L’IMPARTIAI, JEUDI LE 18 AOUT, 18953. UN ETRANUGE SOUTERRAIN On vient de découvrir au vil- lage d’Hollingbourne, dans le comté de Kent, un étrange sou terrain qui excite une grande curiosité en Angleterre. La dé- couverte a coumencé par un accident. Des ouvriers qui tra- vaillaient aux fondations d'une maison disparurent tout à coup dans un trou. On aïla à leur re- cherche avec des échelles et des lanternes ; ils n'avaient que des contusions insignifiantes. On examina alors le trou où ils é- taisnt tombés. C'était une sorte de crypte de cent pieds de long sur 30 de large, dont la voûte était soutenue par des pilliers taillés en plein ric. Le long des parois, des chambres assez vas- tes pour contenir une vingtaine d'hommes. À l'extrémité de la crypte, un tunnel où le propriétaire de la maison, M. Fermlin, s’engagea après avoir noué à son bras une ficelle dont l’autre bout était aux maius d'un ouvrier. Le tun- nel s’allongeait sur plus de cent mètres et aboutissait à un carre- four de six autres tunnels dis- posés en éventail. M. Fremlin continua encore quelque temps son expédition, puis ii dut s’ar- rêter. Il prévint les membres de la Société royale d'archéologie de sa découverte. Huit sa ants ont fait le voya- ryeux portent dans toutes les di- rections, et vives comme l'éclair, ils attrapent chaque mouche, chaque limace, chaque chenille, ou tout inscete posé sur un brin d'herbe ou une feuille de trèfle. C'est leur oczupation de toute la Journée, sauf pendant qu'elles se reposent ou qu'elles pâturent. car les poules paissent avssi bien que les vaches ou les mou- tons. Il est donc avantageux d'avoir une prairie, sinon il faut qu'elles mangent les jJeunes{ plants de choux ou de raves. 1l faut aussi qu'elles aient toujours de l’eau à leur portée. Aussi quelle erreur de tonir des poules enfermées et de les priver de leur nourriture natu- relle, la verdure, les insectes et nn peu de grain. Les poules sont de parfaites météorologistes Elles savent où et quand elles trouveront le mieux leur nour- ritaré, les insectes, etc. Elles attendent au passage chaque charretée d'avoine et de fèves vertes qui rentre à la fer- me pour passer par le hachoir et tombent sur les milliers d’insec- tes qui se trouvent sur presque toutes les plantes. 1l n’y a pas de travailleuses plus actives, leur pattes agiles et leur bec- percant sont toujours occupés ; pas une graine de mauvaise herbe ne se perd. Les poules sont les vraies amies du laboureur qui ne se ge d’Hollingbourne et entrepris | doute pas du nombre d'ennemis une exploration en règle da invisibles qu'il a sous forme souterrain. Six heures de mar- | d'insectes, tant que son attention che ininterrompue n’ont pas | ne s’est pas portée sur les faits suffi à uneinvestigation com- | et gestes de ses poules. Si lui ne plète. On a reconnu que deux | connait pas ses ennemis et ne des tunells conduisent à une es- Sait pas comment ils commet- pèce de labyrinthe où l’on a |tent leurs ravages, les poules les relaté d'innombrables corridors. | découvrent tout de suite ; cela D'autres sont en partie obstrués se voit à leurs vifs mouvements par des éboulements à travers en avant et en tous sens. lesquels il sera difficile de se! Voyez une bande de canards frayer un passage ; les galeries | marchant ciopin-clepant en li- ont, en effet, été creusées à peu |gue droite : ils découvriront des de profondeur ; car, partout sur limaces et des insectes où vous les voutes, on aperçoit des raci- n'en auriez jamais soupçonné. nes des gros arbres ; il faudra! Tous mes ouvriers admettent soutenir les voütes aux endroits que mes récoltes les plus fortes eboulés, afin d'aller plus loin.!et les plus serrées sont celles Une grande quantité d’osse- | qui se trouvént immédiaiement ments recouvre le sol. Cette première visite n'a per- mis d'émettre aucune explica- tion satisfaisante sur la destina- tion du souterrain d’'Holligheur- ne. Une commission d’'ingé- nieurs et d’archéoiogues doit prochainement entreprendre les travaux nécessaires pour mener l'exploration à bonne fin. Quant au propriétaire, 1l a déjà pris son parti. Quand les savants au- ront achevé leurs opérations il fera de son labyrinthe une cave pour la culture des chamoi- gnons. UTILITE DES POULES. Ceux qui n'ont jamais tenu des poules, dit le Vogelwereld, mettent en doute leur utilité, mais comme ils n’en savent rien, ils n’ont pas le droit d’'émmettre des opinions qui, naturellement sont erronées. Un fermier n'hésitera pas à envoyer un troupeau de moutons | dans son champ de trèfle ou une pä ture, parce qu'il sait que les moutons tassent le sol en le pié- tinant, mais il fait du mauvais sang quand il voit ses poules | menger un sac de blé; à ses cochons il donnera du lait battu et de la farine tant qu'ils en veulent, mais il réclame quand il voitses poules ramaser un peu de farine en pâte. Tous ceux qui agissent ainsi sont dans la plus grande erreur. Voici l'avis d’un Anglais à ce sujet : Depuis le matin jusqu'au soir, mes 300 moules ont libre accès à tous mes champs, aucune clô- ture ne les arrête. Aussitôt que le poulaïller est ouvert, elles re- çoivent leur déjeuner d'orge, puis elles vont aux champs. Pourquoi faire ? Ne le perdez pas de vue. Leurs admirables ; | des ; aussi les laissait il en liber- autour du poulailler et ne sont qu’à quelques 1erges de là. Tout cela est vrai; mais vo- yez comme elies grattent dans les semailles et comme elle bou- leversent le terrain. Oui, je Les ai vues entre les lignes d: froment nouvellement levé (je n’en avais semé que 2 minots par arpent et les lignes étaient espacées de 8 pouces et neuf fois sur dix, j'ai observé qu’elles cherchaient des insectes et les treuvaient. Des jardiniers, tenant beau- coup à la propreté de leur jar- din, en veulent au poules ; mais voyez ce qui arrive. Un chimiste intelligent s’a- cheta un jardin dans iequel les insectes avaient eu beau jeu et avaient tout mangé, De même que tous les gens bien avisés, il était amateur de poules, connaissant leur habitu- té. Elles eurent bientôt fait mai- son nette et il eut tout en abon- dance. Sans doute il y a des mo- ments où l'on voudrait proteger les fruits (par exemple les frai- siers) et les grains nouvelle- ment semés. Les poupaïllers sont toujonrs roulés sur un gazon près des champs de froment ou d'orge, et si, à l'époque de la moisson, les poules prélèvent leur aourriture sur quelques bottes, je sais aus- si qu’elles doivent être nourries (de même que les moutens, les cochons et les vaches) et leur chair vaut toujours double, quoique les frais d’entretien soient moindre. Ripans Tabules cure indigestion. Ripans Tabules: pleasant laxative. Ripans Tabules: one gives relief. Ripans Tabules assist digestion. blessés, DYSPEPSIA. “For over eleven years 1 suffered terribly with Dyspepsia and tried every- thing LE could think of, but got no relief until 1 started using Burdock Blood Bitters. 1 had only taken one bottle when I commenced to feel better, and after taking five or six bottles was entirely well, and have been so ever since. 1 feel as if B. B. B. had saved my life.” Mrs. T. G. Joycs, Stanhope, Que. B. B. 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Le débarquement a été retar- de par ia tempête qui boule- verse les eaux de la baie. Ciuq des membres de cette expédition, y compris le licute- nant R. D. Kerr, du corps de gé- nie, sont rmaorts durant la tra- versée. Manille, 30 juillet, vià Hong Kong, 9—La rareté des vivres commence à faire sentir scs effets même dans les classes les plus riches de Manille. 11 n'ya plus de pain, de farine ni de vi- ande. Bien que sujets à la censure, les journal'stes aumettent que la misère noire et les pluies dilu- viennes de ces derniers temps ont fait naitre une épidémie. La dyssenterie fait de grands ravages, par srite de l'état dé- plorable des aliments et la mau- vaise qualité de l’eau. Un abattoir de chevaux et de chiens a été établi. Les journaux disent que les boulangers mili- taires en sont réduits à se servir de riz dont la provision va bien- tôt être épuisée. Le bois de chauffage est très rare. On en est réduit à brûler les portes et les châssis des mai- sons pour faire Jacuisine. Le riz cru est immangeable. Un décret nouvellement lance auterise la vente forcée du bé- tail et des chevaux moyennant uu prix nominal. Une fouie d'animaux appartenant à des ré- sidents anglais ont été saisis. Cavite, 3 août, vià Hong Krng, 9—Le premier engage- ment auquel aient pris part les soldats américains a eu lieu di- manche soir. Onze Américains ont été tués et quarante-quatre au cours d’une escar- mouche aux tranchées de Malate, entre Cavite et Manille. Aucune attaque n’a encore éte dirigée contre les lignes espa gnoles ; les Américains occu- pent maintenant les tranchées autrefois défendues par les in- surgés' MORT DE LA JEUNE MUSA. Saint-Grégoire, pape, raconte dans le quatrième livre de ses Dialogues, que la Mère de Dieu apparut à une jeune fille, nom- mée Musa, au milieu d’un nom- bre considérable de vierges, toutes vètues de blanc et à peu près du même âge. La Reine du! ciel s’approcha de Musa avec un air de bontés qui la ravit, et lui demanda si elie voulait aussi 1 entrer à son serviceet venir an-)f près d'elle. — Madame, répondit la jeune fille, je ne demande pas mieux, puisque vous me faites l'hon- neur de m'y inviter. — Mais alors, lui dit la Sainte- Vierge, il faut changer de con- em — BEST € STEEL 2 You want the Best and the Cheapest. WOVEN WIRE FENCING WIRE ROPE SELVAGE. McMaullen's Fencing and WIRE RTE. of ? \ > v À c) w LA a (2 À w ANURE Nettings combine these twe ; WA : ; Ü MN (XX 2 À N OO È N À À Ù LI à | oo VW A Ù À NL AA AN 4 (XLR ‘ Pt À ! où Ù Ù À (2 À Manufactured and Sold by Qualities. NO OTHERS DO THE ONTARIO WIRE FENCING CO. Lre Picton. Ontario, duite, devenir plus sérieuse que, Ho Fencings at Special, Low Prices. vous ne l’avez été par le passé et dire adieu à la vanité età la légèreté. Tenez, ma fille, je vous donne t:ente jours pour vous exercer à mettre mes avis en pratique, et je vous assure que si pendaat ce temps, vous êtes fidèle, je viendrai et je vous ad- mettrai dans notre compagnie. Musa raconta naivement ses parents tout ce qui venait de Jui arriver, et ceux-ci remar- quèrent, dès lors, en elle un tel! changement qu'ils en dans une sorte de stupenr. Cet- te enfant devint un miroir _ le de toutes les vertus propres à | son à26. Le vingt-cinquième jour qui suivit l'apparition. Musa | à | | | fut s | prise d’une petite fièvre, peu À | grave en apparence. Au lieu de s’'abandonner à l'inquiétude que la maladi: cause d’ordinai- re aux enfants, elle ne pensait, qu'au. Cielet tenait des dis- cours bien au-dessus de son âge. Enfin, le trentième jour étant arrivé, on vit la jeune malade fixer quelque temps les yeux à un certain endroit, puis ies bais- sant avec respect, elle dit : Madame, oui, j'y vais.” Pendant qu’elie ces mots, son âme suivit ia Rei- ne du ciel, et alla prendre place dans le virginal cortège l’accompagne partout. “Oui, | | | All other varieties CHEAP. McMullen's are the ONLY GOOD NETTINGS sold in CANADA. They are UNE- QUALLED for POULTRY YARDS, TRELLIS, LA WN FENCES. Ask your Hardware Merchant for McMaullews soods. If you cannot buy of him WRITE to, The Manufac- turers at Picton, Ont. or te, The B. Greenmg Wire Ce. Limited, Hamilton and Montreai. GENERAL AGENTS. LE LA Tone RTS James Cooper, Mentreal,— General Agent for Railway fenc- étaient |; ings. 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Au séminaire du collège de Montréal, les révérends Mes. sieurs de St- Sulpice, font faire dans leurs vastes jardins une promenade élevée d'environ quinze pieds de hauteur et s’6- tendant vers la montagne. mélioration sera dit-on. Pour cela, il faut de la terre, | et on permet aux citoyens qui! veulent en fournir d'aller la dis- 8 poser à cette endroit. C’est ce que fit M. Desrosiers. Sa voiture chargée de terre, jeu- | di matin, vers 7.30 hrs, comme il avait fait la veille du reste, il prit le chemin du séminaire, pé-; | | | | { | nétra dans l’ençeinte et suivit la route élevée, jusqu’à son extré- mité, où il plaça sa voiture de façon à pouvoir en décharger le contenu dans le vide à com- bler. Malheureusement, voiture, cheval et conducteur tombèrent en bas de la pente, très rapide, même trop, et allèrent se heur- ter à des ruches habitées: Les abeilles sortant en colère de :eurs celiules, s'élancèrent sur l'homme et la bête, aussi- tot. M. Desrosiers parvint à s’é- chapper et se rendit au sémi- naire où on lui prêta tous les appar:ils de préservation contre les insectes en furie, cheval hennissant sous les hrülantes et innombrables piqures. En vain, chassa-t-il les miel- leuses mouches et fit-on venir médecin et vétérinaire. Au bout d’une demi-heure l'animal ex- pira, après d’atroces souffrances. Quand à M. Desrosiers, il dut passer une journée à l'hôpital — Le Monde. Fancy Cottons, Cloths, Linings of all Kinds.etc., READY MADE CLOTHING etc. Latest styles in Ladies Capes, Men's felt hats, a superior line of those, Ladies Hats and the iatest millinery te trim them. BOOTS AND SHOES À large and well assorted s'ock to fit all kinds of feet and purses. New and fancy crockery ware, the newest designs. 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