s cr. j LEZ PART: MONUN PE Pre 4 NN 27 NAT HR % * er meet. 1 + sul Ce eee : jp à UN JOURNAL CATHOLIQUE DANS | UNE PAROISSE C'EST UNE MIS- SION PERPETUELLE. ZÉON X7/7 FonDpÉf z:N 1893 PUBLIÉ LE JEUDI DK CHAQUE SEMAINE ABONNEMENT Un am...sssss cesse se 81.00 Six MOIS... e + + 50 Les abonnements sont payable d'avance. — Pour cesser de recevoir le jour- ual, il faut donner avis au moins un mois avant l’expiration de son a- bonaement et payer tous les arré rages. Ceux qui changent d'adresse doivent nous donner l’ancienne aus- si bien que la nouvelle. Aïdressez toutes: lettres, pondances, etc., à L'IMPARYIAL Tignish, Ile du Prince Edouad corres For the conveuience of foreign advertisers, L'IMPARTIAL can be seen and rates obtainel fromthe following agencies : Montréal : E. De-barats Advertis- ing Agency. A. McKim& Co. St. James Strect. Toronto : J. J. Gibbons, Confeder- ation Life Building. New York : Geo. P. Roweli & Co. 10 Spruce Street. London Eng.: Xi & J. Hardy & Co.. 30 Fleet St., E. C. Lord &. Thomas Chicago Ii. Pour TOUT ce que vous désirez dans n'importe quel pays, pour en- trer en 1elations avec les etrangers adressez vous à C MuLKkaAY, Pub liciste, 16 Rue des Minimes Bruxelles (Belgique). Reçoit sans frais les communica tions, annonces et abonnements à L'IMPARTIAL. L'IMPARTIAT, Tignish, Jeudi 15 mars —. La Saint-Patrice Nos cempatriotes irlandais célé- breront samedi, la fête de Saint Patrice, le patron le l'Irlande. A Tiguish, il y aura messe so- lennelle à neuf heures du matin et bénédiction du T. S. S. à6 heu- res du soir. A Alberton le curé Burke fait de grands préparatifs pour chômer cette fête mationale. A Emerald nos ‘frères irlandais se preposent de célébrer la fête avec éclat. Ils ont invité le Club Dramatique de Miscouche à la salle publique peur jouer le drame ‘‘The Lone Tree Mine”. Enfin partout os compatriotes irlandais chôment la St Patrice d’ume manière solen. nelle. La St Patrice est pour l'Irlande une solenmité nationale. Ce jour- là, les fils d'Erin oublient leurs malheurs, leurs peines, pour se re- jouir. Dans le monde entier les Irlandais donnent uu souvenir à la patrie, que malgré dix siècles de domination anglaise, ils ne déses- pèrent pas de voir grande et forte. ‘‘Saint Patrice, naquit dans la Gaule, contrée aujourd'hui occu- pée par la France. Ilfut l’apôtre d’Erin et le premier archevêque d'Armagh. C'est à l’âge de 16 aus qu'il fit son premier voyage en Irlande comme prisonnier des pi- rates. Il embrassa la vie monasti- que à Tours. Ordouné prêtre ex 410, ii partit pour ] Irlande. Sa mission n'ayant pas porté de fruits, il retourna à Rome, où il fut sacré évêque en 432. C'est en 454 qu’il établit je siège primatial d’Armagh. Saint Patrice est fmort vers 493, et quatre endroits se disputent l'honneur d’avoir pessédé sa sépul- ture : Armagh, Dowapatrick, Saul, | Glastonbury.’’ Neuralgia may not be dange- Tous, but it hurts. It seems to tear the face with red-hod pincers. Stay indoors and use Perry Davis’ Painkiller. The blessed freedom ST pain which follows cannorï be L’'IMPARTIAI, # rcheveque WBRIEN, Sa Grandeur Mgr. C. O’Brien, cles de grande importance à la | presse séculière. â En 1883 il fut Archevêèque d'Halifax est mort su-| peau du te e . s c uite 2- bitement, vendredi dernier, à 11|° °° 4 4 laute qig lvêque et fixa sa résidence à Ha'i- heures du soir. |fax. Mgr O'Brien est favorable- Le distingué prélat était lement connu comme auteur de plu- sixième évêque d'Halifax et unisieurs ouvrages littéraires ; était ami des plus éminents pe soanages du |de tout mouvement tendant à l’a- |vancement du Canada. Ilétait le Il naquit à New Glasgow, I. P. | digne successeur, des évêques Bur- L., le 4 mai 1844. ke et Connolly ces princes de l’é- Commenca ses études au collège |glise dont la vie fait époque daus St. Dunstan et les termina à Rom, |Jes annales ecclésiastiques et civiles où ilfut ordonné prêtre en 1871./|du Canada. Il fut pendaut plusi- A son retour de la Ville Eternelle |eurs années 1: Président de la Soci- il passa quelque temps au collége | été Royale du Canada et le Grand St. Dunstan et fut nommé curé de Aviseur sprituel de l'A. C. B. M. la paroise Ste. Marie, Indian River. > son séiour … cette 02. | Etait Canadien danstoute la force Pendant son séjour daus cette pa roisse il écrivit un livre. ‘‘Thedu terme, mais l'Ile du Prince Philosophy ef the Bible.’ Ouvra-| Edouard, sa paroisse natale, tenait ] mérite supérieur. Jl a|toujours la première place au fond ge d'un souvent, aussi, contribué Ges arti-|de son cœur. Canada. Session Federale sera de Courte Duree L'Etude de la Revision du Tarii Remise à plus tard D La session fédérale sera de cour- une auire époque l’étude de la re- te durée, afin de pouvoir inangurer | vision du tarif et la question des dès l’automne prochain les sessions | : é Le A :.… 3 | C@mpagnies canadiennes d’assuran- régulières C’hiver, pour arriver à ce résultat il faudrait remettre à | ces. Crise Ministerielle En France Le cabinet Rouvier Ha tt par 267 votes a 234 tt RETIRE aura une influence adverse Le ministère Rouvier a été ba | au parlement, Paris, le 7 mars et aisur la :onference d’'Algésiras et immédiatement donué sa démission. ; les affaires européennes. Cet événement arrivant au mo-} Le vote avait lieu sur une ques- ment où la coutroverse fronco-|tion relativement peu importante allemande a atteiut la phase dé-\des troubles religieux donnant une 19068 d'Halitax. (Dr. Douglas, Dr. De Veber, Peter MORT SUBITE de SA GRANDEUR Mgr. propriétaire du Globe, Toronto ; Talbot et Philippe Rey, les quatre deruiers représentent les mouvelles provinces. : Pas encore de sémateur Acadien ! Les désunions et les luttes fratri- cides qui existent parmi les aca- diens n'en seraient ils pas la cause ? Sir Wilfred Laurier voudrait-il satisfaire aux désirs des Acadiens ? Alors comment faire avec cette divi- sion sur le choix et ces luttes fra- tricides qui fout que de dégouter; ceux qui out l'avancement des A- cadiens à coeur. Pax est tranquilla libertas. PALERME nl Un Goilege Acadien Monsieur le Rédacteur ;— Quelques mots s'il vous plait, monsieur le rédacteur, pour reve- |nir à la question d’un Collège Aca- dien sur l'Ile St. Jeau. SA GRANDEUR MGR. C. O’BRIEN ARCHEVEQUE D'HALIFAX minorité de 33 au gouvernement, La démission de M. Rouvier et de son cabinet à été acceptée par le président Fallières qui a exprimé son intemtion de consulter les présidents du Séuat et de la Chawbre sur la formatios du nou- veau ministère. Le débat avait lieu sur des dé- sordres qui s'étaient produits à Boeschepe pendaut qu'on inven- toriait l’église. Plusieurs orateurs critiquaient la conduite du gouvernement, en cette affaire, disant qu’elle prevoquera une guerre de religion. Le pre- mier Rouvier répondit : “C'est le devoir du gouverne- ment d’:ppliquer la loi, ce qu’il fe- 1a saus faiblesse, mais avec pru- dence, tact et sagesse’”’. Il deman- da ensuite la ratification d'une ré. selution approuvant les déclaratiens du gouvernement. Cette résolution fut rejetée, Le vote signifie plutôt un anta- genisme persomnel qu'une opposi- tion à la politique de religion du gouvernement, d'après les dé- clarations faites par le premier Rou- vier. Il a été décidé de suspendre l'in- veutaire des églises jusqu'à ce que le cabinet soit reconstitué. Avant la crise du cabinet, la con- troverse france-allemande semblait être dans la balance. Tout dépen- dant du derumier mot de Berlin. Si le Kaiser couseutait à une con- cession loyale d’une police franco- espaguole, sans conditions arbitrai- re, la France aurait accepté. La situation actuelle peut se ré- sumer comme suit : ‘‘La conces- sions de l'Allemagne n’a pas enco- re été officiellement communiquée. Si cette concession au sujet de la police marocaine a pour condition une supervision internationale, elle sera rejetée’’. Nouveaux Senateurs Le gouvernement fédéral vient Déjà, il y a à peu près trois as, |cette question importante fut soule- |vée par un de vos correspondants -ous le pseudonyme de ‘‘Paul’’ qui nous annonçait devoir bieutôt nous donner un aperçu détaillé du plan coopératif qui, selon lui, devait do- ter cette province d'un Collège A- cadien eui prodiguerait une éduca- tion supérieure à notre jeunesse a- cadienne, La question fut dans le temps vivement discutée ; mais jus- qu'à présent tout ce patriotisme a été lettre morte, et notre province reste—surtout au point de vue français—saus Collège. C'est, ce- vendant, une vérité indiscutable, qu’un Collège Français preduirait un bien au milieu de notre population acadieune taut laus l'ordre moral que social, La population acadienre, au poiut de vue numérique a «besoins d'une éducatio1 supérieure natio- ualc plus que tout autre afin de maint:nir son existence Comme p:uple ; cir sans cette éducation qui est coinme la force motrice d un pays, notre petit peuple aca- deu ne ; eut manquer d'être absor- bi par la masse de la population h:térogène qui forment la majorité de cette province. Il est important d’avoir au tai- lieu de nous des hommes éclairés qui, toujours sur le qui—vive, ne craindronut pas d'élever la voix pour sigualer les méfaits et les com- plots que nos ennemis ourdissent dans les ténèbres. Des hommes qui sauront déf:ndre et faire res- pecter nos droits. Ilest vrai que mous avons un Collège sur l'Ile St. Jean mais je regrette de l'affirmer n'est pas une institution adéquate aux besoins de notre jeunesse acadienne, puisque cette institution, au lieu de viser au progrès et au perfectionnement de la langue française parmi mous semble plutôt travailler à l’unifica- tion des langues sur l'Ile St-Jean. Cette institution, saus doute, méri- te d'être encouragée puisqu'elle a donné à l'Eglise une foule de pré- dicateurs, de dignes prêtres qui tra- vaillent courageusement dans la vi- gue du Seigueur, mais à quelques rares exceptions, sont Ecessais ou Irlandais ne parlant pas notre lan- gue maternelle, ou Ja parlant très imparfaitement. Il me semble pourtant que si le Collège St Duns- tan avait à coeur l'avancement de la race Acadienne ainsi que le pro- grès de la belle langue de Bosuet, que Îles autorités se feraient un de- voir d’y ériger ume chaire de fran- çais avec un professeur experimen- té, qui enseignerait cette langue dans toute sa pureté etsa beauté. Peut-être quelques uns de mes COM- patriotes pourraient dire qu’il m'est pas nécessaire d'étudier le français, puisque dans le milieu où nous vi- vous, avec une majoiité de langue anglaise, où le commerce se fait en anglais, et enfin où l’anglais est la langue officielle qu’il nous est beau- coup plus important de nous appli- quer à l'étude de l'anglais. A celà je répondrai : Oui l’étude de la lan- gue anglaise nous est indispensa- ble ; mais cela ne doit pas nous por- ter à mépriser ou même à oublier uotre langiie maternelle, Pas be- soin de compromis, Les deux lan- gues peuvent s accomoder amicale- ment, et peuvent s’euseigner alter- nativement. La belle langue française étant la iininense de nommer les nouveaux séna- teurs ; les honerables MM, Jaffray, | langue diplomatique de tous les | | gue. pays civilisés, il s'ensuit donc qu'el- le est d'une utilité importante, et qu’elle méiite qu’on l'étudis avec ardeur. Le peuple qui oublie ou remie sa langue maternelle renira bientôt sa foi, ses coutumes et les glorieuses traditions deses pères. Aux J- tats-Unis où se trouvent des centres Irlandais, on fait des sunrêmes ef- forts pour faire revivre la langue Gaëlique en érigeant des institutions pour l’enseignement de cette lan- Les Irlandais, enfin ont coim- pris, mais un peu tard, que l'oubli de la langue de leurs pères les a fait dégénérer comme peuple dis tinct et que la foi et les croyances de leurs ancêtres se sont réfroidies, et en main'es iustan:es disparu priecipalement parmi les classes ru- rales. N'en sera-t-il pas ainsi des Acadiens si nous ne faisons nn su- prêne effort pour maintenir ct a- wéliorer la langue française parmi vous? Hélas ! oui compatriotes, abandonnons l'usage de notre laf- gue et bientôt nous reniious la re- ligion de nos pères. Et, couimient comment conserver cette belle lan- gue dans toute sa puieté si ce n'est en nous eflorçant de donner à notre jeunesse acadienne une bonne édu- cation française, si ce n’est en vn mot, en faisant de généreux sacri- fice afin d’ériger une maisou d'Edu- cation Supérieure qui jimplautcrait dass l'esprit de notre j:unesse cette éducation si désirable pour nous. Plusieurs peuraient objecter qu'un Collège Acadien ne pourait subsis- ter dans cette province ; mais com ment fait-il qu'ils subsistent dans la province du Nouveau Brunswick ? Aujourd'hui nous trouvons dans cette province deux Collèges Aca- diens. L'Université du St. Joseph à Memrancook, el collège du Sacré Cozur à Caraquet, deux collèges qui out doté cette province de prêtres, ue médécins, d'avocats, d'ingénieurs civils, de juges, d'hommes poliiiques acadiens qui tous font honneur aux Aca- diens de cette province. Pourtant ces institutions n'ent pas été si pro- gressives à leur début, qu'elles le sont aujourd'hui, et pourtant elles out grandi. Lorsque le regretté Mr. Lafran- ce, un prêtre rempli d'euerg'e et de courage, ;jeta les bases du Collège St-Jeseph la perspective dû lui sem- bler bien sembre, lorsqu’à l'ouver- ture de ses classes, il ne vit que sept étudiants prendre place sur les bancs du Collège ; mais cette eeu- vre patriotique étant agréable à Dieu elle a grandi, comme les ‘cè- dres plantés au bord ces grandes eaux, et a porté des fruits au cen- tuple. Aujourd'hui, cette institution lève fièrement la tête, et peut je- ter uu regard retrospectif sur son passé, et compter uue phalange d'hommes, utiles à la société, qu; sont sortis de son sein, et qui long- temps garderont un heureux souve- nir de leur Alma Mater. Pourquoi n'en serait-il pas aiusi d'un Collège Acadien sur l'Ile St, Jean ? Rien n’est impossible à un peuple qui a pour patronne la Mère de Jésus Enfant. Oui r:on coeur tressaillerait d’allégresse si je vo- yais nos hommes acadiens influents et surtout nos curés prendre l’initi- ative pour fonder un si beau monu- ment national. Espérant bientôt voir ‘‘ Paul’? re- venir à la charge sur un sujet aussi uoble j'ai l'honneur d’être, mon- sieur le rédacteur, votre tout dé- voué etc. Coliège le UN ACADIEN Mont Carmel I. P, KE, Ce 8 mars 1906. Condoleances Succursale de Rustico No. 133 À Mons. Eusèbe Doiron et sa fa- mille, Messieurs Les membres de la succur:ale de Rustico No. 135, de la Société des Artisans Canadiens Francais réuuis en assemblée régulière le 7 | Maïs 1906, exprimént leur profon- de douleur à l’occasion de la mort 4 de leur regretté confrère Benoit Doiron. Ils présentent à sa famille éplorée l'hommage de leurs sym- pathies les plus sincères et la prieut de croire qu’ils prennent nne large part au grand deuil dont elle est af- fligée. DOM1TIEN GALLANT prés. JEROME A. GALLANT sec:tré. r 4%: