L'IMPARTIAL, JEUDI LE 26 MARS 1903 | La Crue du: Mississippi À Propos du Dernier Recensement Le recensement classifie la popu- lation en vingt groupes, d’après les origines : il donne l’origine distinc- te pour dix-huit de ces groupes : Anglaise, française, allemande, chi- noise, nègres, etc., etc., etc. Il y a 5, 322,581 habitants ainsi classi- fiés. Le dix-neuvième groupe porte l'étiquette ‘‘origines diverses’” ; il se compose de 17,195 habitants. Evfin, le vingtième groupe com- prend 31,539 habitants ‘‘d’origine inconnue.” Ainsi les sangs mêlés, et les inconnus sont mentionnés, de même que les Chinois et les Nègres, mais il n'y a pas un seul mot, dans tout le tableau du recensement qui fasse connaître le nombre des Cana- diens-français, des Acadiens et des métis Canadiens-français. La classification est faite de la manière suivante : Tableau XII, par nationaiité : Américaine 40,800 Hougroiïse 19,087 Beige 984 Canadienne 5,238,700 Chinoise 16,375 Hollandaise 187 Danoise 2,818 Française 2,969 Allemande 6,417 Grecque 118 Italienne 5,162 Japonaise 3,612 Norvégienne 1,250 Roumaine 688 Russe 19,837 ispagnole 79 Suédoise 2,906 Suisse 385 Turque 1,096 Diverse 131 Non spécifiée 7,655 Comme l'on voit, il est fait men- tion de la Nationalité ‘‘ Américaine’? Chinoise, Japonaise, Roumaine, mais nullement de la Nationalité canadienne-française, ni de celles des Acadiens ni des métis Cana- diens- Français, On a fait un grand tout de la population du Canada, et c'est ce pêle-mêle de races’ de na- tionalités et de religions, que l’on désigne sous le nom de ‘‘Nationali- té Canadienne.’ Cette classification injuste est fai- te en vertu des instructions données aux officiers du recensement, par le Gouverneur-Général--en—-Conseil, c’est-à-dire par ses ministres, —-par Sir Wilfrid Laurier. Nous protestons contre l'esprit de la lettre de ces instructions. Elles sont une fausse interprétation des mots ‘‘Race’’ et ‘Nationalité ’’ en autant que ces deux mots se rap- portent aux Canadiens-Français, aux Acadiens et aux Métis cana- diens-français. La race canadienne-française ex- iste-t-elle au Canada ? Il est réellement choquant d'a voir encore à démontrer, dans le vingtième siècle, l'existence de la rac2 canadienne-française au Cana- da. Mais voilà bientôt trois cents | ans qn’elle habite les vallées et les | monts de la patrie, dans la pleine | lumière du soleil. Elle est aujourd’ - | hui vigoureuse, bien attachée, en-| racinée, rivée au sol canadien que| son travail a fecondé, et qu’elle a | arrosé de ses sueurs et de son sang. | Il existe si bien une race cana- ** | ils ne se mêlaient pas aux colons ; —les ‘‘habitants.”’ Il y avait deux groupes distincts et amis l’un de l’autre : le groupe français, et le groupe canadien. La correspondance du gouverne- ment, les registres du Conseil Souverain de Québec, -les procla- mations des officiers de l’ar- mée, les rapports des Inten- dants, sur les affaires civiles et militaires de la colonie, etc., éta- blissaient ce fait au-delà de tout doute. Ia même distinction s’est continuée entre les anciens colons et les nouveaux, après la cession du pays à l’ Angleterre, en 1763, les Anglais d'alors ne se souciaent guère de prendre le nom des Caua- diens. Bien au contraire, pre- naient-ils bon soin de faire remar- quer qu’ils ne l’étaient pas. Il y eut, dès lors, dans le pays une po- pulation canadienre, et une popu- lation canadienne, et une popula- tion anglaise. Dans notre Cham- bre d’Assemblée, de 1791 à 1840, il n’y avait que deux part's: le parti canadien, et le parti anglais. Ii suffit de consulter l’histoire, les annales parlementaires et judi- ciaires, les journaux, (‘‘Le Cana- dien'’}) les documents émanant des autorités civiles, politiques et reli- gicuses, les discours d'Etat, etc., etc., depuis 1763, pour se convaincre que cette distinction entre la race canadienne et la race anglaise, la nationalité canadienne et la nationalité anglaise a toujours existé, qu’elle était onnue et com- prise, entre les canadiens et les an- glais du Canada. Tel a été l’ordre de choses exis- tant, au Canada, depuis la fonda- tion du pays, jusqu’à nos jours. Mais voilà qu’en 1901, les Con- seillers politiques du Gouverneur Général s'avisent de déclarer qu’il n’y a plus de race canadienne fran- çaise, ni de nationalité canadienne- frauçaise, au Canada. Ce décret est arbitraire, opposé aux faits, et injuste envers les colons fonda- teurs du pays et leurs descendants. La pensée de vouloir unifier et fondre un seul toute la population si hétérogène du Canada sous la dénomination générale de ‘‘cana- diens’” ne sera pas comprise, De- mandez à un Anglais, à un Irlan- dais, à un Ecossais de nos campa- des hommes gues s’il est canadien : ilvousrépon dra qu'il est Anglais, Irlandais ou Ecossais, et pas autre chose, Si vous allez dans nos paroiïses, et si vous faites la même question au fermier, à 1l’‘‘habitant”’ rencontrerez, vous prendront que vous trouverez qui la peine d'ajouter le qualificatif ‘‘français’’ après le nom ‘‘canadien’’, tant cela veut dire la même esprit. en rarement chose dans leur Quant à la nationalité canadien- ne-française, elle existe au même titre que la race canadienne-fran- çaise. En effet, la nationalité n’est autre chose que l'ensemble des liens dela famille, les liens des mœurs, des nsages et des coutumes. les liens des vertus et des qualités uationales, les liens même formés La réu- nion de tout cet ensemble de senti- par les défauts de la race. ments, d'intérêts, d'aspirations communes qui animent toute une la semaine, la crue du Mississipi dans la vallée au dessous de Caïto sera aussi forte, si ce n’est plus, que celle de 1897. La fonte de la neige et les pluies dans les vallées de 1’O- hio et du Mississipi ont été très for- tes au cours de ces dernières qua- rante-huit heures et on estime que le fleuve, à Cairo, montera à 50 pieds au-dessous de son niveau nor- mal et inondera en conséquence tout le pays qui se trouve au sud de cette ville. Déjà, une immense étendue de terre, au nord, entre Cairo'et Mein- phis, et, sud, entre Memphis et le golfe, est sous l’eau, à l’excep- tion des endroits qui sont protégés, par des digues, et ceux qui sont voisins de ces digues font tous leurs efforts pour les consolider. Un grand nombre de ceux qui + \#i— ont leurs fermes dans la partie bas- ] crue du Mississipi. On annonce que, avant la fin de ‘à du pays sont déjà arrivés ici a-|. vec leurs familles, fuyant. devant l'inondation. Les fermiers pren- ment les mesures nécessaires pour mettre en lieu de sûreté leur bétail et leurs membres et tous les navires qui descendent le fleuve et ps dans cette ville sont çhargés de monde. Le directeur du bureau météoro- logique a de nouveau prévenu les habitants de toutes la partie du pays située au sud de Louisville, Kentuckey, de se mettre en lieu de sûreté, et ceux-ci déclarent que, si leurs digues ne cèdent pas sous la pression de l’eau, il n’auront rien à redouter ; dans le cas contraire, on peut s’attendre à uue catastrophe: Deux nègres noyés, dans les en- virons de Whitehall, Mississipi, sont les seules personnes qui, jus- qu’à présent, ont été victimes de la Amesbury, Mass. > La population franco-américaine d'Amesbury est dans la jubilation. Sa Grandeur Mgr. Williams vient d'accorder un prêtre franco-améri- cain aux nôtres qui représentent le nombre de 300 familles. Le curé de la nouvelle paroisse sera le Rév. M. J. B. Labossière, actuellement vicaire à Newbury- port. Le nom de la nouvelle paroisse n'est pas encore connu. La première messe sera chantée dimanche, le 22 mars 1903. D'ici là on prendra les mesures nécessaires pour compléter l’organi- sation de la paroisse. Après la décision de Mgr. Wil- liams en faveur des Franco-améri- cains de Newburyport, la fondation de cette nouvelle paroisse à Ames- bury donne une nouvelle preuve de l'esprit de tolérance et de justice qui n’a pas cessé d'animer Mgr. Williams à l'égard des fidèles de son diocèse. — Ze Courrier National. Lewiston, Me. (De Notre Correspondant Spécial) La débâcle, sur l’Androscoggin n'a pas encore eu lieu malgré plu- sieurs jours d’une pluie continuelle que nous avons eue cette semaine- La retraite des dames a commen- cé lundi et est suivie, dit-on, avec beaucoup de ferveur et d’assiduité. Cette retraite est. prêchée par le Rév. O. Knapp. Dimanche prochain, les Fores- tiers catholiques, cour St. Paul, d’Auburn, auront une soirée dans leur salle pour les membres et leurs demes seulement. Il y aura partie de whist et rafraichissements. On a déclaré uu nouveau cas de picote lundi dernier dans le Bloc de M. Hubert Blouin, No. 16 rue Ri- ver. La victime est 4n M. du nom de Thomas Frazer qui a été trans- porté à la maison des variolés la nuit suivante. Le Bloc de M. Blou- in est en quarantaine, 13 Mars, .03. PETRUS Superiorite de FH O— L'ouvrier des champs grandit où ‘ilest né. Les sentimefts et les ha- | bitudes de famille, de voisinage, de | parents, de pays, lui forment une |atmosphère d’affections ianées, | cruelles à rompre, lentes à réformer. | Il n’est pas contraint de se séques- trer de la nature physique, ce mi- | lieu nécessaire à l’homme pour que | l’homme soit sain et complet. JIla e ciel sur sa tête, l le sol sous ses O0 0 $ LAON RU Catarrhe des Poumons le Premier Stage de Consomption. C’est l’Opinion de tou- tes les Autorités Médicaies. Le juge Durham, juge bien connu ue Greensboro, Ga., a eu avec la Peruna une expérience digne d’être relatée. Le bruit s’était répandu parmi les amis du juge qu’il était menacé de consomption. On craignit pendant quelque temps que la Géorgie ne perdît un de ses plus illustres et plus influ- ents citoyens. 2 Le bruit courut aussi que le juge n'avait éprouvé aucun soulagement de l’assistance médicale qu’il avait eue, qu’il avait pris le EE . LIGÉ D'UN CA : A om ) DE LA GÉORGIE TARRHE ALARMANT DES POUMONS ; 2] Eee «ic Êe Ÿ } | : fl IL | split “tt HAN | U | | ï } {! ‘ L ? FN XX De HUE AR A A l zu NT \ Le ES Pr te LèE Le CEA KE LCD AT PE & TL, Le > Er À ZÉ 2 —__ ct . LE JUGÉE DURHAM, DE GREENSBORO, GEORGIA. remède à présent fameux dans le monde en- tier, la: Peruna, et s'était rétabli prompte- | , , } F | ment, L'affaire créa toute une sensation dans les cercles médicaux surtout, et les nombreux amis du juge Durham étaient non seulement enchantés de sa guérison, mais louèrent avec enthousiasme le remède qui l'avait guéti. La déclaration su.vante écrite par le juge lui-même, établit les faits : Greensboro, Ga., 3 mars 1900, “IH y a quelque temps je contractai un rhume sévère qui se logea dans mes pou- mons etma tête. J’essayai beaucoup de remèdes, tous säns soulagement. Je con. clus'que j'avais un catarrhe du cerveau et des poumons, et voyant la Peruna si | hautément recommandée je commençai | à en prendre, avec les meilleurs résuls tats dès la première bouteiile. “Je continuai à en prendre de la Pe- runa pendant quelque temps et n’ai jn= 2 mais ressenti les moindres symptômes de catarrhe depuis. La Peruna est cer. tainement une bonne médecine et mérite les louanges que lui donne ie public en général. Le juge Durham est Secrétaire et Tréso- rier de la ville de Greensboro, Ga., depuis ces trois dernières années et juge résident | depuis dix ans. V Peur de la Corsomption. Ilyatrois chemins qui conduisent à la consomption. Par l’un de ces chemins passe la foule de gens qui meurent chaque année de la consomption, Chaque chemin com- mence avec la santé et le bonheur et finit a- vec la maladie et ia mort. Premier chemin: un rhume léger — toux négligée—se loge daus la tête ou la gorge— Catarrhe chronique--s’étend aux poutnons | — Consomption-— Mort. Deuxième chemin : un rhume léger—toux négligé: — se loge dans les poumons —-toux cmpirant graduellenient —— Consomption — | Mort, Troisième chemin : un rhume—négligé— se loge dans la gorge —enrouement—respi- ration courte — Consomption, Des milliers ont juste pris l’un de ces che- min, et tous pourraient être facilement gué- ris par la Peruna. Des milliers sont à moitié d’un de ces chemins dont l'issue est fatale, et ils pourraient être gucris par un traitement de Peruna. Des milliers encore sont près du but fatal et dont 1:s derniers jours pour- raient être rendus supportables avec un es- poir de guérison plus probable, s’ils prenaient de la Peruna sans délai. Une somme de $10,000 a élé déposée dans la ‘Market Exchange Bank,’ Columbus, O., comme gatantie que le fémoignage ci-dessus cst aufhentique ; que nous tenons en nofte posses- sion des leffres authentiques certifiant le foit. ceptoduif dans les fermes de ceux donf-le nom esf donné, Chacun de nos lémoignages esi authentique eé omme des Champs | Presque tous ses travnux s’accom- | plissent en plein air et en plein jour, | santé et gaîté ; l’homme n’y est point machine, il y est homme, il ÿ place son émulation, son orgueil, son adresse, sa force, son habileté : ! il y est actif et assidu ; mais il n’y | est pas esclave. Il se sent libre, et il se deplace à son gré dans le vaste | atelier rural ouvert à ses pas ; il y! 1 pieds, le soleil devant les yeux, l'air | dans la poitrine, l'horizon vaste et | libre devant ses regards, le specta- cle perpétuellement nouveau du fir- | |mament, de la terre, du jour, de la | nuit, des saisons, qui entretiennent | (Sans paroles, mais sans lassitudes, | les sens, le cœur, l'esprit d: l’hom-| me de la campagne. Ses travaux! sont rudes mais ils sont variés, ils! comportent mille applications diver- ses de la pensée, mille attitudes dif-| férentes du corps, mille emplois des heures et des bras ; ce sont 1à au- tant de travaux qui, en diversifiant | devient robuste, il y reste sain ; Sans | cesse aux prises avec les forces de: la nature, il y exerce les siennes . il a la fierté et le courage de sa li- |} berté ; il est propre à tout. Quand, il a grandi dans cette discipline des travaux champêtres, il est aussi propre à défendre son pays qu’à le | fertiliser. Une empreinte de santé, ! de vigueu:, de franchise, de liberté et de fierté modeste civilise ses traits. Il regarde en face, il mar- che droit, il parle haut, il respire à pleine poitrine ; il ne craint et il n’envie personne. Placez à côté | | Levane de \ | FUTATIONS\ É a e will clean anything cleanable—clothes and dishes, pots and floors and doors—in fact, anything from cellar to attic. dienne, distincte des autres races, [même race, forme la nationalité de au Canada, qu’en certains'quartiers, | cette race. on s’alarme de sa force de vitalité, | et de sa force d'expansion, On la trouve encombrante, trop envahis- sante, même dangereuse, Eh bien, tout cela existe visible- ment et d’une façon très intense | chez la race canadienne-française, | Quel- | Ces mêmes remarques s'appliquent | ques-uns voudraient bien la voir | également à nos compatriotes Aca- | disparaître et ils ne négligent rien |diens et Métis Canadiens, du Mani- pour l’affaiblir et l’étouffer. toba et du Nord-Ouest. Oui, la race canadienne Nous espérons que nos députés Son certificat de baptême, comme |réclameront contre cette injustice | race distincte, est inscrit à en les pages de l'hi toire de ce pays. !Ilest peut-être tar: File le colons | venir la existe. | toutes | du recensement vers notre race. | pour préparer i £ Sa lignée est facile à retracer. descendance de mal, mais le protêt servira à pré- forme Ja | répétition d'une pareille français qui ont fondé le Canada au | injustice, lors du prochain recence- dix-septième et au dix-huitième si-|/ment. Il ne faut pas que cette opi- ècle, de 1608 à 1760. [nion du Gouverneur Général fasse Dès les premiers jours de la colo-}| loi, ni qu’elle puisse servir du pré- nie, on désignait ces courageux [cédent. travailleurs du sol sous le nom de } Nous devons honneur, justice et canadiens. Les gens de la petite | protection à tous nos droits et à bureaucratie de l’époque française | toutes nos affections nationales. au Canada, faisaient bande à part ; | L'existence des minorités dépend ils ne se considèraient pas comme | toujours de leur indéfectible vigi- canadiens mais comme des français; | lance.—Ze Journal. | par un arbre de couche, et est tom- } | fants. le travail de l’ouvrier de la campa- | l'un de l’autre un habitant des vil- gue, le lui font aimer, et changent | les et un habitant des campagnes la peine en intérêt et souvent en at-|du même âge, et comparez l’homme tachement passionné à l’œuvre.— ! à l’homme. Amherst. N. Ë. C'est si Facile La toux cause souvent des étouf- ; à Mercredi le 4 du courant, un ter-|fements pénibles. C’est bien facile (rible accident a eu lieu dans les | de la calmer avec du BAUME boutiques de Rhodes, Curry & Co., | RHUMAL. de | à Amherst. Jude Babineau, autre- | : fois du Can Pelé, et l'un des plus Constantinople a anciens employés de la maison, |yant pour but de faire sauter un . à s k N )é sur le sol insensible apres avoir train portant 25,000 livres turques | 4 né à or: Aa vrs se » F tourné à grande vitesse entre l'arbre | de Constantinople à Salonique. Un de couche et le plafond. Il avait la ‘employé de chemin de fer a trouvé Ï s et le cou | une caisse eontenant 28 livres de contusionnés, et on] dynamite enfouie sous la voie près Il est ma- | de Therkesskaul- On ne sait pas rié et a uue famille de plusieurs en- [si cet attentat provient des troubles \macédoniens. tête, l’échine, les épaule affreusement désespère de ses jours. Si vous tousssez, prenez le | | | | | | | GOLD DUST lightens labor, lessens care. Made only by THE N, K. FAIRBANK COMPANY, Chicago, Now York, Boston, St. Louis Montreal. 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