TIGNISH, I. P. E. MARDI 4 JUILLET tort 19 ANNÉE UK JOURNAL CATHOLIQUE DANS UNE PAROISSE C'EST UNE MIS- SION PERPETUELLE. LÉON XIII FONDÉ EN 1893 PUBLIÉ LE MARDI DE CHAQUE SEMAINE ABONNEMENT ee Pour LE CANADA On CT PEPEE EPP E EE EEE EEE EUCR Six Rd osecvede 50! Tour LES ETATS-UNIS DR Misco cooccoces es 81:30 Six mMOÏS...esocssosscoco 075 Pour L'EUROPE On prétend, par ce moyeu barba- re, assimiler nos populations. KEst- ce que par hazard il faut absolu- ment parler l'anglais, pour arriver au ciel? Ce n’est pas ce que pré- teud l'Eglise catholique, apos- tolique eu romaine. On dira: pas de distinction das l'Eglise, pas d'- exception pas de préférence non plus. Surtout en Acadie, c’est in- gratitude, c’est un crime de refuser À cette bonne et dévouée populati- ou le pain qu'elle réclame avec tant de droït, et de lui offrir que des pierres en échange. On donne comme un fait que, à l’occasion de l'ordinaire de trois prêtres acadiens (ils étaient les seuls candidats }), leurs parents, ve- nus de loin, avec les amis, pour as- sister à cette imposante cérémonie, furent nourris de deux instructions en anglais; pas un mot en français. Pourtant ces lévites avaient reçu Un De de leurs pauvres parents qui RL ss sd era ds ED Les abonnemeuts sont payable d'avance. Pour cesser de recevoir le jour- na!, il faut donner avis au moins un mois avant l'expiration de son a- bcnnement et payer tous les arré- rages. Ceux qui changent d’adresse devront nous donner l’ancienne aus- si bier que la nouvelle. Adressez toutes lettres, corres- pondances, etc., à L'IMPARTIAL Tiguish, Ile du Prince Edouard L'IMPFARTIAL Tignish, Mardi, 27 juin 1911 Mois de juin est dédie au Sacré Coeur de Jésus. LA LANGUE FRANÇAISE DANS LES EGLOES Les plaintes légitimes qui se ré- pètent partout, surtout en Acadie, par rapport à l’abstension du parler français dans les églises où la ma jorité est française et même où il y a un contingent considérable d’A cadiens, quoique non en majorité, causent un grand mal à la religion. Le refus de reconnaître aux Aca- dieus le droit d'entendre la prédica- tion évangélique dans leur langue maternelle, dans les églises qu'ils ont bâties, et des pasteurs qu'ils supportent de leurs deniers, est une injustice d’abord et contraire à l’es. prit de l’évangile cela est clzirement démont:é depuis la fondation de l’ Eglise par Notre-Seigneur lui mê- me : ‘‘'Allez enseignez toutes les nations’” ; et les Acadiens me doi- veut pas faire exception. Le Di- vin Maître en autorisant de parler et d’agir en son nom, a voulu que tous les membres de l'Eglise catho- lique fussent initiés à la foi et la couservassent par la prédication, c’est pourquoi il avait accordé aux apôtres le don des langues. Tous ceux qui entrent dans Ja milice du Seigneur doivent s'y.préparer en apprenant les langues du pays où ils sont appelés à exercer le minis- tère pastoral. Un pasteur n’est pas pasteur véritable à moins qu’il ne soit en état de donner à ses brebis la nourriture qui leur convient. Le Saint Pére, en autorisant la communion de ces jeunes enfants, veut sans doute qu’ils comprennent ce qu’ils font et leur refuser le pain de la parole au moment où ils re- ‘çoivent le pain eucharistique c’est s’écarter de son devoir. De plus d'uu siècle, les Acadiens ont éte privés, dans les villes épis- copales et dans de nombreuses pa roisse, du droit acquis par la loi na- turelle et divine, de recevoir l’ins- truction religieuse dans une langue qu'ils comprenne, Dans nlusieurs cas, des curés connaissant la langue française (ils devrait au moins la connaïtre)ne disent pas un mot dans la langue de la majorité de leurs auditeurs, avides d'entendre la parole de Dieu, lorsqu'ils sont a- cadiens. Maintenant que dité des mittofi- tés connidérablen de cette populall. On dans hOs CAMPAE UE, leurs éducation complète aux dé- s'étaient imposé de nombreuses pri- vations pour donner des ministres | à l'Eglise. Pas un remerciement. N'est-ce pas décourager le zèle et le dévouement pour l'éducation du clergé, pour la construction des ca- thédrales, des évêchés, des collèges | des églises, etc. Le mépris pour des bienfaiters ne saurait attacher des sujets à la religion, à l'Eglise ét aux pasteurs de l'Eglise. Les Acadiens sout de fervents catholi- ques; qu'ils soieut traités comme tels, et non comme des parias dans leur propre pays, et l'Egise y trou- vera son profit. Observateur. beauté, les pages groupés en arriè- re des dames dans leurs vêtements bleus et blancs, les hauts dignitai- res ecclésiastiques portant leurs ha- bits écarlates et d'or, voilà qui for- mait le centre principal. Leurs Majestés étaient accomj'a- gnés du duc de Connaught et du jeune Prince de Galles: celui-ci é- tait revêtu de l’uniforme de cadet naval. Le dais sur la tête du Roi était porté par quatre chevaliers de la jarretière; Lord Cadodan, lord Ro: sebery, lord Crew et lord Minto. La cérémonie à l’ Abbaye a durée plus de trois heures, et au moins sept milles personnes étaient pré- sentes. Le Roi etla Reine, ayant passé par le choeue montèrent sur une plateforme appelée le théâtre. En passant par leurs trônes, ils se sont agenouillés en prière à leur prie- Dieu, du côté sud de l'autel, puis ils ont pris leur place sur les chai- ses d'état historiques. Les cérémonies du rituel se sont ensuite déroulées avec la plus grat- de précision. Pendant le sermon, le roi, suivant que le veut le cété monial, s’est couvert de la cape de velours cramoisi, bordée d’hermi- ne. Après le sermon, le roi, agenouil- lé sur les degrés de l’autel à prêté le serment. L’archevèque de Can- terbury lui a posé la questianu ofü- cielle : ‘“‘Sire, votre Majesfé veut-elle prêter le serment. Le roi a répon- du : ‘‘Je le veux’. Le roi a promis alors solennelle- — nement siennes eg Les “Knights” et la langue jrantaise ‘Les Chevaliers 4e Colomb d’On- tario, disent les journaux, viennent de souscrire la somme de $40,000 pour l’achat de livres de texte à l'usage des écoles séparées de la province-soeur. Ces livres seront de langue an- glaise, car le but de la chevalerie colombienne, haute et :basse, n’est pas de propager la langue française dans les écoles séparées. On con- naît les sentiments de Mgr Fallon, l’un des grands chevaliers de l'Or- dre, sur les écoles bilingues et l'en- scignement du français dans Onta- 110. Pourquoi les sociétés nationales canadiennes françaises n’adopte raient-elles pas le même moyen de doter les écoles françaises de livres de classe ?’’ Le Temps d'Ottawa écrit à ce sujet : ‘Malgré les criailleries qu’on a fait retentir dans certains milieux ou trop jaunes où trop verts, le français est établi dans l'Ontario pour y rester ; et tôt ou tard le gouvernement provincial sera bien obligé de se rendre à l'obligation qu’il a logiquement de donner au groupe français les privilèges qu’il mérite de droit, et qu'on ne peut pas négliger plus longtemps à la veille des élections" Il est intéressant de noter qu’au Canada comme aux Etats Unis les Knights travaillent pour ainsi dire officiellement à la diffusion de la langue anglaise. | En geus pratiques ils travaillent au tour de l’école. Et dire que des centaines et des centaines des nôtres paient de leur argent pour cetie oeuvre d’assimila- tion. | De la Verité. oo, mie (LE COURONNEMENT DU ROI GEURGES V À LONDRES À Londres principalement et dans | toutes les principales villes de l’Em- pire le couronnement du roi Geor- | ges V et de la relne Marie à donné lieu à de splendides démonstrations. Leurs Majestés portant leurs couronnes toutes étincellantes sur leur tête et des vêtements d’une ampleur et d’une richesse extraor- divaires, tous les tiobles revêtus de |costurties de l’ancienne époque, les quatre pairesse suivant là reine st étant rovêtues de robes de toute | | ment de gouverner suivant la loi, ‘de maintenir la religion établie, et [la main sur i Evangile il a juré : ‘(Les choses que je viens de pro- mettre, je .les accomplirai et les tiendrai, ainsi que Dieu me soit en aide.”? Cette cérémonie religieuse fut suivie de réjouissances populaires, dans tous les quartiers de la ville de Londres. On conservera un heureux sou- venir du couronnement du roi Georges V, et de la reine Marie. me ns Le Roi honore huit Canadiens Les Canadiens qui <e trouvent parmi les personnages qui seront décorés à l’occasion du couronne- ment sont : Sir Frédérick W.Bor- den, chirurgien-général honoraires: l'honorable L. M. Jones, président de la compagnie Massey-Harris, de Toronto, M. le juge Routhier, de Québec, M. Williams Whyte, vice- président au Pacifique Canadien de Winnipeg, et M. Max Aitken, député de Ashton-urder-Lyne. fi- |nancier de Montréal, chevalier;Sir | Charles Fitzpatick, Grand Croix de St Michel et St Georges ; R. A. Falconer, président de l’université de Toronto; James Adams Shortt, commissaire du service civil d'Otta- wa, et À. F. Sladen, secrétaire du gouverneur général à Ottawa, com- pagnons de St-Michel et St Georges. DE LA Croix. Le Dr J.-L. Fortier, de Water- ville, mourait le 4 juiu courant, a- yant fait ses pâques et étant muni des sacrements de l'Eglise. Le lendemain, Mgr Walsh signi- fiait à M. l'abbé Charland, curé de Waterville, que le défunt ne devait pas avoir des funérailles religieuse: pas de messe, pas même de libera sur ses restes. Cependant le Dr Fortier était mort en communion avec l'Eglise. L'indignation chez les Canadiens français de Waterville était à son comble. M. l'abbé Charland alla immè-' diatement voir l’Evêque pour le faire revenir sur sa décisiou. Dé- ‘marche infructueuse. Madame | Fortier menace d’instruire le Délé- gué Apostolique de la décision é- 'trange de Mgr Walsh. Celui-ci | permet qu'un libéral soit chanté] par M. l'abbé Charlani soit à l'E. glise de Waterville, voit à la réel. dence du défunt, Etle libera est MUR WALSH REPOND L'Eveque de Portland adresse au clerge de son diocese une lettre dans laquelle il explique Son attitude {aucun honnête homme”. Mgr Walsh, évêque de Portland, a adressé au clergé de son diocèse, | uue lettre dont nous détacherons | les principales parties. C'est une réponse aux manifestationt de pro- testations des Canadiens-français. Voici : ‘‘L'interdit a été publié à la de mande urgente de plusieurs prêtres, qui ont déclaré que les hommes at- teints par l’interdit, n'avaient pas le droit de représenter le peuple canadien ou les sociétés canadien- nes. Ces prêtres n’ont pas vou!u que quelques-unes de leurs ouailles fussent exposées à être trompées. Les termes du décret démontrent que l’interdit n'a pas été lancé par ce que ceux qn'il frappe, ont pré- senté une requête, à la législature. Le droit de présenter une requête est un droit constitutionnel accordé à tout citoyen américain. Ce n'est pas là la faute. Mais toute requête doit être soumise aux règles de la raison, de l'équité, de la justice, de la discipline ecclésiastique. Toute requête ou projet de loi de ce genre doit avoir l'approbation de l'autori: té religiense’”. Mgr Walsh affirme qu'on a tenté de rejeter l'autorité légitime des évêques et des prêtres et qu'on a voulu introduire le socialisme laique dans l'adminaistratiob des affaires de l'Eglise, Il reconnait le droit de préserter une requête à la législa ture, mais avec certaines conditions, evtre autres celles que nous avons citées. ‘‘Le projct de loi proposé pour remplacer le ‘‘Corporation Sole’’ contient des clauses contrai- res à la constitution de l’Eglise, qui bravent les décisions ecclésiastiques et qui sont opposées aux lois du diocèse. Ces clauses menacent l’u- nité et l'ordre dan chaque paroisse, et ne sauraient être aceptées par L'évêque de Portland prétend que les signatures de la requête n'ont pas été toutes obtenues régu- lièrement, que des menaces ont été faites en certains cas et que l’inter- dit a été justifié. Il prétend que la convention de Biddefort n’était pas une conven- tion de sociétés catholiques, mais une réunion de soi-disant cercles et clubs, et que certaines personnes mentionnées à titre de délégués n’ont pas assisté aux séances. Mgr Walsh nie les accusations qu’on fait peser sur lui. Il nie que l’enseignement du français ait été défendu daus les écoles paroïssiales. Il déclare que des accusations ne sont pas des faits et que la calom- nie doit faire place à la vérité. On croit que l’évêque de Portland va bientôt faire le récit des troubles qui ont commencé, l’an dernier. chanté à ce dernier endroit. Mgr Walsh, pour expliquer sa conduite, donne les raisons suivan- tes, ‘‘ 1.Le docteur, depuis sieurs années, avait, par paroles aux individus et aux sociétés et. par écrits dans les journaux, atta- qué l'autorité des prêtres dans leur paroisse et des l’évéques dans le diocèse : 2— Il avait été plusieurs fois pré venu par son curé, par l’évêque et! par correspondance, d’avoir à cs-. ser ces attaques ou qu’il se verrait privé de ses droits et catholique: .—Dans un discours, il avait in- cité les gens à la sédition: 4—Il lui avait été démandé offi- ciellement de signer une rétracta tion et réparation et il avait refusé; 5—Il est mort sans avoir fait au- cune rétractation ou réparation; 6—Mais, vu ses bonnes dispositi- ons à sa mort, l’évêque a permis qu'il entrât dans l'Eglise pour un enterrement privé, c’est à-dire un libera‘ mais sans le saint sacrifi- ce de la messe.’ Les raisons invoquées par l’Evê- que de Portland ne sont pas suffi- santes pour légitimer son refus de faire chanter son service funèbre sur le corps du Dr Fortier; à moins que le droit canon professé par cet évêque irlandais ne soit pas celui que l'Eglise enseigne! plu- Mgr Walsh n’est pas le premier daus l’épisconat irlandais qui se soit mis ainsi en marge des lois de l'Eglise. N'a-ton pas vu, il ya quelques mois, Mgr Fallon, de London, au mépris de la vérité la plus indéniable, accuser certains journalistes foncièrement catholi- ques de pactiser avec l’Emancipa- tion ? Tout ces écarts—pour employer un euphémisme—du clergé irlan- dais sont bien regrettable. L’E- glise en souffre énormément. Et nous craignons fort qu’ils nous mè-| nent loin. Le temps est à l’orage ; la tem- pête gronde ; c'est à nous d’être prudents et de mettre toute notre confiance dans le Pilote que Jésus- Christ nous a donné. Prenons garde que la vague ne nous empor- te à la mer. dans la barque de Pierre, nous n’au- rons rien à craindre, À nous donc; d'y rester, de nous y clouer, s'il le faut. Là est notre salut. Joseph Begin. Tant que nous serons LECONGRES FUCHA- RISTIQUE DE MADRID La session de clôture du Congrès Eucharistique ie 28, était présidée par le cardinal Aguirre. Ce fut | LA FOI AUX D+-puis de longs mois l’on parle de réciprocité douanière entre les Etats-Uni- et le Canada ; et cela ne semble pas près de finir. Les uns en disent beaucoup de mal, les autres en escomptent l’âge d’or; celui-ci y voit bleu sombre; Quant au Mes:ager, 11 n’y voit......goutte. Ce ictranchement dans sa sphère de revue pieuse, il laisse aux hom- mes et aux journaux politiques le soin de trancher ces questions d’in- térêts matériels et souvent person- nels. Il est cependant une réciprocité au sujet de laquelle ilne doit pas rester indifférent, pour laquelle il n’a cessé de travailler et qu'il prô- ne en chacune de ses livraisons. C'est la réciprocité des prières, des mérites et des bonnes oeuvres. Est- il besoin d'ajouter que cela consti- tue en quelque sorte la raison d’ê. tre de l’Apostolat de la Prière ? Souvent le Messager propose à ses lecteurs d’anir leurs prières à celles des vingt-cinq autres millions d’associés de l’Apostolat, aux in- tentions de tel ou tel pays. Kt les Messagers étrangers en font autant, | En sorte que tous les membres de uotre sainte Lisue dispersés par le monde, pratiquent sans cesse la plus fraternelle réciprocité. Et personne ne proteste. - C'est qu'en notre cas il n'est nullement ques- tion d'arriver ou de se maintenir au pouvoir et que, d'autre part, tort le monde y trouve son bénéf- ce, les maraîchers et les manufac- celui là ronge clair. Ituiiers comme les autres. Ce mois ci, la direction généra le de l'Apostolat propose comme intention à ses membres: ‘‘la foi et la morale aux Etats-Unis.”’ Est-ce parce que l’une et l’autre seraient, par hasard, en péril, afin de parer au danger ? ou bien, par- sents. Des milliers ne purent pénétrer dans le vaste nef de San Francisco. Le cardinal Aguire a reçu un té- légramme du Pape demandant aux cougressistes de prier pour !’ Eglise du Portugal Gont les prélats sout persécutés pour leur foi et leurs traditions. On s'attend à ce que ces troubles sérieux marquent la grande proces- sion de l'après-midi. Cette pro- cession a suscité l’hostiiité des ré publicaius qui essaieront peut être de faire du tumulte. Toute la presse anticléricale a fait à ce sujet une campagne vigou- reuse et un journal déclare que les républicains seront armés le jour de uue réuniou brillante, Le Roiet la Reine et tous Îles MéRbreo du cablnet étaient pré } ! | la procession. Abonnez: VOUS à. l'Inpartal | ÉTAT-UND ce qu’elles sera tien au contraire en progèrs, afin de l'accentuer ? C'est peut être pour le premier motif; c'est rent êtr: pour le se- cond; c'es: peut être aussi pour l’un et l’autre à la fois. Car si, comme on l'a souvent répété —avec preuves à l’appui—l’'Eglise améri- caine doit porter le deuil de mil- lions de ses enfants passés à l'hé- | nés: elle peut aussi se réjouir de voir que des légions d’immigtants catholiques, unis aux convertis‘ soient venus combler les vides. Qu'’elles que soient la pensée et les raisons de ceux qui ont proposé cette intention, après l'avoir sou- mise aux bénédictions de Sa Sain- teté Pie X, nous devons nous unir au Sacré Coeur et concentrer nos supplications en faveur de nos frè- res des Etats Unis. Et nous le fe- rons avec d'autant plus d’ardeur qu'ils sont nos voisins, voire même nos compatriotes pour plus d’un million et emi d’entre ex. Aux Etats Unis, l'on compte, d’uu côté, environ trente millions d’indifférents ne se réclamant d’au- cune religion et les protestants ré- partis en cent soixante-qnatie sec- tes; de l’autre à peu près quatorze millions de catholiques. Qu'il y ait actiou et influence réciproques des uns sur les atitres, nul ne saurait en douter: c'est dans l’ordre naturel des choses. Les ca- tholiques ne peuvent vivre dans une atmosphére saturée de matéri- alisme, saus que bon nombre, de tempérament plus faible, en soient affectés et mêmes anémiés, En re. vanche, le catholicisme lui même est par ses dogmes immuables, par sa haute morale, par son esprit de tradition et ses principes d’autori- te-—un réactif puissant d'un pro- testantisme en pleine déroute, Hermas Lalande, S. J. WRAND PIQUE-NIQUE EUMONT BAY | Les paroissiens d'Egmont Bay auront un Grand Pique-Nique, sur le terrain de l'église, MERCREDI LE 19 JUILLET La somme réalise à ce pique-ni- que Sera pour aider à la construc- tion d’une nouvelle égiise, Il y aura des amusements de tou- tes sortes pour le plaisir des visi- teurs, Bonnes tables de rafraichisse- ments où les goûts les plus délicats seront satisfait. Venes eu foule, Tous bienvenu, J. Ÿ. Ansnnaure Secrétaire, Fe À du Cheers + * ; 7 " à + Le rs € À, ce à à Re ES Sc SE; sde À SES ACEUSATEURS, à