Correspondance. LES SOIREES— PENSEES. Durant le cours de l'hiver der- nier j'ai écrit plusieurs lettres ayant rapport à notre système scolaire, J'ai démontré la né. cessité des notions d'agriculture, d'un professeur de cette soience au coblège Prince de (alles, d'un plus haut salaire pour les instituteurs, d'une jinstraction plus pratique, ete. Je me pro- pose de continuer en pabliant quelques remarques relatives à la conduite et au département général des instituteurs dans l'école. Les élèves, les parents, bus tard. J'avais quatre ans. M'étavt évade du logis, je me tronvai tout à coup en face de l’école du Village. La porte était ouverte, et l'institutear apparut portent à la main une férule, longue d'environ trois pieds. 1l était sur le qui-vive, sans doute : il marchait d’un bout à l’autre de son étroit domaine, et de temps en temps, comme le sombre et monotone eri du hibou, sa voix de stentor se faisaiat entendre répétant : Silence! et l'écho dans le lointain répétait. Silence ! Voilà, mes dames et messieurs, mon premier coup d'œil à l’ap: proche de cette maison où l'on devait plus tard former mon cœur, développer mon inteili- gence, cultiver ma mémoire, me faire goûter le beau, le vrai et le bien dont la création se com- pose. Le premier mot que j'en- tende ov’est, Silence ! et encore est-il dit sur Je ton le plus eriard. J'ai beaucoup de respect pour ceux qui furent les pionniers de l'éducation parmi unons, et si noas constatons que les institu teurs de quinze et vingt ans passés n’agissalent pas avec au- tant de tact que ceux d'aujour- d'hui, ce n'est pas eux qu'il faut çmoire, Il a, assez souvent, été di je ki dat Ed TR ur EP RSR SA Sd DE L'IMPARTIAL, JEUDI LE 21 FEV 1901 instituteur, et Chacun se plait à redire que tel homme fut ce- lai qui lui apprit à connaître ses letties L'institutenr du vieux temps n'était pas aussi savant, peut être, que celui d'aujourd'hui, sagréable de beaucoup de nos jeunes gens. C'est si difhcie pour bien des nôtres de saluer un ami avec un peu de civilité, de donner une poignée de main sans vous heurter les doigts, de demander pardon pour une ae- tion incivile, et d'adresser une mais il était généralement hom- me de fort caractère et son in- flaence à la fois digneet énergi: | que, laissait toujours une em- preinte favorable chez les en- fants confiés à ses soins. Sans connaissances pédagogiques, telles que les instituteurs ac- tuels ont l'avantage de s'acqué rir, soit en convention, soit par des lectures propres à donner des métholes, ces doyens de notre Corps enseignant savaient pourtant réussir à former des caractères, à faire acquérir la connaissance des lectures fran çaises et anglaises, à faire ma- nier la plume et à les initier aux notions de l’arithémétique. Mais, ilexistait des manières d'agir qui retardaient les élèves, et des enfants après avoir fré- quenté l'école pendant cinq ou six ans, se trouvaient encore dans le premier livre. Je tiens ceel de personnes honnêtes. Ce retardement doit être attribué aa mauque de connaissances du caractère de l'enfant. On iati midait les enfants tellement que, fort souvent, ils s’imaginaient qu'il fallait se faire hattre avant d'apprendre. Je ne veux pas dire de mal de l'instituteur ancien, mais puis qu'il reste encore quelqne chose de cette règle sévère chez des instituteurs actuels il faut bien en parler. Le premier instituteur que je connu criait : Silence! en fran. ais, et SILENCE! en anglais. 1l grondait comme un tonnerre + jonait du bâton avea plaisir. Si un pauvre misérable écolier question d'une manière conve- nable. Je ne veux pas écrire de mauvaises réflexions. Je suis à plaindre, moi, premièrement. Au lieu d'entendre dire: vous voudrez bien garder le silence, ou, vous aurez la bonté de ne pas faire de bruit, j'ai entendu crier : silence ! et encore la voix faussait comme une cornemuse en désaccord Je maintiens donc que l'instituteur doit être un homme poli, qu'il doit user de oivilité envers ses élèves et qu'il deit lear parler comme il veut qu'ils lui adressent la pa- role. ANDREAS. (A suivre) N. B'1l ya plusieurs semai- ues que cette correspondance aurait dû paraître. La Dime du Fromage — je me Les habitants de la vallée d'Eifischt, en Suisse, ont conser- vé des mœurs toutes patriar- cales. Comme 1ls montent ; dès les premiers beaux jours, aux pâturages avee leurstroupeaux, le ouré de Vissoie est ohligé d'aller tout l'été d'alpe en alpe pour administrer les sacrements et dire la messe à ses nomades paroïssiens. , Pour le dédrmma- ger des fatigues et son rude sa cerdoce, ceux ci lui réservent chines, WINTER GOODS Stoves, Lamps, Wringers, Washing Ma- Steel, Chain, Horse Rugs all at lowest prices for cash, F: Axes, Iron, Saw- trade or good credit. Highest price paid for all kinds Fur Brace McKay & Co. Sammerside Jan 10th 1901 THE MODERN FOUNDRY AND MACHINE SHOP We would call Spocial attention to the fact that our Est- blishment is fitted with the very best Modern Macainery ail employing none but first class workmen We are in a grand posi tion to turn out satisfastory wok. OUR FOUNDRY DEP<T has proved to be a decided guceess. 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Ceux des anciens quil sont demeurés dans la profossion | ont progressé avec le temps, ent appris à procéder d'une manière plus méthodique eton les comp- te parmiies plus habiles de nos éducateurs. Done, je parlerai des vieux instituteurs, et d'eux je passerai aux instituteurs actuels. Nops sommes assez sensés pour eu- tendre dire }a vérité sans nous] offenser. J'ai moimême fait plus de bévues que n'importe qui, et il m'a fallu une triste expérience pour me les fair: con- naître. Si mes pensées faisaient éviter quelques fautes à ceux de mes jeuues confrères qui font leur début dans la varrière, je serai heureux d'avoir entrepris ce petit travail, peu formel sans doute, mais très sincère. Plusieurs des hommes les plus marquants chez les atadiens de l'ile ont été des institateurs quelquefois. La profession de l'enseignement a fait ressortir leurs meilleurs instincts, a cul- tivé chez ceux la dignité dont se revêt l homme, lur a imprimé nan caractère dont la trempe s’est contractée aux 1uC63 labeurs de l'enseignement. Voyez pre- mièrement l’excellents étude qui parait chaque sema'ne daxs les colonnes de L'IMPARTIAL. Comment ne pas y reconnaitse non seulement un Ami de l’'édu- cation, mais plutôt un éducateur habile, au jugement sain et aux vues larges et méthodiques. Le seul sénateur acadien que nous ayons eu fut instituteur. Plusieurs de nos prêtres ont enseigné dans nos écokes publi. ques avant d'embrasser Ja vi: sacerdotale. Si vous ertencez parler d’un vie.:l acadien dont on conserve uno prévieusemé- deni>du déportement bien dé-, . | a rapporter am maitre d'école pour se faire battre, comme nous disions Remarquons bien que nous ne disions pas nous faire punir, c'était bien nous faire battre. 11 s’exceroait aussi à lancer des boules, des erayons, des bonchons de bouteilles d’en- cre, c'était ie moyen le plus di- rect d'accuser le coupable sans le nommer. C'était vif mais fort peu convenable pour donner an exemple de politesse. Afin de lui inspirer la honte et le repentir pour quelque méchant tour, l'institmteur le faisait se tenir debout sur un pupitre, le faisait courir autour du poêle, et on raconte que quelques uns ont été obligés de ramoner la cheminée en se servant de leur personne pour ramon. Et toutes ces affaires rudes et irritantes pour l'enfant auraient dû être remplao(es par un avis bienveil- lant, paternel, et doux. 11 faut punir quelquefois mais pas tou- jours. L'enfant que l'en traitait ainsi ne pouvait guère acquérir des raanières affables et vom- plaisantes. Et que d’humilia- tions n'étaient réservées à l'en- fant qui grandissait où il entendait tant gronder, et où. ilse faisait battre s1 souvent: Prenons, par exemple, nous-| mêmes, tout grandis, comme disent les filles de dix huit ans. Solliciteur pour | | . e , Nous nous entretenons pendant Scotia et Summerside Banks | quelques minates avec un mon-| sieur, un homme poli et dizn: aux égards de tous. Ne nous trouvons nous Pas mieux, pour luiavoir parié? O'est pour- quoi la parole respectuense qui taumbe de la bouche de l'insti- tateur produira une bonne im. sression et un bon exemple, et 14 parole brusque, rude et ty- rannique, est la eause très-évi- / { DT tirer non écrémé, on confectionne des fiomages qui portent le nom de PREMICES DES ALPES et qu'on remet solennellement au curé de Vissoie, le quatrième di- manche d'août. Ce jour là, s'est fête dans toute la vallée, Dès le matin, les bergers ap- portent les PREMICES au presby- tère, où ils déjeunent. Le juge de paix, assisté de son suppié- ant et du greflier, examine les fromages, les compte, les pèse er Jes expose. Puis tout 4e moude se rend à la messe; les maitres d’'alpes ou chefs-ber- gers, au nombre de quinze, se rangent en procession, {enaut chacun leur présent sous le bras ; en tête, s'avance le berger de l’alpe du Torrent, qui pro- duit le plus opulent fromage (80 livres environ); les autres suivent par rang de dignité ; celui de l’alpe de Ponchette ferme la marche aveu un fro mage de 8 livres. Arrivés dans l'église, tous s’alignent devant le maître-autel, aux côtés du- quel se tiennent, en robes noires et rouges, magistrats et fabriciens. Après la cérémonie le cortège, toujeurs dans le même ordre, passe dans la cour du preshytère où une longue table est dressée sous un vieux noyer; tous les paroissiens y prennent place ; la fête s'achève par des foasts et des discours. Journal des Débats. J. E WYATT, SuacRsenUR" pre Honasox & WyarT AVOCAT, NOTAIRE, rc les Nova — ARGENT À PRETER. Bureau : Au dessous de Clifton House, SUMMERSIDE P. E. I. Yoa cauuot fatten a horsethat ! is out of condition, give GRAN; GER Condition Powders, a va- Inable tonic and blood panfer. The wranger Cures Cough, 1m | pure Blood, Wo:ms and ailirre-| gularities, it isa trué Condition! Porxyder and a fair sized package | and has the largest sale of any Condition Powder. î 1 | and well fitted store replete with our Fall and Winter Goods. and give extra value to the purchaser. We have our large ns A anne Un S at we ; A ù 4 l [PRICES | We cut our prices Take a survey ofour mammoth store. See our large and well as- sorted stock. Get our prices. 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