4 ’ | | ; ; E ; ” NSP " . mimistre du Ca Le FE Fee PERRET SITE RAN © FONDE EN 1893 DANS L'INTERET DES ACADIENS DE L'ILE ST-JEAN HEBDOMADAIRE Vol. 3. No9. «7 es 3 T à ET | à 4% A, “ “A 7 rn F Care intel Res d ee = Ce Es La ee 7 : dti UP D CE —— A RAA : { nf A Ve 2 72 , a … . FE NOR À D _ £ ! +? TS a eS ÿ, Re RE LÉ $ Vi + PEN / æ D Or A D mme (Er 7 NE 5. ui € PSE — 7 Jait la F Orcez Fe N pe Moscier %] e 4 ABONNEMENT : UNAN 51.00 SIX MOIS 50€ F. J. BUUTE, DIRECTEUR, TIGNISR Tignish, lle du Prince Edouard, Mardi le 12 Jan. 1915. 29ieme Annee. SIR WILFRID LAURIER Un éloge par Elbet Hubbard (Du ‘‘Boston American.’') De passage à Toronto la semaine | les plus violents n'on* jamais pensé, dernière, je fus agréablement im pressionné en constatant que le sen | un moment, accuser ce gentil hom- | me de cacher, derrière des manières . ‘ . … à « ; LL: : é % timent canadien à l'égard des litats | polies, les sentiments réels de son Unis éprouve un changement pour Coeur. Il est au-dessus de ces luttes lé mieux. Jusqu'içi ce n'est qu'une idée né buleuse, prenant lentement une fcr- me substantielle, mais pour le: yeux qui veulent voir elle est déjà réelle: c'est que le peupie des Etats Unis et celui duÿCanada ont après tous les mêmes intérêts. Les Etats Unis’ désirent la bonne volonté du Canada et le Canada a besoin du support amical des Etats Unis. On peut attribuer les sentiments d'estine qui existent actuellement entre deux grandes nations à | oeu- vre libératrice et à l'influence bieu- faisante de cet homme grand et bon de ce geatil homme qui a occupé uue première place dans la politique canadienne et dans celle du monde pendant quarante ans et plus mais dont le coeur bat encore du plus grand espoir de jeunesse: Sir Wilfrid Lagrier. Né davs la province française de Québec entouré de traditions fran- çaises, et le premier Canadien fran: gaigsà" occuper laposfe edéhpremier r — —Prus que tout autre, IN a enseigné an Domini:n de penser na- tionalement et à prendre sa place comme une d:s grandes natiors de l'hémisphère occidental. Sir Wilfrid Laurier a toujours été uu ardent admirateur de ia Républi- que américaine. Il n'y a pas encore longtemps, il disait aux Hommes d'état anglais réunis en assemblée: ‘“Je suis un admirateur du peu- ple américain. J'admire la granlie lutte qu'ils ont faites dans le passé en faveur de la liberté. fait en civilisation. J'aime les Ktats- Unis. Nous doinons au monde ie spectacle de frères vivant en paix. Nous avous la plus 'ongue fruntière séparant deux nations. Sur cette frontière, il n'existe au. cune forteresse, aucun canon et pas uu soldat. Les succès réalisés par cet homme dans toutes les entreprises ne peut s'expliquer qu'à ‘a lumière de ses actions variées et de <a remarqua- ble éloquenuce combinés ave: une figure imposante et un maintien distingué. I! gagne à lui ses adversaires com me ses amis et les attire instincti- qement. Leur affection Iniest ac- quise. Et cependant ses critiques “+ +. Ÿ ». J'admire | l'avancement prononcé qu'ils ont} | mesquines et entreprises pour arri- ver aux honneurs et au pouvoir. C'est un homine parmi les hommes. , Come orateur public, il est franc, spirituel et sads rancoeur. La bonne humeur ne s’est jamais dé | partie de lui, mêmes aux heures de | l'épreuve et de la défaite. | Rappelez vous qu’au plus fort de la campague en faveur de la réci- | procité, quelques ‘‘britishers’”’ se présentèrent à lui et le porte-paro le, un gros individu, lui dit: ‘Vous plairait-il, Sir, de nous révéler vo- tre vraie opinion ? Le peuple amé- ricain ne convoiet-il pas le Cavada ?* Et Sir Wilfrid, avec uu éclair dans les yeux, avec solennité. ‘‘Ie | serais très surpris s'ils ne le convoi- taient pas. Je suis sûr qu'il est très humain qu'ils le fassent, et certai nement très américain, car tout Américain sait apprécier une bonne chose lorsqu'il la voit. Essentiellement Sir Wilfrid Lau- rier représente les temps nouveaux. C’est un-démocrate, dans la façon "vivre. Il est bon, généreux, gra. cieux pour tout le monde. C'est un homme d'affaire qui croit dans l'évolution, le dévelop- pement, le trauspott, la distribution Comme Térence. il peut dire: ‘‘Je suis homme et rien de ce qui est humain ne m'est étranger.’”” Il espère dans le Canada et dans son avenir, Et il croit aussi que l’a- venir du Canada est étroitement lié avec celui des Etats Unis. C'est un citoyen universel. Il réa. lise que nous sommes pratiquement un seul peuple, que le Shakespeare de l’Angicterre est notre Shakes- peare. Il croit aussi que nos intérêts, nos espérances et nos destinées sont identiques. Ily a quelques jours, À peine, cet homme viril et grand, aux che-} veux d'argent et au coeur @’or, qui peut encore sauver le Canada, disait: ‘‘Un pouvoir deminateur, soit sur terre, soit sur mer, ne sera pas to- léré. Le pouvoir snprême résidant dans un homme ou dans une na- tion, est à crainde, car les rations se composent d'hommes, et un pouvoir qui n’a pas de frein tend vers la tyrannie.”? ! Deux paroles autorisées. S. G. Mgr Bruchési, au Monu ment Natioual, lundi : ‘Mesdames et Messieurs, Noussommes en préseuce d’une situation yrave. Si nocs venons, Mgr l'évêque auxiliaire, Mgr le vicaire général et moi, à cette réunion dont l'Asso- ciation catholique de la Jeunesse canadienne-française a pris la géné- reuse initiative, c’est pour affirmer hautement que nous sommes en fa- veurde toute juste revendication. (Appl.) Nous sommes loyaux et fidèles suj:ts de jl'Empire briiannique. Nous l'avons prouvé dans le passé et ncus en donnons, aujourd’hui encore, d’irrécusables preuv:s. Nous apprenors et nous parlons la langue anglaise et nous ne né: gligeons rien pour la faire appren- ee nos entants. Mais le français a, sur cette terre au Canada, des droits indéuiables. Ce fut la langue de notre berceau et nous y voyons la gardienne et la protectrice de nos croyances. Le français est parlé à la Cham- lbre et au Sénat. Tous nos gouver- ineurs se sont fait un poiut d'hos: | ueur de le savoir parfaitement. Nous voulons et nous devons le conserver (Appl.) Et alors, au nom de quels princi- pes serait-il banni des familles et des écoles ? Certains_actes regretta bles sont à la veille de dégénérer en une guerre dont les conséquen- | treuses. C'est cette guerre que je vou- drais voir éviter à tout prix. Canadiens d'origine anglaise et d'origine française, nous sommes . l pour nous unir et travailler ensem ble au progrès et à la prospérité ie notre patrie. (Appl.) 5 et Se. 1 + A 2 reuses. toute cause et toute occasio de discorde. (Appl.) Pour le moment, il nes’agit pas d'une question particulière ou d’un règle: C'est toute la ques- tion de la liberté de la langue fran- simplement, à mon sens, ment scolaire. çaise que j'ai en vue. ( Appl.) Si cette liberté n’est pas recon fende-par tous les moyens que 1 légalité permet ; mais toujour avec calme, sans blesser ou insulte aucun adversaire, avec le plu du de ceux qui ont en mains le pouvoir, pour les supplier de faire disparaître, au milieu de nos popu- lations qni pourraient être si heu- Cela serait si facile ! Nous ne de- maudons que le respect des droits acquis et d'une légitime libe:té. s'engouffre notre jeunesse et à cette heure, les prédications et suffisent plas. aider à la disparition du sens chré- grand nombre, aille tous ses jours redire à notre peuple que ses de - ‘ voirs religieux n'expirent point sur une, qu’on la réclame, qu'ou la dé le seuil de l'église paroïsiale, au a | sortir de la messe dominicale, et s'qu'il n'y a pas un seul acte humain: r |individuel ou social, qui puisse être s | moralement indifférent. grand respect pour l'autorité reli- gieuse et civile, comme il convien omphe de la justice et du droit. Oui, que la lutte soit digne € ferme. Si elle doit être longue peu importe. unir. Le triomphe est assuré, et j l'attends. (Appl. prol.) + * * L'hon. Sénateur Landry : ce nous ne sommes pas, Dieu mer ci, les agresseurs, fendous. d’une minorité dont les droits son méconnus et que nous voulons pro: L % CD ere D téger coutre l’ivjustice et l'inigu #2 ; LE * ve: 2 rer Or 4 d'On Daus a province mort de tout ce qui est français e catholique et fqui, pour arriver à son but, se sert aujourd’hui d’un élément catholique qu’elle lance C'est cette organisation que je veux com contre l’élément français. battre, c'est cet accouplemen monstrueux que je veux dénoncer à tous les hommes sérieux de notre pays. TS Eee EE RO LE RAPPORT DE LA COMMIS SION D'ENQUETE BELGE. EST REMIS AU SKCRE TAIRE D'ETAT BRYAN violations {des ministre belge. Ce rapport très do interuatioral qu'ils mert ignoré, mais des lois de la ci vilisation et du droit commun d’après les ordres mêmes des offf ciers. sout faits d'après les ordres du gé néral Von Buelow qui non conten l'ordonner de faire brûler la ville de citoyens entièrement inoffensifs les Allemands ont été de véritable cendiaires. IL FAUT CE JOURNAL, ses peuvent être des plus désas- faits nou pour nous combattre, mais | CIÉNCÉS, partout, où elle flotte jusque .dan J'ai foi dans l’ave. Et dans cette lutte qui commen- Nous nous dé- Nous volons av secours arlo, il existe une orgauisation politique dont les loges néfastes ont juré la Washington.--Le rapport de la commission d'enquête belge sur les lois interrationales par l’armée ‘allemande, sur le ter- ritoire belge, a été présenté au se- crétaire d'Etat Bryan et ;rendu pu- blic par : Emmanuel { Havenith, le cumenté prouve que les Allemands u’ont pas mêime respecté les lois les plus élémentaires, non pas du code ont parfaite- Plus sceptiques que les barbares qui respectaient les femmes et les enfants ils ont tout massacré et ce Lors de la destruction de Liège, le carrage et les meurtres se ordonna le massacre d'une centaine Les conclusions du rapport sont que barbares, des meurtriers et des in- CATHOLIQUK À cette époque où l'erreur est l'air, comme un vent de pestilence et de contagion, et se glisse inco: guoito dans les esprits et les cons où on la trouve dans la po- litique, moins scrupuleuse et plus légère de principes que jadis, dans : la finance, cù les opérations lou- ches ne se compteut plus, dans la dre aussi parfaitement que per] Ah ! que je voudrais être enten- ! vie ide famille, qui pert de ses t'LE PORTUGAL EN GUERRE à toute noble lutte faite pour ie tri- | Lisbonne, Portugal, s. —-Le Por- t |tugal est en guerre et fil soutient la , [cause des alliés, IL a été annoncé officiellement que les troupes portu e |gaises étaient venues en contact avec les troupes ‘allemandes, dans l’ Angola, Afrique occidentale. Cet- te nouvelle a été donnée, au cours d’uue séance du sénat, par le pre mier ministre qui a dit qu’une nou- velle armés comprenant 4,700 sol- dats avair été concentrée daus l’An gola, pour combattre les Alle. tlmands, crit : ‘Les Russes se sont emparés de huit cantons, en Hongrie, et plusieurs divisions de l’armée au- trichienne sont cerués dans les Car- pathes. La panique règre à Bu- dapest et à Vienne où l'on sait maintenant que les troupes austro hongroises et allemandes sont dans une situation désespérée.’” t t LES FRANCAIS PRES DU RHIN Londres, 5.-—L'aile dioite de l'armée française est aujourd'hui, à -|moins de trente milles du Rhin. Les Français qui se sont emparés de Steinbach et des hauteurs si: tuées au sud est de ce village, ont eu à livrer l'un des plus rudes en gagements de la guerre. Sur les autres parties du front occidental, la sitnation s'est peu modifiée et le tions. LES ALLEMAMDS S'INQUIETENT Londres, 5—Les alliés franco an- glo belges continuent à faire des progrès et plusieurs äuels d’artille- rie, qui out permis aux Français de montier leur supériorité, ont eu lieu aujourd’hui. Les succès ob tenus en Haute Alsace par les trou pes françaises, inquiètent grande ment l’état major du Kaiser, que les Allemands reçoivent des renforts en Alsace. Le ‘‘Berliner Tageblatt’’ admet que les Alle- mands ne sont plus portés à se croire invincibles, mais qu'ils se proposent tout de même d'envahir l'Avgleterre, le printemps prochain. - t , S pme À Un bon dejeuner Dans une lettre qu’il adresse à sa famille, un sous officier d'artillerie, s coloniaux : ‘A l'approche des Allemands, toute la population ‘ d’un petit vil- enfuie. victuailles. vieilles traditions de foi, d'union et de fidélité, dan: les théâtres, où pour boire le mal par les ciug sens, dans n |la rue et les modes, où règue le plns cynique déshabillé, à cette époque les catéchisimes du dimanche ne Il faut qu'une presse vraiment catholique, rédigée constamment et jusque dans les moindres détails, de façon à ne pas tien, déjà bien ‘ébraulé, d’un trop NISSS NS S RSI C] THE 5c eye and tongue, and better gum. STERLING is the purest, highest - quality gum in the world. Good for children, adults, old folks—aids appetite and digestion, gives pleasant breath and white teeth. 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Il Une dépêche de “Suisse annonce n'y fallait pas songer. lage aux environs de R...., s'était Cinq homwes du....colo uial, qui passaient en patrouille, se mirent à la recherche de quelques Dans une auberge dé- serte, ils trouvèrent sur ;la table de la cuisine beaucoup plus et beau perbe jambon, de grosses et grasses pétissant bouillon....Bref, les éléments d'un repas des substantiels. Nos coloniaux songèrent donc à satisfaire leur appétit. Mais comme ils allaient Fs’asseoir autour de la table, ils virent surgir, à l'entrée du village, un psloton ‘compacte de uhlaus. Que faire, pour se proté tous plus bon repas ? Se battre contre les Bo- Un colonial, un dégourdi, eut une idée : ii fit cacher ses quatre camarades dans la pièce immédiate ment voisine de la salle à manger, endossa prestement le'veston du cuisinier, posa sur sa tête le blanc couvre chef, insigne de ses fonc tious, s'enveloppa dans un large tablier de tuisine et attendit : Le peloton passa sans s'arrêter. Mais le capitaine quile comman dait descendit de cheval et entra daus l'auberge : treprirent la besogne. Un feu vif pétilla dans l'âtre. Les poulardes furent mises à la broche, les sau cisses sur le gril, le jambon fut dé coupé en tranches et, sur la table minutieusement dressée, ornée dé jà de vénérables bouteilles, des fleurs coupées dans un jardin du village furent coquettement dispo sées. A l'heure dite, le capitaine et les dix huit autres convives, officiers également, fpénétrèrent, affamés, ; dans l’auberge. La réception leur inspira la plus grande confiance. Ils déposèrent leurs revolvers et leurs sabres, relâchèrent les ceinturons et les tuniques, puis ‘s’installèrent à, table avec tracas. Peut on servir ? demanda le co lonial au capitaine. —Vas y, et plus vite que ça ! répondit l'officier. En avant, mes enfants ! s'écria dès lors notre brave,en avant ! Servez chaud à la baionnette et vive la France ! Les quatre coloniaux, soigneuse ment dissimulés firent irruption dans la salle, brandirent leurs fu Tu vas nous préparer un excel- cette table dix-neuf couverts, il faut que rien ne manque ; nous se rous là dans une heure ! —Convenu, mon capitaine, ré pondit ie colonial. Et à part lui, il ajouta : Rien ne manquera, ni la musique ni le feu d'artifice ! Les cinq coloniaux, en deux mi nutes, se furent concertés et ils en ». Ps sils et menaçants, poussant des cris originaire de Périgneux, raconte |lent repas, dit il d’un ton bourru à |farouches, se ruèrent sur les Bo cette jolie prouesse de nos braves |notre homme, et tu dresseras sur [ee Le capitaine n'essaya pas de résister, leva les mains et dit ; ‘““Prisonniers l’’ Ses compagnons l'imitèrent. Et voilà comment cinq coloniaux purent en même temps faire dix neuf captifs de marque et un repas délicieux, qui fut empreint, paraît il, de la meilleure gaieté gauloise. ’’ POUR des Emprunts d'argent POUR l'achat, la vente ou l'ex change de terres. POUR assurances sur toutes sortes de propriétés, pour hypotêques tes- taments, deeds, etc., etc, {allez voir W. D. Sumner TIGNISH, IL P. E. W. P. MeBride, M. D Bureau: Pharmacie Gallant J. Albert Brennan Consultatious nuit et jours Résidence: Telephone 30 P. O. BOX 37 R. H. Rogers M. À;, & Q KE. Barrister, Solicitor Notary Public Money "to loan ALBERTON P. E. ISLAND Bernard Hotel Theo Bernard, Prop. Ccuveniently located and con { ! ducted on the ‘Comfort Principal° Rates moderate Livery Stables in connection Tignish P. FE, 1 D &. PURDY, DENTIST | month. À ALBERTON, P, E. ISLAND Will be in Tignish the last Tues day and Wednesday gof cach nn 06e de à dun te 2222 | | | | { | : h - t -