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Albertou L | jourd'hui: “s’en aller à l'an- gaise.” Et cela signifie, quoi? chaises et autres améliorations [que beaucoup de si | Quand la politique cesse de fournir à ces bons voisins les matériaux nécessaires pour se débiner tout leur so ù l, ne croyez pas qu'ils soient en peine pour trou- ver de quoi continuer leurs pe- tites hostilités, cas tout bois est bon pour alimenter le feu. 1l u’cst pas jusqu'à la beauté de leurs voisines qu'ils ne se plai- sent à nier. “Les Anglaises sont de len- gues créatures maigres, qu'a- maigrissent encore des robes - troites et des manteaux qu’on prendrait pour des étuis de pa- rapluie.” “J'emprunte la réponse à un journal hebdomadaire: “Les Françaises sont de gros- ses créatures à la Rubens, aux hanches et à la gorge démesu- rées.” C'est du dernier galant, n’est il pas vrai? J'ai dit ailleurs que “s’en al ler sans dire adieu à la compa gnie” s'appelait eu anglais: s’en aller à la française.” Quelques Anglais m'ont con- tredit; cependant j'avais parfai- tement raison: j'ai pour moi l'autorité de Webster et autres. C'est bien la là signification de take French | | leave ” Mais ce qu'il y a de plus joli, c'est qu'en France on dit au- | ® “S'en aller sans dire adieu à Ja maitresse de Ja maison.’ menant les yeux à droite et à | gauche, de chaque côté de la Manche, c'est vn spectacle vrai-| ment bien amusant que de voir comment les deux pays sem- blent s'être ingéniés à trouver le moyen de faire, chacun le contraire de ce que fait l'au- tre. Et voulez-vous preuves assez prises, ça et ;à ? Nou* autres, nous portons |notre montre chez “notre tan- te” ; l'Anglais porte la sienne chez “son oncle.” | En France, le curé a, sous ses ordres, un certain nombre de vivaires ; en Angleterre, ce sont les curés qui sont les su- balternes du vicaire. 1ci, il n'y a pas de doute que ce ne soit nous qui ayons raison, puisqu’ uu curé est un prêtre institué pour desservir une “curé,” et qu'un vicaire (‘“vicarius”}) est un prêtre institué pour pr'n- re la place d'un autre. Donc, premier bon pour nous En France, les cochers pren vent la droite; en Angleterre, ils prennent la gauche. Les co- chers de cabs qui sont assis derrière leurs voitures, se trou- vent heaucoup plus éloignés de lenrs chevaux que les co- chers français, sont obligés de se servir de fouets excessive- Longs ; mais. comme ils pren- nent la gauche, ils adminis- trent le coup de fouet au mi- lieu de la voie publique, et é- pargnent ainsi plus d’un ho- rion aux paisibl:s promeneurs quelques divertissantes, point Attrape, voisin! |et qu'ils ne trouvent pas de sa- | | von sur la toilette, croyez-vous | qu'ils concluent de là que les | Français emportent du savon! daus leurs malles voyagent? Pas du tout. 1ls en concinent que les Français ne se lavent, ou que tout au plus |ils se contentent de tremper le | cuvette. | Mark Twain,le prince des | en entrant dans une chambre d'hotel français: ‘Comment, | garçon, pas de savon! Savez- | vous bien que le savon est un | iméricain, et qu'il faut être | Français pour pouvoir s'en pas- | ser !” | Ilest vrai qu’en Angleterre, lon trouve du savon dans Jes | chambres d'hôtel, mais les Au |glais et leurs cousins d'Ameri- quand ils}, ‘tes. | Nous rions des Ang'ais qui l'ont ajouté nn “s” aux nom de: | deux grandes villes de France ; House | coin de leur mouchoir dans Ja:ils écrivent “Lyons” et ‘Mar- Quand les Anglais descen- {qui se trouvent sur les trot- dent dans un hôtel, en France, | tors. Cette fois... bravo John! Nous appelons le Pas-de- Calais ce que les Anglais ap- pellent le Pas-de Douvres. ci, donc, nous sommes quit- |seilles”. Mais de “London” et | de “Dover”, n'avons-nous pas Accommodations | humoristes américains, s’écrie | fait ‘Londres’ et ‘‘Douvres” ? |Oh !'u paille dans l'œil du | voisin ! | En Angleterre, on se mouille | jusqu'à la peau, En France, article de toilette indispensa-| jusqu'aux os. Quand, en An-} | ble pour un Avglais ou un AÀ-! :æleterre, on est quelque chose ‘jusqu'aux os (“to the hackbone), en France, pour étre toujours à la tête du mouvement des 1- dées, on l'est jnsqu'à la moelle des os. | Eu Angieterre, “on a de l'es- prit jusqu'à bout des doigts” FRANCAIS |qui s'eu va philosophant, pro-| Anglais onu une Anglaise, vous | pouvez ajouter son nom à ‘“mIs- ter”, “mistress’” [prononcez “missise‘’], ou “miss”. # Quand un Français dis du mal de lui, disait l’autre jour M. Edouard lailleron, ne le croyez pas; ilce vante”. Rien n'est plus vrai; mais je serais tenté de croire que, s'il agit ain si, c'est paresprit d'opposition, car un Anglais, lui,...eh bien, s’il a un ou deux petits défauts, il aime antant que ce soit vous qui les découvriez vous-même: La livre sterling est Ge 20 shillings, le shilling de douze pence, le penay de 4 farthings, et si vous voulez arriver à sa- voir, par exemple, combien la somme de 356 livres, 13 shilling 9 pence, 3 farthings a rapporté, à intérêts composés, au bout de quatre ans, cinq mois et huit jours, au taux de 8. 7. 19 p 100, je vous consetllerai de vous pre- curer immédiatement nne main de papier écolier et de vous mettre à l'ouvrage. Quand vous serez arrivé au bout de votre peine, vous vous demanderez comment il se fait que les An- glais, si pratiques, n'aient pas encore adopté notre système décimal. Mais voilà, on l’a a- dopté en France. C’est jusque dans la manière de tenir une fourchette, de por- ter un parapluie, que les deux peuples semblent se faire la figure. 11 serait difficile, en faisant, dans les deux pays, l'inventaire des contrastes, de décider le- quel des deux est le plus sou- vent davus le vrai. La partie est probablement égale; aussi vais je vous proposer la belle: c’est: nous qui là gagnerons. Le vendredi-saint étant l'an- niversaire de la mort du Sau- veur, le peuple français con- sacre ce jour au recueillement et à la prière, Le dimanche sui vant, jour de la Résurrection, il se réjouit. Le jour de Pâques tombant un dimanche, le peu- ple anglais est plongé dans une triste et morne silence; mais, le vendredi-saint, il tient foire, et les basses classes célébreat l'an niversaire de la mort de leur Rédempteur en abattant des noix de co :0. MAX O RELL. LE MAGASIN DU PEUPLE Le magasin par excellence où le public trouve tout co va à _À } és « 111< , L que S étonneront veut-être que en France, Où en a jusqu au dont on a besoin. nous Jeur disions qu'un Fran- COIFFEUR sais aurait presque autant de! 'répugnance à se servir d'un } , bout des ongles. La table des matières est pla- lece à la fin d'un livre français, M. Perry vient de réouvrir sa sarou d'hotel, qu'un Anglais/eile l’est au commencement boutique où il est prêt à servir, Cn aurait à se mettre daus la|d'uu livreanglais. ses pratiques avec la jonctua-| bouche une brosse à dents qu-| et Jl'habilité qu'on lui | il trouverait sur une toilette de | France, d'appeler les gens par 11 serait de mauvais ton, en . à + ls . ’ » . |la maison meublée. Nous nous ieur nom, immédiatement après 1° | A < 2 » £ Ê à » 1 |} . e 1 É de ; . à ls }« Sa boutique est pourvu» de! hasarderons même à leur dire leur avoir été présenté. Lans la dames fran- couversation, nous disons.‘mou- |! içaises poussent la délicatesse | «ivur, madame, mademois:ile”. Î IMOITRES HOR- jette. | LOGES BIJOU- | TERIES ETC. [Ne manquez pas de Île Tignish. 1. P. E. } 1 + to visité | P28 ! lune provision de linge de to.- commis de magasin, qui app:l | Nous avons loujours ea mains l’assortim ‘nt le plus complet :— Farine, Thé, Tabac, Melasse Sucre, Bottes et Souliers, Gro- ceries, Cious, Pocles, Huiles. Marchandises S:ches de tou- tes espèces et de la meilleure qualité. Venez nous vi. Nous ven- dons à prix très rédul's. Nous payous toujours le plus fhant prix pour le produit et | a , , | € ) ar 2,4 ‘11 , à emporter en voyage! Eu Angleterre, il n'y a que le-|tout autre arii le qui peut être | placé sur le march». | lent leurs pratiques ‘’madam”. GILBERT DESROCHES Chacun ses goûts, n'est-ce | ou “miss”, généralement “miss” pour les flatter. Aussitôt que} . . , 1 * ’ ’ ’ s | Pour l'observateur imparliai,| vous a-ez été présenté à un, | | MISTOUCIIS, L P.E. 9 Jaa ‘5 Fa