ee ns x r ; [+ it —_ ; no So Fa AL SRE " SIN IAE T BR: ES “ à à L’'IMPARTIAL, JEUDI LE 5 JANVIER, 1899. L'IMPARTIAL FONDE EN 1893 Le seul Journal français de l'ile du Prince Edouard. a ne HEBDOMADAIRE, 8 PAGES. ABONNEMENT : TR din co TS Ris dtt: D FOR cit Les abounements sont paya- ies d'avance. Annonces 10 cents la ligne, 1ère insertion, 2 cents la ligne les in- sertions subséquentes. Toates communications doi- vent être adressées à L'IMPARTIAL TIGNISEH. I P.E ce jour. Quant au jour de cette célé. bration, il n’y aurait pas de choix à faire. Tous seraient una- nimes à fixer comme jour de ce Centenaire le jour de notre iête nationale l'Assomption. Nous demandons respectu- eusement à nos compatriotes de considérer cette proposition et de vouloir bien nous dire ce qu'ils en pensent, d'ici à trois semaines. NOS MOYENS DE COMMUNICATION Comme introduction à l'ar- ticle que nous sommes à écrire nous aimons à dire exzlicite- ment que nous ne prétendons pas, en quelque manière que ce soit, attribuer aucun bläme au surintendant de notre chemin de fer, qui a les mains liées par la force des circonstances Ce grâce à venir nous instruire en/Surintendant acquiescera très | volontiers à la volonté du peu- ple. Le Revd. Père Burke fait appel au “Board of Trade”; nous en appelons à tout honnête et intelligent électeur de la pro- vince. Nous vouions être trai- tés de la même: mauière que le sont les gens de la Nouvelle- Ecosse et du Nouveau-Brans- wick et obtenir notre juste part de l’argent que nous payons. Nous voulons que tout employé sur notre ligne soit payé comme le sont les employés sur les li- gnes de la Nouvelle Ecosse et du N. Branswick. Sir Louis, nous vous demandons d'accorder é- gale justice a (tous. Exécutez- vous, M. le ministre et mettez en pratique les pompeuses pro- messes, que veus faisiez lorsque vous étiez dans l’opposition. À Nos Abonnes ee L'IMPARTIAI, TianNisw 5 Jan. 1899 CENT ANS a 11 y aura cent ans l'été pro- chain que Tignish a été établi. Les premiers colons qui abordè rent dans cette partie de l'iie venaient de Malpèque. Ce noyau de colonisation se com posait de sept familles acadien- nes qui vinrent s'établir, les unes au lieu communément ap- pelé la ‘côte des Perry” ; les autres, du côté du sud du ruis- sean où est actuellement le brise--lames — locilité encore connue sous le nem de le “Vio-. lonnière”. Cent ans ! L'intervalle d’un siècle doit faire revivre de si chers souvenirs qu’il n3 con- viendrait pas de les laisser pas- ser inaperçus. C’est pourquoi nous da- mandons à nos compatriotes de la grande paroisse de Tigmsh, les descendants de ces preux, qui, les premiers, abordèrent dans ces parages et qui par leurs labeurs incessants ont si forte- ment contribué à faire de Tig- zish l’une des plus importantes paroisses de l'Ile du Prince Edovard, ce qu'ils pensent de célébrer ce Centenaire d’une m2- nière digne de l’heureux évené- ment. Les Acadiens de l'ile du Prince Edouard ont une histoire dont une belle page esi à l'endroit de la paroisse de Tig- nish. Combien y en a t-il par- mi nos Acadiens qui ignorent encore notre histoire et sui de- valent la savoir ? Une réunion comme celle dont nous parlons servirait à nous donner des renselghements précieux tou chant notre race et tendrait aus- si à réchauffer le sang nationai chez ceux qui auraient eu le malheur de subir un refroidis sement d'amour pour la mère patrie. L'assertion qu’il n'y a plusde nationalité distincte depuis que nous sommes en confédération, mais que nous sommes tout simplement (Canadiens, n'est pas absolument corrêcte. Les 1r- lan dais, les Ecussais et autres, tout en étant Cana- diens ne manquent jamais en toutes les occasions que se préseitent de faire honneur à leur race par des démonstra- tions qui leur rappellent le souvenir de leurs ancêtres et qui servent à raviver dans les cœurs le flambeau du patriotisme. Ce sont des marques de respect de leur part dignes de tout éloge que nous voulons tout spéciale. Nous commencors, anjour- [ment faire ressortir sont les sen- | Qui à retrancher de notre liste et qui méritent d’être imitées. | par les Acadiens comme par les autres. Nous avons parmi nos Aca- diens des personnes éminentes qui n'hésitent pas à sacrifier les moments les plus précieux de ieur vie pour l'avancement du peuple acadien. Nous sommes persuadé que ces personnes dé- vouées se préteraient de bonne SPP 2 à Re de! : MENT NI les colonnes de ‘“l'Examiner” par le Revd Père Burke, à pro pos des moyens de communica- tions sur notre voie ferrée —sea. timenis neurris par toute per sonne aux idées progressives de notre partie de la pro- vince. By cfoit, Ile le système primitif qui n’accor- de au public qu’une seule seca- sion par jour de voyager d'ici à Charlottetown, par voix ferrée, timepts si bien exprimés dans|}{ Loms de ceux qui nous doivent des arrérages de vieilles : dates et qui s’obstinent à ne pas nous payer la dette légitime qu'ils nous doivent pour abon- nement. C’est avec peine que ayo2s à dire que parmi ces a- bonnés réfractaires il s'en trouve un trop grand nombre qui ne uons ont jamais payé un seul centin depuis près de six ans. Nous avons en recours à tous est usé. Aujourd'hui, vivant dans un âge où tout s'exécnte avec rapidité, on ne croit plus aux délais que l’on veut éviter ; on déteste l’idée d'être réduit fà dépenser une .journée entière pour aller d'ici à Charlottetown; aussi ne se soumet-on à un tel traitement que par extrême né- cessité. On vient nous parler du plaisir de voyager par les chars! Voudrait-on bien nous faire voir quel plaisir ou peut éprouver en nous faisant secouer et ti- railler depuis le départ de Tiy- nish le matin, avant jour, jus- qu’au soir, ct nous faire arriver trep tard à Charlottetown pour pouvoir transiger aucune af: faire ? Voudraiton aussi nous dire quelle satisfaction ily a à payer pour les nouvelies étran- gères qui nous arrivent huit jours en retard et pour les jour- qui ne nous arrivent ici qu'a près trente huit heures ? Enfin. de quel piaisir jouit-on de vivre dans un pays aux idées telle- ment arrièrées que de nous trai- ter de la sorte ? Qu'on nous le dise. Nos gouvernants viennent nous dire que nous avons un dé- ficit sur notre chemin de fer et que, par conséquent, nous n'a vons pas le droit de demander aucune amélioration. C’est un faux raisonnement. 1] est vrai que nous avous un déficit, beau- coup trop élevée. Mais à quoi ce- la est-il dû ? Au système défec- tueux qui existe et au prix trop élevé qu'on nous oblig: à payer pour le fret et les passagers. Nous payons le même taux que sur l’Intercolonial sans pouvoir obtenir les mêmes facilités. None demandons d’avoir sur notre chemin de fer de l'Ile les mêmes facilités qu'ils ont sur les autres lignes et nous ne ces- serons jamais de les demander. 1l nous faut deux chars par jour, l'hiver comme l'été, entre Tignish et Charlottetown, Nous voulons être servis de manière à ce que nous ayons nos mailles régulièrement et dausun temps raisonnable. Nous voulons des locomotives p'us convenables, (le meilleurs chars. Nous demandons à être traités comme le sont les autres mertels du Canada. Le devoir incombe à tous de doosites | nos griefs aux autorités à Otta- wa:et de les presser à nous don-| ner Justice. En ceci nous som- nes certain que notre énergique nanx de Charlottetown même \les moyens paisibles pour enga- |ger ces personnes à nous payer jau moins une partie de leurs redevances, mais sans succès. Depuis trois mois nous leur donnons avis de notre intention de les rayer de notre liste au vornmencement de l’année 1899, s'ils ne se mettent pas en règle avec nous. Nous avons. la semaine der- nière, donné avis à chacun3 de ces personnes récalcitrantes du traitement qui leurest réser- vé--quelque répugnant que soit pour nous une telle ma- nière de procéder à leur égard. 11 n’est pas raisonnable de supposer que nous payions les taxes qui sont maintenant im- posées sur notre journal et que nous continuions à servir les nouvelles du jour sans rému- nération aucune, à ceux qui |refasent de nous payer. Nous prions encore une fois ces persounes de faire attention au dernier avis qu'ils ont reça de nous et de s’y conformer au- tant que possible. Un peu de bonne volonté de leur part-une partie sinon le total des arrérages qu’elles nous doivent, procurera une satisfaction réciproque. Ce faisant, nous nous empresserons d'inscrire de nouveau, leurs noms sur notre liste. Autre- ment, après le 9 de janvier, nous prendrons des moyens légaux pour nous faire payer. LE TRAITÉE (De la Presse.) Aujourd'hui que tout est à la rétrospectivité, où l’on repasse les événements passés, il doit être aussi permis de prophéti- ser. Une question intéresse tout le Canada, c’est celle quise discute à Washington et dans laquelle sont en jeu les intérêts les pius précieux du Canada. Chaque jour arrive une note officieuse annonçant que tout va bien, qu'il y aura un traité, nn traité dont on ignore l’éten- due, mais qui sera satisfaisant. Tout cela se dit et se répète sans aucune information ni semblant d’information et nous allons suppléer autant que pos- sible à cette lacune d’après les données résultant d’une étude de six mois des négociations et d'un contact ininterrompu avec les négociateurs et les person- nes qui les ont approchés. THE SPECIAL ATTRACTIONS LADIES’ FURS! For this week are LADIES’ FUR SACQUESIT LADIES’ CLOTH SACQUES ! For Style, Variety and Low Prices, never approached here before. Our Millinery Department is full of Novelties ! Our Dress Goods Department ! Our Clothing Department ! Our Underwear Department ! Our Boot & Shoe Department: Our Hat & Cap Department ! Our Fancy Goods Department ! Our Glove & Hosiery Department! Our Neck-Tie Department ! Our Carpet Department ! Our Curtain Department ! ARE ALI, FULL OF NOVELTIES AT BARGAIN PRICES Please have this confirmed by an early Inspection of each De- partment. ROBT. T. HOLMAN Summerside, Jan. 7th. 1899 Voici donc, anssi exactement que possible et aussi fidèlement qu'on peut la tracer en matière aussi délicate et pour un secret aussi jalousement gardé, la po sible d'arriver à une entente et!avec une échelle mobile compor- sition dans laquelle se trouve la. reprise des travaux, le 5 janvier! piochain Les négocia i5ns sont vir- tüellement closes c'est-à dire Terreneuve s’est retirée des né- yoclations, avec l'espoir d'être autorisée à traiter directement. La question reste ouvetre. 3 Non réxlée, bien que les A- méricains conservent leur posi- tion et consentent à de nouvel- les expertises g'odésiques, sans renoncer à que les commissaires ont dès, maintenant convenu des. points sur lesquels ils pouvaient s'en tendre et do ja limite jusqu’à laqueile ils pouvaient aile: dans jeurs concessions. Le travail de discasion est ter- miné. | Ce qu'il reste à faire, c'est la rédaction du traité, l'aflinae des propositions de facon à pouvoir donner an document fini! une touruure aussi -atisfaisante que possible et propre à piss r sans trop d’erabarras devant les poa- voirs qui seront consultés. Maintenant quelles sont les questions régiées, demi-réglées, ou abandonnée; ? C'est là 1: point délicat que mois allons résoudre de notre mieux. Le protocole, noncé des questions comporte douze nous allons énumérer une fois pour faciliter l'établis- sement du bilan : 1. Péêcheries de Pehring. . Pêcheries de j'Atiantique. . Frontière de l'Alaska. Transit intérieur. . Transit extérieur . Travail des aubains. . Règlement miniers . Marine armée sur les lacs. . Difficultés de la jrontière général». 10. Transport des prisonniers. 11. Réciprocité enmatière de sauvetage. 12. Réciprocité commerciale. Prenons maiatcnant un à un les articies de ce protocole et nous aurons la situation clarre- ment définie : 1. Non réglée définitivement ; | les pêcheurs actepteraient et! les Etats-Unis. voudraient bien. payer $500,000 pour la suppres-| sion de la flottile de pêche :| ercore O1 H O9 1O © Œ =T © Î mais la province de la Colombie} jusqu'au ieurs prétentions territoriales. Les nouvelles ex- | pertises ont sculement pour eb- jet de masquer l'abandon de la position gardée Jusqu'à ce jour par je Canada. 4et 5. Ces deux questions restent dans le statan quo; l’es- |sal tenté par les c'est-à dire l’é-! en litige | vestions que ] commissaires canadisns de faire fixer par trai- té le droit de transport en tran- sit, des marchandises, d’un point du Canada à un antre noint du Canada à travers les Etats-Unis, ou d'un point du Canada à un point de l'étran- ger, à travers les Etats-Unis €. vive versa, à échoué. La privi- lège reste, comme par le passé, simple matière d'acte du Con- grès, révocable par le pouvoir qui l'a crée. 6. Réglé partiellement. Les Etats-Unis laissrront circuler souvriivrs canadiens tout eñ se prémunissant, da mieux pos- sible, contre le passage des im- migranie jndizents, qui pour- raient veuir du Canada. 1. Réglée. La convention Rush Bagot est annulé : les E- tats-Unis et ie Canada auroat le pouvoir d'entretouir sur les lacs, deux grands avisos d’un tonnage de 1,000 tonneaux, et armées de six canons à tir ra- pide, avisos du type américain ‘Marietta,” et les deux pays pourront construire «les vais- seaux de guerre de dimens'ons telles qu'ils puissent passer par les canaux. 9. Réçrlée. La question de Ja rivière Saint Jean, au Nouv2au- Brunswick, parait réglée, ainsi que Î+s autres questions de dé- |talls. 0. héglée. 11. Ré 12. C'esi i: gros morceau et, jour de Ja signature, ii Anglaise réclame 18 miilions | est diiliv1le de dire queile torme comme réprésentant la valeur |revêtra je règlement. Ce qui est de l’industrie qu’on veut anéan- | acquis d'ores ct déj’, c'est qu'il tir. Ces prétentions seront exa-|y aura dius le traité une clause minées à part par un tribunal de règiviments traitant de la ré- d'arbitrage quise réunira sans Ciprouité coimta Fi date uité-|Circonstances doute à Paris à une rieure. rciale. Dans les présentes, cette - [clause contienura une réduction 2 Non réglée. Ila été impos- [du droit sur les bois, de $4 à 2, | | tant certaines diminutions, peut- être plus accentnées, sur cer- taines catégories de bois. JL est présumable aussi que les droits sur le charbon, recevront uue réduction sensible, allant jus- qu'au 20 p. c., antorisé en ma- tière de réciprocité, par le biil Dingley. 11 n’y aura de récipro- cité pour sucun produit agri- cole. Maintenant, ii est probable que ie traité donnera à entendre que la solution des points sou- levés pour la réciprocité n'est pas définitive et que la discus- sion pourra être rouverte con- Jeintement avec les pourparlers de résiprocité entamés actuelle. ment par les Etats-Unis, avec la France, la Belgique, la Suisse et l'Espagne. On éludera l'appa- rence et l’échec, en ajoutant une que au cerf-volant. Ÿe sont là les pronostics du jour ; il pourra intervenir des modifications au tableau, mais nous Considérons le fond comme consciencieusement correct. McDonald’s Drug Store HEADQUARTERS FOR BARCAINS Never before has my store been so completely stocked. 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