nn 2: Mis: | ee eee à JEUDI 6 JUIN, ns L'IMPARTIAL, TIGNISH, I. P. E,, 1907. —————————————— (BAIE DES St. Joseph de Carleton CHALEURS) A l'époque de la dispersion des Acadiens, en 1755, sept familles du nom de François Comeau, Claude Landry, Charles Dugas, Benjamin LeBlanc, Joseph LeBlanc, Raymond | LeBlanc et Jeau-Baptiste LeBlanc, réussirent après bien des dangers, à s'échapper des griffes de leur bour- reaux les Anglais, en se réfugiant dans les bois, emportant avec eux les choses les plus indispensables à à Bourdon. Peu ap'ès la prise de la vie, Avant de quit'er pour tou- Québec, en 1759. les Anglais ayant jours. leurs habitations où ils avaient | apris par les sauvages que les Fran: goûté des joies si pures, et connu |Çais avaient nn camp à Restigonche, des jours de bonheur sans mélange, ils détruisirent tout ce qui pouvait être utile à l'ennemi. Partis de Beaubassin à la premiè- re nouvelle du danger qui les mena: çuit, ils furent assez heureux pour aîteindre la Baie Verte sans s'être inquiétés. Après avoir erré ça et là saus pouvoir se fixer par la crainte des Anglais, ils gagnèrent ia Baie des Chalsurs qu'ils traversèrent et vin- rent se réfugier dans le barachois ce’”, de trente, du ‘‘Bienfaisant'”, de Tracadièche (Carleton) : ce ba- rachois est formé par un banc de sabl: de près de deux milles de long, joignant la terre ferme à l'est à un | qui s’avance dans la mer d’un lle, et fermé à l'ouest par un au- tre banc de sable qui court de la terre ferme nord et sud jusqu’à plus d'un mille au large, en laissant un gou let étroit et profond pour la dé- charge de ce vaste étang, au reflux de la marée. Comme ces deux bancs qui se rencontrent, sauf le goulet, presque à l'angle droit, étaient alors épais- sement boisés et offraient une re- traite sûre, ces malheureux exilés y établirent leur campement sur une petite île boisée qui se trouve au milieu du barachoïis. Ils y pas- sèrent l'hiver 1756, vivant de chas- se et de pêche. Trois ou quatre de ces émigrés moururent et y furent enterrés. On pouvait voir encore il y a quelques années, l'endroit de leurs fosses par la dépression de ja ‘ terre. Cet endroit était appelé Tra- cadièche par les sauvages, ce qui signifiai: d’après l'interprétation du fameux chef n icmac Sam Souk, durant plusieurs années interpréte des Missionnaires de la réserve des sauvages de Ste-Apne de Restigou- che, endroit où il y a beaucoup de hérous, oiseaux aquatiques qui y faisaient leur séjour en grand nom bre. Une autre émigration beaucoup plus considérable, composé d'envi- ron 750 personnes, partie à peu près à la même époque, du Bassin des Mines et de l’île St-Jean, comme les gécédents, après avoir erré dans les bois où ils s'étaient réfugiés de peur de tomber aux mains des Au- glais, où ils vécurent avec les sauva- ges leurs tidèles alliés, dans l'espé- rance qu'en suivant Ces derniers ils se rapprocheraient assez du Canada pour s’y fixer. La troupe se compo- sait des Arseneauit, Poirier, Savoi:, Boudreau, Gauthier, Guidry, Al- lain, Bourg, Lamontagne, Bourda- ge, LeBlanc, Bujold, etc., avec leurs femmes et enfants. On n'avait pas de provisions pour | scènes animées terribles, quand on, vivre le long de la route. Malgré ’ ce- la, on se confia à la Divine Providen- ceet c'est ainsi qu'après avoir be-u- coup souffert de la faim et autres incommodités de la vie sauvag , on atteignit la Baie des Chaleurs, à l'automne, 1757, vers le mois de décembre; où l'on passa l'hiver à l'abri d'une petite moutagne appe lée Pain de Sucre, au pied de laquel- Je s'élève aujourd'hui la florissante petite ville de Campbelton, N .B. Au printemps suivant la troupe entière traversa à Restigouche où il y avait une garuison française sous les ordres de M. de D’anjac, à un endroit appelé Pointe à la Gar-|des mats qui se brisent, les siffle- de. Cette Pointe est à douze milles en bas de l’église Ste-Aunne de Res- tigouche sur la rive nord de la baie. C'est un cap qui s’avance dans la baie et laisse au nord-est une grau- dféchancrure ou anse qui se pro- longe jusqu'à la Pointe Escume- nas, l’espace de six milles. C’est là qué la Baie des Chaleurs perd son Lois cour prendre clui de Resti- vinrent les déloger. Le capitaine Byron, probable ment le célèbre navigateur, grand- avec les vaisseaux 12 ‘‘Fame’’ 1+ ‘‘Dorsetshère’', l'‘‘Achille'’, le ‘Scarborough’ et le ‘‘Repulse”, pour attaquer ja flotte française qu'il rencontra le 8 juillet à la Pointe à-'a-Garde. La flotte française fé “tait composée du ‘’Machault’', de 'trente deux canons, de l'‘‘Espéran de vingt-deux, du ‘Marquis de Marloze'’, de dix-huit Les Fran- çais, que l’arrivée des émigrés aca- | diens avait renforcés, et aidés des sauvages s'étaient préparés à rece- voir chaudement l'ennemi, leurs vaisseaux éiaient protégés par la Pointe à la Batterie, où plusieurs canons avaient été mis en position. Plus bas, à la Pointe à la Garde, d’où la vue s'étend jusqu'à l'em bouchure du Restigouche, était ur piquet de soldats qui avaient ordre de veiller sur le cours de la rivière et d’avertir de l’approche de la flot- te anglaise. Favorisés par un bon vent, les vaisseaux de Byron remontèrent sans obstacles jusqu'à la Pointe des Batteries, où une vive canonuade s'engagea. Deux bâtiments français furent mis hors de combat et les canons de la batterie réduits au si- lence; le Bienfaisant et le Marquis de Marloze durent se re_irer vers le village sauvage, tancis que les An- glais s’avançaient jusqu'à la Pointe à Martin, sur la rive opposée, où ils souffrirent beaucoup du feu de quelques canovs placés à fleur d’eau. Cependant, leur artillerie supérieu- re criblait les vaisseaux français; un de ceux-ci fut poussé au rivage, près de la chapeile de Restigouche, tandis que le commandant mettait le feu aux pouires. afin de l’empê cher de tomber aux mains des An- glais. Resté maître du champ de batail- le par destruction de la flotte enne mie, Byron fit détruire un amas de cabanes, décoré du nom de Nou velle-Rochelle, et situé sur la Pointe {à Bourdon, à trois milles au dessus du village de Restigouche. Pendant ce te nps, les Français et les sauva- ges se réfugiaient dans les bois. Cependant 350 Acadiens tombèrent aux mains des Anglais, furent con- duits prisonniers à Halifax sur un navire cominandé par un nommé McKenzie. ‘““L'imagination se reporte forte- : ment, dit l’abbé Ferland, de qui |nous tenons ce: détails, vers ce se trouve sur le théâtre même de la lutte. Des vaisseaux des deux nations rivales se croisant, se fu yant, se rapprochant; leurs longs pavillons qui flottent dans les airs et portent un défi à l'ennemi ; au millieu ces broussailles du rivage. et habillées: ces caps arides, sur montés d 1 drapeau blancs et défen- dus par des pièces d'artillerie Gont la gueule s’a'onge hors des meur- trières pour vomir le feu et la mort; ces nuages de fumée roulant sur les eaux et dérolant aux combat- i tants la vue du ci 1; le :raquement meuts aigus du commandement; le bruit de monsqueterie et du canon, si caime.’’ nada. | à père du poète de ce nom. s'avança | Le ces troupes grotesquement coiffées, tes cris de la victoire, de la douleur et de la rage ; voilà les parties du drame qui se jouait, il ya plus d’un siècle, dans cette baie aujourd’hui 2 C'était le dernier épisode de la longue rivalité entre la France et l’ Angleterre sur cette terre du Ca- MUS:CAL INSTRUMENTS etc. ASK YOUR DEALER if he does not handle them Let us send our large catalogue Îree WILIAMS & SOS C2. LIMITEO THE ñ, S. (43 Yonge St. Toronto, Can FISH, SALT, TEA and OIL. 100 Bbls well cured Island Herring 6oo Sacks sait I0O Chest Best Tea lo Casks American Kerosene oil lot of Laths, Lumber and Pailings, Mat- heet Boards and Hardwood Planks, Bots and Shoes. Paint and oils, Nails, etc. 200 Bblis Flour now on hand. AL cheap for cash or produce. CASH PAID FOR Frog Pond. \ F LarkIN, "= ON Eee je sui moi RCE pd ol mn dé 2 MEILLEUR POUDRE A LAVER i Nettoie toute chose sans exception RE Chean Gi votre épicier ne vend pas la poudre à laver GOLD DUST, envoyez son. nom et son adresse ainsi que la vôtre à THE N. K. FAIBBANK COMPANY, Montréal, et ils vons ” enverront un échantillon d’un 4 de livre. THE N. K. A FAIRBANK COMPANY, Montréal, Chicago, N2w-York, ds | À l l “ « Nouvelle-Orléans, St-Louis, San-Francisco, Londres, Ang ® | À ECHD > ARTIST gouche, Les Français peu avant ia conquête, avaient un camp militai- VIOLINS LE re à Restigouche, comme font foi os he ° PHONOGRAPHS ' les actes de baptêmes, de mariages et sépultures des Pères Récollets GUITERS RECORDS Etienne et Ambroise, conservés dans les archives de Carleton. Pour BANJOS & se protéser contre la poursuite des Ras SUPPLIES vaisseanx anglais, ils avaient établi une batterie de canons à la Pointe | ACCORDEONS | départ : Collège UNE HEUREUSE COINCI- DENCE. Léon et Linton Talbot, de Gevwr- geville, ont failli être broyés à mort, l'autre jour, à la suite d’un accident arrivé pendant qu'ils tra- vaillaient à l’aide d’un rouleau, pe- saut près d une tonne. L'avant-trait du véhicule s'étant tout à coup brisé, les deux infortu-. nés furent jetés au devant du rou leau, qui les aurait certainement inis en charpie si un heureux ha- |Ssard n'eut voulu que les rênes fus- temps, M. Rodalin donva un déjeu- ner au château. | Après le café, le maître de ia mai- son fit faire à ses invités, le fameux tour du propriétaire, lorsque, arri- vé davs une allée du parc, il leur dit : | — Mesdames et Messieurs, vous allez rire... Mon jardinier est un fort bon garçon, un ouvrier com- we il y eu a peu, mais phénomène singulier, à 30 ans, il n’a pas de barbe au menton. Une vraie figu- re de fille... Kh! Jacquelin, arrive ici, mon garçon. —Qu'y at-il pour votre servicr, sent elles-mêmes prises sous la masse ; de fer, ce qui eut pour effet d'arrê. MONSIEUT : Le ter les chevaux et d'arracher les | — Quel âge as tu, mon ani ? deux victimes À une mort imminente’ Moi, nes sauf ee pect, j'anrai trente ans la Noël qui _ DR.WOODS | / . 3 ù PF à mere 0 PORT NORWAY PINE SYRUP Stops the irritating cough, loos- ens the phlegm, soothes the in- flamed tissues of the lungs and bronchial tubes, and produces a quick and permanent eure in all cases of Coughs, Colds, Bron- chitis, Asthma, Hoarseness, Sore Throat and the first stages of Consumption. Mrs. Norma Swanston, Cargill, Ont., writes: “I take great ure in recoimn- mending Dr. Wood’s 2 Pine Syrup. I had DT ES could not sleep at night for the coughing and bad pains in my chest and lungs. & only half a bottle of Dr. Wood’s Norwsy Pine Syrup and was perfectly well again.” Prloe 25 cents a bottle. GRAMD PÉLERINAGE A STE ANNE DE BEAUPRE LE 2 JUILLET 1907 Sa Grandeur Monseigneur Casey qui eût la bienveillance de présider ei personne, l'an dernier, notre pèlerinage, loua et admira grande- ment la pitié et la dévotion qui ca- ractérisèrent ce pieux voyage. Peu de temps après cette visite au sanc- tuaire renommé de la Grande Thau waturge, ayant souuwis à Notre Premier Pasteur le projet d’un troisième pèlerinage, non seu'e- ment il approuva l’entreprise mais ii l'encourage, avec un véritable bonheur. La satifaction visiblement mani- festée par les pèlerins de deux pre mieis voyages, nous donne l’assu- rance que toutes les familles repré- seutées, alors, apprendront avec joie l’annonce de ce troisième. Les directeurs des deux pèlerinages précédents out promis leur con- [cours pour le bon succès de celui de la présente année. Pour se rendre au point de dé: | part, comme l'an dernier, des bil- lets de rédurtion seront accordés aux passagers venant de l'Ile du Prince Edouar.l ou des localités à l'Est de Collège Bridge, Points de Bridge, Pointe du Chêne et St Jean. LE JARDINIER IMBERBE. Tly a des personnes qui rient de tout et de tous, se figurent avoir de esprit et se cioient, tout permis. Tel est M. Rodalin. Ce monsieur est possesseur d'une superbe barbe rousse qui lui descend sur la poitri- n2: et dont il très fier. En revanche, son jardinier, Jacquelin, quoique âgé de 30 aus, n'a pas un poil de moustache. . M. Rodalin, chaque fois que le hasard de la promenade le menait dans le parc, ne cessait de le railler et lui demandait combien le coiffeur lui demandait pour le raser. Je jardinier n’osait pas répondre, mais cel froissait son amour-pio- pre, et il s'était juré d'avoir sa re- vanche. 11 l’eût eneffet, et voici comment: Par une belle journée de prin- Abonnez-vous à L'Impartid vient. —Comment ! trente anset pas de barb: ? —Dame ! monsieur, si vons vou- _lez, je vous dirai pourquoi, répliqua | cette fois le jardinier en regardant la barbe rousse de son maître. — Eh bien, dis-nous pourquoi, insiste celui-ci pour a user monde. —- Voici, monsieur, dit alers le jardinier en prenant son air le plns candide... C'est que je suis arrivé trop tard à ja distribution des bar- bes ..il n'en restait plns que des rousses qui sentaient fort...aior*. je n’en ai pas voulu...j'ai préferé me passer de barbe, M Rodalin, du coup, ne riait plus, mais pensez si ses invités s’en pri vèrent ; ils s'en tenaient le veutre à deux mains. mm Many Women Suffer UNTOLD AGONY FROM KIDNEY TROUBLE. Very often they think ft is from s0-called “ Female Disease.” There is less female trouble than they think. ‘Women sufier from backache, sleeplessness, nervousness, irritability, and « dragging-down feeling in the loins. 8o do men, and they do not have “female trouble” Why, then, blame all your trouble to Female Disease ? With healthy kidneys, few women will ever have ‘female disorders.” The kidneys are .s0 closely counected with all the internal organs, that when the kidneys go wrong, everything goes wrong. Much distress would be saved if women would only take DOAN'S KIDNEY PILLS at stated intervals. Price 50 cents per box or thres boxes for $1.25, all dealers or sent direct on receipt of prive. The Doan Kidney Pill Co., Toronto, Ont. SON LEE £ . Mail C SKHALED TENDERS, addressed to the Postmaster General, will be received at Ottawa until Noon, on Friday, the 14 June, 1967, for the conveyance of His Majesty’s Mail, on a proposed Contract for four ycars, three times per week each way, between East Point and Sou- ris East from the 1st October next, Printed notices containing fur- ther information as to conditions of proposed Contract may be seen and blank forms of Tender may be ob. tained at the Post Offices of East Point, Souris Fast, South Lake, Bothwell, Kingborough, Reü Point, Little Harbour and Chepstowu aud at the office of the Post Ofic : Iuspector. Post Office Inspector's Office, Charlottetown P. E, I.,, 6th May, 1907. JOHN F. WHEAR Post Office Insyecter STATISTIQUE DU VEUVAGE. Les veuves, à Paris, pareissent se consoler dix fois plus facilement que les veufs Sur 1,907 dames '‘inconsolables "” retracées par les statisticiens, 3 seu lement n'étaient pas remariées a- près 18 mois de veuvage. Sur 2,270 veufs, 37 restaient en- core ‘‘inconsoelés'" et satisfaits de leur première expérience. Les au- tres avaient convolé de nouveau avant l'expiration de 3 ans. Apparemment, si un veuf peut tenir bon pendant 3 ans, il reste ac- quis à la petite minorité de ceux qui ne se remarient point. …$