NOUVELLE SERIE lisivinss = UN JOURNAL CATHOLIQUE DANS URE ; PAROISSE C'EST UNE MIS. SIN PERPETUELLE. LÉON XIIT PueLif LE MARDI DE CHAQUE SEMAINE a — “ABONNEMENT a Pour LE CANADA a Un Misc docs Di Six MOIS. docs déccedeèesssee SO tt tte Pour LES Êrars-UNIS Un anis. ssscsooseses use :$7:50 SiX MOIS. ..sssscsoseesce ce 75 Pour L'EUROPE Un Ah... coicssctest es c221. 90 Six MOIS. . ..0..v..0°00 1.00 Les abonnemeuts sont?payable d'avance. Pour cesser de recevoir le jour- nal, il faut donner avis au moius.un mois avant l'expiration de san a- bonnement et payer tous les arré- rages. Ceux qui caamgent d'adresse devront nous donner l’ancienne aus- si bien que la nouvelie. Acressez toutes lettres, corres- pondances, etc., à L’IMPARTIAL Tiguish, Ile du Prince Edouard L'IMPARTIAL Tignish, Mardi, 8 Mars 1910 Le Mal de Notre Epoque Le grand mal de noître temps, qu'est-ce ? sinon le relâchement de la conscience. Aujourd’hui, en effet, la cons- cience s’en va et la foi menace de s’en aller avec elle, constate-t-on a- vec tristesse. Or, la conscience, qu'est-ce que la conscience ? sinon Ia morale, qu'est ce que la conscience, sinon ce qui fait qu'un homme se respecte, qu’un homme tient à sa parole don- née, sinon ce qui fait qu’un homme est probe, honnête, vertueux, et en un mot, sinon ce qui fait qu'il est un bon citoyen et un bon chrétien. La conscience s’en va, et la foi menace de s'en aller avec elle ! Cet- te donnée est peut être hazardée, alliez vous me dire : Il y a encore de la conscience, car, il se rencon- tre des honnêtes gens. Oui, grâce ; à Dieu ! il y a encore des honnêtes gens ;il s’en rencontre dans no: villes, 1! s'en trouve peut-être plus dans nos campagnes catholiques ; et il serait bien triste qu'on fût o- blige de le nier. Et néanmoins, je maintiens œon assertiment, en di- sant : Il faudrait être bien aveugle pour ne pas constater les hommes de notre temps nn relâch=ment, qui va toujours s’accentuant, dans la conscience et les moeurs. Ouvrez les yeux, regardez, exa- minez et réfiéchissez et si vous vour- lez être de bonne foi, vous allez C’est vrai ; de nos morale s’affaiblit les moeurs tournent au matérialisme, on se laisse entrainer par le sensua lisme le pius grossier. Aujonrd'hui, dire avec moi : jours, la mème chez les chrétiens, l'enfant comme le jeune homme, le jeune homme comme l’homme mûr, l'homme mûr comme le vieillard ne vit plus que pour la satisfaction de ses passions coupables. On ne sait plus ce que c'est que d’être chré- tien : le chrétien recherchant en tout la jouissance, n’est plus ce di- ciple d'un Maître qui a vécu pen dant trente-trois ans une vie d’ab négation, desouffrances et de sa- crifices, et qui a dit : ‘‘Si quelqu'un veut 4 2 = nonce i1ui-mermme, venir après moi, qu’il se re- qu'il charge sa croix sursses épaules et qu'il mar- che à ma suite,’ et encore : ‘‘Vous autres, mes amis, vous pleurerez et | vous gémirez, et le mondese ré- Jouira”’. Regardez encore, et que verrez vous ? Par le temps qui court, la femme mondaine, de même que la jeure fille coquette est tout avide des jouissances de la terre ; elle ne cherche qu’à s'orner, qu'à se friser, qu'à se poudrer, qu'à se farder, qu'à se peinturer, qu'à paraître, qu’à se faire admirer. : Si vous examinez attentivement, vous verrez la conicience dépérir. Pour vien des hommes d'affaires, des hommes G'argent, le succès,, la fortuue, c'est tout, qu'on l'ubtieg- ne par des voix iniques ou autre ment, n'importe ; on veut l: succès, la fortune, on fait tout pour l’obte- | unir, tous les moyens sont bons pour y atteindre. Enfin, on ne réfléchit plus, on ne se reud guère compte : ou veut a- gir en tout à sa guise, on se fait de l'autorité, et l'on ne croit plus à la responsabilité ; on ne sait plus ce que c’est que la solidarité, Vraiment, il semble que l'on en ne PRES soit rendn à cestemps prédits par l’apôtre St-Paul : ‘‘Il viendra un temps, où les hommes ne pourront plus regarder la vérité en face, où ils se nourriont de vents, de vani- tés et de mensonges’”’. A la véri- té, disait le prophète, les vérités sont bien affaiblies dans le coeur des hommes.’ Or, en présence de cet état de choses, un devoir grave incombe à tout chrétien, à tout catholique ; quel est ce devoir ? C'est celui de se raidir contrecet entrainement dé- générateur ; c'est celui de raffermir en soi la conscience et la morale, dans la genération qui vient, qui pousse, dans ces jeunes enfants que Dieu a donnés à {ceux qui ont le bonheur d’être pères et mères. Eu effet, si nous nous demandons d'où vient cet amoindrissement du sens moral signalé plus haut, il ne faut pas craindre de l'avouer, il vient de l’éducation, de l’éducation faussée et dépravée que reçoit mal- heusement l'enfant à notre époque. Et pour enrayer le mal, que faut-il faire ? mettre profondément dans le coeur de l'enfant les sentiments qu'approuve la religion et qu’elle donne, le ramener dans la bonne voie, s’il s’en écarte, s'iloublie ce qu’il doit être, en un mot, lui for- mer une bonne conscience, GUSTAVE BELVAL. lle homer rennes Un bonnet qui nous va Le bon et spirituel Pierre l’Ermi- te, un prêtre français, termine une lettre adressée à un de ses cocfrères daus cinq cents aus, par une de ses vérités que nous devrions méditer. Voici : En retour, une prière pour moi, qui serai peut-être en purga toire, pour n'avoir pas assez crié aux catholiques de mon temps : ‘Si vous aimiez mieux votre pres- se...si vous la propagiez avec plus de zèle, les journaux des Loges u’auraient tout de même pas eu ce toupet là !” Ma foi, on dirait que c’est écrit pour nous !....QOui, si nous encou- ragions plus nos rares journaux franchement catholiques, si nous encouragions plus nos marchants uos industriels, nos entrepreneurs franco américains, nous ne risque- rions pas de nvus faire maudire par la génération de demain. Nous préparons de bieu sombres jours à nos enfants en encourageant la jui verie sous toutes ses formes, les journaux faux principes quelle qu’en soit la couleur. ‘‘La Revue Catholique’ de M. Preuss publie dans son dernier nu- méro . ‘Lorsque nous avons affirmé, il y a quelque temps, que les journaux ‘‘jJauves’”’ sont supportés en granle partie par les catholiques et qu’en conséquence les catholiques sont responsables, pour uue large part, du déplorable ca:actère de la presse quotidienne, des protestations indi: gnées se sont élevées contre ce qu'un critique a appelé une ‘‘énor- m2 et honteuse ex-agération.’’ Voici maintenant le ‘Catholic Citi zen’ de Milwaukee :—Dans toutes nos villes américaines, les catholi- ques font partie de la masse. De plus, des milliers de catholiques de notre ville sont les enfants de Po- louais et d’Italiens ; et c'est le jour- nalisme de Hearst qui les initie aux méthodes américaines. Mais les Irlando-Américains aassi lisent les journaux de Hearst. Nous pou- vous dire qu'aucun journal quoti- dien de New York n’a un plus grand nombre de lecteurs catho!i. ques que le ‘‘Journal’’ de Hearst, à moins que ce ne soit le ‘* World’’ — qui est aussi jaune que l’autre, Eu conséquence, le clergé fait bien d'exercer une surveillance sur la le:ture des journaux quotidiens que ses ouailles semblent préférer. S. M. Brisbane veut sympathiser avec la populace de Barcelone, ou si les profits de Hearst exigent que sa presse soit bubrifiée avec la luxure, le gardien qui est dans la tour né. gligerait son devoir s’il n’en tenait aucun Compte s’il n'observait à l'intérieur et ne donnait des avis en public.” Et la ‘‘Catholic Fortaightly Re- L'IMPARTIAI,, TIGNISH, I. P. E, MARDIS8 MARS 1910 PRESENT. eg 7 TP RTE 2 NE mn TS MA EMMRNRE TPE ANT ERA DAT OO As Le SE a ; f 17 ANNÉE à Une Lettre dun Ami de Montreal © ——— 5 La Question de la Marine discutee —Q ——— Montréal, le 26 février 1910, M. F. J. Byote, Tignish, Monsieur, Ce matin en ouvraut votre journal du 22, un titre a par- ticulièrement attiré mou attention. Et j'ai lu un article qui m'a profondément peiné, je ne dis pas ‘‘surpris’” car rien ne me surprenà, Dans les premières lignes de votre article vous dites, en résumé : M. Borden, qui est un impéraliste outré, veut des ‘‘dread- noughts’’ pour l’ Angleterre. M. Monk veut le contraire, le Statu quo. Et vous ajoutez : M. Monk dit : ‘Nous ne devous absolnment rien à l’Angfeterre’’. _ Avant d'aller plus loin je veux faire une réflexion. Com- ment se fait-il que vous n'applaudissez pas de toutes vos forces À l'attitude de M. Monk ? Est-ce que vraiment, au Canada—comme dans toute co- lonie, où l'idéal normal doit être : la plus grande part d'an- touomie possible—le projet de loi ministériel s’impese ?— vous savez qu'il crée une marine sous le contrôle de l’Aini- rauté auglaise, Devons-nous quelque chose À l'Angleterre ? Je préténds que non. La création de non voies ferrées et le perfection- nement de nos voies d'eau sont, à mon sens. pour |’ Angle- terre, des services qu'il ne faut pas méconnaître etil yen a d’autres. Prétendiiez-vous ls contraire ? Je veux envisa- ger le projet ie loi navale au seul point de vue canadien en général, mais, ici permettez-moi d'ouvrir une parenthése : est-ce que, par hasard, les attentious dont 1’ Angleterre à Particulièrement entouré les Acadiens vous aveugleraient au point de vous pousser à voir le contraire ? Je refuse de le croire. Vous dites, dans votre article : ‘‘A la conférenc: impé- riale de 1902, le Cauada s'est engagé à organiser un service naval dès que ses ressources le permettraient.’ Pour être plus exact, vous auriez dû parler de cet ex- trait ci : ‘‘et queftout ce qu’il entreprendrait, dans ce but, se ferait avec la co-opération des autorités impériales, mais en loutet foujours sous la direction et la responsabilité des autorités canadiennes’. Ce sont des paroles de M. Laurier» (Voir le compte- rendu non-revisé de la séance du 3 février 1910). Maintenant si nous ouvrous le Rapport de la conférence de 1909, à la page 34, voiei ce que dit M. McKenna, le mi- nistre de la marine anglaise : ‘‘Il a été reconnu par les gou- vernements coloniaux—nous étions représentés par MM. Brodeur et Borden—qui, en temps de guerre les forces na- vales locales devraient être sous la direction générale de l'A- miraulé.'" Vous n’avez qu'à lire l'article 18 du bill de la marine pour reconnaître cette concession. Vous pouvez continuer de dire, avec M. Laurier, que l'attitude du gouvernement de 1910 n’est que le développe- ment de «a politique de 1902 et que le plébiscite n’est pas nécessaire, mais, soyez sûr que vous ne me prendrez pas. Si, aujourd'hui, je blâme Sir Wilfrid Laurier, ne croyez pis que c’est par haine, non, c’est par un prefond et immua- ble respect pour le Laurier de 1902. Pour rendre mes conclusions inattaquables, j'ajoute ceci : Loïrsqu'en 1902, les ministres canadiens, assistant à la conférence impériale, dirent : ‘‘Actuellement les dépenses du Canada pour les services de défence sont limitées du côté militaire. Le gouvernement canadien est prêt à examiner aussi le côté naval’”’ (voir leur mémoire transmis aux auto- rités impériales, 1902) mous étions en droit de croire que notre autonomie serait aussi bien sauve-gardée dans la loi de la marine qu’elle l’est dans la loi dela milice. Voyons les textes : Lor SUR LA MILICK PROJET DE LOI NAVALK Art. 69. Le gouverueur| Art. 18 En temps critique général en conseil peut mettrelle gouv. général en conseil la milice ou toute partie de lalpeut mettre la marine, ou en milice, en service actis pær/ou/lmettre toute pa:tie que ce soit dans le Canada eten dehor:kà /a disposition de Sa Majesté du Canada, pour la défence dépour le service général dans la ce dernier, en quelque temp] Marine Royale, ainsi que tous que ce soit et où il serait älvaisseaux ou navires de la ma- prepos de le faire à raison delrine et tous marins servant sur circonstances critiges. ces vaisseaux ou n£vires, ou tous officiers ou marins appar- tenant à la marine, Tirez vous-même les conclusions. . À la fin de votre article vous dites : ‘‘Si l’ Angleterre est attaquée, on est, nous saussi exposé à l’attaque, mais cela ne veut prs dire que nous serons obligés de prendre part à toutes les guerres de l’ Angleterre, Sur ce point, a dit, l’autre jour Sir Wilfrid, dans un discours qu’il aÿpre- uoncé sur ce sujet, au parlement d'Ottawa ‘‘nous devrions nous guider d’après les circonstances et ce sera au parlement canadien d’en décider’”,. C'est vrai, M. Laurier a dit ces paroles, il les a dites le 3 février 1910. Mais, le 12 janvier 19ro, il avait affirmé que ‘‘lorsque la Grande Bretagne est en guerre le Canada est en guerre. Z/ n'y a pas de différence. Si la Grande Bretagne à laquelle, nous scimmes soumis et en guerre avec une nation gue/con- gue le Canada est exposé à une invasion ; douc le Canada est en guerre.’ Devant cette contradiction de M. Laurier on pourra, plus tard, se servir de l'interprétation qui fera son affaire et en- Voyer nos navires n'importe où, même quänd les intérêts du Canada ne couront aucun danger. Je pourrais continuer de parler du projet de loi, j'aurais beaucoup de choses à dire, mais présentement je veux me borner à vous montrer que les conclusions de votre article, comme leurs prémisses, sont fausses. Je termine en vous rappelant, qu’un 1902, le 15 avril, M, Laurier disait aux Communes: "Ce serait un véritable suicide pour le pays que de se ianu- cer Gans le gouffre des dépenses où les nations européennes, J compris l'Angleterre, ont été entrainées par les besoins d'armements formidables'’. _ Est-ce la conscience de votre double respousabilité de Jourualiste et le président d’une société nationale qui vous dicte la ligne de conduite que vous semblez vouloir suivre sur la question de la marine ? Permettez-moi d'en douter, ere, J'irai plus loin, comme je suppose que vous connaissez la question, je suis porté de croire—j'espère me tromper — que, avec nos députés, voas êtes pris dans le rouage de la grande machine ministérielle—on vous a accordé quelques faveurs dont vous êtes reconnaissant, ou vous voulez plaire pour recevoir quelque cho:e. J'espère que ce franc parler ne vous froisse pas. Si oui, eh bien, tant pis, je dois cett: attitude à mon pays que Je veux servir avant tel ou tel iudividu. Je demande au Ciel que l'article qui a paru dans votre journal du 22 ne vienne pas de vous ; je demande au Ciel qu'il'se soit glissé, par hasard, dans votre ‘’IMPABTIAL'" de l'Ile Saint-Jean. Et j'espère encore que vous me permet trez d'établir, daus votre feuille, la thèse contraire an projet de loi qui prépare, peut-être pour nous, mais certainement pour nos enfants, le dur impôt pécuniaire et l'effrayant 1m- pôt du Sang. , Je vous ai offert mes humbles services pour douuer à vo- tre journal la santé physique dont il a besoiu pour penser, sachez que des divergences d'opinions ne m'empêcheront pas de lui conse-ver ma sympathie, au contraire, et je réitè- re ma proposition. Mais de grâce, ne la voyez pas d’un mauvais oeil après cette lettre : elle est franche. Puisque j: parle de franchise, permettez-moi de vos dire que je vous crois aussi francs que libéral. C’est cette pen- sée qui a inspiré ma tmissive. Bien à vous, ANATOLE VANIER 180, rue Mance Montréal C'est avec plaisir que nous livions à nos lecteurs la lettre de M. Vauier, de Montréal. Ce monsieur que nous n’avons pas l’honueur de connaître personnellement, uous parle avec franchise, ne cache pas «es idées sur la question navale et veut un plébiscite sur cette importante question. Il nous dit ‘‘q:e nous sommes peut-être à l'époque la plus critique qui fut jamais au Canada'’. Le plébiscite n'agravera-t-il pas d'avantage ‘‘l’époque la plus critique’” ? Le plébiscite n’amemera-t-il pas une ‘‘guerre de race” qui serait au détriment de notre avancement matériel, et national ? Nos ancêtres, les Acadiens, ont été martyrisés. Faut-il pour cela que uous, leurs désendants, portent rancune au gouvernement qui a permis au monstre Le vrence de vomir sa haine sur uu petit peuple catholique ? Le passé est par- donné, du pardon qne tout bon Acadien Catholique sait ac- corder. Nous ne sommes pas pris dans le rouage ministriel. Nous sommes indépendant, Dieu merci ; pour cette raison nous voulons appuyer de nos humbles efforts, le projet de marine de Sir Wilfrid Laurier, parceque nous croyons sincèrement que ce projet est le meilleur des trois proposés. L'un des projets, celui de Borden, veut que le Canada donne vingt à vingt-cinq millions de son argent à l’Angle- terre—c'est de l'impérialisme tout pur—et te cadeau serait donné sans que le Canada put en retirer aucun bénéfice. Laurier veut construire une marine pour la défense du Ca- hada (qui est aujourd’hui une nation) en cas de danger. Cela demanderait des dépenses de onze à treize millions, mais nous aurions la douce satisfaction de l'avoir à nous cette marine, de nous en servir comme bon nous sem- blerait. Le troisième projet est celui de M. Mouk, qui veut un plébiscite. Il ne nous dit pas qu’il veut un plebiscite sur la dépense de vingt-cinq millions, comme le propos2 sou chef M. Borden, mais un plébiscite sur la dépense de ouze millions comme le propose M. Laurier, sou adversaire politique. Il n'y a personne em Acadie, croyons nous, qui soit plus loyalement Acaïieu que nous le sommes. Nous sommes fier du titre d’Acadien et nos himbles efforts sont tou- jours et en teutes occasions, de faire respecter d'avantage le nom Acadien, mais mous somuass loin de penser que notvs mauquons à notre devoir comm: journaliste et que nous co npromettons l'intérêt de l' Acadie en nous opposons au piébiscite, dont veut M. Vanier avec M. Monk. M. Vauiet n'aime pas la proposition Laurier. À pprouve-t-il celle de Borden ? Il ne le dit pas, mais il nous fait entrevoir qu'il est d: tout coeur avec le sou:-am<ndemeut de Monk. Qui est Monk ?—le chef des conservateurs de ja province de Québec. Qui est Borden?—le chef du parti conservateur du Cauada. Qui nous dit que Mouk et Bordem n'agissent pas avec la subtilité du reuard pour attrapper le raisin ? Le pouvoir au Cauada, voilà l'enjeu des personnages en question, Borden et les siens veulent arriver au gouveruail fédéral — Laurier et les siens veulent le retenir. | De deux maux choisisons le moindre, Voici l'attitude des deux ch:fs du parti conservateur : Daus la province de Québec l'opposition dit que le gouver- nement Laurier veut dépenser trop d'argent pour la flotte navale : Dans la province d’Ontario l'opposition dit que le gouvernement Laurier ne dépense pas assez d’argent pour la flotte navale. Ce que Laurier veut est : Une Marine Canadienne, - Construite en Canada, Avec l'argent du Canada, Par la main d'oeuvre des canadiens. , Borden veut jeter vingt cinq millions de dollars dans le coffre fort de l’amirauté anglaise, sans bénéfices pour le Ca- nada.—Il ne demande pas un plébiscite pour faire cette dépense extraordinaire. Mouk veut un plébiscite parceque Laurier veut dépenser onze-millions pour construire une marine Canadienne ! ! ! Il est facile de juger lequel des projets est le plus avanta- geux pour nous. lèrent aussi sur les différents sujets touchés par M. McNally. Un chaleureux vote de remer- ciments proposé par M. L,. A. Arsenault et appuyé par M. S. Aucoin fut présenté à l’habile con- férencier, après quoi l'assemblée s'ajourna. Com. J. H, Myrick & Co IMPORTERS AND DEALERS DRY GOOWS HARDWARE BOOTS & SHUES FINE GROCERIES | view’’ ajoute : Les obseivateurs attentifs se sont toujours étonnés de voir les prélats si prompts à 1appeler à l'ordre des journalistes catholiques bien inten- tionnés—tombant dans l'erreur sans le vouloir, uniquement parce qu'ils sont mal informés et péchant contre la discipline ou le décorum par gaucherie plutôt que par mauvaise | volonté—rappeler à l’ordre, dis-je, ! ces journalistes et souffrir sans pro- tester que le peuple soumis À ieur direction nourrisse son intelligence des écrits funestes des journaux jaunes. Le journal catholique le moins bien rédigé, même s’il est habituel- lement irrévencieux et médisant, ue peut faire la moitié autant de mal à la foi et à la morale des ca- tholiques qu’uu journal ja une à la Hearst ou à la Pulitzer, pela M. McNally à parler. CONFERENCE AGRICOLE Lundi soir, le 14 février, il y a eu une assemblée à Urbaïinville où M. Johu MeNally, qui avait été envoyé à Truro pour représenter le club des fermiers de cet endruit, à donné une très instructlve et inté- ressante conférence. Le président du club, M. Be Arsenault, ouvrit l'assemblée et ap- Celui- ci a répondu à l'appel par un très beau discours durait lequel il parla prin cipalement de la volaille, des chevaux, de l'entretien des vaches à lait et de la manufacture du beur- re. Son discours fut bien apprécié de l'auditoire qui était très nom- breux au nombre desquels on re- marquait les dames du village. Plusieurs autres personnes sa And Fishing: Supplies AT TIGNISH and ALBERTON We have jut opened a full arïid complete stock ot NEW GUUDS We are prepared to supply the wants fo the farmer fish- eiman and mecha- nic We invite in. tendirg purchasers to give us a ca!] and they will fiud we can mee: ail competiters, and save them the trouble and expen- se Of goinx to Summerside or Charlottetown. J. A. JOHNSTON, M. D., C. M, Médecin—Chirugien TIGNISH, ILE DU P, E, ? : 4 0 8 SRE We Feat ne M À 4 TE PE Fa de f . £ A RES ÉE à % 4 si "4 LATE k “. net TAPER 37 Sn © edf 4 *# L SA Autre FRE %