É. L'IMPARTIAL, JEUDI LE 19 MARS 1903 Parlons X ._ Nous n'avons jamais soutenu que c'est un crime d’apprendre l’an- glais. Au contraire, nous avons toujours reconnu, et nous recon- naissons encore que la connaissance de l'anglais nous est utile considé- rant les milieux où nous vivons. .. Mais ce qui nous prétendons, _Cc’est la mauvaise, la honteuse ha- bitude qui règne parmi un graud nombre des nôtres, de toujours varler anglais même dans la famille, comme si nous pas dans notre langue maternelle les expres- sions suffisantes faire entendre et nous défendre efficace- ment. Un anglais qui a étudié les beau- tés de la langue français disait un n'avions pour nous Francais OX ! “Les français peuvent apprendre | l'anglais, c’est bien. C’est un pri- vilège qui leurest accordé aussi | bien qu’à nous d’apprendre le fran- çais. Mais je désapprouve la ma- nière, qu'ont les français de parler |toujouis anglais entre eux, et je | dénonce l'habitude qui existe dans | plusieurs familles françaises de to- lèrer que les enfants ne parlent que l'anglais entre eux. Je n’objecte |pas qu'on appremne l'anglais qui est, à proprement parler, la langue commerciale du pays ; mais c’est une absurdité pour un français de négliger sa langue maternelle qui après tout est la langue recherchée avec avidité par toutes les classes Au Vatican Une dépêche de Rome dit qu’un correspondant a obtenu une entre- vue avec un prélat attaché au Vati- can qui montre l’état réel de la san- té du pontife, ‘‘La réception de 5,000 pélerins n’a ps fatigué sérieusement le pa- pe, affirme le correspondant. Au contraire, les audiences et les ré- centes solennités semblent avoir eu pour résultat de stimuler les forces; vitales du vieillard. Ses principales sources de fatigue sont les longues audiences qu’il a données et ses tra vaux sérieux avec les cardinaux et les fonctionnaires du Vatican. La seule chose inquiétante dans la san- te du pape est un rhume tenace qui ine pourra être guéri que dans une | quinzaine de jours. C’est alors jour à un français qui avait la Policées, pour faire usage d’une | seulement que le docteur Lapponi manie de toujours parler an- glais :— langue qu'il n’apprend presque ‘toujours que très imparfaitement ? Gascon et Marseillais Gascon.—Je saute si haut qu’il me faut au moins dix minutes nour | revenir à terre. Marsaillais.—Kt moi haut que je m'ennuie en l'air. Gascon.—Je cours si vite autour ,Jé sat si LM Ré, à ES “d'une table que je marche sur mes propres talons. | Marseillais. —Quand mon ange gardien n'est pas capable de me suivre. Gascon.— Dans mon pays, il fait! si chaud pendant l'été qu'on peut cuire un œuf au soleil. Marsaillais.—Chez nous les pou- les les pondent tout cuits. Gascon.—Je suis employé dans une maison de commerce si impor- tante qu’ils nous faut plus de mille francs d'encre par année. Marseillais.—-La belle Nous économisons affaire ! COUTS, | annuellement | pour plus de mille francs d’encre en ne mettant pas les points sur les 1. Gascon.—Notre grand livre est si lourd qu’il faut quatre hommes pour le porter. Marseillais.—Et le nôtre est si large que le patron prend une voi- ture pour aller du Doit à l’Avoir. Gascon—Mon pays est si fertile, quand on plante une allumette, six mois après on trouve un arbre. Marseillais.—J'avais un jour | planté un bouton dans le jardin de mon père, le lendemain il trouvait à la place un costume complet. Gascon.-—]J'ai vu un navire dont le grand mat avait cinq cent pieds de diamètre. Marseillais. J'en ai vu un dont le grand mat était tellement gros, qu'un matelot qui avait entrepris, à la suite d’un pari, d'en faire le tour, n’est jamais revenu. Gascon.—Je crois que vous exa- gérez légèrement. On se dispute sur le Corps d'une Morte CT np mngngiée es . ’ à : | “ . Des différences de Croyances reli- | presbytère Ste-Anne, et après avoit gieuses ont été, dernièrement la source de difficultés au sujet de l'enterrement de feu Mme Annie Donovan Bergstrom de Worcester, Mass. John E. Bergstrom, le mari de la défunte, est un Suédois protestant, et son épouse, née Donovan, était Irlandaise et catholique pratiquan- De là l'embarras des derniers Bergstrom te. devoirs à lui voulait un service protestant, et le rendre. Donovan, les cérémonies ca Un groupe de parents père tholiques. de la défunte, s’est rendu à la de- meure mortuaire, sommer M. Berg- strom de leur remettre la dépouille , mortelle, ce qui.a été refusé cate- goriquement. La délégation s'est renau au consulté les autorités de la paroisse, lon est retourné chez Bergstrom, lui demandant, sur un ton moins im- pératif de consentir à ce qu’une messe de requiem soit chantée sur les restes de la défunte, qui seraient inhumés ensuite dans le cimetière protestant. Les deux demandes n’ont pas été acceptées et, on a dû |requérir les services d’un policier | pour prévenir toute scène durant |les funérailles. C'est le Rév. Al- fred C. Skinner, de l’église métho- |diste de l'avenue Park, qui prési- | dait les cérémonies funèbres à la | demeure de la morte et au cime- |tière. La friction entre les deux familles a été cause d’un retard | d'une heure dans le service. NERVOUS AND SLEEPLESS ” There is just one cure and that, is plenty of food for the blood audi! nerves, which is best supplied in Ferrozone, than which no builder, nerve tonic or streugth producer is better. Ferrozone pro motes heaithy digestion, which re- sults in improved nutrition. 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Tout à coup, Haydn, après avoir préludé, s'arrêta : Comment voulez-vous que Je joue cela ? s'écria-t-il ; mes deux blood ! of | mains doivent tenir les deux extré- | mités du piano et, il y a, en même temps, une note à toucher juste | dans le milieu. —Cela vous arrêt: ? Eh bien ! vous allez voir, répondit Mozart en se mettant au piano. I1 prélude. Arrivé au fameux passage, Mozart, s'arrêter, frappa la note du milieu en tapant Tout | le monde éclata de rire. Or, Haydn sans lavec son nez sur la touche. avait le nez camus, tandis que Mo- zart l'avait très long. Haydn paya donc l'exiguité de sa protubérance nasale avec six bouteilles de champagne. UX DRAME DE LA MER Le capitaine du vapeur allemand | Pisa, arrivé à New-York, venant de Hambourg, a déclaré que le 16 février dernier, en pleiu océan, l'officier de quart apercut un va- peur qui faisait des signaux de dé- tresse, mais avant que le Pisa aït pu approcher, le navire sombrait. Le capitaine ignore si l'équipage avait déjà abandonné le vapeur ou si celui-ci a été perdu corps et biens. Entout cas, le capitaine du Pisa est resté péndant un cer- |tain temps près de l'endroit où le vapeur a été englcuti et n’a aperçu | aucune embarcatiou. | On croit généralement, sans pour | cela en être certain, que le vapeur | qui a sombré serait le Palmas, qui | était parti de Newport, Angleterre, [le 5 janvier, à destination de Bos |ton, et dont on n’a pas eu depuis Le nouvelles. pourra se formz2r une opinion et sa- voir si l’état actuel du pape est ac- cidentel, ou si c’est un degré de fai- blesse progressive, dont le résultat peut être fatal. Bien que le fait ait été démenti, le symptôme qui cause le plus d'inquiétude au docteur Lapponi est un léger dérangement des fonctions digestives et intesti- nales. En ce moment, le catarrhe dont le pape souffre se guérit lente- ment, mais d’une façon continue.’’ LA FEMME Lorsque Dieu, plein d'amour pour l’homme voulut lui faire son premier don, il lui donna l4 femme ‘pour semer son chemin de fleurs et illuminer son horizon. L'homme fut le seigneur et la femme fut l’ange du paradis terrestre. Lors- que la femme succomba à sa pre- mière faiblesse, Dieu permit que l’homme commit son premier pé- ché afin qu’ils vécussent réunis. Ensemble ils sortirent de ces de- eures splendides, les pieds chan- celants, le cœur serré de tristesse, les yeux pleins de larmes ; eisem- ble ils traversèrent les jours la main dans la main, tantôt battus par les vents et les tempêtes, tantôt douce- ment entraînés par les flots pai- sibles. ra En frappant l’homme prévarica- teur de la verge de sa justice, en lui fermant la porte du jardin de délices qu'il lui avait préparé de ses propres mains, Dieu touché de pitié, voulut que quelque chose lui rappela toujours le suave parfum de ces angéliques demeures, il lui laissa la femme afin qu’en la vo- yant il pensât au Paradis. Quarante ans de mariage —— — Ilyaeu 40 ans le 11 mars que le roi Edouard est marié. A l’oc- casion de cet anniversaire sa ma- jesté a offert un grand dîner auquel assistaient 1,000 convives. La Loyaute en Peril Le Daily Chronide de ï,ondres, reproduisant le dernier paragraphe de /'Ottowa Citizen, intitulé ‘‘Time to object’, dit : ‘‘ En négligeant les intérêts canadiens dans l'affaire du traité concernant l’ Alaska, la Gran- de-Bretagne va probablement in- disposer le Canada contre elle. Jusqu'à présent le Dominion a été loyal, mais il est constamment ex- posé à une forte tentation de chan- ger d'allégeance.”’ Horrible Accident Mme. Claudéa Trudeau, emplo- vée dans le pavillon No. 2 des ma- nufactures Naumkeag, à Salem, Mass. le 11, a été complètement scalpée par une machine et les mé- decins pensent qu’elle survivra à cet horrible accident. On pratique- ra sur elle la greffe de la peau. Il était midi environ quand Mme. Trudeau abandonna une de ses ma- chines pour aller placer une bobine sur une autre machine plus grande près du principal arbre de couche. Ses cheveux furent pris dans un boulon sortant de l'arbre de couche et elle fut soulevée de terre. Les cheveux s’enroulèrent jusqu'à ce que la peau fut complètement enle-: vée de sur la tête et que la femme tombât inerte sur le plancher. Aussitôt qu'on l’eût relevée Mme. Trudeau reprit sa connaissance et warcha jusqu’à la voiture qui la transporta au Salem Hospital. Les médecins de cette institution espè- rent qu'ils pourront lui sauver la vie par la greffe. - Le Yarmouthville, Me. (De notre Correspondant Spécial} L'autre jour, tandis que Mme. Marie F, Arsenault sortait sa porte elle glissa, tomba et se fractura une main, Elle ne pourra travailler pour quelque temps. Mlle. Lizzie Anne Chiasson, de Westbrook, était en visite ici same- di et dimanche. .. M. Camille Buote, de Lawrence, était ici dimanche. M. Joseph Frank Arsenault, de Bath, était en cette ville dimanche. Signe précurseur du printemps :— les outardes arrivent. Nous avons eu une pluie de qua- d’hui le temps est beau. Vendredi le 6, tandis que les hommes employés sur notre section du chemin de fer allaient à leur travail ils trouvèrent, sur la ligne, près de ‘‘Yarmouth Junction,” un inconnu qui avait les deux jambes coupées. Le coroner ayant été a- verti, remit le cadavre entre les mains de l'entrepreneur pour être identifié. 12 Mars .03. Roma FOSTER-GRANT ———— A l'élection partielle pour On- tario-Nord, le candidat libéral, M. Grant, a été élu par une majorité de 166 voix, sur son adversaire, l’hon. M. Foster. On dit qu'ilen a couté $25,000 aux libéraux pour faire battre M. Foster. TOOTHAGHE GURED IN ONE MIN. Saturate some batting with Pol- son’s Nerviline and place in the ca- vity of the tooth. Rub the painful part of the face with Nerviline, bind in a hot flannel, and the tooth- ache will disappear immediately. Nerviline is a splendid household remedy for Cramps, Indigestion, Summer Complaint, Rheumatism, Neuralgia, and toothache. 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BEARINGS . . , These should be constructed to run with the least possible friction under service condition, with the smallest amount of care, | Hence the application of Ball Bearings to the White Sewing Machine | OS Cr : 2. 1e marks an era of advanced adaptation to the requirements of this modern | Jane McLauren bis-wite_ ot ‘he us age, and emphasizes the progressive spirit so characteristic of our Co. | Part and the audersigned of the other These bearings are applied at both ends of treadle and in balance |! wheel hub, giving the machine a smooth-acting, light running mov | ment that delights the most indifferent operator. boundary of sixty one acres of land ? Don t Forget 'conveyed to Ale;ander MeNeill suid YOU Can Mortgage Sale | There will be sold by public auction in front of the Court House, Summer- side, on Saturday the fourth day of | April next, À. D. 1903, at the hour of | ten o’clock in the forençon, under a power of sale in a mortgage dated the art. | AII that tract of land situate on Lot + | sixteen, Prince County, bonnded as | follows : commencing on the bank or | shore of Grand River in the western n DOROTHEA LEFURGEY THAT EVERY WHITE MACHINE NOW SENT OUT IS FITTE D | boundary being that established by | (50 called) ; thence southwestwarA matic Tension Releaser, and Patented Dust | session of Koderick MeNeill , thence every particular-satisfactory to every buvyer. | vari us courses thereof to the place of | V£ 3 S à 0 the appartenances: Dated this. 9nd { eonard Morris y J. FPHRAIM LEFURGEY des: WITH BALL BEARINGS, and in addition is supplied with our ble PRE RE ; thence ; , L Ô ir 1g South to the south-west Tension Indicator, Pinch Tension, Auto- rAy |along said road to the eastern boun- | dary of land now or formerly in s- Caps” ; | On Needle and Presser-Bars. 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